Sous-section

    Mak'Udar

    Dieu de la forge, de la droiture et du courage, Mak’Udar est aujourd’hui prié aux quatre coins d’Illimune. Son culte sans cesse grandissant attire les fidèles de toutes les races et de toutes les cultures. Anciennement le dieu des Nains, Mak’Udar a ouvert son dogme à la population d’Illimune pour partager avec l’ensemble des races civilisées ses valeurs; le travail bien fait et honorable, la protection des siens, le sens du devoir ainsi que le fait de savoir bien se nettoyer le gosier avec une bonne bière après les efforts de la vie quotidienne. Mak’Udar se veut simple et solide comme la pierre et le fer, le berceau de son dogme. Aujourd’hui, il est autant vénéré par les soldats protecteurs que par les artisans et marchands fiers de leur art.

    Histoire

    Il y a de cela très longtemps, trop longtemps pour la mémoire des hommes, les dieux vivaient tous en harmonie sans problème quelconque entre eux. Bien qu’elle dura des millénaires, cette harmonie fut toutefois rompue il y a près de 3000 ans. Parvenant à corrompre Chaos, le dieu originel de la destruction, les démons poussèrent ce dernier à ouvrir une porte entre les plans démoniaques et le panthéon céleste afin d’y faire déferler toute leur fureur. Ainsi débuta la guerre des dieux. De ce conflit, peu de mortels en connaissent les tenants et aboutissants véritables. Ce qui est sûr, c’est que, même si les dieux gagnèrent la guerre, des centaines de ceux-ci furent détruits et les survivants furent changés à jamais. Mak’Udar, lui, l’immuable dieu des nains et de la forge à l’époque, resta lui-même, sauf en ce qui touchait sa relation avec la déesse elfique, Sylva. Pour une raison inconnue du commun des mortels, suite à la grande guerre, Mak’Udar et Sylva se trouvèrent en conflit alors qu’ils étaient de bons amis avant. Chacun blâma l’autre de tous les torts et poussa ses fidèles à se dresser contre les fervents du dieu adverse. Encore aujourd’hui, malgré les millénaires, les nains et les elfes se vouent un mépris mutuel à l’image de leur dieu respectif.

    Historiquement, le peuple des nains, sous la bienveillance de leur dieu, prospéra jusqu’à un jour fatidique. Ce jour fut le début de la fin des royaumes nains dans les Monts Remparts. Provenant majoritairement des Steppes désolées, des hordes de créatures maléfiques ne cessaient de prendre d’assaut les domaines nains. Pendant des siècles donc, Mak’Udar ne pouvait que regarder ses protégés perdre leurs mines petit à petit aux mains des orcs, des gobelins et des morts-vivants. Les autres races civilisées d’Illimune n’intervenant guère afin de sauver la nation naine, celle-ci et son dieu se renfermèrent graduellement sur eux-mêmes, cultivant un mépris manifeste pour tout ce qui se trouvait à l’extérieur des Monts-Remparts. Ainsi, jusqu’à tout récemment, Mak’Udar n’était que peu connu sous le ciel d’Illimune, trouvant la quasi-totalité de ses fidèles dans les souterrains sombres des montagnes naines.

    Avec l’éveil de Chaos en 745, Mak’Udar se retrouva face à un dilemme. Isolé dans ses montagnes, Mak’Udar avait perdu son principal allié parmi les dieux : Vaul. Ainsi, soit le dieu nain passait outre ses rancoeurs traditionnelles et s’ouvrait sur le monde, soit il demeurait seul et risquait la mort. Choisissant la première option, il décida le premier de reprendre le flambeau de Vaul en s’appropriant ses domaines de la guerre et du courage tout en ouvrant son culte aux races d’Illimune. Les Vaulistes de partout dans le monde, dépourvus de leur dieu tutélaire, se réfugièrent alors rapidement chez Mak’Udar qui leur offrait une continuité dans leur combat contre les forces maléfiques. Par cette simple main tendue, l’ancien dieu des nains devînt l’une des principales divinités du panthéon d’Illimune, vénéré dans toutes les nations et perçu comme le rempart inéluctable séparant le Bien du Mal.

    Dogmes et préceptes

    Portfolio : Le Bon Travail, la Protection, les Festivités bien méritées et le Progrès.

    Symbole : Deux marteaux qui se croisent.

    Préceptes :

    1. Travailleur de l’Ordre : Le travail bien fait est à glorifier. Chaque suivant se doit d’être prêt à mettre la main à la pâte, à savoir travailler, se montrer industrieux et maîtriser un métier, aussi de base soit-il. Tu feras avancer la connaissance pratique, tu développeras de nouvelles techniques pour améliorer la vie des races de l’Ordre.
    2. Célébration du travailleur : Tu célèbreras un travail bien accompli. Une fête après une longue saison de travail ou un moment de repos bien mérité est toujours le bienvenu. Lorsqu’il est temps de fêter pour récompenser, tu te devras d’encourager cet esprit, sans tomber dans les excès. Le bon travailleur à toujours droit à sa récompense.
    3. La tradition du Fer: Tu te devras de savoir te défendre et d’être toujours prêt à prendre les armes lorsque l’Ordre doit être protégé. Tous objets autours de toi peut devenir une arme, sache cela et défend toi.

    Cultes dans le monde

    Encore aujourd’hui, la majeure partie du clergé de Mak’Udar est constitué de nains situés dans les Monts-Remparts ou exilés dans les autres contrées d’Illimune. Par contre, un nombre sans cesse grandissant d’humains se convertissent au dieu de la forge et du courage afin d’y trouver un digne successeur à Vaul. La plupart des fidèles du défunt dieu guerrier ont en effet rapidement découvert dans la mentalité du dieu nain une détermination redoutable et un désir incontestable de se prouver à l’intérieur des combats les plus violents. Ce goût à l’art de la guerre est probablement ce qui explique la conversion de si nombreux humains dès 745. Néanmoins, plusieurs traits distinguent les nouveaux fervents de Mak’Udar des anciens Vaulistes.

    En premier lieu, contrairement aux austères et rigides Vaulistes des temps anciens, les adorateurs de Mak’Udar estiment qu’à toute épreuve (combat, travail, corvée…) doit nécessairement correspondre une période de fête. Autrement dit, après toute lutte doit couler la bière, et après tout devoir doit survenir un plaisir bien mérité. Cela a d’ailleurs apporté plusieurs aubergistes et travailleurs de tout genre à rejoindre les rangs du culte de Mak’Udar suite à la disparition de Muse. En second lieu, les guerriers et religieux du dieu de la forge tiennent généralement en mépris tout ce qui a trait à la magie arcanique, voyant dans celle-ci un moyen facile et déloyal d’en arriver à ses fins (ce qui mène à des dérapages inacceptables). Évidemment, cette tendance varie fortement d’un fidèle à un autre, mais, en général, tous s’accordent pour affirmer qu’un arcaniste doit être encadré et surveillé dans sa pratique. Finalement, de nombreux combattants de Mak’Udar tiennent toujours à distance les elfes et, plus généralement, les fidèles de Sylva. Efféminés et trop « cérébraux », ces derniers ne savent pas reconnaître où se situe le vrai courage et le véritable mérite.

    Dans le monde, les adorateurs de Mak’Udar sont principalement divisés en deux catégories : les travailleurs et les combattants. Du côté des premiers, ceux-ci sont retrouvés dans toutes les contrées. Forgerons, aubergistes, bûcherons, ingénieurs et autres adoptent cette foi en raison de sa proximité avec leurs habitudes quotidiennes. Par contre, du côté des guerriers, ils sont avant tout concentrés au Bastion, aux Monts-Remparts ou encore dans des ordres séparés de toute influence politique. L’Ordre de la Sainte-Enclume, dont la maison-mère se situe à Lausargne, est le meilleur exemple de ces guildes indépendantes mais soucieuses de préserver l’ordre et la sécurité des populations locales.

    En Bélénos, toutes les seigneuries dites « bonnes » sont ouvertes et acceptent ou tolèrent le culte de Mak’Udar. Certes, l’Alliance de Solèce et la Griffe de l’Ouest le surveillent étroitement (surtout pour la deuxième, en raison de la présence d’elfes et de druides dans les forêts), mais les Cités de l’Ordre et le Duché d’Aurélius ouvrent grandes leurs portes à ses fidèles. La seigneurie d’Hyden accueille d’ailleurs l’une des divisions de la Sainte-Enclume, démontrant par le fait même son appréciation des dogmes du dieu industrieux.

    Célébrations et rituels

    Extrait du récit de la chute de Mortis à Altembourg

    …En un jour fatidique de l’An de Grâce 573, Mortis mit pied dans Altembourg, savourant ce qui semblait être sa victoire sur le monde des mortels. Alors qu’il pénétra dans la capitale, Mortis sentit la sainteté du lieu y voyant l’ultime domaine à souiller.

    À ce moment, entouré de prêtres, clercs et paladins, l’Inquisiteur Adrianns, prit la Croix du Pénitent, artefact fabriqué par Donat avec le chêne où Usire fut pendu, et fit une charge héroïque sur Mortis. En vain. Mortis, d’un cri triomphant et avec sa faux, lui assena un coup qui le projeta dans les airs. Les plus solides espoirs de Twyden ainsi décimés, on croyait bien la bataille perdue.

    Néanmoins, le cadavre de l’inquisiteur tomba aux pieds de Trom Bar, un nain d’une grande réputation. Il prit l’artefact d’une main, tira son immense marteau personnel de l’autre puis fonça sur Mortis en le frappant subitement au bas-du-corps avec sa deuxième arme (ce qui prit la Mort elle-même par surprise). Le nain, dans une furie, s’élança de nouveau et planta la Croix du Pénitent dans la tête de Mortis, qui s’effondra. Tous les morts-vivants tombèrent en poussière alors que leur maître s’écroulait…