Sous-section

    Gaea

    Gaea est la déesse de la nature, et plus particulièrement des druides. Rares sont les dieux aussi présents dans le monde des mortels qu’elle. Cette déesse s’incarne dans tous les éléments de la nature, du plus petit insecte à la terre qui recouvre le monde entier. Elle représente également une neutralité quasi absolue, comme l’arbre qui se contente d’exister. Son principal ennemi est le démon Ottor-Kom qui cherche à dénaturer son oeuvre.

    Histoire

    Fille de Golgoth, Gaea semble aussi vieille que le monde lui-même. De nombreux théologiens tentèrent au cours de l’Histoire d’imaginer ce que serait Illimune si l’ancestrale déesse de la Nature venait à disparaître, mais ils se butèrent chaque fois à un paradoxe manifeste ; Si Gaea n’était qu’une simple déesse, alors qu’était le monde avant sa création? Le monde existait-il seulement avant qu’elle ne naisse? Le paradoxe engendré par ce questionnement a donc poussé les érudits à affirmer qu’avant Galléon, avant Sylva et avant tous les autres dieux, Gaea avait dû voir le jour la première.

    Depuis des millénaires, le rôle de Gaea paraît d’une simplicité extrême. Sans intervenir dans un quelconque conflit entre les dieux, ne prenant aucun camp et ne se prononçant jamais sur les décisions de son père, elle a toujours veillé à deux choses : Maintenir la Nature selon le plan originel, puis éradiquer toute corruption venant menacer son oeuvre. Voilà pourquoi la personnalité de Gaea fut de tout temps perçue comme double : D’un côté la douce et bienveillante Mère Nature offrant aux mortels un environnement florissant, d’un autre côté la colérique et violente déesse des tempêtes purifiant les terres à coup d’ouragans et d’éruptions volcaniques.

    Pendant la guerre des dieux, Gaea connut pour la première fois une lutte réelle et mortelle. Suite à la déchirure dans les frontières séparant le monde d’Illimune et le royaume céleste, le démon Irmondul (désormais disparu au profit d’Ottor-Kom) s’infiltra en notre monde et lâcha sur les landes une quantité effroyable de maladies. Parmi celles-ci naquirent les hommes-rats, image parfaite de l’horrible pestilence du démon de la corruption, qui commencèrent à détruire les récoltes et les forêts. Face à cette menace hors-du-commun, Gaea n’eut d’autre choix que de déchaîner sur Illimune des cataclysmes d’une telle ampleur que la face du monde en serait éternellement modifiée (Les Steppes désolées en seraient le triste héritage). De plus, selon les légendes, elle alla même jusqu’à créer une nouvelle race -les Kamis- devant jouer le rôle de soldats de la nature. Alors que la lutte contre Irmondul semblait s’éterniser et mener à la destruction de la Nature elle-même, la guerre des dieux s’acheva aussi subitement qu’elle avait commencé avec l’emprisonnement de Chaos. Si ce n’avait été de cette fin abrupte, nul ne sait si une quelconque forme de vie foulerait encore aujourd’hui le sol d’Illimune.

    Depuis cette époque, Gaea menait une lutte acharnée contre Irmondul par l’intermédiaire de ses fidèles. Toutefois, en 745, avec la mort de ce démon et la naissance d’Ottor-Kom (beaucoup plus puissant), le combat changea radicalement. Certains adorateurs de Gaea affirment que, devant la menace renouvelée à l’endroit de la Nature, Gaea se montre toujours plus dure et sévère, hésitant de moins en moins à punir par l’exemple ceux qui osent enrayer le fin équilibre du monde naturel.

    Dogmes et préceptes

    Portfolio : La Nature et sa Préservation

    Symbole : Un Arbre

    Préceptes :

    1. Telle la Terre tu seras : Tu seras rigide, ferme et immuable. Seuls les siècles peuvent éroder ta dévotion et ton devoir. Tu seras ferme dans tes décisions et tu seras le sol fertile pour les priants. Tu ensemenceras mon culte dans la nature, tu prôneras sa richesse et le fera grandir tel un chêne en sol riche.
    2. Telle la tempête, tu laveras les impuretés. Face à chaque ennemi de la balance naturelle, face à chaque être cherchant à détruire l’existence même, ta colère n’aura d’égale que la puissance des vents et des mers. Les profanateurs, de même que les nécromants et les horreurs d’Ottor-Kom, doivent être éradiqués.
    3. Telles les saisons, le roulement du Cycle doit se perpétuer : La vie et la mort se succèdent dans le royaume. Lorsque tu enlèves la vie, tu te dois de la redonner ailleurs sans discrimination, le cycle naturel doit perdurer. La destruction totale est à stopper et la préservation complète de toute forme de vie est à éviter, le roulement permet l’évolution et le changement, le changement est la vie. Détruis les horreurs brisant ce cycle, tels les morts-animés et les ravageurs de la nature.

    Cultes dans le monde

    Les suivants de Gaea sont généralement des druides de toutes races, mais la majorité de ceux-ci sont encore et toujours des humains. La plupart se sentent mal à l’aise à l’intérieur des grandes cités, s’estimant enfermés à l’intérieur des murs de pierres, préférant le bois, le bambou et même les grottes pour leur coté naturel. Il s’avère donc difficile de trouver des fidèles de Gaea près des civilisations développées, qu’elles soient naines ou humaines (et encore plus des elfes-noirs, orcs et hommes-rats). La seule société à laquelle certains peuvent se rallier serait la Cour elfique, mais les plus grands fanatiques ermites de la déesse n’oseront même pas y poser les pieds. De plus, Gaea possède en quelque sorte sa propre race; les kamis. Ce sont de grands protecteurs de la nature, liés directement à elle. Cependant, depuis maintenant plus de 15 ans, aucun Kami n’a été vu en Illimune, ce qui pousse certains à soutenir qu’ils ne seraient qu’une légende sylvestre. La déesse de la nature ne favorise pas nécessairement l’art de la guerre, mais elle sait trop bien que, parfois, il faut l’utiliser pour rétablir l’équilibre dans la nature. Ses prêtres (à distinguer des druides) sont des pratiquants particuliers, leurs comportements étant très difficiles à prévoir et à concevoir pour le commun des mortels. Ils peuvent être très calmes et, soudainement, se déchaîner au combat pour ne pas que la nature soit menacée, allant même jusqu’à changer de camp lors d’une bataille.

    Sur les terres de Bélénos, le culte de Gaea fut historiquement très important. Il ne serait même pas exagéré de dire qu’il fut l’un des plus imposants et présents. Pendant longtemps, les terres de Bélénos furent considérées comme des landes sauvages, investies massivement par la forêt. Dès lors, le culte de Gaea y trouvait un rôle fondamental. Cependant, avec l’arrivée de l’armée de Galléon et l’appropriation massive du territoire par les divers seigneurs de guerre, les zones sylvestres ont considérablement été réduites, limitant les bosquets sacrés des druides et des rôdeurs à certains secteurs du Nord-Est bélénois.

    Désormais, la plupart des fidèles de la déesse de la Nature proviennent de la Griffe de l’Ouest. Sous la tutelle du Grand Corbeau Sryou, nombre de druides protègent farouchement les derniers bosquets sacrés de Bélénos. Alors que certains affirment que c’est là le signe que le culte de Gaea est de plus en plus isolé, d’autres soutiennent au contraire que cette situation pousse les fidèles à être toujours plus audacieux et farouches dans leur lutte.