Sous-section

    Irmondul

    L’histoire d’Irmondul

    Comme il a été si souvent cité, il y a de cela très longtemps, les dieux et démons se livrèrent des guerres sans merci. Des centaines de dieux et démons perdirent la vie dans ces combats épiques qui mettaient littéralement le ciel à feu et sang.

    L’une de ces déesses était nommée Gaea; elle était l’essence de la terre et si la terre était belle, c’était grâce à elle et à sa protection. Rien n’était de taille à se dresser devant elle. C’est pour cette raison qu’un démon prit naissance, un démon que l’on nomma Irmondul par la suite. Ce démon apparut avec les premières maladies. Jamais les hommes n’avaient connu de maladies, à part la fièvre et la grippe. Irmondul lui, amena la peste, le scorbut et bien d’autres choses que les hommes ont depuis longtemps oubliées. Mais Irmondul n’amena pas que ça, il apporta aussi les poisons, la moisissure et on dit qu’il aurait lui-même créé les rats pour répandre ses infâmes épidémies parmi la population d’Illimune. Tout ce qu’il pouvait souiller, il le faisait.

    Cela amena la colère de Gaea, jamais les hommes, les elfes ou même les nains n’avaient vu Gaea montrer la moindre émotion, encore moins de la colère. Elle scruta le monde pour trouver ce qui causait ces maladies. Elle ne trouva rien, mais elle répara tous les maux de la terre. Mais les fléaux revinrent et en plus grand nombre. Certaines pestes décimèrent des provinces entières. Les arbres s’effritaient, les fleurs fanaient, les champs ne donnaient plus de récoltes, les animaux ne pouvaient plus s’abreuver à certaines sources devenues empoisonnées.

    Puis, Gaea décida de prévenir plutôt que de guérir, elle créa les kamis pour combattre Irmondul et les autres démons. Ces êtres devraient tout faire pour contrer les plans du démon de la pourriture. Mais jamais plus la terre ne serait belle comme elle le fut jadis. Pendant qu’Irmondul continuait à propager ses maladies, un de ses semblables, Morgh, déchaîna la puissance d’une race qu’il avait corrompu avec ses promesses mielleuses. Irmondul, étant jaloux de cette création, prit alors un petit groupe de rats vivant au sud des Montagnes Noires, sous le désert et les remodela pour le servir. Malheureusement pour le démon, des années de vie passées dans la zone de magie morte transformèrent les hommes-rats en des prêcheurs de la science, et ils ont depuis longtemps oublié leur ancien bienfaiteur. Seuls quelques hommes-rats vivant dans les marais prient encore le démon de toute les maladies.

    Ses suivants

    Irmondul est le prince de la putréfaction, du poison et des maladies, il est donc normal que ses cultistes soient comme cette description, c’est à dire affreux, hideux et malades. Seulement quelques cultistes d’Irmondul gardent une santé apparente pour mieux infiltrer les villages de leurs ennemis et ce, afin d’empoisonner les puits sans éveiller de soupçon. Pour récompenser ses cultistes, Irmondul leur donne des maladies épidémiques.

    Personne ne se lève un jour et se dit : »Tiens, je vais vénérer Irmondul. » Les cultistes et les suivants d’Irmondul commencent à le vénérer après avoir été atteints d’une maladie mortelle, dans la nuit ou dans l’instant où ces personnes succombent, Irmondul leur redonne la vie et leur fait croire qu’ils sont en vie seulement grâce à sa bonne volonté, et que la maladie les a sauvés d’une mort certaine. Affaiblis par leurs maux et la fièvre, les malheureux vendent alors leurs âmes sans savoir ce qu’ils font. Mais tous les cultistes d’Irmondul ne deviennent pas cultistes ainsi, certains sont atteints d’une maladie moins grave, eux ou leurs proches, et sont tellement enragés devant l’impuissance de la médecine qu’ils leurs arrivent de jurer de faire subir ceci aux plus de gens possible. Ceux-ci se mette alors peu à peu à prier Irmondul sans le savoir, et un jour ils se réveillent, ayant dépassé le point de non-retour, ils ne peuvent plus reculer, et plongent tête première dans le culte du démon. Les lieux de culte d’Irmondul ne sont pas sédentaires, il n’existe aucun temple dédié à celui-ci. Ses lieux de culte sont plutôt des lieux qui viennent d’êtres contaminés ou bien une vieille forêt en décomposition. Les races qui vénèrent le plus Irmondul, mis à part les humains, sont les hommes-rats venus des marais, qui croient que c’est lui qui les a créés et qu’ils appellent « Skroobout » ainsi que certains orcs.

    Irmondul et Bélénos

    À Bélénos, le culte d’Irmondul ne fut jamais bien fort, jusqu’à tout récemment, où plusieurs suivants d’Irmondul prirent naissance, le culte était tout simplement absent. Ce nouveau culte prit véritablement naissance en Bélénos avec l’arrivée des hommes-rats ainsi qu’avec la « Vérue verte », des orcs dérangés qui étaient atteints de plusieurs maladies graves. Ceci fâcha les Kamis (hommes-animaux) car ils sont des serviteurs de Gaea, la pire ennemi d’Irmondul. Mais ironiquement, le domaine où Irmondul est le plus fort à Bélénos, ce situe dans le nombre incroyable de poisons qui y circulent parmi la population, il y a toujours eu énormément de poisons à Bélénos et même si personne ne le sait, ces poisons sont la création d’Irmondul et chaque fois qu’un poison tue quelqu’un, Irmondul ricane des gens qui croient que son culte est mort.

    Récit sur Irmondul

    Je vivais dans un petit village nommé Koss dans une province d’Argyle. C’était un petit village d’environs 200 personnes en bordure d’une grande forêt. Tout allait bien à Koss jusqu’au jour où des maladies commencèrent à naître dans le village, ne touchant que les jeunes garçons qui se réveillaient avec une fièvre atroce. Ils en moururent tous dans les heures suivant le début de cette étrange fièvre. Des secours nous étaient envoyés des grandes villes mais rien ni faisait, les gens commencèrent à partir du village, le croyant maudit. Mais un soir, un homme nommé Pietrov vit quelque chose.

    Pietrov pêchait sur le bord de la rivière à la tombée de la nuit, espérant attraper un poisson ou deux puisque toute ses vaches étaient mortes dans la semaine, quand il vit une forme noire faire un énorme saut et traverser d’un simple bond la rivière. Cet être puait à des lieux à la ronde.

    Pietrov suivit cet être dans la ville et il remarqua qu’il descendit par la cheminée d’une des maisons que la maladie n’avait pas encore touché. Il ressortit par le même endroit et s’enfuit par la forêt. Le lendemain, Pietrov alla voir la maison que l’étranger avait visité et comme il le craignait, l’enfant dans la maison était infesté et souffrait d’une fièvre terrible; il fut enterré le lendemain.

    Pietrov avertit le village de ce qu’il avait vu et aussitôt, une expédition fut montée pour explorer la forêt et trouver cette créature. Dans les bois, ils trouvèrent un trou au beau milieu du marais, une caverne. Ils y descendirent armés de fourches et torches et trouvèrent un tunnel infesté de rats anormalement gros. Il y eut des combats contre des êtres camouflés de noirs affichant de claires ressemblances à des rats. Devant la quantité énorme de rats et leur férocité, les paysans battirent en retraite mais ils déversèrent de l’huile dans la caverne et mirent le feu. Tous crurent que la menace était finie. Mais une semaine plus tard, toutes les personnes qui étaient descendues dans cette caverne disparurent de la ville. Ils étaient tous atteints d’une fièvre encore plus grave et on dit que c’est dans un délire de somnambule qu’ils quittèrent le village. Le reste de la population appela l’armée, mais en vain… On dit que ces hommes prient aujourd’hui Irmondul, à demi-fous, rongés par des maladies.

    Auteur : James Simoneau