Archives du mois : mars 2013

Consternation dans l’Alliance de Solèce

Voilà près de deux mois depuis la disparition d’un mystérieux coffre dans la capitale de l’Alliance de Solèce que les enquêteurs semblent enfin avoir une piste. Rappelez-vous début janvier, les fouilles archéologiques tombaient sur une salle secrète cachée derrière un faux mur. Cette salle ne comportait comme mobilier qu’un coffre et des inscriptions étranges sur les murs. Cette piste arrive à point à Solèce où quelques hauts responsables risquent leur poste si l’enquête n’avance pas. Les indices sont inquiétants, puisqu’une source anonyme à Solèce prétend que la Congrégation de l’Union est sur la piste de démonistes infiltrés qui aurait dérobé le coffre. Cela reste à confirmer puisque présentement la Congrégation de l’Union refuse d’infirmer ou d’affirmer cette information. Si cela s’avère, tous les bélénois peuvent trembler d’horreur. Car en effet, si les démonistes ont mis la main sur l’artéfact, c’est qu’il y a une raison, et cela n’a aucun effet pour rassurer les bonnes gens. La plupart des sources parlent de la Redoute Marniet.

Les rumeurs ont aussi pris d’énormes proportions et les autorités veulent remettre les pendules à l’heure. Contrairement à ce qu’il avait été avancé, les inscriptions sur les murs de la salle mystérieuse sont indéchiffrables, impossibles donc de savoir si elles font mention de l’Aédon ou non. Les plus grands archivistes et traducteurs de Solèce sont sur la tâche et présentement rien n’en découle. L’Alliance lance donc une vaste consultation bélénoise, quiconque pourrait traduire cette langue jusqu’ici inconnue est prié d’entré en contact avec un responsable de la Congrégation de l’Union.

En toute humilité, le concile de Solèce tente aussi d’avoir davantage l’appui de ses voisins dans cette horrible affaire. Depuis que les demandes d’aide furent envoyées à Eseldorf, aucun autre seigneur de guerre ne semble s’être précipité pour aider l’Alliance. Les autorités sont catégoriques, toutes seigneuries qui s’engageraient à aider recevraient davantage d’informations afin de faire avancer l’enquête.

Jasmin Brevier
Correspondant du feuillet des Nations
pour l’Alliance de Solèce


Auteur : Patrick Laliberté

Les autorités de Solèce paniquent

Voilà plusieurs années que les fouilles archéologiques dans les sous-sols de Solèce ne donnaient rien d’intéressant depuis la découverte de la fameuse stèle qui est désormais exposée dans le grand hall de la cathédrale. Les autorités solèciennes menaçaient même de couper les fonds de recherche à la Congrégation de l’Union qui dirige les dîtes fouilles.

Contre toute attente, un évènement improbable est survenu le dernier jour de décembre, en effet un terrible effondrement dans les galeries surprit les ouvriers à l’œuvre. Malheureusement, cet incident mena à la triste mort de deux ouvriers. La surprise fut générale lorsqu’en dégageant les corps des pauvres hommes, on y découvrit une salle jusque-là inconnue derrière un mur. Selon le protocole, les prêtres de la congrégation se sont empressés d’intervenir afin d’empêcher une éventuelle profanation du lieu. Selon les rapports, la salle semblait s’être conservée dans un état impeccable des siècles durant. Personne n’y avait vraisemblablement jamais mis les pieds depuis qu’on y avait fermé définitivement l’accès. Sur les murs on pouvait y lire des inscriptions gravées en langage obscur, leur teneur n’a pas été dévoilée par la Congrégation de l’Union, mais il est confirmé que les inscriptions ne mentionnaient nullement le nom d’Usire. Au centre de ce lieu trônait un autel de pierre jonché d’un petit coffre dont l’ouverture était scellée d’un rubis étincelant. Les autorités religieuses ne peuvent affirmer avec certitude depuis combien de siècles existe cet endroit, mais certains avancent que le lieu est plus ancien que l’Aédon lui-même. Peut-être est-ce un temple condamné voué à un démon? Que d’hypothèses et de rumeurs circulent dans les rues de la capitale. Une chose est certaine, l’endroit est sous haute surveillance et l’accès est limité aux seuls prêtres de la congrégation.

Le jour suivant, la panique s’empara des autorités de la ville, le coffret, visiblement le seul élément transportable de cette pièce, fut dérobé. Comment fut-il possible qu’on vole sous les yeux même de la Congrégation de l’Union un artéfact archéologique possiblement d’une grande valeur, mais surtout, possiblement dangereux? Qui sait réellement ce qui se trouve à l’intérieur de celui-ci? La garde de Solèce fouille désormais tous citoyens désirant quitter l’enceinte de la ville et à travers toute l’alliance le coffre est activement recherché . La recherche semblait tellement vaine qu’une prime de plusieurs milliers de chads fut promise à celui qui permettra de retrouver le coffre et les criminels. Même les autorités d’Eseldorf, fortes de leur nouvelle alliance avec Solèce, fut mises à contribution dans l’enquête, leur réputation n’est plus à faire en pareille matière. N’empêche que si la crise n’est pas dénouée rapidement, la crédibilité de l’Alliance de Solèce, volée à même sa capitale, sera mise à rude épreuve.

Jasmin Brevier
Correspondant du feuillet des Nations
pour l’Alliance de Solèce


Auteur : Patrick Laliberté