Sous-section

    747

    Cette page n’est plus d’actualité dans l’histoire de Bélénos. Il s’agit d’une archive historique.

    Somaire :

    Feuillet d’Hyden mai 747

    Présentation des journalistes

    Simon de Rynh : Journaliste de danger, il n’a pas peur d’affronter les démonistes pour recueillir leurs opinions et les faits saillants qui se déroulent dans ces antres du mal. Il risque sans réserve sa vie pour vous offrir le meilleur des terres.

    Lyna de Vertecolline: Toujours à l’affut du moindre potin et ragot, elle se fait un devoir de tout rapporter ce qu’elle voit et entend. Elle recherche les opinions de tous et se fascine pour les entrevues exclusives.

    Coulter Desforets : Les articles qui soulèvent des questionnements ou la controverse sont ses favoris. Il n’hésite pas à dire ce qu’il pense, peu importe ce qui lui en coutera.

    Henry Poldier : Toujours en contact avec les dirigeants les plus influents, il relate avec précision et rigueur les événements ébranlant la complexe scène politique bélénoise. S’il évite les zones de guerre, il sait tout à leur sujet.

    Aurélia Nanthier : Voyageuse émérite, cette journaliste entretient des contacts avec les grandes nations de ce monde. Elle saura satisfaire la curiosité des Bélénois pour les contrées lointaines.

    Lettre aux Bélénois, par Ulf Rasmussen Ragnarsson

    Bélénois, que vous soyez partisans de Galléon le Grand ou non, je vous salue. Nombreuses furent les calomnies racontées à mon sujet depuis mon arrivée en vos terres en février dernier. À la tête de plus de cinq milles guerriers Rasmussen, Arksson et Bélénois voués corps et âme à la cause du véritable guide de l’Humanité, j’ai franchi les forêts de la Griffe de l’Ouest et saisi ce qui revenait de droit à mes frères de foi bélénois.

    Car détrompez-vous, Bélénois : Ulf Rasmussen n’est pas en vos terres afin de soumettre vos femmes et vos enfants au règne du Nord. Nous sommes ici afin de rétablir un tort qui fut causé aux Galléonites bélénois par les fourbes de l’Alliance de Solèce il y a deux ans de cela. Qui raconte aujourd’hui le récit de ces Aédonites de Solèce qui firent tractations avec les orcs Rakashans afin de procéder au ravage de l’Éclipse d’Airain? Qui se rappelle les milliers d’hommes et de femmes de cette seigneurie qui périrent sous les coups des sauvages Rakashans? Les vainqueurs écrivent l’Histoire dit-on, et cela est un grand malheur lorsque les vainqueurs ne sont que fourbes et félons.

    Alors prenez ma parole, Bélénos : les hommes du Nord redonneront Bélénos aux Bélénois. Dès que justice aura été faite et que vengeance aura été obtenue au nom des survivants de l’Éclipse d’Airain, les clans du Nord retourneront au Nord. Déjà, afin de prouver la justesse de ma parole, j’ai demandé au clan Arksson de quitter Chastel-Blanc afin de retourner en nos landes. Si les Bélénois se font sages et amis de la justice, le clan Rasmussen ne tardera pas à les suivre et laissera entièrement le contrôle de Chastel-Blanc et des environs aux Galléonites bélénois qui furent bafoués il y a deux ans.

    Le choix de la paix ou de la guerre est entre vos mains.

    Ulf Rasmussen Ragnarsson,
    Jarl des Confins du Nord

    La réaction des Bélénois

    La prise de Chastel-Blanc par les armées galléonites en février a laissé Bélénos tout entier en état de choc. Ce n’est que suite à plusieurs banquets et tractations diplomatiques que les premières réactions officielles de la part des seigneuries bélénoises furent observées.

    Évidemment, l’Alliance de Solèce, coupée en deux et privée du tiers de son territoire par l’invasion galléonite, n’a pas tardé à lancer des appels à l’aide à l’ensemble des seigneuries vouées aux dieux. Au nom de la protection de l’autonomie du territoire bélénois, des représentants impériaux proches de la régence aédonite de Solèce organiserait à l’heure actuelle une riposte sur Chastel-Blanc. Cependant, les ordres entre les différents postes de commandement de Solèce seraient constamment court-circuités par des malfrats inconnus, ce qui ralentirait considérablement les communications des forces armées. Les messagers pointeraient généralement les galléonites, suspects évidents dans l’affaire, mais quelques individus oseraient suggérer l’implication d’ennemis Nakamura, plus particulièrement d’un certain Shen. En raison de ces contretemps, seul le duché d’Aurélius a répondu positivement à l’appel jusqu’à présent. Le duc Lanfranc, sous les recommandations de ses conseillers, serait d’ailleurs au rassemblement de ses bannières à Héodim.

    Néanmoins, de nombreuses seigneuries ont soigneusement évité de s’embourber dans ce conflit. La Griffe de l’Ouest, qui a initialement laissé passer les hommes du Nord dans ses forêts, reste sur ses positions traditionnelles : veiller à la protection de ses frontières et ignorer les problèmes extérieurs. Du côté des Cités de l’Ordre, aucun membre officiel du Triumvirat ne s’est prononcé sur la situation. On peut comprendre que la seigneurie, peuplée par nombre de survivants de l’Éclipse d’Airain et d’anciens hommes du Nord, préfère bien évaluer les tenants et les aboutissants de la prise de Chastel-Blanc avant de réagir. Enfin, le duc Marniet, par l’entremise de son intendant Fidélis, a très rapidement annoncé sa neutralité dans cette guerre naissante. Peut-être parce que le Fief Marniet est le voisin immédiat de Chastel-Blanc, ou peut-être dans un esprit de vengeance envers l’Alliance de Solèce, le Fief Marniet se tient donc officiellement à l’écart du conflit.

    En somme, la guerre entre les Galléonites et l’Empire de Twyden a fait son entrée à Bélénos, mais nul ne sait encore si elle y prendra racines ou non.

    Henry Poldier

    Argyle : terre d’Ayka?

    Ce qui n’était qu’une simple mutinerie à l’automne 746 dégénère aujourd’hui en une véritable guerre de religions en Argyle. Suite à l’emprisonnement du lieutenant Alexeï Gastov à la forteresse de Vofadef pour trahison et hérésie aykienne, le nombre de soldats militant en faveur de la libération du bien-aimé orateur n’a cessé de croître. Si les actes d’insubordination n’inquiétaient que peu les autorités de la forteresse en juillet dernier, ils sont rapidement devenus hors de contrôle à l’automne lorsqu’une escouade armée s’est infiltrée dans les prisons de l’endroit et a libéré le lieutenant Gastov. Face à ce coup de force, les commandants du fort ainsi que la cour du voïvode de Bratvish ont quitté précipitamment leur poste pour se réfugier dans le voïvodat voisin, Ghosrom.

    Contrairement aux guerres civiles argyliennes habituelles, le conflit actuel est purement religieux. Selon les rumeurs, le lieutenant Gastov, désormais maître du fort de Vofadef, aurait proclamé haut et fort son allégeance au prince et au voïvode de Bratvish suite à sa libération. Ce que les rebelles désirent, c’est la reconnaissance d’Ayka comme une déesse véritable et comme la protectrice de la dignité argylienne. Il faut rappeler ici qu’Ayka fut de tout temps perçue dans la principauté comme une démone assoiffée de sang et de souffrance. Son culte n’y a donc jamais été reconnu comme légitime. Or, avec la disparition de Vaul, nombre d’Argyliens plus radicaux ont refusé de se convertir à l’Aédon. Dès lors, le message de force, de vengeance et de droiture d’Ayka leur a semblé tout à fait acceptable.

    Face à cette curieuse situation, le prince Nicholaï Brinovish est demeuré muet. Les autorités argyliennes chercheraient toujours comment jongler avec ces « rebelles loyalistes ».

    Aurélia Nanthier

    Les verts silencieux

    Le comportement récent de la population orc et gobeline –les « verts » comme nous les appelons affectueusement- ne cesse de méduser les gardes et soldats d’Illimune. À Bélénos, les razzias de ces créatures maléfiques ont grandement diminué en nombre et en intensité depuis la fin de l’hiver. Certes, les orcs Rakashans, craints par les postes frontaliers orionites, conservent une certaine régularité dans leurs assauts sur le territoire voisin. Par contre, les petites cohortes de verts, connues pour leur ingéniosité à attaquer derrière les lignes humaines, se font des plus rares.

    D’aucuns affirment que la cause de ce phénomène se trouverait présentement au pied des murs du Bastion, à l’Est. Effectivement, les voyageurs en provenance de la dernière frontière de la civilisation nous rapportent que la horde d’orcs et de gobelins menée par Hargrash et Auldo demeurerait totalement immobile depuis l’automne. Nul ne sait quand sonnera le moment de l’assaut final, mais tous sont conscients que les forces protectrices de l’endroit ne seront guère suffisantes pour arrêter la marée lorsqu’elle déferlera.

    Faible consolation, la Première Colonne, gigantesque troupes de mendiants, d’honnis et de bannis menée par l’Enfant-Prophète –ayant mystérieusement pris de l’âge-, s’installerait à la forteresse de Korujev. Ceux-ci étant peu entraînés aux arts de la guerre, mal équipés et sous-alimentés, leur aide sera probablement plus symbolique que réelle.

    Ainsi, alors que les principales nations de ce monde se lancent dans une ultime croisade, que la principauté d’Argyle menace de s’écrouler sur elle-même et que la santé du Lion d’Asdalan, héros légendaire du Bastion, décline depuis l’automne en raison d’une grave fièvre, les derniers gardiens de l’Est écoutent avec angoisse ce silence des verts.

    Aurélia Nanthier

    Ouvrez vos esprits

    Un événement fabuleux est le point de survenir, je le sens. Depuis l’enfance, je vois ce que peu de mortels peuvent voir. J’entends les voix de ceux qui plus jamais ne devaient être entendus. Je suis l’une des passerelles entre la vie et la mort, entre la chair et l’esprit. Et dans ces lignes, je vous dis que notre monde va changer.

    Ceux qui ont trépassé s’organisent enfin, eux qui depuis l’aube des temps errent sans but dans ce qui sépare les mortels du néant. Quelque chose, quelqu’un a su leur montrer le potentiel de leur univers. Les murmures que j’entendais dans les ténèbres sont désormais des puissantes paroles bien audibles, et les ombres aperçues du coin de l’œil deviennent de véritables formes distinctes. Ce qui n’était qu’incertitude et doute prend peu à peu confiance et se fait réalité tangible.

    Bons Bélénois, si jamais vous prenez conscience de ce qu’autrefois vous ignoriez, ne cédez pas à la peur! Le voile se lève lentement entre les mortels et les trépassés. N’y voyez pas un présage de mort ou de maléfice, mais plutôt l’aube d’un nouveau temps où ce qui fut sera uni à ce qui est. Gardez plutôt l’oreille attentive et l’œil ouvert ; alors seulement vous pourrez être l’un des piliers du nouveau monde qui se présente à nous!

    Mathilde Yre,
    Augure

    Les terres du Sud conquises

    Nous pouvons désormais affirmer sans hésitation que le Sud de Bélénos est sous le joug absolu du Conclave impérial. L’automne 746 avait été sanglant dans la région connue sous le nom de « terres ravagées » et nombre de commerçants impériaux de Damien de Lanteigne y avaient perdu la vie lors de sauvages attaques de vampires. Devant cette violence inouïe, Lanteigne avait finalement décidé à l’hiver de retirer ses derniers sympathisants de la région pour les rapatrier à Solèce.

    Telle une infection impossible à soigner, les légions nécrotiques du Conclave impérial ont profité du vide laissé au Sud de leurs frontières pour y étendre leur hégémonie. Le haut-thaumaturge Markelus du duché d’Aurélius s’est assurément inquiété du pouvoir grandissant de son farouche némésis, mais les yeux des Bélénois semblent aujourd’hui tournés vers Chastel-Blanc et vers la guerre entre Twyden et les Galléonites. Pourtant, comme l’a rappelé le second dirigeant de l’Aurélius : « Lorsque Malfaris et Araka feront croître leurs hordes à même les cadavres frais des troupes tombées lors de cette folle guerre, qui sera en mesure de contester leurs ambitions? ».

    Heureusement pour lui, l’empereur Malfaris a eu la sagesse de ne pas initier le combat avec les armées de Naithan stationnées à Fortsand ; peut-être la liche reconnaît-elle dans l’ancestral prince elfique un ennemi insaisissable. Hormis ce petit contretemps, le Conclave impérial semble maintenant détenir tous les outils nécessaires pour tirer profit de la guerre imminente.

    Simon de Rynh

    Le métier d’aubergiste, dangereux?

    Un cinquième aubergiste aurait été retrouvé sans vie dans la province impériale du Varrop au début du mois de mai. Depuis février, une vague d’assassinats balaie le milieu des aubergistes, ce qui nous laisse croire qu’il ne s’agit guère de simples coïncidences. Avec la guerre qui bat son plein en Twyden, les autorités affirment ne pas avoir le temps de s’attarder à ces crimes jugés sans importance.

    La dernière victime serait l’un des tenanciers de la célèbre auberge de la Pomme d’Or, établissement rattaché à la compagnie de la Lyre. Le corps aurait été retrouvé par Karysa Sangnor, propriétaire de la compagnie de la Lyre. Selon cette dernière, le pauvre bougre aurait sauvagement été égorgé après avoir subi de multiples lacérations non-mortelles sur tout le corps. L’auberge de la Pomme d’Or a brièvement fermé ses portes suite à l’événement.

    Déjà, les clients des auberges d’Héodim sont sur le qui-vive. Selon les piliers de taverne les plus perspicaces, les meurtres sembleraient se rapprocher de plus en plus du territoire bélénois. L’auberge de la Pomme d’Or étant l’une des dernières avant les frontières du duché de l’Aurélius, ces théoriciens de la bouteille émettent l’hypothèse que la capitale auréloise pourrait être le théâtre du prochain assassinat. Soyez donc sur vos gardes, aubergistes.

    Aurélia Nanthier

    L’homme à la pelle

    Fermiers et habitants d’Hyden, prenez garde si vous devez sortir de vos chaumières la nuit tombée. Effectivement, selon plusieurs témoins, de nombreux rôdeurs creuseurs auraient été aperçus se faufilant la nuit dans les champs et les sentiers. Samuel Laframboise, président de l’Association des Maraîchers d’Hyden, aurait même surpris l’un de ces chenapans sur sa plantation. Après avoir hélé l’intrus, ce dernier aurait pris la fuite en vitesse en ne laissant derrière lui qu’une pelle et une demi-douzaine de trous peu profonds dans le sol.

    S’il n’est pas un crime en Hyden de farfouiller dans la poussière avec une pelle la nuit, s’en est un d’entretenir la peur des pauvres gens en agissant anonymement et sournoisement. Le ministre de la justice d’Hyden –ou à plus forte raison le Conseil d’Hyden- n’a pas encore annoncé de plan visant à faire cesser ces folichonneries, mais cela ne devrait guère tarder.

    Henry Poldier

    D’Asfalia le mécène

    François d’Asfalia, le généreux dirigeant de la guilde du Conclave de Lavakhnir, l’une des deux organisations responsables du commerce de la magie dans la cité-franche, a lancé une vaste campagne de financement lors du mois d’avril dernier. Soutenant que la guerre actuelle engendrera son lot d’orphelins, d’Asfalia a signifié son souhait d’agrandir ses refuges pour enfants abandonnés de Lavakhnir. Pour y arriver, il aurait déjà invité divers commerçants de tout Illimune à l’accompagner dans son projet. Nous n’avons pu connaître les détails de cette opération car le protecteur des démunis s’est montré très avare de commentaires pour l’instant.

    Philanthrope bien connu dans la cité-franche, François d’Asfalia multiplie depuis plusieurs mois les annonces publiques au nom de ses bonnes œuvres. Certaines mauvaises langues voient dans ces élans de générosité une stratégie afin de dissimuler des pratiques commerciales douteuses, mais les remerciements des centaines d’orphelins devant leur vie à d’Asfalia éclipsent ces quelques détracteurs.

    Henry Poldier

    L’embargo de 746 : les coupables identifiés

    Tous les commerçants bélénois, et plus précisément ceux du bourg franc d’Hyden, ont le douloureux souvenir du terrible embargo commercial qui frappa leur région l’année dernière. Qu’il s’agisse des réactifs alchimiques, des lingots de fer ou des métaux rares, toutes les matières premières essentielles à l’économie bélénoise, à l’exception des produits liés à la fabrication d’alcool, doublèrent et triplèrent de prix. Tous pensaient que les stocks de l’Empire de Twyden, confronté à la guerre, ne pouvaient suffire aux importations bélénoises, mais de nouveaux indices nous laissent penser aujourd’hui que les coupables de ces pénuries organisées étaient ailleurs.

    Effectivement, de nombreux investigateurs de la Compagnie de la Lyre, réseau d’aubergistes réputés, a dévoilé au début du mois de mai des preuves accablantes suggérant l’implication du Conclave impérial et de ses sous-fifres de Syptosis. Selon ces enquêteurs, une correspondance entre les dirigeants de la seigneurie démoniste, les marchands de la Prolifération et les sombres Nakamuras aurait été découverte sur le corps d’un fourbe criminel de Syptosis. Grâce à celle-ci, il fut établi que l’embargo commercial des produits impériaux était une partie d’un vaste plan visant à affaiblir Hyden –tout en le laissant bien ivre de son alcool à bas prix- pour ensuite en prendre le contrôle subrepticement.

    Les autorités de la Maison du Versant du Varrop se sont déclarées satisfaites de ce nouvel éclairage apporté dans cette affaire. Selon la guilde responsable du commerce extérieur impérial, jamais le Saint Empire de Twyden n’aurait volontairement diminué à ce point ses exportations envers une contrée amie, même en temps de guerre. La Compagnie de la Lyre a donc été saluée pour ses lumières et a été qualifiée d’amie de la vérité. Il reste toujours à voir si les habitants d’Hyden entreprendront des représailles contre Syptosis dans les semaines qui suivront ces révélations.

    Henry Poitier

    Les tables de jeux de la Hanse

    La Hanse de Goshrom a fait sortir les vices du bon peuple bélénoisen février dernier. Nous avons découvert, lors de cette soirée de banquet à Lavakhnir, la forte propension aux jeux de certains de nos concitoyens. Certains ont gagné, d’autres perdu beaucoup plus. L’argent n’a jamais circulé aussi vite d’une main à une autre si ce n’est dans une communauté de Chapardeurs. Il faudra voir si ces bonnes gens sauront se contenir avec un groupe offrant des services de jeux à côté de leur domicile d’Hyden.

    Lyna de Vertecolline

    Étrange alliance

    Alors que tous les yeux sont tournés vers Altembourg, de lointaines batailles ont lieu dans le Nord de notre monde. À l’occasion d’un ultime assaut sur les orcs et les gobelins résidant à proximité de leurs terres, les Knudsson des Terres des Brumes ont connu une amère défaite. L’alliance contre nature des hommes sauvages et des verts a été salutaire aux ennemis des Knudsson. Ils ont su montrer la suprématie des forces démoniaques sur leur ennemi galléonite lors de la bataille hivernale. Ils les ont massacrés sans scrupules et ont gagné la guérilla haut la main.

    Si les Knudsson sont maintenant définitivement repoussés, nous pouvons nous demander combien de temps durera cette alliance entre démonistes avant que les deux camps ne perdent patience et ne tentent de s’éliminer mutuellement? Nul ne le sait encore, et nous pourrions peut-être même affirmer qu’au moment où vous lisez ces lignes ils sont déjà en guerre.

    Simon de Rynh

    Banquet la Razza

    Un banquet de gobelins…Que dire de plus? Le menu était, disons, particulier, mais pas autant que les humains shamanistes qui ont spontanément formé un cercle en plein milieu de la place pour nous étouffer de leurs encens. Selon les rumeurs, les Nakamuras n’auraient pas apprécié la frénésie propre à ces banquets. Ils ont une fois de plus montré leur supériorité morale aux autres races démonistes.

    Durant ce « banquet » nous avons même découvert un nouveau dieu gobelin. Aussi étrange que cela puisse paraître, un gobelin dit « Aldrigg le Sage » expliquait à qui voulait l’entendre qu’il existait un dieu bénéfique pour les gobelins. Cette race n’est peut-être pas totalement maléfique finalement.

    Simon de Rynh

    Banquet des ténèbres à Caltagrad

    Il est impossible de parler de banquet festif lorsque ce sont des elfes noirs qui le président. Tous étaient froids, distants et peu enclins à discourir. Heureusement, deux pauvres musiciens, capturés pour la cause, nous distrayaient de leurs chansons et musiques. Bien qu’il s’agissait du banquet du Renor Mantis, une obscure cohorte d’elfes noirs d’Hyden, les Nakamuras n’ont pas cédé leur place de leader, plusieurs vampires et autres créatures de la sorte ayant fait montre de charisme et d’autorité durant toute la soirée.

    Simon de Rynh

    Usire était présent

    Lors des Calembredaines des 1000 voyageurs, deux roses noires auraient vu Usire. Les deux immaculées se seraient spontanément agenouillées en hurlant qu’elles voyaient Usire juste devant leurs yeux. Ces ferventes ont dérangé les festivités avec une passion hors du commun, mais que représentent quelques festivités mortelles lorsque l’on aperçoit Usire en personne?

    Lyna de Vertecolline

    Scandale au bal de la cour

    Le président du village d’Hyden a été arrêté ! Lors du grand bal de la cour du duc Marniet, le Capitaine Rufo fut amené de force et avec rudesse par les gardes présents. Nostrum, l’avatar de Gaea connu pour son pacifisme, a bien essayé d’empêcher ce terrible événement d’arriver, mais les soldats étaient trop nombreux. Qu’adviendra-t-il de notre bon président ?

    Lyna de Vertecolline

    Capitaine Rufos près de son peuple

    Il semble que le capitaine Rufo se soit sorti de son mauvais pas du banquet du Fief Marniet puisqu’il était présent lors des festivités des Calembredaines. Nous avons pu constater qu’il était un président très près de son peuple, car il a permis à tous de venir lui parler. Du chef de clan au chapardeur, de ses ministres aux shamans, tous purent lui parler de tout et de rien. Et croyez-moi, certains de ses interlocuteurs m’auraient exaspéré, mais c’est avec une patience infinie qu’il a écouté toutes les bêtises qui ont pu lui être dites en cette soirée. Notre bon président est à l’écoute de sa communauté. Si vous voulez en savoir plus sur ce qui est arrivé à notre président, mon entrevue exclusive avec le capitaine saura vous satisfaire!

    Lyna de Vertecolline

    Entrevue exclusive avec le Capitaine Rufos

    Pourquoi avez-vous été arrêté ?
    « Je ne suis sûr de rien. Je crois qu’il s’agirait peut-être d’une méprise. Lors du bal, il y avait un jeu de rumeurs. Nous devions lancer des rumeurs et je crois que la mienne a un peu trop attiré l’attention. J’avais en effet lancé la rumeur que la duchesse m’avait offert ses plaisirs. Cela n’a pas dû plaire au Duc. »

    Comment vous êtes-vous senti ?
    « Surpris sur le coup, je savais que le jeu était risqué, mais pas à ce point vu qu’il s’agissait d’un jeu. Je pensais qu’ils me laisseraient partir, j’ai même tenté de chanter une chanson pour calmer les gardes, mais cela fut sans effet. »

    Comment vous êtes-vous enfui ?
    « Je suis sorti de la salle avec l’aide d’un compagnon avant d’être enfermé dans une quelconque geôle. Je me suis débarrassé de mes gardes et je me suis envolé dans un nuage de poussières. Si ce n’était de mon entrainement rigoureux et de mes habiletés … particulières, je serais probablement emprisonné à l’heure qu’il est. »

    Allez-vous tenter quelque chose pour restaurer votre honneur? Quoi ?
    « Non, je suis au-dessus de cela. Le Duc s’est vautré dans la honte en se laissant prendre trop sérieusement à son jeu. Je désirais aller voir la noblesse pour confirmer mes doutes sur le Fief et les groupes qui le représentent. La réputation du Fief est sur faite. J’ai été fort déçu d’entendre des gens parler d’Usire avec deux K. Les rumeurs concernant le Fief comme quoi ils sont des faux priants d’Usire et des mauvais priants d’Ayka sont fondées. Les hommes-lézards sont de bien meilleurs priants d’Ayka en Hyden. Il y a beaucoup plus de démonistes qu’il n’en paraît là-bas. J’ai risqué ma vie pour le bien de du peuple d’Hyden. Malheureusement, j’ai aussi mis la vie de mes accompagnateurs en danger et je tiens à m’en excuser publiquement. »

    Lyna de Vertecolline

    Invasion de shamans

    Que se passe-t-il en ces terres pour que surgissent autant de shamans d’un seul coup? Les shamans étaient peu présents, voire absents, en Bélénos il n’y a pas si longtemps. Soudain, une multitude de shamans convergent vers nos terres avec leurs croyances propres. Est-ce les spectres qui marchent qui les attirent autant ? Que veulent-ils à ces terres ? Écoutent-ils les bons ou les mauvais esprits? Amènent-ils un changement avec eux ? Que de questions sans réponse. Peu importe la raison, les faits sont là : jamais nous avions autant de ces sauvages en nos terres qui ne prient pas nécessairement la déesse mère Gaea. Certains se sont joints à des groupes déjà existants, d’autres vivent en marge, en communauté et d’autres encore, ce sont ralliés aux esprits démonistes. Leur présence est un mystère que je compte bien résoudre pour vous chers lecteurs.

    Coulter Desforets

    Les elfes : toujours égaux à eux-mêmes

    Les elfes que nous ne voyions que rarement ces derniers temps semblent revenir en force et en mystère. Une aura de sagesse les entoure, mais aussi une aura de secret. Il semblerait que les elfes qui sont venus en Bélénos détiennent des secrets qu’ils gardent jalousement. Ils auraient des plans pour l’avenir d’Hyden, voire d’Illimune tout entier, et ils ne veulent pas nous les dévoiler. Si certains peuvent investiguer, nous serions ravis de découvrir ce qui se cache sous leur air de mystère.

    Coulter Desforets

    La guerre vue par les Georges

    Une guerre représente une multitude d’opportunités pour les Georges, peu importe sa nature. Déjà, les Georges rêvent de contrôler les fuyards venus se réfugier en Bélénos. Ce sera avec empressement que les Georges combattront côte à côte avec toutes les nations d’Hyden. Comme le grand Georges le dit si bien : « Peu importe qui l’emporte, les esclaves de cette bataille bâtiront nos futurs forteresses ». Si les Georges aident pour un combat, ils doivent être sûrs de gagner sinon ils vont attendre le dénouement pour s’emparer du butin. Les Georges doivent avoir un bon contrôle des combats, sinon ça ne vaut pas la peine de participer! Finalement, ils ne semblent pas comprendre les enjeux de cette bataille, mais ils espèrent tirer leur épingle du jeu.

    Simon de Rynh

    La guerre vue par les McAle

    « Cela fait des millénaires que le peuple Khalonnien endure les vagues de raids provenant du Nord. Nos champs et nos femmes sont souillés par ces barbares. Nos frères, pères et fils, souvent non armés, sont tués lâchement, simplement pour assouvir leur soif de sang. Notre capitale a été rasée à plus d’une reprise. Il va sans dire que notre haine pour le peuple du Nord fait partie de nos traditions au même titre que le port du kilt. Les McAles appuieront évidemment tout effort pour repousser les hordes d’envahisseurs. Bien qu’habituellement nous sommes pour le dialogue et la paix entre tous les priants de dieux, nous savons qu’il est futile de raisonner avec ces bâtards une fois qu’ils ont gouté aux enivrements que leur procure la conquête. Le nécessaire devra donc être fait… »

    Telles sont les paroles prononcées par Jonathan McAle. Même en Hyden les Khalonniens restent liés à leur mère patrie et la défendront coute que coute.

    Lyna de Vertecolline

    La guerre vue par le général du Conclave impérial, Adjiro Zaratan

    Le général Adjiro Zaratan fut clair et bref : ce n’est qu’une guerre qui montrera quel dieu faible est prêt à « éclairer » les ignorants. Selon ses dires, Usire et Galléon sont les vassaux de Noctave. Tous les morts et les âmes errantes que les batailles engendrent ne font que renforcir les rangs immortels du prince noir et affaiblir les forces de la « lumière ». Pour lui, la guerre est une excellente chose!

    Simon de Rynh

    La guerre vue par Arthur Prisk

    Le virtuose ménestrel d’Hyden, le célèbre Arthur Prisk, nous a tenu ces propos lorsque nous lui avons demandé ce qu’il pensait de cette guerre :

    « La guerre est pour certains une occasion de dérouiller leurs armes et leurs armures. Pour d’autres, il s’agit du moment tant espéré pour montrer à tous leur force et leur courage. Pour moi, je répondrai foutaises! La guerre n’est qu’une occasion pour tuer notre précieuse clientèle! Les forgerons, alchimistes et herboristes seront fort occupés tandis que les aubergistes devront servir des consommations à une clientèle souvent imposée et rarement appréciée. Autrement dit, la guerre devrait toujours se faire sur une scène pour départir les véritables artistes des étoiles éphémères plutôt que pour faire la démonstration de celui qui a la plus grosse épée! »

    Lyna de Vertecolline

    La guerre vue par l’avatar Nostrum

    En tant qu’elfe ayant vu depuis le début les divers conflits entre Galléonites et Aédonites, Nostrum n’a jamais pris position d’un côté ou de l’autre. Des conflits de territoire, que ce soit d’homme à homme ou d’homme à orc, il en a vu plus d’un. Ce cycle de destruction est quelque chose qui est depuis longtemps présent chez les mortels. Cela lui donne l’impression que le fait que les humains possèdent une courte vie fait en sorte qu’ils font énormément de choses par manque de temps. Ils ne sont plus capables de voir la nature des choses, les éléments essentiels à la vie : l’harmonie et l’équilibre. Il s’exprime ainsi :

    « Pour ma part je soignerai les blessés victimes de cette confrontation au destin funeste. Je soignerai ceux qui n’auront été que les victimes de cette guerre. Cette soif de vengeance n’est pas quelque chose d’honorable ou de respectable. Il faut savoir vivre en harmonie et respecter le cycle des choses. »

    Nostrum termine en lançant un cri du cœur : « Il est inutile que vous vous combattiez pour des querelles anciennes. L’ennemi commun est toujours présent, que ce soit en Sorvania ou bien dans les Steppes désolées avec les priants d’Ottor-Kom. Je toujours été affecté lorsque je vois les hommes se déchirer l’un l’autre au profit des démonistes. Je crois qu’aucun dieu n’aimerait que ceci existe. »

    Lyna de Vertecolline

    La guerre vue par les Roses noires

    Voici les mots de la mère supérieure des Roses noires en Hyden : « Les impies seront pourchassés jusque dans leurs retranchements! Altembourg est imprenable parce qu’Usire la protège. La démone Ayka s’est surement jointe à Galléon pour détruire les suivants d’Usire ». Que de verve et de passion dans si peu de mots !

    Lyna de Vertecolline

    La guerre vue par l’archon Aes

    Pour Aes, cette guerre n’a pas lieu d’être, car il n’y a aucun nécromant dans aucun des deux camps. Par contre, il s’engage à défendre de tout son pouvoir les terres de Bélénos. Il va tenir cette guerre loin des villageois qu’il protège. Peu importe les envahisseurs, si certains tentent de perturber la quiétude du village et de s’imposer par la force, ils trouveront l’archon sur leur chemin. Il ne cherchera pas à assassiner quiconque, mais il les repoussera par tous les moyens, même s’il doit les éliminer jusqu’au dernier à l’aide de ses grands pouvoirs.

    Lyna de Vertecolline

    La guerre vue par le Daimyo des Nakamura

    Le Daimyo des Nakamura, grand cultiste de Noctave, nous a répondu en philosophant : « Le dieu des hommes sera choisi au détriment de ceux-ci. La valeur de l’âme semble se dissiper pour eux. La seule chose qui est inévitable dans cette guerre, c’est la mort ….alors là vous aurez compris que Noctave sera présent du début à la fin, peu importe qui gagne. »

    Simon de Rynh

    Enfin une Banque à Hyden!

    La Hanse d’Hyden est fière de vous annoncer en primeur qu’à la date de parution de cet article, elle célèbrera l’ouverture officielle de la toute première Banque Commerciale d’Hyden. Pour les paysans comme pour les seigneurs, il sera désormais possible aux habitants de la région de placer en toute sécurité leur argent, pour ensuite en récolter des intérêts. Ces intérêts pourront être obtenus facilement en pièces sonnantes et trébuchantes au début de chaque lune, tout comme le solde des montants déposés, si telle est la décision du client.

    Dirigée par la main experte du brillant homme d’affaire Lordred Godrickson, Grand Cantor de La Hanse, il est prédit de tous que la Banque Commerciale d’Hyden deviendra dans les prochains jours un symbole de stabilité, de sécurité et de prospérité pour tous les habitants de la région.

    Cette initiative commerciale des plus essentielles à l’économie locale s’ajoute à une série impressionnante d’autres entreprises lucratives déjà fondées par La Hanse. Avec tous ces projets originaux (crieur public, service de livraison, maison de jeu) et en plus de leur commerce régulier (alcool, forge, alchimie et herboristerie), il semblerait qu’enfin une guilde commerciale se soucie de stimuler l’économie de notre belle région.

    Donc, que ce soit pour placer des économies en totale sécurité, obtenir des intérêts spectaculaires en pièces sonnantes, obtenir un tarif préférentiel sur les autres produits de la Hanse, avoir accès à des virements bancaires et même des prêts commerciaux… nous sommes convaincus que la Banque commerciale d’Hyden saura bien vous servir et surtout, vous rendre riches et prospères!

    Recruteurs cherchent recrutés

    En cette toute nouvelle saison estivale, nous vous rappelons votre droit le plus fondamental en étant citoyen, voyageur ou alors originaire de Bélénos. Je parle bien entendu de votre droit le plus prestigieux qui est de participer aux formidables combats organisés par l’unique et respectable Foulfard le Cruel à son arène des plus modernes. Cette attraction récréo-touristique se trouve dans les Terres Maudites, dans la ville de La Fausse. Amateurs et amatrices de gladiateurs meurtriers, d’animaux exotiques et de morts victorieuses ne seront pas déçus en venant visiter ce lieu paradisiaque.

    En acceptant de participer à ces fabuleux tournois, vous aurez une immunité diplomatique. C’est-à-dire que vous pourrez vous rendre au centre de l’arène sans aucun risque pour vos vies. En remportant ce genre de tournois, vous courez la chance de gagner des prix pouvant aller jusqu’à une montagne de Tusks et des outils magiques (certaines conditions s’appliquent) tout en devenant l’un de nos champions dans nos luxueux appartements. Pour obtenir plus d’informations concernant la manière de se rendre à cette arène mentionnée précédemment dans ce poétique texte, voici la marche à suivre.

    Aller dans les bois d’Hyden, avec une offrande, et lorsque vous rencontrez un groupe au charisme déboussolant, dîtes à voix haute « je veux être recruté ». Si vous le désirez, vous pourrez être escortés vers nos calèches qui offrent un allé simple, et parfois un retour également, quotidiennement, pour la Fausse et son arène. Alors à qui la chance d’entendre son nom crié par nos spectateurs déchaînés? À vous bien entendu.

    Nos plus distinguées salutations vous sont présentées de la part des Recruteurs.

    Médisance chez Marniet

    « Ainsi, la pureté est d’or alors que Marniet dort, yeux rivés dans le vide, sans femme ni passion : car voici comment les fourbes (dont les démons finissent par s’honorer) passent le clair de leur temps. Il n’est de surprise pour personne, sauf pour certains dont les yeux sont bouchés par une trop grande piété, qu’on puisse allègrement parler de démons, chez ce personnage hautain qui porte le titre de duc. »
    – Bogatyr Raphaël Bardet

    Bal peu ordinaire chez Marniet en cette fin d’hiver 747, alors que les beaux masques du mensonge furent vêtus par les myriades de noblets de ce « duché » vulgaire. Victoria Lantagnac, épouse pompeuse d’Eunor Lantagnac — et sans que personne n’en fasse la remarque, ni ne désaprouve — aurait élevé l’ancien dieu Chaos au-dessus de Golgoth, lors d’un ridicule jeu de rhétorique, biaisé et jugé par la femme de chambre de Marniet.

    Car si chez les nobles, en Aurélius (et tant chez ceux de magie que chez ceux d’épée), nous promouvons les actes nobles et l’élévation, Marniet encourage la fourberie, la peur et l’élitisme sans borne (tiens, cela vous rappelle-t-il quelque chose?), et il n’y a plus de question à se poser quant à certains éléments de cette cour, complètement imbus d’eux-mêmes et sans dessein de bonne volonté.

    Accuser Markelus, c’est accuser Lanfranc, et si le « duc » Marniet s’était intéressé un tant soit peu à ses voisins, il n’aurait pas refusé de parler à l’intendant Sryou, prétextant que ce dernier devait attendre, car « le duc mange… », pas plus qu’il n’aurait accusé les nobles Markeliens d’avoir été envoyés pour gâcher leur fête.

    C’est suite à ce qu’ils ont vus, et aux factices parades de mots vides dont ils ont étés témoins, que certains éléments de la cour ont entrepris de montrer le ridicule de la situation. La réaction exagérée de Marniet et de ses sous-fifres ne fait que montrer, et sans questionnement aucun, la mauvaise foi de ses gestes, et la direction dans laquelle il souhaite envoyer Bélénos.

    Voilà qu’en une soirée, il a réussi à se mettre à dos le duché d’Aurélius, le bourg franc d’Hyden, ainsi que la Griffe de l’ouest. Jusqu’où ira-t-il pour assouvir ses soifs?

    Initiée Elsie Marbec Bardet d’Andrave

    Mon passage en Hyden

    Lorsque je suis arrivé dans la région d’Hyden, on m’a dit de me tenir loin de la « Grande Forteresse maudite de Syptosis » et de ses habitants « plus ou moins vivants ». On m’a dit de faire confiance à toutes ces « bonnes gences » du village environnant qui pourront m’aider lors de mon repos dans la région. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque la première chose qui me fut demandée par des hommes en rouge et blanc qui voulaient m’interroger fut de vider mes poches… suivi d’une séance de rouage de coups. Après cet accueil plus ou moins intéressant, j’ai décidé d’écourter ma présence dans les environs et de changer d’air. J’ai décidé de marcher plus loin dans la forêt.

    Une voix calme s’est alors exclamée derrière moi. Avec sursaut, je me suis retourné pour voir un homme tout en noir, le visage caché, accoté nonchalamment sur un arbre. Il m’a proposé de le suivre si je désirais me reposer et manger un peu et m’assura qu’aucun mal ne me serait fait. Sentant que j’aurais peut-être une chance supplémentaire de survie si je suivais cet homme au lieu de courir le risque de tomber sur un des innombrables vampires de la région, je le suivis. Lorsque la porte de Syptosis s’est refermée derrière moi, j’espérais déjà ne pas trop souffrir lors de ma mort.

    Il n’en fut rien. Ce sont les gens les plus hospitaliers que j’ai jamais rencontrés, malgré l’odeur qui picote le nez. Bien sûr, il ne faut regarder personne dans les yeux et suivre les règlements de l’endroit. Mais outre cela, ils m’ont nourri, offert un toit pour la nuit et laissé repartir intact le lendemain matin. Jamais je n’aurais cru cela possible. Je me demande encore qui sont les « bonnes gences » de la région.

    Bachir Abd Al-Haqq

    Raphaël V. Bardet est un traitre!

    Lorsque l’on connait l’histoire de cet homme, c’est la seule conclusion acceptable. Déjà à l’été 745, Raphaël abandonnait les gens d’Hyden. Il se réfugia auprès du Clan Nakamura auquel il jura fidélité et obéissance. Il a ainsi trahi des gens qui le considéraient comme un frère et un ami, afin d’assouvir sa soif de puissance en se tournant vers la nécromancie. Il savait où trouver des maîtres pour lui apprendre cette voie interdite en Hyden. Il a donc étudié la nécromancie sous la tutelle d’Akuma Jinsuke la Liche qui était plus puissant que son maître de l’époque. Son égo est si grand qu’il a même fait des menaces de mort à tous les gens d’Hyden et en particulier aux arcanistes. Vérifiez vos archives du Journal d’Hyden, il a signé cette menace sous le titre de « Grande noirceur d’Amaï’ra ».

    Je vous confirme qu’il a bien appris l’usage de la nécromancie à mes côtés. Quand il eut appris tout ce qu’il avait à apprendre et qu’Hyden ne représentait plus une menace pour lui il fit ce qu’il sait le mieux faire, trahir les siens!

    Aujourd’hui, ce traitre s’est autoproclamé « lumière de Sylva » et se cache à Hyden. Il a de nouveau convaincu un maître plus puissant que lui de partager son savoir, afin que lui, Raphaël V. Bardet, deviennent encore plus puissant. Combien de temps avant qu’un autre mage ne lui offre plus de puissance en échange de sa trahison?

    Il a violé vos lois. C’est un traitre, un assassin, un nécromancien et chaque jour qui passe fait de lui un homme plus dangereux encore. Oh gens d’Hyden, je ne partage peut-être pas toutes vos croyances, mais sur un point nous pouvons nous entendre : la trahison est impardonnable. Ne vous laissez pas berner par Raphaël V. Bardet. Soumettez-le à votre justice ou emmenez-le pieds et poings liés dans la plaine de Syptosis pour qu’il soit jugé et puni par le Clan auquel il a jadis promis obéissance!

    Nakamura Tamahiro
    1er maître de la grande école sur les arts de l’arcane et de la mort

    Appel à l’unité

    Mes amis, mes frères et mes sœurs, nous vivons une heure sombre. Une armée est en marche et elle est animée par une seule chose : la destruction de tout ce que vous avez de plus cher. Cette armée n’arrêtera pas tant qu’il restera un seul être vivant qui n’aura pas été converti à leur folie meurtrière ou qui n’aura pas été enchaîné en servitude à ses pieds!

    Cela fait 15 ans que les Galléonites ont débarqué pour répandre la mort et la dévastation partout où ils vont. Ils ont saccagé le Sud de l’Empire, le Sud de la Confédération Urdienne et les terres de Bélénos, réduisant les peuples conquis à l’état d’esclaves. Heureusement, il existait des hommes de Bien pour les combattre et éviter que la lumière soit à jamais assombrie par leur folie. Durant 15 années des hommes et des femmes vertueux ont été les remparts des races libres contres ces barbares enragés.

    Aujourd’hui, la bête s’est de nouveau réveillée et les armées maudites du Tyran ont de nouveau soif du sang! Leur armée, du Sud de la Confédération et de l’Empire envahie, ont trouvé dans les tribus des Terres des Brumes de nouveaux alliés. Gorgés de leur soif de violence, ils n’ont qu’une idée en tête : tout conquérir. À l’heure où je vous parle, ils massacrent des gens en Khalonnie, en Confédération Urdienne, en Empire et même en Bélénos.

    En effet, peuple libre d’Hyden, il se trouve 5000 de ces sauvages à une journée de marche de vos terres! Les laisserez-vous prendre ce que vous avez travaillé si dur à construire? Ou vous battrez-vous pour le Bien? Nous devons, gens d’Hyden, mettre de côté nos différences et nous unir en un seul et puissant front commun afin de défendre ce qui est cher à nos yeux! C’est pourquoi les Forces Impériales et le président d’Hyden, le Capitaine Rufo, ont mis sur pied la ligue du Bien. Les signataires s’engagent à collaborer pour repousser l’envahisseur. Si vous désirez en savoir plus sur le traité ou si vous désirez le signer, vous n’avez qu’à vous présenter à la Garnison Impériale.

    Il faut s’unir pour protéger ce qui est bon avant tout, mais rappelez-vous aussi que l’empire est généreuse et n’oubliera pas ceux qui se sont battu vaillamment contre ceux qui veulent corrompre l’humanité. N’oubliez pas mes frères et mes sœurs : unis tous ensemble, ils ne peuvent rien, car nous sommes invincibles!

    S’en est trop!

    Plume en main, j’écris aujourd’hui pour dénoncer publiquement les incessants harcèlements que je subis par certaines personnes. D’abord mes choux qui disparaissent, puis, mes voisins qui m’accusent de crimes que je n’ai pas commis et maintenant ça, des prophéties insensées jour après jour devant ma porte!

    « Les trois pentagrammes d’Eklanïde renaîtrons des cendres brûlantes de cette auberge!
    Les infidèles brûleront et regretterons leur temps perdu à prier cette fausse providence! »

    À quoi bon vous acharner sur moi? Qu’est-ce que je vous ai fait? J’en ai marre de vos persécutions injustifiées à mon égard! Je n’ai même pas d’auberge! Pourquoi ne me laissez-vous pas moi et mes choux tranquilles? Je vous promets que si je découvre qui vous êtes, je vous enterrerai vifs dans mes champs pour nourrir le peu de choux que j’ai encore!

    Si qui que ce soit arrive à mettre la main sur ces harcelants producteurs de prophéties ridicules, je m’engage à leur envoyer l’équivalent de leur poids en choux en plus d’une bonne poignée de chads! J’en ai plus qu’assez de me retrouver sans cesse face à ces mêmes lettres idiotes à chaque fois que j’ouvre ma porte…

    Fabien Lerang, un agriculteur qui en a marre…

    Renaissance des Sibylles

    Cher Bélénois,

    Il me fait un plaisir de vous annoncer qu’en cette lune de mai 747, le culte des Sibylles reprend vie. Lors du mois d’août dernier, vous avez pu observer un rituel à la gloire des Sibylles visant à bénir un gâteau. À la suite d’un événement rocambolesque, nous avons pu voir la magie de Muse encore à l’œuvre. L’Armée du Barde réussit encore et toujours à bénir pour Muse. Pour le bien des Sibylles, j’ai moi-même béni le présent au nom des Sibylles représentant le changement vers les nouvelles déités.

    Par la suite, plusieurs prêtres des Sibylles ont repris leur voyage en septembre, les menant à diverses régions du monde. Il me fut un plaisir de constater que de nouveaux priants m’ont rejoint lors des Calembredaines d’avril. J’ai alors procédé au baptême des nouveaux prêtres rejoignant Hyden en 747.
    C’est grâce à eux notamment qu’il m’a été permis de réaliser une bible à la gloire des Sibylles. La bible sera disponible à plusieurs endroits. L’ouvrage permet à n’importe quelle personne de rendre hommage aux Sibylles chez elle. Si vous m’en faites la demande en personne il me sera même possible de vous la donner dans un format de poche vous permettant de l’amener dans votre maison. J’espère sincèrement que tout groupe digne de ce nom en ait au moins une à titre d’ouvrage consultatif.

    Je vous invite donc à participer à nos activités et rituels lors de la prochaine lune. Je tiens à souligner que le tout sera gratuit, joyeux et festif. Il y aura même une possibilité de gagner des prix, que le destin et le hasard fassent son œuvre.

    Gloire et prospérité!
    Ragnak, représentant du culte des Sibylles.

    Levez-vous!

    Je me suis récemment penché sur le cas du conseil de notre merveilleuse seigneurie indépendante depuis peu. Je suis un Bélénois de cœur, fier et patriote, mais quand je regarde par qui nous sommes dirigés j’ai mal à mes idéaux. Le président prie un dieu mort et notre ministre de la justice est un barde priant les Sibylles. Je suis même prêt à parier qu’il voue encore un culte à Muse. Par pitié, expliquez-moi comment ceux-ci ont pu être élus à titre de président et de ministre!?

    J’ai deux hypothèses sur le sujet. La première est que le conseil est nécessairement corrompu et pour avoir un poste il faut seulement savoir mettre l’argent ou des faveurs dans les mains appropriées. Je trouve inacceptable que notre conseil agisse de la sorte et que les fiers habitants de notre seigneurie laissent le tout aller. Je commence à comprendre la révolte paysanne de juillet dernier.

    Ma deuxième hypothèse est que le conseil d’Hyden est tout simplement faible, irréfléchi et sans doute inapte à diriger correctement. Il me fait mal au cœur de voir notre conseil en plein déboire. Mon rêve d’une nation forte meurt à petit feu avec la montée des dieux considérés faibles par tous. Pourtant personne ne semble s’en intéresser. Le monde regarde le tout aller et personne n’ose bouger le petit doigt. Hydenois, il est temps de faire valoir votre point. Utilisez la démocratie à votre avantage et remplacez ces fainéants. Levez-vous!

    Adrien Melgar, Hydenois de cœur!

    Feuillet d’Hyden juin 747

    Le président en marche

    Les hommes du Nord n’ont qu’à bien se tenir! Si la plupart des seigneuries bélénoises ne réagissent que lentement à l’invasion de Chastel-Blanc, le petit bourg franc d’Hyden a décidé de régler le problème par lui-même. À la mi-mai, le président Rufo, inquiet des avancées de l’envahisseur barbare dans le Nord bélénois, a levé une escouade d’élite afin d’ébranler les défenses de la cité aédonite occupée. En sa compagnie, quelques dizaines d’habitants d’Hyden ont décidé de jouer le rôle d’avant-garde de la bataille à venir. Parmi les braves, nous comptons Marc DePrairie, Félicie de Valois et William Delion, fervents impériaux, le maître d’armes Maxence des Blancs-Tourrains, la succulente Stella Bonasselli de la Dame Psychotique et plusieurs autres.

    Les messagers faisant la liaison entre Hyden et la cohorte de Rufo rapportent étonnamment que les hommes du Nord du clan Rasmussen auraient déjà quitté Chastel-Blanc en évitant soigneusement le combat. La cité ne serait désormais plus gardée que par quelques centaines de Galléonites bélénois affirmant appartenir à l’ancienne Éclipse d’Airain. Profitant de la faiblesse des défenseurs, les guerriers Hydennois auraient instauré un siège sur Chastel-Blanc, affamant déjà les occupants d’ici l’arrivée des renforts de l’Alliance de Solèce et du duché d’Aurélius. Ainsi, malgré son faible nombre, l’avant-garde d’Hyden fait déjà la différence dans ce qui sera probablement l’un des sièges les plus importants de la décennie en cours.

    Finalement, les guerriers ont enfin pu examiner les mystérieuses fosses creusées par les Rasmussen tout au long du printemps. Selon les rapports, celles-ci ne contiendraient aucun corps et auraient toutes les apparences de lieux d’excavation minutieusement élaborés. Selon le président Rufo, cela ne prouve qu’une chose : l’intervention vive et efficace des Bélénois a empêché le pire!

    Henry Poldier

    Les Rasmussen quittent Bélénos!

    Ce que l’avant-garde du président Rufo avait annoncé en primeur fut confirmé par une multitude d’habitants du Nord bélénois : le clan Ramussen a déserté Chastel-Blanc et retournerait vers les Terres des Brumes. C’est là un comportement fort curieux lorsque l’on considère que les seules forces d’Ulf Rasmussen égalaient presque en nombre celles de toutes les seigneuries bélénoises réunies. Certains sympathisants à la cause galléonite se sont empressés d’affirmer qu’il s’agissait là de la preuve que les hommes du Nord n’ont jamais souhaité envahir Bélénos et que leur but véritable était d’une toute autre nature. Par contre, leurs détracteurs aédonites rappellent qu’une armée de 3000 hommes, même dispersée, demeure une dangereuse menace pour la sécurité des terres et qu’il ne faut surtout pas se laisser berner par cette tactique.

    Néanmoins, retirer plusieurs milliers de guerriers d’un territoire ne peut se faire en un seul jour. À la fin de l’hiver dernier, ceux-ci avaient traversé en un unique front les forêts denses de la Griffe de l’Ouest afin de prendre par surprise les Aédonites de Chastel-Blanc. Aujourd’hui, les hommes du Nord sembleraient se disperser en une multitude de bandes de pillards saisissant sur leur passage les victuailles dont ils auront besoin pour leur long périple. Ceux qui ont croisé la route de ces voyageurs affirment toutefois qu’ils ne s’attaqueraient qu’aux troupes armées les menaçant, aux fortins usiriens et aux créatures maléfiques. Les innocents n’ayant jamais levé les armes contre Galléon et ses fidèles n’auraient donc rien à craindre.

    Au-delà de l’abandon de la bataille bélénoise par les Rasmussen –si bataille il y avait-, ce comportement du clan du Nord laisse deviner une scission entre les factions des Terres des Brumes. Alors que les autres familles s’embourbent doucement dans une guerre contre le Saint Empire de Twyden, la Khalonnie et la Confédération Urdienne, le clan Rasmussen mène à bien son propre agenda. La fin du conflit actuel pourrait sonner l’émergence d’une nouvelle puissance dans les Terres des Brumes.

    Dernier fait à noter, d’autres hommes du Nord –des Bjorn- auraient été aperçus sur les rivières bélénoises. Ceux-ci n’ont guère fait de ravages et se dirigeaient vers le Sud des terres.

    Henry Poldier

    L’incroyable Salamandre volante

    L’exploit avait été accompli par Galléon lui-même alors qu’il foulait le sol d’Illimune et il a été reproduit au début du mois de juin par les commerçants de la Salamandre à Héodim et certains de ses représentants de l’Emporium d’Hyden. Sous la supervision de Franz Drakeneisen, maître d’alchimie à l’université d’Héodim et intendant de la Salamandre en Bélénos, un bateau volant s’est élevé dans le ciel de la capitale auréloise et a symboliquement fait le voyage entre cette dernière et Andrave. L’embarcation, baptisée « Le Cheval volant », consiste en un navire classique –dont la structure rappelle celle des anciens bateaux galléonites- surmonté d’un ballon empli d’un gaz d’origine alchimique. Afin de se protéger des éventuelles fuites susceptibles de survenir lors de l’envol, les marins du ciel qui le conduisent arborent d’étranges masques de fer aussi massifs que peu esthétiques.

    Cependant, là ne s’arrête pas l’exploit de la compagnie de la Salamandre ce mois-ci. Au beau milieu de l’inauguration du Cheval volant, Drakeneisen a déclaré que la compagnie viendrait en aide aux civils innocents, impériaux et bélénois, frappés par la guerre en cours. À l’heure actuelle, plusieurs convois terrestres de denrées essentielles auraient pris la route afin de distribuer soins et victuailles sur l’axe des provinces du Yarbrield, de Genterdorf et du Varrop, durement touchées par les raids des hommes du Nord. Le bateau volant, quant à lui, se dirigerait présentement vers le Nord de la région d’Altembourg, où nombre de citadins se sont réfugiés après les premiers assauts des galléonites du Sud. Enfin, sous l’initiative particulière de l’Emporium d’Hyden, une dernière caravane sillonnerait le chemin entre Chastel-Blanc et Solèce afin d’aller à la rencontre des expatriés aédonites en proie au désespoir.

    La Salamandre a promis de continuer à soulager les souffrances des civils blessés par la guerre, et ce aussi longtemps que ses affaires le lui permettraient.

    Aurélia Nanthier

    Fief Marniet : Briserak tombe

    Depuis la chute de Chastel-Blanc, un flot ininterrompu de réfugiés usiriens a convergé vers les villes et forteresses du secteur. Si la plupart se dirigèrent naturellement vers Solèce et Pistaguer, d’autres moins chanceux durent prendre le chemin du Fief Marniet. Dès que les premiers exilés arrivèrent aux portes de la forteresse de Briserak, point de surveillance des troupes de Marniet au Nord-Est de la seigneurie, l’ordre à suivre fut simple : fermer les portes et laisser les pauvres âmes à l’extérieur. Certains y virent là une vengeance personnelle du duc Marniet face à l’Alliance de Solèce qu’il avait quitté en 746, d’autres y décelèrent une simple tactique de non-intervention dans le conflit en cours.

    Or, les soldats de Briserak n’ont pas perçu les ordres de Marniet de la même façon. Déjà, une forte tension régnait dans la forteresse alors que deux camps coexistaient au sein de la garde. D’un côté, les soldats usiriens, pour la plupart de faibles rangs, souhaitaient ouvrir les réserves de l’installation aux à leurs confrères de foi réfugiés. Par contre, d’un autre côté, les gradés aykiens maintenaient fermement la résolution de conserver les portes closes. Ainsi, le 20 mai dernier, la tension se transforma en conflit ouvert lorsque les aykiens décidèrent de tirer une volée de flèches sur les exilés qui s’approchaient un peu trop des murs. Cela en fut trop pour les défenseurs aédonites, plus nombreux, qui déclenchèrent les hostilités avec leurs camarades d’armes. À la fin de la journée, les portes étaient ouvertes et les Usiriens accueillaient leurs compagnons de foi à l’intérieur des murs pendant que les corps des commandants aykiens étaient entassés dans un coin.

    La forteresse de Briserak accueille désormais les indigents des régions environnantes. Cependant, elle n’a hissé aucune nouvelle bannière, ce qui laisse croire que ses habitants n’ont pas rejoint l’Alliance de Solèce après leur mutinerie.

    Henry Poldier

    Les Verts omniprésents

    Pour la première fois depuis l’exode des Rakashans au cœur des Terres maudites, les orcs et les gobelins de Bélénos se sont montrés extrêmement audacieux. Le silence que les Verts maintenaient à la fin du mois d’avril n’était que le calme avant la tempête et ceux qui ont cru que la guerre entre Usire et Galléon serait leur principal souci ont été confondus. Jour et nuit, les hurlements de guerre destinés à Hargrash, Auldo, Ottor-Kom et Goldo se sont multipliés dans tous les coins de Bélénos.

    Bien sûr, nul ne fut surpris par les raids sur l’Alliance de Solèce, plus précisément sur les frontières orientales de la province d’Orion. Les protecteurs des territoires étant désormais habitués aux confrontations régulières avec les créatures des Terres maudites, ils repoussèrent –non sans mal- leurs adversaires. La situation fut similaire à Hyden où, malgré de nombreux décès, les forces de l’Ordre endiguèrent la vague maléfique déferlant sur elles. Plus étonnés furent les quelques bandes de Rasmussen qui quittaient Chastel-Blanc au même moment pour passer à l’Est et qui disparurent sans laisser de trace près des marais maudits.

    Ceci dit, les nouvelles inquiétantes nous sont parvenues des Cités de l’Ordre et du duché d’Aurélius où des orcs et gobelins ont mené de nombreux assauts en partance du territoire du Conclave impérial. Profitant probablement d’un pacte de libre-passage avec les nécromants du Sud, les créatures barbares sont parvenues à lancer quelques attaques chirurgicales sur Andrave, le siège du pouvoir du haut-thaumaturge Markelus, et sur le faubourg d’Eseldorf. Par un heureux concours de circonstances, un regroupement militaire dirigé par le duc Lanfranc lui-même était présent dans le secteur et parvînt, avec l’aide de quelques brigades correctionnelles, à renvoyer l’ennemi en ses retranchements. Cependant, devant l’audace des verts, une stupeur générale parcoure encore les Aurélois et les habitants de la Cité grise. Qui sait maintenant où frapperont maintenant les hordes du chaos?

    Simon de Rynh

    L’Aurélius à Eseldorf

    Les bannières de l’Aurélius se sont finalement rassemblées au Sud d’Eseldorf, aux frontières orientales des deux seigneuries. Menées par le duc Lanfranc, les troupes des Durance, Méricourt, Offgen et la Trémoille ont répondu à l’appel de leur seigneur au début de mai. Leur but était alors clair : reprendre Chastel-Blanc aux envahisseurs des Terres des Brumes. Malheureusement pour les chevaliers, diverses tuiles retardèrent le déploiement de l’effort de guerre.

    Tout d’abord, au cours du mois de mai, les guets de l’Aurélius annoncèrent avoir aperçu aux frontières des Cités de l’Ordre de forts contingents d’hommes du Nord se dirigeant subtilement vers le Sud bélénois. Face à cette possible menace, Durance et Méricourt retardèrent leur départ de leur fiefs respectifs. Par la suite, les assauts incessants des orcs et gobelins dans la région d’Andrave empêchèrent Lanfranc de poursuivre sa route. Ce n’est qu’avec l’aide des BC-E de la Cité grise que les forces ducales parvinrent à repousser sans grandes pertes les barbares verts.

    Suite à ces derniers combats, le duc de l’Aurélius exigea à Maximilienne d’Eseldorf de lui accorder le droit de passage vers Chastel-Blanc. Cette dernière, plutôt que de refuser, clama qu’une telle décision devait faire l’objet d’un décret de la Congrégation eseldorfienne et que celle-ci ne pourrait se prononcer avant la mi-juin. Cette position officielle de la part de Maximilienne s’intègre à celle de non-intervention observée par le Triumvirat depuis le début du conflit entre Twyden et Terra Liberatis.

    La tension augmente donc lentement aux portes des Cités de l’Ordre alors que l’armée auréloise piétine le long de la rivière Maxence. Un nouveau volet de la guerre s’ouvrira-t-il au centre de Bélénos?

    Massacre à Vofadef

    Face au silence du prince Brinovish, la confusion se répand graduellement à l’Est de la principauté d’Argyle. Depuis que le lieutenant Alexeï Gastov, charismatique militaire aux allégeances aykiennes, a pris le commandement de la forteresse de Vofadef, les voïvodes des environs hésitent à adopter une marche à suivre claire. Les rumeurs soutiennent que le prince lui-même aurait désormais à ses côtés un nouveau conseiller à la foi obscure, ce qui empêche toute action officielle à l’encontre des rebelles aykiens.

    Par contre, si la noblesse est lente à réagir aux changements religieux qui s’opèrent sur ses terres, le petit peuple est beaucoup plus prompt à la colère. Au cours de la nuit du 3 au 4 juin, une centaine de gueux armés de gourdins et de haches ont pris d’assaut la forteresse de Vofadef. La bande, constituée d’habitants usiriens des environs insatisfaits de placer leur destinée dans les mains d’Aykiens, approcha la place-forte en espérant l’incendier par surprise. Cependant, l’attaque n’avait pas encore débuté qu’une petite cohorte d’une dizaine de soldats franchit les portes du fort. Selon les quelques attaquants ayant survécu, les guerriers aykiens étaient animés par une fureur fabuleuse et, parmi leurs rangs, deux énormes lézards munis de lances semblaient les guider. La terreur instiguée par ces lézards, jointe à l’inexpérience militaire des assaillants, causa la débandade chez ces derniers et entraîna dans la mort la plupart des pauvres bougres.

    Le récit de ce massacre nocturne et des horribles lézards sanguinaires parcoure aujourd’hui les campagnes argyliennes et creuse encore plus le fossé entre les traditionnels fervents d’Usire du territoire et les Aykiens récemment affichés. Beaucoup croient que seul le prince Brinovish pourrait désormais endiguer cette guerre civile en devenir.

    Aurélia Nanthier

    Négociations au Bastion

    De nouveaux développements en provenance du Bastion nous sont enfin parvenus au début du mois de juin. Comme nous nous en doutions, l’état de santé du Lion d’Asdalan, Jossep Findest, a continué de décliner. Malgré tous les soins qu’il a pu recevoir depuis l’automne dernier, des montées de fièvres ne cesseraient de l’accabler quotidiennement dans ses quartiers de la forteresse d’Asdalan. Le héros légendaire, déjà âgé d’une soixantaine d’années, semble donc être rattrapé par ses décennies de veille sur les remparts de l’Est. Heureusement, le dirigeant de la Première Colonne, surnommé l’Enfant-Prophète et associé à Vaul lui-même, écoulerait de nombreuses heures au chevet du général en chef du Bastion, discutant de sujets inconnus de tous.

    Or, les voyageurs nous rapportent aussi la nouvelle d’une rencontre diplomatique historique aux pieds de la forteresse de Korujev, où des dizaines de milliers d’orcs et de gobelins menacent d’attaquer depuis plusieurs mois. Pour la première fois dans la mémoire des Hommes, un diplomate gobelin muni d’un drapeau blanc aurait été envoyé devant les remparts. Contre toute attente, le lieutenant de la 27e Lance de Korujev, Fedor Cossick, entama une discussion avec l’énergumène. La nature exacte de leurs échanges ne s’est pas rendue à nos oreilles, mais il semblerait que le diplomate vert aurait exigé des défenseurs l’ouverture des portes du fort en échange de la promesse qu’aucun innocent priant de dieu ne serait la cible d’attaque. Évidemment, la proposition fut rejetée sans hésitation par le lieutenant Cossick et celui-ci, dans un geste de clémence inouï, laissa le gobelin retourner indemne à sa horde.

    Devant l’indifférence généralisée des grandes nations –seuls l’Aurélius et la Griffe de l’Ouest de Bélénos ont tendu l’oreille- quant à la menace verte en Orient, les généraux du Bastion ont cessé d’appeler à l’aide. Un ennemi particulier se dresse face à eux et ils devront visiblement l’affronter seuls.

    Aurélia Nanthier

    Apparitions du passé

    Voilà, c’est fait : les fantômes du passé reviennent nous visiter. Nous étions tous aux aguets des vampires, des liches, des zombies, des squelettes et des demi-morts. Maintenant se joignent à ces entités pas-tout-à-fait-mortes des fantômes de nos êtres chers (et pas si chers). Voici quelques témoignages que j’ai pu recueillir au cours des dernières semaines dans la région d’Hyden…

    Wenceslas Baker, des « Notaires Baker », soutient dur comme fer avoir aperçu, pendant son petit déjeuner, dans sa coupe d’eau le visage de son défunt grand-oncle Augustus. Alors qu’il se frottait les yeux afin de chasser toute trace de fatigue susceptible de faire naître en lui d’absurdes illusions, il entendit résonner dans sa cuisine une voix tonitruante le laissant sans mot. Wenceslas n’a guère voulu me répéter les paroles de qu’il estime être son grand-oncle décédé.

    Eulalie Mécine, propriétaire de la « Taverne à Eulalie », a échappé de justesse à un incendie s’étant déclaré dans l’une des chambres de son établissement. La fière dame affirme que l’un de ses clients aurait enflammé les draperies de son lit lorsqu’il a laissé tomber sa chandelle sous l’effet de la surprise devant l’apparition du spectre de sa grand-mère morte. Eulalie nous assure qu’elle aurait elle-même entrevu le fantôme alors qu’elle se débarrassait des tissus en flammes par une fenêtre.

    Finalement, Mathilde Yre, un augure d’Hyden, m’a fait de troublantes révélations sur mes proches décédés. Jamais je n’ai cru à ces histoires ésotériques, mais il semble vrai que les âmes des trépassés rôdent parmi nous et qu’elles continuent de veiller sur les vivants. Maintenant plus que jamais, vous avez la chance de communiquer avec les défunts! Une fois le premier choc passé, c’est là une expérience extraordinaire!

    Lyna de Vertecolline

    D’Asfalia recherche

    François d’Asfalia, le généreux dirigeant de la guilde du Conclave de Lavakhnir, l’une des deux organisations responsables du commerce de la magie dans la cité-franche, a lancé une vaste campagne de financement lors du mois d’avril dernier. Soutenant que la guerre actuelle engendrera son lot d’orphelins, d’Asfalia a signifié son souhait d’agrandir ses refuges pour enfants abandonnés de Lavakhnir. Pour y arriver, il aurait invité en mai divers commerçants de tout Illimune à l’accompagner dans son projet. Récemment, il a donné davantage de détails sur son opération.

    D’Asfalia serait à la recherche d’objets rares. Magiques ou pas, l’important est que ces objets rares puissent être revendus à bons prix en tant qu’items exotiques lors d’une enchère dont les profits seront remis aux orphelinats d’Asfalia. Cependant, afin d’assurer la qualité des produits, un seul objet en provenance d’Hyden sera accepté par le philanthrope.

    Dimanche matin le 16 juin, à 9h00, un voyageur dénommé Victorin sera au village d’Hyden au nom d’Asfalia afin de choisir un objet parmi ceux qui lui seront soumis par les gens de la région. L’objet choisi ne sera pas remboursé, mais tout le monde sait que François d’Asfalia sait se montrer extrêmement reconnaissant envers ceux qui lui viennent en aide. Saurez-vous saisir cette occasion pour investir dans votre avenir?

    Lyna de Vertecolline

    Levez-vous!

    Je me suis récemment penché sur le cas du conseil de notre merveilleuse seigneurie indépendante depuis peu. Je suis un Bélénois de cœur, fier et patriote, mais quand je regarde par qui nous sommes dirigés j’ai mal à mes idéaux. Le président prie un dieu mort et notre ministre de la justice est un barde priant les Sibylles. Je suis même prêt à parier qu’il voue encore un culte à Muse. Par pitié, expliquez-moi comment ceux-ci ont pu être élus à titre de président et de ministre!?

    J’ai deux hypothèses sur le sujet. La première est que le conseil est nécessairement corrompu et pour avoir un poste il faut seulement savoir mettre l’argent ou des faveurs dans les mains appropriées. Je trouve inacceptable que notre conseil agisse de la sorte et que les fiers habitants de notre seigneurie laissent le tout aller. Je commence à comprendre la révolte paysanne de juillet dernier.

    Ma deuxième hypothèse est que le conseil d’Hyden est tout simplement faible, irréfléchi et sans doute inapte à diriger correctement. Il me fait mal au cœur de voir notre conseil en plein déboire. Mon rêve d’une nation forte meurt à petit feu avec la montée des dieux considérés faibles par tous. Pourtant personne ne semble s’en intéresser. Le monde regarde le tout aller et personne n’ose bouger le petit doigt. Hydenois, il est temps de faire valoir votre point. Utilisez la démocratie à votre avantage et remplacez ces fainéants. Levez-vous!

    Adrien Melgar, Hydenois de cœur!

    Feste des Sibylles

    Oyez bonnes gens d’Hyden!

    Les nuits se font plus courtes, les journées plus longues et les premières récoltes approchent! Pour fêter le solstice d’été, l’Église des Sybilles vous invite à une grande célébration au cœur d’Hyden.

    Musique, danse, jeux, nourriture et boisson seront de la partie! Les festivités commenceront au milieu de l’après-midi et dureront jusqu’au coucher du soleil!

    Église des Sibylles d’Hyden

    Communiqué: La Salamandre apaise vos souffrances et nourrit vos familles

    La guerre, la guerre ne change jamais.

    La guerre est parfois juste, la guerre est parfois nécessaire, on s’y bat pour nos convictions ou pour défendre sa patrie. Cependant, sans y participer, plusieurs sont aussi victimes de la guerre.

    Bélénois, Bélénoises, c’est avec altruisme qu’aujourd’hui je tente de panser les plaies et de calmer les pleurs de vos frères et de vos soeurs victimes de la guerre. Les combats qui font rage en ce moment laissent des familles sans maison, des parents sans enfant et des étés sans récolte.

    C’est pour mettre un baume sur toute cette souffrance qu’encore une fois, la Salamandre met en place ses caravanes de ravitaillement et de soins pour venir en aide aux victimes civiles de la guerre et apaiser leur destin funeste.

    Ne craignez pas la famine ou la maladie pour vos proches, nous sommes là pour eux.
    Je vous souhaite bon courage.

    -Robert Dedrick-
    Ambassadeur Relationnel de la Salamandre
    Gérant de l’Auberge du Phoenix

    Nouvelles de la guerre

    Gens d’Hyden, comme vous le savez, depuis ce printemps la guerre qui opposait le Saint-Empire, la Khalonnie et la Confédération Urdienne aux forces galléonites a recommencé. Malgré un début de guerre qui laissait présager un sombre avenir, nous regagnons espoir. En effet, la capitale de Twyden, Altembourg, a reçu les renforts de 10 000 soldats impériaux pour combattre les troupes ennemies qui assiégeaient la capitale. Devant cette force de frappe, l’armée de l’envahisseur a dû reculer. Ce n’est pas tout, plus de renforts sont déjà en marche pour compléter cette contre-attaque. Le retour en force des défenseurs ne se fait pas uniquement sentir en Empire! En effet, en Khalonnie les troupes du Nord qui ont eu le malheur de débarquer sur ces terres ont été rapidement massacrées par les efforts des miliciens khalonniens. Pour ce qui est de la Confédération Urdienne, elle a monté une armée forte d’environ 13 000 têtes pour aller au front contre la partie de la Confédération toujours sous le joug de l’envahisseur.

    J’aimerais profiter de cette tribune pour rappeler aux gens d’Hyden que les Forces Impériales présentes dans votre secteur sont aussi à votre disposition. Si vous avez besoin d’aide n’hésitez pas à passer à notre forteresse. Que ce soit pour aider à la protection du village ou de quelque manière que ce soit.

    Ne perdez pas espoir gens de bien, car dans la fin les justes triompheront!

    Père Grégoire De Latour,
    Aumônier des Forces Impériales

    Les esprits en péril

    De plus en plus, les esprits qui ont appris à parler nuisent à la communication des autres esprits. Ceux que certains appellent dieux et démons accaparent l’attention de leurs « priants » et empêchent les esprits de communiquer avec eux, et ce même par le biais des rêves. Certains esprits plus faibles se sont même tus complètement. Les plus forts, qui ont su communiquer malgré tout surtout avec les shamans qui se font un devoir d’écouter, ont mentionné des bouleversements dans le monde éthéré. Quelques chose se produit dans ce monde intangible et nous en ignorons la cause. Il semble que l’esprit qui marche y soit pour quelque chose. Le voile entre les vivants et les morts s’amenuise. Il faut se préparer.

    Coulter Desforets

    Le maillon décimé

    Les tensions entre les priants d’Ayka et d’Usire ne datent pas d’hier. La présence en Hyden de deux groupes radicaux appartenant à ces divinités respectives ne pouvait qu’engendrer de nouvelles tensions. Il a suffi d’un hiver à macérer dans cette haine tacite pour qu’une guerre ouverte se déclenche. Les Forces impériales furent les plus impatientes : à peine la neige finie de fondre, elles ont fondu (pardonnez-moi ce jeu de mots) sur leur ennemi du Maillon. Leur tactique, leur stratégie et leur force de frappe eurent raison de groupe fervent d’Ayka. La déesse vengeresse saura-t-elle exercer sa légitime vengeance? Avec si peu de survivants il faudrait un miracle. Mais si nous savons tous que les miracles ne sont pas si rares en ces terres!

    Lyna de Vertecolline

    Les Forces impériales attaquent les orcs qui attaquent les Forces…

    La dernière lune, nous avons assisté à un spectacle des plus curieux. Les Force impériales, sur leur lancée d’éradiquer leur version du mal, allèrent attaquer les orcs dans leur tout nouveau campement. La bataille a vite changé de direction lorsque toute la vermine qui pullule en ces terres, du moins c’est ce qu’il semblait, est arrivée pour prendre les Fils dans un étau. Les Force impériales et leur alliées les Roses noires durent se retrancher jusque dans leur propre forteresse.

    Vu de l’extérieur, les orcs semblaient prendre le dessus, mais contre toute attente, le village d’Hyden au grand complet, du moins c’est ce qu’il semblait encore, vînt à la rescousse des Forces impériales. Que de revirements dans ce combat. Les orcs furent déroutés et repoussés vers leur campement, mais cette fois, les Forces impériales les laissèrent filler. Probablement que ce jeu de chat et de souris les avait fatigués. Il faut aussi mentionner le chemin de cadavres en blanc et rouge qui partait du fort orc jusqu’à celui des priants d’Usire. Tel un petit poucet, les orcs avaient tracé leur chemin.

    Simon de Rynh

    Rituel elfe qui effraie les pauvres aubergistes

    Vous vous souvenez, je vous avais parlé des mystères des elfes. Voilà maintenant qu’ils terrorisent de pauvres aubergistes sans défense. J’étais de passage à la toute nouvelle auberge de Danaé lorsque nous vîmes et entendîmes des choses des plus surnaturelles, même pour un village comme Hyden. Des gens arrivèrent en criant aux démons. Les aubergistes barricadèrent leur porte en laissant des clients à l’extérieur à leurs risques et périls. Votre dévoué serviteur ne reculant devant rien s’est approché de la source de cette panique. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir des elfes en plein rituel. L’un d’eux au centre du cercle tenait des propos décousus. Il semblait possédé par un esprit qui n’était pas le sien, si besoin est de préciser. Je comprends pourquoi les bonnes gens eurent si peur en voyant ce tableau. On aurait dit qu’il sortait tout droit des plans démoniaques. Malheureusement, j’ai dû me sauver avant de complètement percer le mystère, car les elfes m’ont découvert. Que cherchaient-ils ? À quoi leur sert un tel rituel ? Parlent-ils avec des esprits du mal ? Je l’ignore, mais je vais continuer mon investigation.

    Coulter Desforets

    Les orcs attaquent le village…encore

    C’est rendu une tradition. Un raid d’orc par-ci, un raid par-là. Les villageois ne paniquent presque plus lorsque les orcs attaquent. Les bardes s’enferment, les McAles entrent dans leur maison et ceux qui portent les armes se battent. Une simple routine. Évidemment, les orcs furent décimés facilement comme à leur habitude. Cela fait un bon entrainement sans grands risques pour les guerriers du village en attendant une vraie attaque meurtrière. Il y a de quoi se demander pourquoi ils font toujours ces attaques incessantes. Qui va se lasser le premier, le village ou les orcs ? Va savoir. Nous pouvons nous attendre à une attaque la prochaine lune, la routine quoi.

    Lyna de Vertecolline

    Tout va bien à Syptosis

    La forteresse de Syptosis a pris des vacances en cette lune. Aucune attaque n’a été faite contre eux et ils n’ont fait aucune attaque d’envergure. Certes, les « petits nouveaux » en mal d’action ont fait quelques raids, mais rien pour se fatiguer. Les vampires, liches et demi-morts de toutes sortes ont dormi sur leurs deux oreilles sans que personne ne vienne les déranger. Même pas une petite guerre intestine rien. La paix totale. Peut-être sont-ils fatigués de toujours gagner ? Il ne vaut peut-être plus la peine de faire quelque chose que l’on sait gagné d’avance.

    Simon de Rynh

    Suivi de l’invasion de shamans

    J’ai réussi pour vous à interroger des shamans. Certains m’ont avoué être en ces terres car les esprits y pullulent vu le nombre exorbitant de morts. D’autres affirment que le voile était plus mince près d’Hyden et qu’il était donc plus facile de parler avec les esprits. Finalement, certains ont un but bien précis, trouver l’esprit qui marche et lui parler. Pour faire quoi ? Je l’ignore encore, car eux non plus ne savent pas vraiment. « Ils vont le savoir quand ils vont le voir, m’ont-ils dit. » J’ignore s’il s’agit là d’une prophétie de malheur ou non.

    Coulter Desforets

    Les Galléonites repoussent Syptosis

    Une bande de brigands venant de Syptosis a tenté de s’emparer de l’arène et du Saint-Rivage de Gaea, probablement pour la convertir à Noctave. Les Galléonites qui résident présentement à l’arène les ont repoussé d’un puissant : « Kossé vous faites che nous. » Bon ils ne sont pas très éloquents et manquent de vocabulaire, mais lorsque cette locution est alliée à une charge en règle, la phrase fait son effet. Les Syptosiens reculèrent et s’enfuirent jusque dans leur forteresse dite imprenable. Que vous aimiez Galléon ou non importe peu. Vous leur devez une fière chandelle gens du village. Imaginez si l’arène devenait une zone de magie de Noctave!

    Lyna de Vertecolline

    Comédie musicale au village

    Alors que de bonnes gens chantaient tout bonnement des chansons grivoises pour distraire la populace du village d’Hyden, ils furent sauvagement massacrés par des représentants impériaux. Il est probable que certains n’apprécient pas la musique, mais de là à tuer quelqu’un pour le faire taire. Le ménestrel virtuose Arthur Prisk ne pouvait rester de glace après un tel spectacle. Furieux, il rallia les bardes du village : « Les bardes, ça va barder ! ». Phrase qui deviendra peut-être célèbre. Regardant arriver Arthur avec l’armée du barde au centre du village, les villageois se demandèrent ce qui allait s’en suivre. Craignant les pires des représailles, peut-être même une guerre intestine. Il n’en fut rien. Les bardes chantèrent pour ceux tombés en plein cœur d’Hyden et les Fils de la lumière s’en furent.

    Lyna de Vertecolline

    Demi-mort anéanti

    « Nous avons capturé le chef des Nakamuras ! » Voilà ce que nous avons entendu en plein après-midi au centre du village d’Hyden. Malheureusement, selon mon collègue Simon de Rinh, ce n’était pas le chef de la famille orientale car il est toujours en pleine forme derrière les remparts de la forteresse Syptosis. Il s’agissait en fait de Kaizen, l’un de leurs meilleurs guerriers demi-morts du clan. Sa voix semblait venir d’outre-tombe. Elle avait de quoi faire frissonner. Les villageois ont tenté de l’interroger, puis ils l’ont anéanti. Maintenant complètement mort, il ne pourra plus nuire au gens du village.

    Lyna de Vertecolline

    Les Force impériales massacrent d’innocents aubergistes

    Lors de la dernière lune, nous avons appris une terrible nouvelle. Le pouvoir est monté à la tête des Force impériales. Certains d’entre eux se sont rendus à l’auberge de la Porte des brumes pour assoir leur autorité. Ils ont forcé les pauvres gens à s’agenouiller devant eux et de leur donner toute leurs richesses. Ne comprenant pas trop où les Impériaux voulaient en venir, les aubergistes hésitèrent. Ils n’ont pas pour habitude de flancher à la première menace venue. Les Force impériales furent impitoyables. Ils massacrèrent les pauvres aubergistes et s’en furent avec leur butin. Ils se disent défenseurs de la justice et de la lumière, mais ils agissent comme des tyrans sans foi ni lois.

    Lyna de Vertecolline

    Le Daimyo a trouvé l’amour


    Même les serviteurs du démon de la mort peuvent voir leur vie chamboulée lorsque le regard d’une jeune et jolie demoiselle croise le sien. Le daimyo des Nakamuras a succombé aux charges d’une belle jeune femme lors de la dernière lune. Il est à préciser que cette femme était et est toujours complètement vivante. Entouré de mort-vivants de toute sorte, il a dû être charmé par un être de chair et de sang. La demoiselle en question, faisant évidemment partie du clan Nakamura (il est à se demander si ces unions consanguines sont bonnes pour leur clan), n’était pas indifférente à la cour chevronnée du chef du clan. Un mariage est même prévu pour la prochaine lune. Avec autant de rapidité, il faut se demander si la belle ne cherche pas une position avantageuse dans le clan de démonistes.

    Simon de Rynh

    Feuillet d’Hyden juillet 747

    Message d’Argyle

    C’est le cœur léger et l’esprit allègre que je porte vers vous ces quelques mots. Depuis ma prime jeunesse, on me destine à des œuvres prestigieuses : protéger ma patrie, adorer les dieux de la nation, servir le prince et succéder à mon père, le général Andropov Kirov. Ces honneurs ne sont toutefois que les ombres d’une tâche plus grande : régner sur Bélénos.

    Peuple bélénois, je dois vous avouer que, jusqu’à la dernière année, la contrée bélénoise constituait pour moi une énigme peu attrayante. Comme des milliers d’étrangers à vos terres, j’y voyais chaos, trahison et vice. Puis, sous les conseils de l’un de mes bons amis de Bratvish, je considérai Bélénos sous un œil compatissant et lumineux. J’y aperçu alors une magnifique diversité d’idéologies et une farouche résilience face aux forces des ténèbres. Je fus frappé par la beauté d’un peuple qui survit et prospère malgré les assauts qui lui sont proférés. Plus encore, j’y vis des centaines d’autres Argyliens vivant dans l’anonymat, mais travaillant à l’édification d’un rêve incroyable nommé Bélénos. Je décidai alors prendre en main ma destinée et de mettre au service de cette région les dons que m’ont offert les dieux.

    Déjà, vous connaissez celui qui partagera mon titre de régent de vos terres, messire Damien de Lanteigne. Je lui suis gré d’avoir su préparer mon arrivée au pouvoir en démontrant aux Bélénois qu’il est possible de revêtir simultanément les rôles d’étranger et de Bélénois soucieux de ses compatriotes. Bientôt, je foulerai donc le sol de Bélénos. Avec l’aide de mon co-régent, je redonnerai à votre peuple –mon peuple- la paix et la prospérité qu’il mérite. Alors s’ouvrira une nouvelle ère où tous pourront aspirer au bonheur et à la grandeur.

    Gloire à la patrie! Honneur à ceux qui nous ont précédés!

    Iouri Andropovitch Kirov.
    Co-régent légitime du Royaume de Bélénos

    Bratvish occupé

    La dernière initiative paysanne sur la forteresse de Vofadef en Argyle a rapidement engendré d’intenses représailles de la part des révolutionnaires aykiens. Rappelons que, au début du mois de juin, une cohorte désorganisée d’Usiriens du petit peuple avait pris d’assaut le quartier général des aykiens dans la province de Bratvish. L’opération s’était soldée par un cuisant échec, nombre d’Aédonites ayant perdu la vie aux mains d’impitoyables guerriers humains et hommes-lézards.

    La contre-attaque ne s’est pas fait attendre. À la fin du mois de juin, quelques centaines de rebelles ont émergé du fort et se sont dispersés aux quatre coins de la province. En moins d’une semaine, l’entièreté des casernes et postes de gardes de la région étaient occupés par les mutins aykiens. La discipline et l’organisation démontrées par ces derniers n’a d’ailleurs pas de quoi surprendre : leur commandant, le lieutenant Alexeï Gastov, est connu pour ses talents de stratège et sa connaissance des territoires argyliens. Face au terrible mariage de la ferveur aykienne et de l’intelligence de Gastov, les quelques garnisons isolées de Bratvish n’avaient aucune chance de l’emporter.

    Néanmoins, il est important de mentionner que, selon les rapports, aucun membre des forces loyalistes ne fut mis à mort inutilement. Ainsi, à l’exception de ceux qui combattirent jusqu’au trépas, tous les prisonniers furent libérés et envoyés dans le voïvodat voisin de Ghosrom. Les vaincus affirment que les troupes du lieutenant Gastov prétendaient obéir aux ordres du prince Brinovish lui-même et clamaient sans retenue servir Argyle. Évidemment, ces allégations constituent pour beaucoup d’Argyliens des insanités effroyables, le culte à Ayka ne correspondant en rien aux traditions « normales » de la patrie. Malgré cette réticence, des voyageurs racontent que plusieurs gradés de Ghosrom et de Jarvheid sont de plus en plus intrigués par les énoncés théologiques des rebelles.

    Aurélia Nanthier

    Chastel-Blanc

    Au printemps dernier, lorsque les soldats de l’Armée du Pénitent ont laissé la ville de Chastel-Blanc derrière eux, celle-ci n’était qu’une simple bourgade plus pieuse que militaire. C’est donc avec étonnement que l’avant-garde hydennoise du président Rufo s’est heurtée à la mi-juin à une véritable place-forte. Cependant, rien n’arrêtant Rufo et sa compagnie, ceux-ci parvinrent à s’infiltrer temporairement dans le camp ennemi afin de faire un recensement des forces en présence.

    Ainsi, il fut découvert que, avant leur départ, les hordes Rasmussen ont pris soin de fortifier l’endroit afin qu’il puisse être défendu par une poignée de protecteurs. En plus d’un large fossé ceinturant l’ensemble de la cité, un double mur de terre –tirée des mystérieuses fosses- et de bois fut érigé et permet désormais à n’importe quel archer de tenir en respect une bonne dizaine d’attaquants. À l’intérieur des remparts, ce sont quelques centaines de galléonites et d’aykiens qui montent la garde. Cependant, aucun de ceux-ci n’arborait l’abondante barbe propre aux Rasmussen ni les couleurs des Terres des Brumes. Seule l’éclipse de Lune caractéristique de l’ancienne seigneurie de l’Éclipse d’Airain, dont la matriarche Annabella Sagürta est en exil dans les Cités de l’Ordre, pouvait être aperçue. Par conséquent, il semblerait que Chastel-Blanc soit entièrement aux mains de volontaires bélénois cherchant à raviver la cause de leur dieu et de leur déesse.

    Ne souhaitant pas se jeter dans une mission suicide contre un adversaire bien retranché, l’avant-garde hydennoise resta par la suite hors des murs et maintînt un siège sur les galléonites. Au début du mois de juillet, elle fut rejointe par les renforts de l’Alliance de Solèce, eux-mêmes retardés par de nombreux imprévus (orcs, coupure des communications, etc.). À l’heure actuelle, rien ne nous permet d’affirmer quel étendard flottera au-dessus de Chastel-Blanc le mois prochain.

    Henry Poldier

    Le Royaume du Nord

    À l’hiver, la traversée de l’inquiétante Forêt noire eut lieu sans obstacle. Aucun combat ne survînt lors de la prise de Chastel-Blanc. Les excavations autour de la ville aédonite furent rapides et coordonnées. Ironiquement, ce fut le retour vers les Terres des Brumes qui entraîna le plus de pertes chez les Rasmussen. Effectivement, bien que la majorité des guerriers galléonites du Nord parvinrent à retourner dans leurs chaumières, beaucoup disparurent tout simplement sur la route : nul ne ressortit de la Griffe de l’Ouest, plusieurs périrent à proximité des Terres maudites, certains furent capturés par les patrouilles de Solèce et, finalement, quelques uns ne redonnèrent tout simplement jamais de nouvelles.

    Toutefois, le cœur du clan, Ulf Rasmussen et son entourage, revînt bel et bien dans ses froids territoires nordiques. Au début du mois de juillet, c’est au milieu du temple d’Ascension, vestige des temps anciens où Galléon était le seul dieu de l’Humanité, que l’homme fit une proclamation retentissante : l’expédition vers Bélénos était un succès. Selon les témoins, il brandit alors une magnifique masse d’arme forgée dans un métal inconnu. Immédiatement, des vents intenses se levèrent à l’extérieur du lieu saint et se combinèrent pour engendrer une tempête de neige redoutable qui pressa les quelques habitants de la région à se réfugier dans les ruines d’Ascension.

    Depuis, une annonce laconique de la part du chef Rasmussen nous est parvenue. Nous vous la transmettons sans altération :

    « De la glace et de la neige émerge le domaine nouveau de la Force. Que nul faible n’ose plus jamais s’aventurer dans les terres des tempêtes, car un roi y règne et sa main porte le divin courroux de Galléon. Que tous craignent et respectent le Royaume du Nord et son roi : ils sont paix et guerre, vie et trépas. »

    Un royaume du Nord semble donc être sur le point de se former. Personne ne connaît toutefois encore l’ampleur qu’il aura.

    Aurélia Nanthier

    Onde de choc chez les demi-elfes

    La faible population des demi-elfes fut de tout temps marginalisée. Pour une raison inconnue de tous, les demi-elfes sont en effet les seules engeances viables de l’union de deux races complètement distinctes. Nombre d’érudits se sont interrogés sur ce thème ; pourquoi des demi-elfes, mais pas des demi-orcs? Ou des demi-nains? Ces êtres sont-ils des abominations? Ou des dons des dieux?

    Une onde de choc frappe toutefois cette « sous-race » d’Illimune depuis le début de juillet : les demi-elfes disparaissent! Certes, ils ne se volatilisent pas, mais ils…mutent. Déjà, on rapporte qu’une dizaine de demi-elfes en provenance d’un hameau à proximité de Lausargne se seraient réveillés un beau matin transformés en êtres humains des plus normaux. Situation similaire au Nord de la Forêt noire où un clan de demi-elfes sauvages aurait vu ses membres métamorphosés en elfes communs. Néanmoins, la nouvelle ne trouble pas outre mesure les habitants de la Confédération Urdienne ou des Terres des Brumes. Les demi-elfes n’ont toujours reçu que peu de considération de leurs concitoyens, alors beaucoup voient ce phénomène de mutation nocturne comme un amusant tour du destin.

    Aucun cas ne fut rapporté à Bélénos où, pourtant, la communauté des demi-elfes est la plus populeuse. Nous restons à l’affût d’une éventuelle déclaration de la Griffe de l’Ouest, où humains et elfes se côtoient dans l’harmonie depuis près de deux décennies déjà. Il ne fait aucun doute qu’Uldor, le haut-intendant de la seigneurie lui-même touché par le statut de demi-elfe, se penche déjà de ces phénomènes inédits.

    Si vous êtes un représentant de cette race, ou si tel est le cas de l’une de vos connaissances, gardez l’œil ouvert et informez-nous de tout événement suspect.

    Coulter Desforets

    Asdalan tombe!

    Tous surveillaient les hordes d’orcs qui s’étendaient à l’Est du Bastion, mais nul ne se doutait que le coup fatal proviendrait de l’Ouest des murs. Lors de la nuit du 2 juillet, une escouade d’assassins s’est infiltrée à l’intérieur de la forteresse d’Asdalan et a ouvert les portes de la place-forte après avoir égorgé impitoyablement les quelques guetteurs. On raconte que sur chacune des immenses portes auraient été accrochés des étendards aux couleurs d’un lointain clan shataïen, les Nakamura. Dès que la besogne d’ouverture fut accomplie, un flot ininterrompu d’orcs et de gobelins a déferlé à l’intérieur des terres, ne faisant guère de cas des défenseurs impuissants barricadés dans les niveaux supérieurs de la forteresse.

    Les quelques cavaliers ayant échappé à l’assaut rapportent que les protecteurs contrôleraient toujours les appartements des dignitaires où résidaient le Lion d’Asdalan et le jeune prophète, meneur de la Première Colonne. Cependant, une partie des hordes d’Hargrash et d’Auldo circulerait librement de l’Est à l’Ouest et s’adonnerait au pillage des cryptes d’Asdalan, lieu de stockage des artefacts saisis aux frontières. Fait intéressant, on rapporte avoir aperçu une multitude d’orcs et de gobelins empalés et mutilés dans les camps ennemis laissés vacants suite à l’assaut.

    De nombreux contingents de Verts convergeraient maintenant vers la forteresse de Korujev –assiégée par le gros des forces d’invasion- afin de prendre les défenseurs à revers. Les habitants des provinces bastionnaises de Bratovish et de Varzaleid, aux frontières d’Argyle, affirment déjà avoir aperçu des pillards se rapprocher des bourgs les plus importants. Ces intrus, effectuant probablement des missions d’éclairage avant l’approche du corps principal, laissent présager l’arrivée prochaine de la plus grande menace en provenance des steppes depuis l’invasion des géants en 734. Les Chevaucheurs, cavaliers émérites du Bastion, se mobiliseraient déjà dans ces secteurs en vue de la bataille prochaine.

    Maintenant que les derniers remparts séparant la civilisation du chaos se sont écroulés, nul n’est plus en sécurité.

    Henry Poldier

    La Nature faiblit

    Les prêtres de Gaea de l’Alliance de Solèce, traditionnellement connus sous le nom de « druides », avouent ouvertement s’inquiéter d’un affaiblissement de leur contact spirituel avec leur déesse. C’est ce qu’affirme du moins Politin Julien, adorateur de Gaea de Vertecolline et éleveur de moutons à ses heures. Sans affirmer que la Nature dépérit ou est mise en danger, monsieur Julien soutient que les réponses de Gaea à ses prières sont de plus en plus difficiles à entendre. Conséquemment, la quantité d’animaux qu’il peut soigner à chaque jour a diminué significativement en juillet, ce qui lui fait craindre pour la survie de son troupeau.

    L’histoire de monsieur Julien n’est pas unique. Bien qu’ils se montrent habituellement réservés sur ces questions, plusieurs prêtres de Gaea habitant en périphérie de la Griffe de l’Ouest concèdent que Gaea ne répond plus autant à leurs réclames qu’auparavant. Toutefois, pour l’instant, nul ne craint pour la déesse ou pour ses fidèles, ceux-ci formant toujours l’un des clergés les plus populeux de Bélénos. Néanmoins, nombreux sont ceux qui aimeraient découvrir l’origine de cette interférence entre Mère Nature et ses religieux.

    Lyna de Vertecolline

    Le Second Souffle des Bélénois

    Peuple de Bélénos, avons-nous abandonné notre indignation? Il fut un temps où je menais quelques partisans envers et contre tous. À cette époque, nous étions le Souffle du peuple, la voix des opprimés face aux tyrans d’Illimune. Avec les années, notre cause a grandi afin d’éventuellement l’emporter totalement. À l’hiver 745, Bélénos était aux Bélénois. Nul homme de Bien qui y résidait ne devait rendre de compte à un suzerain étranger, et encore moins à une nation lointaine.

    Puis nous nous sommes endormis. Alors sont arrivés les Impériaux avec leurs lois tyranniques, leurs noires Roses et leur fanatisme religieux. Ont suivi les hommes du Nord Rasmussen, déstabilisant nos landes afin d’y déterrer une vieille pomme de discorde. Enfin, aujourd’hui se profilent à l’horizon les Argyliens, avec leurs traditions de trahison, leur folie guerrière et leurs guerres civiles. Certains se disent protecteurs, d’autres contributeurs. Mais comment peut-on croire à la liberté lorsque le couperet est entre les mains d’autrui? Notre nation plie maintenant sous le poids des intérêts étrangers venant nous extorquer, nous aliéner et nous assujettir.

    L’homme qui hurle « Pour l’Empire! » avant le combat n’est pas un Bélénois. La femme qui préfère l’enfant du prince à celui de son voisin n’est pas une Bélénoise. Ceux qui sont prêts à exiler des centaines de fermiers et de paysans pour un dieu ou une cause ne sont pas Bélénois. Bélénos n’est pas la terre de ceux qui y sont nés ; c’est la terre de ceux qui l’ont choisie au-delà de tout le reste.

    Joignez-vous à moi, fils et filles de la patrie. Aujourd’hui naît le Second Souffle, celui qui balaiera l’oppresseur et ramènera un vent d’espoir sur nos demeures. Frappez! Pour que renaisse Bélénos!

    Le Maroquinier

    Les bannières auréloises s’abaissent

    Après plus de deux semaines d’attente à la frontière des Cités de l’Ordre, le duc Lanfranc et ses bannerets ont décidé de retourner en leurs domaines. Devant la dispersion imprévue des forces Rasmussen au Nord, l’armée auréloise a décidé d’abandonner ses demandes pour obtenir un droit de passage sur le territoire d’Eseldorf et de ses régions limitrophes. Le duc Lanfranc n’a jamais démontré une quelconque affection pour les Galléonites, mais il estime que le conflit qui a cours à Chastel-Blanc est désormais purement bélénois et que, tant que les vainqueurs auront à cœur les intérêts de Bélénos, le duché d’Aurélius n’aura pas le devoir d’intervenir.

    Cependant, Lanfranc n’a pas mâché ses mots envers le Triumvirat des Cités de l’Ordre qui, selon lui, pactiserait avec les barbares du Nord et chercherait à vendre au plus offrant les seigneuries bélénoises. Après son retour à Héodim, lors d’un discours fracassant empreint de colère, le duc a martelé que les enfantillages des seigneurs bélénois allaient mener tout le royaume dans l’abîme et que des actions concrètes devaient maintenant être entreprises afin de démontrer au reste d’Illimune que Bélénos n’est pas peuplé que d’orgueilleux fanatiques jaloux de leur pouvoir.

    Nous ignorons toujours quelles seront ces « actions concrètes » que le suzerain aurélois mettra en branle. Toutefois, des chambrières héodoises murmurent déjà que l’ancien chevalier préparerait nombre de chevaux de race pour un long voyage.

    Henry Poldier

    La Griffe montre les dents

    Les habitants résidant à proximité des frontières de la Griffe de l’Ouest ont eu la désagréable surprise d’apprendre qu’ils ne pourraient désormais plus pénétrer sans accompagnement à l’intérieur du secteur de la Forêt noire. Depuis près d’une décennie, des bûcherons des Cités de l’Ordre et des forestiers de l’Alliance de Solèce avaient pris l’habitude de vaquer à leurs occupations dans les luxuriantes lisières de la Griffe de l’Ouest. Si ces intrusions étaient généralement tolérées, les incidents fâcheux de la dernière année ont suffi à faire monter un courant de protection de la forêt plus radical. Rappelons à cet effet les rixes meurtriers qui eurent lieu entre des ressortissants des Cités de l’Ordre et des forestiers dans une auberge en périphérie de la Griffe, la coupe d’arbres anciens par des bûcherons adeptes de Mak’Udar, les excursions toujours plus fréquentes d’Aédonites en direction du présumé chêne d’Usire et, plus récemment, le passage de plus de 5000 hommes du Nord.

    Par conséquent, cédant aux pressions de certains collaborateurs de sa seigneurie, le haut-intendant Uldor a décrété qu’aucun visiteur non-accompagné d’un habitant reconnu ne serait toléré sur le territoire de la Griffe de l’Ouest. Tout contrevenant à ce décret sera invité fermement et à une seule reprise à quitter la forêt. Advenant un refus de ce dernier, les protecteurs de la Griffe de l’Ouest se réservent le droit d’appliquer la loi « de façon expéditive et définitive », selon les termes d’Uldor.

    Une seule province de la seigneurie demeure ouverte aux visiteurs : la Terre des Contrastes. Ceux qui souhaiteront contempler les beautés de la Forêt noire et commercer avec les habitants sylvestres pourront ainsi réserver leurs pérégrinations à cette région riche en chapardeurs.

    Simon de Rynh

    L’université d’Héodim licencie

    Le maître d’alchimie de l’université d’Héodim, monsieur Franz Drakeneisen, a enfin été remercié pour ses services au début du mois de juillet. Connu pour ses frasques des plus excentriques, le professeur aurait enfin franchi la ligne interdite en insultant directement la famille McAle, généreuse famille ayant financé l’université d’Héodim à plusieurs reprises.

    Drakeneisen n’en était toutefois pas à ses premiers écarts de conduite. S’il fut un temps où son génie alchimique étonnait l’entièreté de Bélénos, une trop longue exposition aux effluves de ses concoctions l’aurait rendu complètement paranoïaque et délirant. Ainsi, au cours des derniers mois, il ne cessait de pourchasser –l’arquebuse à la main- les filles de cuisine de l’université, les accusant de dissimuler des bombes dans ses céréales. La nuit, il se plaisait aussi à subtiliser les bottes de ses assistants, estimant qu’elles risquaient à tout moment d’attirer les Hammerlïnge Bergleute, des créatures probablement issues de son imaginaire argylien déréglé. Enfin, il échangeait fréquemment les potions de soins du corps par des préparations de colle magique, punissant par le fait même ceux qu’il qualifiait de « sensualistes dépravés ».

    Monsieur Drakeneisen préparerait actuellement sa trousse de voyage et prévoirait aller s’établir à Cennor, là où siège la compagnie de la Salamandre dont il était le représentant bélénois. Le remplacera donc à ce titre Robert Dedrick, ancien co-propriétaire de l’Emporium d’Hyden, et Flandre la Rouge (pour l’auberge de la Salamandre d’Héodim). Le Cheval Volant, la plus récente innovation de la Salamandre en matière de bateau volant, sera géré par messire Ercus et conduit par Delmar Descours, tous deux collègues de Dedrick. Aucun successeur n’a encore été nommé au poste de maître d’alchimie de l’université d’Héodim.

    Lyna de Vertecolline

    Éditorial : Mouvements de fond

    Vous l’aurez remarqué, chers lecteurs assidus : de vastes transformations semblent s’opérer à Bélénos. La guerre suit son cours et de vaillants combattants meurent de part et d’autre, mais des événements inusités ébranlent notre perception de la région.

    Prenons par exemple la forteresse de Briserak. Le mois dernier, une mutinerie des soldats aédonites menait à la mort plusieurs des gradés aykiens de l’endroit. En moins de temps qu’il n’en faut pour dire Filinessinore III, les portes étaient ouvertes et les réfugiés de l’Alliance de Solèce s’emparaient de la place-forte. Aujourd’hui, d’autres réfugiés joignent leurs voix à celle des exilés de Briserak et remettent en question l’autorité du duc Marniet. Plus encore, ils n’ont même pas à se soucier d’assurer leur survie car les caravanes de la Salamandre continuent d’aider les indigents de la région. Le délicat équilibre du Fief Marniet serait-il en train de s’effriter? Qui l’aurait cru cet hiver lorsque d’opulents banquets se multipliaient dans la Redoute!

    Un autre exemple. Au bourg franc d’Hyden, deux illustres personnages furent capturés par les terribles Nakamura (avant leur invraisemblable disparition de Syptosis): l’archon Aes et le grand mage Raphaël Bardet. Si le premier fut tué sans ménagement, le second échappa miraculeusement à son sort et s’enferma dans un monastère golgothien de son domaine. Comment échappa-t-il à ce sort? Nul ne le sait. Par contre, nous savons que le Thaumaturge Markelus, second de l’Aurélius, lui accorda le titre d’Aurore avec les terres correspondantes. Toutefois, dans un acte d’humilité, Bardet refusa les terres, clamant préférer ses recherches et ses études dans le monastère. Un archon qui périt, un archimage qui se cloître, des Nakamura qui se volatilisent…tout ceci est bien curieux.

    Dans tous les cas, chers lecteurs, le visage de Bélénos change. Les dieux seuls savent quelles balafres orneront nos terres au lendemain de ces péripéties.

    Lyna de Vertecolline

    L’infâme forteresse noire de Syptosis tombe!

    C’est sous le coup de midi que le 15 juin dernier que les derniers sbires des forces du Conclave impérial présents à Syptosis rendaient l’âme. Une formidable coalition de troupes menées principalement par les forces impériales de Twyden, leurs alliés, dont les membres de la Faction des Soins, ainsi que sous l’auspice du célébrissime Aes, Archon de l’Université noble d’Hyden, marchaient sur la forteresse.

    Les théories sont nombreuses sur la réelle raison qui a poussé autant d’hommes et de femmes de bonne foi à finalement prendre les armes et dire : c’est assez. Certains clame que le vol d’un livre aurait provoqué l’ire de l’Archon au point de rallier le ban, d’autres que les gens en avaient assez des nécromanciens et cultistes qui s’y cachaient. Cependant, j’ai eu la chance de rencontrer un homme qui avait un récit tout à fait autre. Un récit réaliste et terre à terre, laissez moi vous en tirez les grandes lignes.

    -Soldat Martel n’est-ce pas? À voir vos couleurs vous êtes un soldat des Fils de la Lumière?

    -Oui, m’dame, c’est bien ça m’dame. Dit-il d’un accent des bayous.

    -D’où est-vous originaire soldat? Votre accent n’est pas du tout de Twyden, encore moins d’Altembourg.

    -De Rémas m’dame, des marais au sud de Rémas, en Terra Liberalis.

    -Wow, vous avez fait un sacré bout de chemin soldat. Donc, si nous revenons à la journée du 15 juin, pouvez-vous nous raconter ce qui s’est passé ce matin là?

    -Certainement m’dame, le maréchal Simon d’Abancourt a appelé tout le monde aux armes, c’est là que j’ai mis l’armure j’avais trouvé dans les bois la nuit d’avant. Après, on a tous été à un premier point de rassemblement où un homme avec un large manteau et un grand chapeau nous attendait. Il a dit que le Hanse offrait 50 chads au premier homme à mettre les pieds à Syptosis.

    -Ainsi, la Hanse aurait commandité l’attaque sur Syptosis? Y avait-il une autre raison?

    -Il semblerait m’dame, c’est la seule raison que j’ai entendu m’dame. Le m’sieur de la Hanse voulait plus de Syptosis. Du coup, ça m’a un peu surpris, je savais pas à ce moment c’était là qu’on se dirigeait.

    -Et ensuite?

    -On est parti avec une centaine de soldats de l’Empire et de nos alliés. On a atteint un point de rassemblement secret dans la forêt. Et on a attendu.

    -Vous attendiez l’ordre d’attaque? L’arrivée de renforts?

    -Non m’dame, on attendait le bélier. Apparemment des soldats avec nous avaient réussi à convaincre des orcs de nous amener le leur.

    -Des orcs? Des orcs vous auraient prêter leur bélier?

    -Oui m’dame, j’le jure sur l’Aedon. C’est ce qu’ils ont dit au maréchal. Après on s’est dirigé vers Syptosis et tout a été très vite. Les gars avec le bélier ont détruit les deux premières grandes portes, puis un mur d’épines et de ronces nous a bloqué le chemin.

    -Qu’avez-vous pensé à ce moment?

    -Bah, que j’étais mieux d’attendre caché derrière le mur d’épines que l’équipe du bélier détruisent les deux autres portes de côté pour entrer. Mais, j’ai pas attendu longtemps. Le mage impérial Patrick Flanagan a dissipé le mur magique. Du coup je me suis trouvé seul dans la forteresse de Syptosis.

    -Ça dût être très effrayant. Qu’avez-vous fait alors?

    -Comme à l’école m’dame, j’ai pris ma lance et j’ai foncé seul vers les 6 gars devant moi, seul contre 6.

    -Très brave de votre part, vous risquiez votre vie. Que s’est-il passé, vous les avez tous tués?

    -Ah non m’dame, le premier a brisé ma lance et les renforts ont tué les autres. Après j’ai regardé l’armée tailler en pièces tous les ennemis et les zombies.

    -Oui, il était su de tous que Syptosis créait des zombies à partir des morts. Comment tout cela s’est-il terminé soldat Martel?

    -Apparemment les chefs se sont téléportés, du coup on avait gagné et on est allé boire à l’auberge. Après m’dame, j’ai été accueilli en héros à Hyden et j’ai eu ma récompense par la Hanse d’Hyden.

    -Un brave destin vous attends sûrement soldat Martel, merci de votre récit.

    -De rien m’dame.

    Un récit qui dresse certainement un autre regard sur des événements si cruciaux de notre histoire à tous. Saurons-nous un jour ce qui a poussé l’homme décrit comme un membre de la Hanse à éradiquer Syptosis? Y avait-il un secret qu’il ne souhaitait pas voir dévoiler? Ou était-ce simplement une vendetta? Nous sommes intéressés à en savoir plus et paierons pour toute information à ce sujet.

    Lyna de Vertecolinne

    Pauvres Fous

    Vous vous croyez puissants? Vous vous croyez à l’abri? Vous croyez que la menace Nakamura est disparue? Vous croyez vous êtes débarrassé de nous? De moi?! Vous croyez que des moyens aussi grotesques ont suffi? Vous n’êtes que des fous!

    J’ai personnellement pénétré deux fois au cœur même de vos lieux oisifs pour détruire vos soi-disant archi-mages et je n’y ai trouvé que faiblesse et rien d’autre. Vous n’êtes que des faibles en quête de gloire éphémère, de la vermine qui ne mérite pas de rejoindre le Seigneur de la Mort. Vous ne connaissez rien. Rien! Les ombres seront sans pitié et vous regretterez amèrement vos choix.

    Nakamura Atsuhiko,
    Sicaire du Conclave Impérial

    La Faction des Soins au Fort Orion!

    C’est une excellente nouvelle pour notre organisation, nous gagnons les installations fortifiées d’Orion. Sachez que l’ensemble de nos services prodigués sont maintenus et que l’Hôpital d’Hyden, l’Oasis, demeure ouvert et en fonction sous le contrôle de notre directrice adjointe, Amandine Marny. Nous tenons à aviser le peuple hydenois que les portes du Fort Orion vous sont ouvertes que ce soit pour trouver refuge, discuter, manger ou pour vous faire soigner, vous êtes les bienvenues.

    La Faction des Soins est un regroupement de volontaires qui souhaite aider la communauté, veiller les uns sur les autres et soigner les malades et les blessés. Notre regroupement ne cesse de grandir et cela nous ferait plaisir d’accueillir de nouveaux membres au sein de notre groupe. Il va sans dire, que l’Hôpital d’Hyden est une organisation charitable et à la lueur de nos nouvelles installations, nous avons besoin de dons pour continuer de prodiguer un service exemplaire. Nos murs sont solides, nos hommes vaillants et nos guérisseurs attentionnés, la Faction des Soins est fière de contribuer à la vie hydenoise. Peuple d’Hyden, bienvenue au Fort Orion!

    Saprion
    Frère Saprion, dit le rédempteur
    Directeur de la Faction des Soins

    Lettre du Banquier à ses épargnants!

    Chers résidents de la belle région d’Hyden,

    Il y a maintenant deux mois entiers que la Banque Commerciale de Hyden offre ses services de haute qualité à la bonne populace. En ces soixante premiers jours, la Banque a déjà dépassé de deux fois les objectifs annuels qu’elle s’était fixés au départ. Effectivement, la Banque commerciale de Hyden, votre Banque, dépassera dans les prochains jours la barre des 20 000 chads en dépôts. Ces montants faramineux que vous nous avez confiés afin que nous les placions en sécurité hors d’Hyden est pour nous le symbole de la confiance que les Bélénois et Bélénoises portent en notre guilde commerciale.

    Pour célébrer ce succès rocambolesque et pour récompenser nos loyaux clients, La Hanse a décidé d’offrir un cadeau en argent à tous les membres détenteurs d’un compte. Pour recevoir ce cadeau, tout client de la Banque peut passer dans les prochains jours au comptoir de la Hanse et rouler deux dés. L’addition de ces deux dés égalera le montant ajouté automatiquement à votre compte, à même les poches de votre dévoué Banquier.

    En espérant tous vous revoir bientôt!
    Richesse et prospérité.
    Lordred Godrickson,

    Avis de recherche

    La Hanse est actuellement à la recherche d’un homme du nom de Eddy Eldorado. Hormis son nom, peu d’informations nous sont actuellement disponibles à son sujet, mais nous croyons qu’il est jeune, relativement fortuné et initié au monde du commerce.

    Toute personne détenant de l’information pouvant mener à cet homme sera généreusement récompensé s’il la partage à Hyden avec les membres de La Hanse.

    Service de messager

    Oyez, Oyez gens d’Hyden!

    J’ai le grand plaisir et l’honneur de vous informer que la Hanse a pour une fois encore un nouveau service à vous offrir. En effet chers clients, désormais la Hanse offrira un service de messager, afin que les informations, les annonces et les nouvelles que vous jugez importantes circulent.

    Pour commencer, vous êtes maintenant invités à transmettre des annonces à travers le secteur d’Hyden grâce à notre service de crieur public, qui ira colporter votre message dans plusieurs établissements du secteur contre une modique somme. Vous voulez transmettre une heureuse nouvelle, faire de la publicité pour une entreprise ou simplement faire passer un message ou une invitation à travers la populace? N’hésitez pas, les crieurs publics sont là pour ça.

    De plus, si vous avez une lettre ou un message à adresser à une personne ou à un groupe en particulier, nous offrirons aussi un service de poste. Un de nos messagers ira délivrer votre missive à votre contact en toute sécurité et simplicité et vous rapportera la réponse s’il y en a une.

    Pour faire circuler un message par crieur public, adressez-vous à un des représentants de la section des services nomades et d’herboristerie de la Hanse ou rendez-vous au comptoir commercial de la Hanse à Hyden. Même chose pour une lettre à un particulier. Notre Botaniste Ezzlam et les autres marchands de la section des services nomades se feront un plaisir d’accéder à votre demande.

    Au plaisir de vous voir à notre commerce!
    Richesse et prospérité!

    Par Septimus,
    Maître marchand de la Hanse,
    section des services nomades et d’herboristerie

    Quelle justice?

    Y a-t-il une justice en Hyden? Parce que j’en doute sérieusement. Depuis plusieurs mois, le soi-disant ministre de la justice, Arthur Prisk, ignore de manière honteuse des crimes flagrants qui se produisent en Hyden.

    Ce bouffon fait passer ses amis avant la loi, manque complètement de rigueur et d’impartialité! Il ne se passe une lune sans que d’immondes peaux-vertes traversent notre village! Les délits sont simplement oubliés sous des prétextes fallacieux! Et qui n’a pas entendu parler de Pérudir, accusé d’un meurtre odieux, dont Prisk ne veut pas faire passer en procès!

    Je dis ça suffit! Je réclame la fin de cette sinistre farce et autre chose qu’un comique à la tête d’une institution aussi sérieuse. Un homme de foi et de bonne conduite est requis pour remettre de l’ordre à Hyden.

    Un citoyen outré

    Communiqué: L’inauguration de la Route du Roi

    Bélénois et Bélénoises,

    Je vous avais annoncé au début de l’année 746 que la Route du Roi s’ouvrait de nouveau aux voyageurs et que la civilisation s’étendait encore plus loin avec la réouverture de l’Auberge du Phoenix. Je suis aujourd’hui plus qu’heureux de féliciter les autorités d’Argyle présentes au secteur Hyden pour avoir permis l’aboutissement de cette grande initiative!

    Désormais, avec la présence du nouveau Voïvode Andrei Volkov en Syptosis, la Route du Roi redevient une route commerciale fréquentée et sécuritaire, permettant de réunir tous les habitants de la région d’Hyden.

    La Salamandre lève donc son chapeau à la reprise de leur forteresse à ses nouveaux habitants, forteresse perdue depuis trop longtemps.

    Que les échanges durent et que la paix règne dans la région.

    -Robert Dedrick-
    Gérant en chef de la compagnie de la Salamandre en Bélénos

    Les nouvelles Impériales

    Il me fait plaisir de vous informer gens d’Hyden de certains événements survenus à la dernière lune. Comme certains d’entre vous l’ont remarqué, une coalition s’est formée afin de purifier Syptosis. Cette armée était formée de gens de Bien et de droiture. En plus des Forces impériales, on pouvait y apercevoir les 1000 voyageurs, le Nossbraig, la Faction des soins, l’Académie de magie d’Hyden, les Blancs-Tourrains et plusieurs autres. La BCI n’était pas présente, ils ont renoncé à la gloire que représentait cette campagne afin de maintenir une protection sur le village, ce qui est tout à leur honneur. J’ai vu dans cette armée l’incarnation des valeurs aédonites, l’Humanité et ses alliés unis afin d’amener la justice et bâtir un monde meilleur.

    En bref, cette croisade fut un franc succès, car les nécromants furent soit massacrés, soit forcés de fuir à jamais nos terres. Dorénavant les Nakamura et leur sombres alliés n’hanteront plus vos terres. Bien sûr, les Forces impériales ne se sont pas arrêtées à la simple élimination des démonistes ; nous avons aussi détruit la zone de noirceur de la forteresse maudite, assuré la récupération d’un artéfact dangereux en plus de détruire le phylactère d’une liche. Bref, une matinée bien remplie pour toutes les forces de l’ordre d’Hyden.

    Par contre cette journée ne fut pas seulement couronnée de bravoure. J’ai le grand déplaisir de devoir faire mention de l’attaque lâche et basse commise par des Galléonites sur le campement impérial. Plutôt que d’attaquer les vrais ennemis de l’humanité comme le reste des armées du village, ils profitèrent du fait que nous étions partis mener la justice à Syptosis afin de se glisser à l’intérieur de notre fort pour assassiner de sang-froid deux femmes désarmées et pour piller le campement. En plus, comme si cela n’était pas assez, ils ont même essayé de kidnapper le vice-président d’Hyden Valek Rufo.

    Messieurs les Galleux, vous vous clamez hommes d’honneur? Est-ce là votre définition de ce que sont des actions honorables? Assassiner des innocentes désarmées? Tenter d’enlever un élu du peuple? Laissez-moi vous dire que nous vous trouverons et que justice sera faites, soyez en sûr!

    Pour terminer, je voulais aussi mentionner un dernier événement déplorable. Celui de la mort de l’Archon Aes tué lors d’une attaque vindicative des Nakamuras. Son dévouement et sa personnalité ont su toucher les gens d’Hyden. Je donnerai donc une messe en son honneur le samedi dans la journée. Vous pourrez rester par après pour ceux qui sont intéressés à parler de l’Aédon en ma compagnie ou à vous recueillir.

    Père Grégoire De Latour,
    Vigilant du Temple et Aumônier des Forces Impériales

    Des festivités à Hyden !

    Grâce à l’église des Sibylles, Hyden deviendra maintenant le nouveau centre culturel de Bélénos. Suite à la festivité réjouissante de la dernière lune nous tenterons de renouveler l’expérience. L’activité se déroulera au crépuscule en plein centre d’Hyden. Notre regroupement vous montrera l’art de la fête prenant forme d’un bal masqué, nous aurons plusieurs activités pendant cette fête.

    Nous sommes fiers de représenter le grand duché d’Aurélius au cours de cette fête. Nous tenons aussi à souligner l’importance de la famille Bronas qui sut nous conseillé. Depuis notre première lune en ces terres nous pouvons compter sur eux. Je tiens aussi à remercier Karysa Sangor de nous accorder une attention toute particulière.

    Bonté et justice à tous !
    Isilhir de la Maison grise de l’Arche d’or
    Église des Sibylles et Armée du Barde

    Le Bien contre le Mal

    Cette lune nous avons vu la plus grande alliance jamais aperçue depuis des lustres sur les terres d’Hyden. Toutes les forces du village d’Hyden : les Forces impériales, l’Armée du barde, l’archon, l’avatar Nostrum, l’Éclipse d’Airain, les elfes sauvages et plusieurs autres combattants plus ou moins connus se sont ralliés pour aller affronter, enfin, les forces du mal tapies dans Syptosis. Ils étaient si bien organisés qu’ils fracassèrent toutes les portes à grands coups de bélier et ce avec un minimum de résistance. Probablement tapis dans leur tour, les « méchants » devaient trembler de peur. Les forces du Bien envahirent la forteresse et reprirent les richesses qui leur revenaient de droit. Leur victoire fut totale et écrasante. Je ne comprends pas tout à fait leur mine déconfite à leur sortie de la forteresse.

    Lyna de Vertecolline

    Disparition miraculeuse

    Alors que tout semblait perdu, alors que les envahisseurs avaient tout détruit sur leur passage (surtout les portes), alors que je tremblais de voir une si noble famille réduite à néant, l’impensable survînt! Devant les yeux abasourdis des attaquants, les plus éminents membres du clan Nakamura se volatilisèrent avec leurs biens les plus précieux. Ils disparurent littéralement devant nos yeux ébahis. Comme quoi il ne faut jamais sous-estimer la force de son adversaire et surtout moins son intelligence. Les Nakamura se sont montrés plus malins que leurs ennemis en protégeant à la fois les pertes humaines et les trésors de la famille. Même si les envahisseurs ont pris possession de la forteresse, ils n’ont pas gagné cette bataille.

    Simon de Rinh

    Un mariage tant attendu

    Hé non il ne s’agit pas de celui du Daymio avec sa courtisane, mais bien de celui tant de fois interrompu et reporté de notre ministre de la justice, le ménestrel virtuose Arthur Prisk et de la noble dame Armande Delavigne. Mais que dis-je, Armande Prisk maintenant! Leur histoire d’amour passionnante pleine de rebondissements et de liaisons interdites est digne des contes de fées. En plein cœur de l’après-midi, nous vîmes arriver une grande dame vêtue de blanc et or, le visage voilé qui se languissait des bras de Sir Arthur. Les bardes chantèrent leurs louanges tout en préparant la foule à accueillir cet événement dans le bonheur et la joie. Même une petite attaque de gobelins à l’orée du village ne put diminuer l’allégresse générale. Après une cérémonie touchante de sincérité, mais bien trop rapide au goût de tout le monde, les deux tourtereaux, à la surprise générale, s’enfuirent en courant par les bois probablement pour consommer leur amour.

    Lyna de Vertecolline

    Le ministre de la justice et son courage légendaire

    Dévoué et prêt à tout pour servir le bon peuple d’Hyden, le ministre de la justice est parti sans escorte, accompagné seulement de Ceolys la barde, pour aller régler un conflit avec les Galléonites de l’arène. Effectivement, ils étaient accusés d’être des démonistes et d’avoir pris possession de Syptosis une fois les Nakamura disparus. À ses risques et périls, Arthur Prisk s’est rendu à l’arène pour tirer cette histoire au clair. Il fut partie si longtemps que le village envoya des renforts pour le ramener au village…deux fois. Venez dire que votre ministre n’est pas dévoué à son travail !!!

    Lyna de Vertecolline

    Les Galléonites tout feu tout flamme

    Peut-être essayaient-ils de redorer leur blason, quoi qu’il en soit, les Galléonites qui résident présentement à l’arène organisèrent un tournoi comme il s’en faisait il y très longtemps. Ils ont fait très fort en invitant des jongleurs et des cracheurs de feu. La lumière de leur performance illuminait l’arène sous les applaudissements des spectateurs. J’ai été beaucoup plus intéressée par ces prouesses de feu que par les combats pour décider qui à qui allaient le trophée des plus gros bras.

    Lyna de Vertecolline

    Shamans à Syptosis ?

    Lors de l’attaque de Syptosis, les envahisseurs furent surpris de découvrir trois shamans cachés sous un lit dans une des bâtisses de la forteresse. Le premier fut tué séance tenante, car il était assis à la table. Les deux autres furent découverts lorsque les forces du Bien fouillèrent chaque recoin dans le but de trouver des trésors cachés. Ils avouèrent avoir été capturés par les Syptosiens et enfermés dans la forteresse. Lorsqu’on les questionna sur leurs motivations à rester cachés même après les combats, ils dirent simplement que faute de savoir qui gagnait, ils n’ont pas pris de chance. Lillium se porta garant de ces shamans et Nostrum ramena à la vie celui qui fut tué. Ont-ils eu raison de leur faire confiance ? Je l’ignore, mais j’avoue trouver étrange de savoir que des shamans se cachaient sur les lieux des combats.

    Lyna de Vertecolline

    Lettre d’un lecteur

    Je suis ravi d’avoir plus d’informations sur ce qui se passe dans le secteur d’Hyden et de Syptosis, mais il semble que les nouveaux journalistes ne soient pas aussi rigoureux que les précédents. Enfin, comment pouvons-nous avoir des informations plus fiables sur ce qui se passe en dehors de Bélénos et des rumeurs un peu déformées sur ce qui arrive à côté de chez nous! Je trouve que Lyna de Vertecolline et Simon de Rinh manquent d’objectivité.

    Marion Lamprois

    Finies les vacances pour Syptosis

    Eh bien ! J’espère que les Nakamura avaient bien profité de leurs vacances de la dernière lune, car ils n’ont pas dormi beaucoup cette lune. Ils ont volé le village, se sont fait assiéger et ont revolé le village (bon cette fois c’étaient des corps). Puis on ne les a plus revus. Ils semblent s’être volatilisés. Est-ce la fin du plus grand clan de démonistes que les terres de Bélénos aient connu? Où sont-ils? Reviendront-ils un jour ? Que feront ceux qui ont disparu? Nul ne le sait, mais on peut s’attendre au pire…ou au mieux dépendant de votre point de vue.

    Simon de Rinh

    Des jeux peu payants pour Hyden

    Je vous avais avertis cet hiver, les jeux de hasards sont…hasardeux. Une quantité phénoménale de chads furent perdus pendant les festivités en l’honneur des Sibylles en raison des jeux de hasard et le tout au profit d’un seul groupe de « commerçants ». Pour avoir recueilli plusieurs témoignages, personne n’a gagné à part les paysans trop simples d’esprit aux goûts de plusieurs. Cela nous laisse penser que c’était peut-être arrangé. J’ai même entendu qu’un client insatisfait aurait transformé une des charlatantes en chaton pour la punir de l’avoir arnaqué. Il faudra mettre ça au clair avec la maison de jeux.

    Lyna de Vertecolline

    L’Archon est mort !

    Enfin! L’ennemi juré des liches et vampires est tombé. Les Nakamura et autres démonistes ont enfin réussi à détruire le phare brillant que représentait Aes l’archon. La toile magique ne s’en portera que mieux. Les démonistes doivent sauter de joie à l’heure qu’il est. C’est un grand soulagement pour tous ceux qui espéraient vivre tranquilles et pratiquer les arcanes comme bon leur semblait. Que tous le sachent, l’archon n’est pas immortel!

    Simon de Rinh

    Clairvoyance de Gaea

    Il y a de fortes chances qu’il fasse beau, mais des probabilités d’averse sont à prévoir. Nous verrons probablement des nuages et il risque de faire plus chaud que l’hiver. La nuit, il fera plus frais que durant le jour, alors mettez une cape, surtout s’il pleut.

    Feuilet d’Hyden Aout 747

    Rigueur, rigueur, rigueur!

    Après avoir massivement investi dans le secteur des opinions et des commentaires (voir l’article de messire Lordred de la Hanse), la direction du Feuillet d’Hyden a pris la décision stratégique de remettre au premier plan sa valeur fondamentale qu’est la rigueur. À cet effet, le spécialiste des zones dangereuses, messire Simon de Rynh, a repris le titre exclusif de journaliste en délaissant ses prises de position discutables. Quant à notre éditorialiste désignée, madame Lyna de Vertecolline, elle fut mandatée de passer des éditoriaux aux entrevues exclusives. Cette dernière risque donc de rendre visite aux habitants de Bélénos afin d’obtenir directement leurs propres points de vue à sur les événements de la région!

    La direction du Feuillet d’Hyden souhaite enfin rappeler qu’elle met tout en œuvre afin que les articles de ses journalistes soient gages de rigueur et de fiabilité.

    La Direction

    Le Fief Marniet s’écroule

    Depuis la chute de la forteresse de Briserak en juin, une puissante colère depuis longtemps réprimée grondait à l’intérieur des frontières du Fief Marniet. De l’avis des divers observateurs –et probablement du duc Marniet lui-même-, ce mécontentement aurait dû lentement croître tout au long de la période estivale, ce qui aurait permis aux forces de l’ordre de le réprimer par la force des armes avant la fin de l’été. Or, depuis le début du mois de juillet, la situation dégénère à une vitesse fulgurante. La population aédonite du Fief Marniet, majoritaire, s’est rapidement organisée sur tout le territoire de la seigneurie et est parvenue à trouver des armes et des victuailles pour soutenir sa cause. Déjà, nombre de témoins affirment avoir aperçu des convois de l’Alliance de Solèce prendre la route vers les hauts lieux de la rébellion, les autorités de la seigneurie cherchant probablement à nourrir la grogne du peuple contre son tyran. Ce qui n’était qu’une révolte chaotique et impromptue semble ainsi se transformer en un coup d’état en bonne et due forme.

    À la date de la rédaction du présent article, on rapporte que les forteresses de Kaldor et de Dalmenur seraient tombées aux mains du peuple. Si Kaldor fut livrée sans combat aux rebelles, Dalmenur fut le théâtre d’un massacre digne de celui de la forteresse de Briserak où une centaine de soldats avaient perdu la vie. Le duc Marniet, isolé à l’intérieur de la Redoute, ne contrôlerait donc plus que le siège de son pouvoir ainsi que la cathédrale fortifiée de Boisé-Profond. Déjà, nous pouvons annoncer sans crainte que le Fief Marniet tel que nous l’avons connu s’est éteint en juillet.

    Henry Poldier

    Le trésor perdu

    Les derniers membres du clan Rasmussen présents en Bélénos ont enfin quitté les terres. Après avoir pillé les souterrains de Chastel-Blanc afin d’y débusquer la divine masse de Galléon, Ulf Rasmussen avait commandé à ses hommes de retourner dans son futur Royaume du Nord. Or, certains se sont attardés dans les souterrains de la ville aédonite et y ont trouvé un ancien reliquaire au contenu inconnu. Dès leur départ de Chastel-Blanc, ces excavateurs Galléonites furent poursuivis, puis pris en tenailles le 14 juillet au midi aux frontières de la Griffe de l’Ouest entre les forces de la seigneurie –auxquelles se joignirent même quelques hommes-lézards- et les renforts de Solèce. Peu après le début des hostilités, des brigands et malfrats se joignirent aux combats, engendrant le chaos le plus total.

    Si toute chance de victoire semblait perdue pour les Galléonites, un événement surprenant altéra radicalement le cours de la bataille. Profitant de l’absence de la plupart des soldats de l’Alliance qui avaient été mobilisés à Chastel-Blanc ou près de la Forêt noire, une escouade disciplinée et organisée d’orcs, de gobelins et de démonistes s’infiltra dans Solèce et entreprit de s’emparer des murs. Sous des appels à la puissance d’Hargrash et d’autres démons, les brutes parvinrent presque à atteindre leur objectif. Fort heureusement, les quelques défenseurs réussirent à les contenir suffisamment longtemps pour appeler en renforts les combattants de la Forêt noire et repousser leurs assaillants. Si la manœuvre permit de sauver la ville de Solèce, elle laissa les derniers Rasmussen quitter Bélénos sans trop de pertes.

    Bien que l’information n’ait pas pu être confirmée, les Galléonites auraient eux-mêmes été dépossédés de quelques biens lors des combats. Non seulement leurs bourses et leurs stocks de vivres auraient été allégés par des détrousseurs, mais un artefact ancien aurait été subtilisé dans le reliquaire qu’ils transportaient. Si l’un de nos lecteurs dispose de pistes à ce sujet, nous vous serions grés de nous les partager.

    Henry Poldier

    Kirov à Andrave

    Alors que de nombreux troubles ébranlent les fondements des Cités de l’Ordre au Nord et que le duc Lanfranc prépare visiblement une sortie magistrale, les érudits d’Andrave, capitale de la Confrérie Markelus, recevait la visite d’un invité de marque. Captant l’attention de la vingtaine de mages de renom présents, Iouri Andropov Kirov, co-héritier supposé du trône de Bélénos, prononça un long discours sur les bienfaits de l’éducation et de la rationalité dans la quête de l’Ordre. À la fin d’une élocution ayant duré près d’une heure, Kirov fut majoritairement ovationné par l’assistance et remercié personnellement par le haut thaumaturge Markelus de sa présence dans la cité souterraine d’Andrave.

    L’allocution de Kirov dans la seconde plus grande ville du duché d’Aurélius n’est pas un hasard. Markelus, fondateur de la confrérie du même nom, est lui-même d’origine argylien et entretient toujours des liens d’amitié assez intimes avec sa première patrie et avec sa célèbre université de magie à Jovrine. Kirov tenterait donc de se trouver des appuis solides à Bélénos afin d’aller de l’avant avec ses revendications. S’il s’abstient de discuter des crises internes frappant actuellement Bélénos, Kirov présente tous les signes d’un homme politique en campagne de séduction.

    Selon les proches de l’Argylien, une rencontre au sommet avec Damien de Lanteigne serait prévue lors les prochaines semaines. Les deux hommes ne s’étant jamais retrouvés face à face, il sera extrêmement intéressant d’observer le déroulement de cette future rencontre.

    Coulter Desforets

    La bataille de Chastel-Blanc

    Le siège de Chastel-Blanc s’annonçait être l’un des plus longs de l’histoire bélénoise. Alors que les troupes aédonites de Solèce encerclaient la ville sans grand espoir d’y découvrir une brèche, les défenseurs galléonites disposaient de ressources pour survivre des mois durant. Cependant, de nouveaux acteurs ont fait leur entrée dans cette vaste mise en scène qu’est la guerre du Nord bélénois.

    Le 21 juillet au matin, quelques rôdeurs de l’ancienne Éclipse d’Airain se présentèrent à la tente de commandement de l’armée usirienne. Après que l’un des leurs ait été exécuté par les autorités galléonites pour s’être opposé aux lois martiales établies à Chastel-Blanc, ces adorateurs de Gaea aspiraient à neutraliser l’influence de leurs ennemis dans le Nord. Ce que nul n’avait envisagé se concrétisa alors : à l’Ouest de la cité, dissimulé par les ronces et les herbes hautes, ces éclaireurs dévoilèrent un sentier oublié de tous –hormis des vrais amants de la nature- permettant de pénétrer à l’intérieur des murs. Le soir même, à la seule lueur de la pleine Lune, l’armée de Solèce emprunta le sentier et pénétra dans la ville fortifiée, prenant par surprise les défenseurs abasourdis.

    Selon les témoins, les Galléonites battirent rapidement en retraite vers le poste de commandement au centre de la cité, là où siégeait antérieurement le Cercle de la foi pure de l’Armée du Pénitent. Ce repli stratégique coûta toutefois la vie au corps d’élite des défenseurs et à sa commandante, Maïwenn Lindegan. À l’heure actuelle, les derniers guerriers galléonites de Chastel-Blanc continueraient de tenir leur ultime conquête dans la cité. Par contre, à moins d’un incroyable retournement de situation, ces combattants –privés d’une bonne partie de leurs vivres- ne pourront résister longuement aux assauts de leurs ennemis. Tout porte à croire que la bataille pour Chastel-Blanc s’achèvera prochainement.

    Henry Poldier

    L’Ordre d’Annabella

    Un rare scandale ébranle présentement les Cités de l’Ordre, reconnues pourtant pour leur stabilité. Annabella Sagürta, dernière matriarche de Galléon à la tête de la seigneurie disparue de l’Éclipse d’Airain, a fait grand bruit en reniant publiquement son mari, Salieri Montasquie. Le 25 juillet, c’est une femme visiblement ébranlée par les événements de Chastel-Blanc et d’Hyden qui se présenta devant ses partisans d’Eseldorf. Après avoir demandé le divorce et rejeté son ancien époux devant un public de Galléonites exaltés, elle proclama qu’il était temps pour son peuple de regagner son autonomie. Elle invita alors ses coreligionnaires à la suivre à Halvard, capitale de la province de Gudrun, où un nouvel ordre y serait prochainement établi afin de venger les trahisons du passé. Hutgaart Dragson, actuel dirigeant gudrunnais, n’a guère nié encore cette proclamation.

    En d’autres temps, l’appel d’Annabella serait resté sans réponse. Or, malgré la fin relative des hostilités à Altembourg, la guerre opposant les partisans d’Usire et de Galléon se poursuit en Bélénos. Les forces galléonites, exaltées par la promesse d’un avenir meilleur, se montrent beaucoup plus enclines à suivre Annabella dans ses frasques. Ainsi, les quelques citoyens d’Eseldorf et de la Bastide acceptant de se confier à nous soutiennent qu’une lente migration des Galléonites des Cités de l’Ordre s’opèrerait vers Gudrun, vidant la Cité grise et ses environs d’une partie de ses habitants. De plus, nombre d’adorateurs de Gaea de Gudrun –dont les confrères de foi ont causé la défaite de Chastel-Blanc récemment- attendent avec excitation le retour d’Annabella à Halvard, ce qui démontre la profonde division des membres de ce culte face aux événements présents.

    Cet appel à la sécession d’Annabella –et indirectement du Gudrun- s’ajoute à l’émoi causé par les appels du Maroquinier à la Bastide. Les Cités de l’Ordre, bastions de la droiture, seraient-elles en train d’imploser sous le coup des dissensions?

    Coulter Desforets

    Hyden et le peuple

    Alors que le Maroquinier ne cesse de multiplier les appels à la résistance face aux divers non-Bélénois qui immigrent en nos terres, diverses cellules du Souffle du peuple depuis longtemps endormies s’éveillent graduellement. Par contre, pour une rare fois, le Maroquinier a probablement sous-estimé l’ampleur de la frustration accumulée par ses sympathisants. Suite à son premier message paru dans notre édition de juin, plusieurs cellules se sont éveillées sur le territoire bélénois, chacune portant un message unique. Par l’entremise de graffitis ou d’actions d’éclat, on apprit que certaines souhaitaient le départ de Lanteigne et de Kirov (qui n’est pas encore arrivé!), d’autres l’expulsion des immigrants en provenance de l’extérieur des terres et la disparition de la noblesse, quelques unes l’exclusion des races non-humaines ou la création d’une nouvelle religion purement bélénoise. C’est dans la Bastide, héritage de la révolution du Souffle du Peuple dans les Cités de l’Ordre, que la crise est la plus intense. Le représentant du Triumvirat de la ville, Robert Delavigne, est allé jusqu’à annoncer au début du mois d’août la mise en place d’un couvre-feu afin de contrôler les cellules remettant activement en question son autorité.

    Ceci dit, le bourg franc d’Hyden ne fut pas laissé pour compte par ce renouveau du Souffle du peuple. Après s’être emparé de président Rufo, une trentaine de terroristes menés par monseigneur Onfroi, précédent évêque aédonite de la Bastide, s’enferma dans la forteresse d’Orion afin d’exiger le départ des représentants étrangers –impériaux, argyliens, galléonites-. Malheureusement, l’affaire se termina dans le sang avec la mort des ravisseurs. Cependant, le Conseil d’Hyden s’est empressé de réparer les torts en offrant dès la mi-juillet des ressources et des vivres aux familles des trépassés. Nourriture de Danaé, vêtements impériaux et alcool de production McAle, tout fut mis en œuvre afin d’apaiser la colère des habitants de la région. Tout ceci sans parler du généreux don aux enfants d’Hyden –qui sont probablement désormais plus riches que le citoyen moyen de la région!- offert par l’Académie hétanique. La distribution de ces denrées par le charismatique Charlemagne Del’Gado a assurément posé un baume sur les plaies d’un peuple déchiré par la guerre et les fanatiques de toutes sortes.

    S’il est fort à parier que les manifestations du Souffle du Peuple diminueront considérablement dans le bourg franc d’Hyden suite aux réactions rapides de son conseil, nos yeux doivent désormais se porter vers le reste du territoire bélénois, là où le pouvoir du peuple –s’il existait- a été mis à mal au cours des derniers mois.

    Coulter Desforets

    La Drakkar : nouvelle mode?

    L’invasion des hommes du Nord dans le Yarbrield impérial et en Khalonnie n’apporte pas que des désagréments. Au lendemain de la reprise de Barrowhill, une nouvelle bière fit son apparition dans les rangs des miliciens et volontaires khalonniens : la Drakkar. On raconte qu’alors que Gervin Svynfirth Samuelsson, chef du clan Svynfirth et meneur des pillards nordiques à Barrowhill, était sur le point de trépasser, il s’exclama dans un ultime souffle : « Où est mon…ma…Drakkar… ». Son interlocuteur, Lock McHeart, un milicien de Tor Montag, rétorqua du tac au tac « Right here Gervin! » en se débouchant une bonne Drakkar, une bière blonde aux arômes des Terres des Brumes.

    Le bref dialogue se répandit comme une traînée de poudre parmi les rangs des combattants khalonniens et la Drakkar devînt le symbole de la victoire sur Barrowhill. Dans les tavernes et auberges de la région, il devînt coutume d’interpeller l’aubergiste par un « Where’s my Drakkar? », auquel celui-ci répondait par un « Right here Gervin! ». Après avoir étanché la soif des buveurs de Khalonnie, la Drakkar atteignit au début juillet les étals du Nord de Twyden et, au début août, les tablées bélénoises.

    Si le cœur vous disait de faire partie du récit de Barrowhill, cherchez Sven Arksson Svenson, un homme du Nord au parler khalonnien. En tant que représentant de la Drakkar en Bélénos, il saura vous donner le goût de l’Histoire!

    Aurélia Nanthier

    Vodzth prise d’assaut

    Vozdth, joyaux de la principauté d’Argyle. De mémoire d’homme, jamais elle n’est tombée aux mains d’un ennemi de l’humanité. Certes, les hordes de géants avaient frôlé ses murs imprenables en 734, mais la garde princière était parvenue à les repousser dans les marais de Zarid au Nord de la capitale. Aujourd’hui, ce sont des dizaines de milliers d’orcs et de gobelins proclamant les noms d’Hargrash et d’Auldo qui s’entassent au pied des murs de Vozdth.

    En moins d’un mois, la situation du Bastion et d’Argyle a atrocement dégénéré. Le 2 juillet, la forteresse d’Asdalan tombait aux mains de l’ennemi grâce aux efforts d’infiltrés shataïens. Une semaine plus tard, des escouades vertes en provenance d’Asdalan convergeaient vers Korujev et prenaient de revers les défenseurs –dont les gueux de la Première Colonne- qui n’avaient plus d’autres choix que de quitter leur position avec hâte et de fuir vers les montagnes. Le 11 juillet, les portes de Korujev s’ouvraient afin de laisser passer le gros des troupes d’Hargrash qui, immédiatement, se dispersaient dans les vastes plaines occidentales. Avec un espoir malsain, les chevaucheurs du Bastion espéraient alors que la horde entreprendrait une lente marche destructrice vers l’Ouest, perdant un temps considérable à piller les terres. Tel ne fut pas le cas.

    Le 4 août, les contingents de l’avant-garde d’Hargrash apparaissaient sur la route de Rzhev, hameau à proximité de la capitale. Heureusement, le vaillant prince Brinovish fit preuve d’une prévoyance hors du commun. Sous l’impulsion d’une prémonition fabuleuse, il somma à la mi-juillet les voïvodes des régions environnantes de lever leurs forces afin de renforcer les positions de Vozdth. Si certains affirmèrent sur le coup que le suzerain abandonnait à leur terrible sort les habitants des campagnes, ses détracteurs se ravisèrent lorsqu’ils constatèrent la justesse de sa manœuvre. À l’heure actuelle, les armées d’Hargrash continuent de se masser aux portes de Vozdth sous le regard des fiers Argyliens prêts à livrer l’ultime combat.

    Aurélia Nanthier

    La marche de Lanfranc

    Aussitôt revenu à sa demeure d’Héodim, le duc Lanfranc a décidé que l’heure était aux actions d’envergure. Profondément déçu par la guerre battant son plein dans le Nord bélénois, le seigneur des Aurélois a rappelé ses vassaux et fait une proposition inédite à ceux-ci. Lors d’un dîner se tenant à l’auberge du Boc de Bronze à Héodim le 21 juillet, les têtes dirigeantes du duché se positionnèrent par rapport aux nouvelles ambitions de Lanfranc.

    Selon ce dernier, Bélénos est voué à se transformer graduellement en une nouvelle province impériale ou en un voïvodat argylien. Si nombre de seigneurs et de Bélénois du peuple tiennent à leur indépendance, tous sont fascinés par l’attraction croissante qu’exercent les grandes nations d’Illimune sur la région. Pour la première fois de tout son règne politique, Lanfranc s’est dit épuisé de lutter contre de telles forces. Avec une humilité désarmante, il a invité ses plus proches vassaux à quitter ce jeu d’intrigues qu’est Bélénos afin de chevaucher vers des lieux où les actes des hommes preux sont respectés et estimés. C’est donc sans faire appel à ses pouvoirs ducaux que Lanfranc offrit à ses vassaux, tels des amis chers, de l’accompagner dans sa quête.

    À la sortie de l’auberge, la plupart des convives semblaient ébranlés par les déclarations et la proposition de leur duc. La réponse de ceux-ci à cette dernière nous est encore inconnue, mais nous espérons en apprendre davantage d’ici la parution de la prochaine édition du Feuillet d’Hyden.

    Coulter Desforets

    Les spectres

    C’est dans un bruit atroce de déchirement que se produisit la rupture entre les mondes. Jamais je n’aurais cru écrire ces lignes un jour, mais lors de la nuit du 2 au 3 août, le voile séparant le monde spirite du monde physique fut rompu. Les adeptes du shamanisme, autrefois seuls privilégiés à pouvoir contempler les sombres secrets de cette réalité cachée, partagent désormais leurs visions avec l’ensemble des mortels qui voient rôder parmi eux ces spectres d’un autre monde.

    Nous ignorons quelle fut la source de cette altération des plans, mais nous savons que son centre semble se situer dans la région du bourg franc d’Hyden. La nuit, d’innombrables silhouettes lumineuses font désormais leur apparition. Si certaines ne sont d’aucun danger et ne font qu’errer à la recherche de leur ultime demeure, d’autres semblent faire preuve d’agressivité en s’attaquant aux vivants. Méfiez-vous, lecteurs assidus : tous ceux qui entrèrent en contact direct avec ces spectres en ressortirent affaiblis, autant mentalement que physiquement. La meilleure chose à faire semble donc de rester à distance de ces manifestations.

    Cependant, dans l’éventualité où vous seriez confrontés à ces créatures, votre humble journaliste vous rappelle les astuces de base –dont certaines exigent encore démonstration- afin de vous protéger. Les courants d’air froid sont des prémonitions de la venue des spectres. Advenant une baisse drastique de la température, allez immédiatement à la rencontre d’un prêtre : ce dernier saura comment réagir. Si aucun prêtre n’est à votre disposition, munissez-vous d’une poche de sel et entourez votre résidence d’une mince ligne de ce condiment. Par sa pureté, le sel empêchera les spectres de s’approcher. Certaines grands-mères affirment que le fer forgé et la tourmaline causeraient des tourments aux esprits, mais jamais la chose ne me fut confirmée par un chasseur sur le terrain. Enfin, rappelez-vous bien ce vieux dicton : mieux vaut fuir que périr.

    Simon de Rynh

    Saint-Rivage isolé

    La plaine de Saint-Rivage est, depuis le passage de Galléon sur les terres de Bélénos, un lieu mystique hautement sollicité. Habité d’abord par les Galléonites de Deus Patrès qui y créèrent un puits de magie où leur dieu déchu pouvait les atteindre, il fut ensuite convoité par les fourbes priants d’Azaroth, les horribles cultistes de Chaos, les druides de Gaea et, aujourd’hui, par les Galléonites de l’Éclipse d’Airain (malgré la vocation à Gaea de la zone). Or, cette longue saga d’appropriation des pouvoirs mystérieux du puits de magie touche maintenant à sa fin.

    Profitant d’un assaut massif sur les forces galléonites de l’endroit, les membres du clergé de Gaea d’Hyden et leurs alliés menèrent à terme un rituel de reconstruction de la toile arcanique. Si tous s’attendaient à ce que la magie soit de nouveau normalement accessible dans l’endroit, tel ne fut toutefois pas le cas. Certes, le rituel eut un effet, mais celui-ci fut plutôt de retirer tout contrôle du puits à une quelconque déité. Par conséquent, désormais, plus aucune magie ne transpire du lieu, qu’elle soit d’origine divine, arcanique ou autre.

    Par contre, quelques jours après l’exécution du rituel, une faible lueur verte se matérialisa au-dessus de la plaine de Saint-Rivage et fut projetée en direction d’Hyden. Simultanément, une seconde lumière dorée répondit à l’appel de la première et apparut brièvement près de la Porte des Brumes. Nous cherchons toujours à établir le lien entre ces apparitions et les événements du puits de magie.

    Coulter Desforets

    La compagnie Von Trakara

    Privet tovaritshch, moi être Alexei VonTrakara de Compagnie Mercenaires VonTrakara et je parler à toi.

    Toi explorateur. Toi dessiner carte. Avoir oeil et bonne oreille. Toi agressif quand épée trop longtemps dans fourreau. Toi ennui, vouloir agir et faire chads?

    J’ai peut-être mission pour toi. Faciles, moins faciles. C’être comme ça. Viens voir poteau mission de Compagnie Mercenaires Von Trakara à côté Danaé jusqu’à samedi avec coucher soleil.

    Beaucoup choses à faire, beaucoup chads à faire aussi

    COMPAGNIE DE MERCENAIRES VON TRAKARA

    Pas juste pour mercenaires, pour aventuriers aussi!

    Lettre posthume d’un Galléonite

    Cette lettre fut retrouvée dans les affaires d’Harves Finnegan après sa mort, notre patriarche de la cohorte d’Airain, et mon bien aimé frère. -Sorcha Finnegan.

    Salutation à vous, hommes et femmes d’Hyden. Je suis Harves Finnegan, patriarche de la cohorte d’Airain qui réside présentement à Saint-Rivage. Je n’ai pas l’habitude d’écrire aux journaux locaux pour m’adresser aux miens, mais il semble qu’ici c’est chose commune. Si je vous écris aujourd’hui, c’est pour parler de vérité et faire taire les mensonges qui circulent à notre propos, nous, la cohorte d’Airain.

    La cohorte est née ici, en Bélénos, lors de la création de l’Éclipse d’Airain en 743. Nous avons fait partie de l’armée de l’humanité et avons fièrement et farouchement défendu nos frontières pendant plus de deux ans. L’Éclipse d’Airain tomba en novembre 745 alors qu’une mer d’orcs Rackashans déferla sur nous après que les Aédonites de l’Alliance de Solèce eurent négocié avec l’ennemi. Nous perdîmes de nombreux frères d’armes et amis ce jour-là, et ce à cause de la couardise et de la lâcheté des Usiriens.

    Aujourd’hui nous occupons Chastel-Blanc que nous avons prise grâce à l’aide des Rasmussen et des Arksson. Aucune goutte de sang ne coula lors de la prise de la ville qui avait été désertée avant notre arrivée. Cette ville et ses environs formeront bientôt une nouvelle seigneurie bélénoise avec à sa tête la grande Annabella Sagürta.

    Nous avons droit à cette seigneurie, car nous sommes Bélénois. Pas Bélénois de naissance, mais par choix et par conviction. Tous ceux s’opposant à nous seront considérés comme des ennemis de Bélénos. Le régiment de l’empire posté à Hyden nous dépeint comme des barbares envahisseurs alors que nous sommes ici chez nous. Ils viennent d’ailleurs, imposent leurs lois et font régner un climat de terreur partout où ils passent. Ils mentent, tuent, et ne font preuve d’aucun honneur. Alors dis-moi Hyden qui est l’envahisseur? Qui est le barbare tyrannique? Qui devraient être combattu à vue ou déporté?

    Ces mots, je les écris car moi et mes hommes, sommes vérité. Implacable et désagréable, nous nous frayons un chemin à travers les épreuves que Galléon veut que nous surmontions.

    Harves Finnegan, patriarche de la cohorte d’Airain.

    Prime de chasse

    Le chasseur se donne pour quête personnelle de faire vivre l’enfer à ce groupe maudit –le Renor Mantis- qui a causé la mort de son père Artorius et de son meilleur ami Aes. Lors de la lune d’août, mes ennemis connaîtront ma colère. La tête de Laelfrin l’elfe noir est mise à prix pour 500 chads, mort uniquement. La tête d’Andrick est mise à prix pour 250 chads, mort uniquement. Chaque tête supplémentaire d’un membre du Renor Mantis rapportera un bonus monétaire si celle-ci est apportée avec l’une des deux premières.

    Je vais personnellement les traquer avec une douzaine de mercenaires et je vais demander à chacun de mes alliés d’en faire autant. Tout volontaire désireux d’aider sera le bienvenu.

    La mort est le seul moyen d’échapper à ma colère

    Simon Sylaki, dit le chasseur de Démons

    Un Conseil à Hyden?

    Lors de la dernière lune, j’ai eu la chance d’assister au Conseil d’Hyden. Je ne devais initialement pas y siéger mais semblerait-il que les informations sur la date, l’heure et le lieu ne se soient pas propagées jusqu’à tous les représentants, ce qui m’amena à y siéger. Au pied levé, j’acceptai donc de siéger au Conseil. J’avoue avoir été quelque peu nerveux moi qui n’est pas habitué aux protocoles de ce genre de réunion. Et bien laissez-moi vous dire que toute l’appréhension que j’avais est retombée rapidement…

    Quoi de moins respectueux de la part des participants que le non-lieu du Conseil d’Hyden. Un nouvel endroit bien peu propice à des négociations législatives, une impatience (bien justifiée) de nombreux participants face au manque de concertation au sein du Conseil, des documents manquants avec comme excuse qu’ils sont courts et quoi d’autre encore? Ah oui, un manque flagrant de compassion envers les pauvres Hydennois qui souffraient d’avoir vu leur famille s’entredéchirer plus tôt dans la journée et envers les vaillants défenseurs du village ayant dû mater une rébellion.

    Mais malgré tout, une grande décision fut prise : le report au lendemain matin. Dommage que les présences furent si minces le lendemain matin (lire, aucune). Les habitudes du Conseil doivent changer et il doit être en mesure de s’adapter aux événements extraordinaires comme la mort prématurée de notre président! Le message envoyé par les mutins était on-ne-peut-plus clair. La démocratie hydennoise se doit d’être plus transparente et de prendre en considération le petit peuple.

    Pour montrer l’exemple, j’y vais d’une proposition qui, je l’espère, sera adoptée au prochain Conseil :

    « Que la date, l’heure, le lieu et les documents nécessaires au bon fonctionnement du Conseil soient publiés dans le Feuillet d’Hyden. »

    Bastien Hohenhoff

    Gens d’Hyden et fidèles lecteurs de cette publication,

    Autorisez-moi une dithyrambe à l’égard de votre digne existence. Icelle, endurante devant les sempiternels embêtements enracinés dans les viscères de la terre qui a porté tant de maux, m’inspire chants et respect. L’Hydénois est inassouvi dans la rêche survie; il se gorge de vie. Hardiment, l’Hydénois se gausse des fielleuses immondices rôdant proche; il essarte son lot, nonobstant les ombres, le cœur vif et confiant. L’Hydénois est façonné dans la même argile qui compose les plus élégantes et solides amphores.

    Je souffre mille chagrins quand mon affection se heurte à la méfiance. Sont-ce mes insignes et allégeances qui te désobligent, Hyden? Quand le Souffle de ton peuple balaie une tempête de sable, de sang et de larmes en résolue résistance, il entaille mon âme. Ton opiniâtre combativité m’émeut, et je la crains. Je crains aussi qu’elle nous emporte tous dans un cyclone d’incompréhension mutuelle et nous prive des monuments que le Chêne et le Peuple sauraient ériger en hommage au dévouement, sous le regard obséquieux des Dieux.

    Entremêlons nos dévotions et valsons prestement au bal des concrétisations. Assurons ensemble la pérennité de ta dignité, de notre amitié et érigeons-nous en champions de ce qui est bon et juste. Tournons la dernière page de ces avilissants chapitres de notre histoire commune consignés en lettre de sang, et faisons des sueurs de nos labeurs communs l’encre des pages du tome du renouveau impérissable.

    Hubert de Médicis,
    marquis de Courval,
    protecteur d’Halimer et diplomate impérial

    À ceux qui s’opposent à l’élévation de l’homme.

    Voilà bien trop longtemps que les suppôts de l’Usurpateur s’exercent à dépeindre mes frères et mes sœurs comme des animaux menaçant leurs pauvres brebis écartées. Ô oui elles sont écartées ces brebis, menant un village complet à un état de servitude. C’est là où la Cohorte d’Airain dérange le plus, selon moi, aux yeux des Impériaux et ceux des Solèciens car leur union des hommes se base à l’adhésion des cultes plus faibles à leur cause. Craignez cette stratégie belliqueuse, priants des Sibylles, d’Ayka, de Gaea et Mak’Udar. Ils vous offrent le confort pour commencer, puis vient ensuite le temps de vous intégrer à leurs rites, à leur cause. Ils intégreront à leur avantage les idéaux qui vous animent simplement pour que vous leur laissiez raison. Puis un jour viendra où ils vous feront adhérer à leur lois pour le bien commun… Croyez-vous un instant que les lois qu’ils appliquent ne les avantagent pas? Leur rouage de manigances est insidieux et à peine perceptible, mais il amène l’homme à toujours s’abaisser, à accepter qu’il n’est rien et que seul l’USURPATEUR peut mener les hommes à triompher.

    Depuis bientôt un an, un nouvel Idole est placé sur un trône belliqueux. Cette ancienne confédération n’est plus que l’ombre d’elle-même, ses étincelants chevaliers en déroute. Elle n’est plus que le berceau du rêve aédonite tel que conçu par le Pape. Qu’adviendra-t-il le jour où les fils d’Usire choisiront de se liguer contre vos cultes, vous assimileront de force pour leur propre bien, joueront de cupidité pour enrichir leur gargantuesque fortune ecclésiastique visant le prosélytisme? Vous serez encore au stade de la pauvre brebis. C’est une chose que les miens ont expérimenté et bientôt ce sera à votre tour.

    Nous sommes loin du conflit religieux : s’abaisser à croire une telle idiotie est pour le commun des gueux.

    Alors je m’adresse à ceux qui d’opposent à ces rêves d’hommes glorifiant la faiblesse. La Cohorte prône l’élévation de l’homme et non son asservissement devant une croix rouge d’Usire corrompue et pourrie.

    Théoval Malleghann

    La vérité sur les bières bélénoises

    Quelle meilleure façon de découvrir une région que de s’assurer de la qualité des bières locales? C’est pourquoi, fraîchement installés en Hyden, nous nous sommes fait un devoir de tester les plus célèbres bières du secteur.

    Nous ne sommes restés que peu de temps à l’Auberge du Phénix, mais le personnel est assez accueillant, bien que moins l’endroit ne soit pas si peuplé. La bière y est bonne, et assez bon marché.
    Nous avons ensuite fait un tour jusqu’à la fameuse auberge de Danaé, où la bière se vend au prix ruineux de 7 chads le verre! Pour un tel prix, nous espérions une bière exceptionnelle ou un accueil extraordinaire. Mais personne ne nous a adressé la parole. Et quoique la bière soit bonne, elle ne vaut pas son prix.

    Nous avions entendu des merveilles à propos de la bière des McAles. Je peux maintenant vous l’affirmer, la légende est bien surfaite. Nous avons vidé deux bouteilles entières dans l’espoir de nous saoûler, mais sans succès. C’est donc parfaitement sobres et déçus que nous nous tenions dans la cour (très confortable, je dois l’avouer) des McAles. Précisons que l’endroit était bondé, mais le service à la clientèle inexistant.

    Heureusement, nous avons pu noyer notre déception dans la bière de la Porte des Brumes, qui, en plus d’être excellente, n’est vraiment pas chère. En outre, les habitants des Brumes nous ont offert un accueil chaleureux, nous faisant une joyeuse conversation pendant que nous calions nos verres.

    C’est toutefois en connaissance de cause que je vous annonce que la meilleure bière de la région est la nôtre : la Drakkar. Si vous l’avez goûtée, vous ne pouvez le nier, et si vous n’en avez jamais bu, venez nous rendre visite au fort de la Souche, nous nous ferons un plaisir de vous y initier.

    Skeld Arksson Svenson

    Oyé oyé,

    Le moi de juillè é passé sen que jé soie contesté. Jé suisse donc Grand Chapardeur encorre un en. J’invitte tou lé cousinécousines prochène lune samédit a dix eurre au Nossbraig pour que jexplik mes devoir. J’invittte ossi Neaustroume, Raptor Rius, Capitènerrufo, le Maréchalle défisse, Uber Lemétiss é Jonatien McAles pour ressevoir un symbol pour leur ède. Il son dénami pas-chapardeurs de Blivek. Aprè j’invitttte tou le monde pour un concour de glou. Aporrté votre glou et glou fort, le gagnant pourrah dirre avoirre le plusse bon glou ou glou fort de Bélénos et sera gros-cyste d’ofissiel dé rencontre chapardesques.

    Allix Eikugoronoblashiverol Guerrier-Cheveux-de-Feu McAles, Grand Chapardeur d’Hyden

    Chers Bélénoises et Bélénois,

    Voilà environ deux ans que l’arrivée des Sibylles -après la triste disparition de Muse et Tharos- poussèrent des milliers de chapardeurs curieux et blivekois en nos terres. Cette race peu présente jusqu’alors sur notre territoire a tôt fait de fasciner ma famille et plusieurs de mes collègues. Nous décidâmes donc de créer l’Observatoire des affaires chapardesques, une société transnationale ayant pour objectif de rassembler le plus d’informations possibles sur leur culture. Pourtant, jamais je n’ai reçu de nouvelles aussi troublantes que celles de mon cousin en provenance de la Griffe de l’Ouest. Rassemblés sous la bannière du Grand Chapardeur de la Terre des Contrastes, Yiorek Marny, entre 100 et 200 chapardeurs ont pris les armes pour protéger les frontières de Griffe de l’Ouest des galléonites voulant y forcer leur passage.

    Vous comprenez donc pourquoi je n’étais que peu surpris d’apprendre par la suite que des milliers de Chapardeurs à travers Illimune se dirigent lentement vers ce qui semble être la frontière entre la Khalonnie et l’Empire de Twyden. Les garnisons impériales semblaient néanmoins bien calmes à la vue des hordes de Chapardeurs : paysans armés, guerriers, ménestrels, prêtres, etc. Peut-être les autorités tweels en savent-elles plus sur le sujet que vous et moi? Peut-être sont-elles encore bernées par la nature festive et joviale de ces joyeux lurons roux? Le seul commentaire entendu d’un chapardeur bien saoul fût : «Pour l’orge et nos vignes!». Pourtant, une chose est certaine, je n’ai entendu parler d’aucun mouvement de masse en ce genre depuis la Révolte des Papillons, et malgré tout je considère l’acharnement démontré comme sans précédent. Quelqu’un ou quelque chose a mis le feu à la braise, et le feu se propage rapidement. Je n’aimerais pas être celui leur faisant face. Plus à venir lors de la prochaine édition.

    Charles le Roux,
    Correspondant spécial du Feuillet d’Hyden
    Membre de l’Observatoire des affaires chapardesques

    La plus grande fête de l’histoire d’Hyden!

    Vous êtes tous invités à mon glorieux mariage avec le Prieur Saprion de la Congrégation de l’Union et directeur de la Faction des Soins. Nous attendons plus d’une centaine d’invité, c’est l’occasion de venir vous amuser! Il y aura de l’alcool, du gâteau et des bardes et le mot à retenir est GRATUIT.
    Le mariage débutera samedi le 10 août à 19h30 au Fort Orion.
    La fête se conclura par des feux d’artifices qui éclateront dans le ciel à 22h. Vous êtes donc les bienvenues à venir festoyer avec nous. Il s’agira certainement de la plus grande fête en Bélénos de l’année 747!
    L’entièreté de l’évènement est gratuit, auquel cas nous acceptons les dons.

    Milimina
    Milimina, Prêtresse Congrégation de l’Union
    Directrice adjointe intérimaire Faction des Soins

    La lycanthropie est un crime

    Comme vous avez pu le constater à la dernière lune, nous avons eu quelques problèmes avec des imitations de loup-garou ou de réel loup-garou. Bonnes gens, soyez rassurées, les frères et sœurs de la Congrégation de l’Union mettront un terme à cette malédiction qui semble vouloir prendre pied dans notre petit village tranquille. La nuit venue, une bête qui corrompt le cœur de l’homme et le transforme en une créature doit être considérée comme de la nécromancie. Cela va directement à l’encontre du rêve aédonite. Cette bête viendra manger votre bétail, tuer vos enfants et rendre moins sûrs les chemins de pèlerinage. Ne vous laissez pas entourlouper, les rumeurs voulant que cette créature soit un cadeau de Gaea sont totalement aberrantes et dans tous les cas, l’expansion de l’humanité ne doit pas connaitre de limite, surtout pas pour quelques arbres de plus ou de moins, fussent-ils sacrés. Imbéciles sont ceux qui pensent que nos grandes villes pavées et nos cathédrales qui s’élancent vers le ciel seront arrêtées par un petit bosquet sacré. Je demanderais donc à toutes bonnes personnes ayant entendu des histoires au sujet de loup sacré, de lycanthropie et d’imitation de loup-garou de me contacter, moi Prieur de la Congrégation ou Blanche de Fornost, Mère Supèrieur des Roses Noires, ainsi que les deux frères De Latour. Cacher de telles informations serait alors considéré comme un crime contre l’humanité et le peuple.
    Saprion
    Prieur Saprion, Congrégation de l’Union
    Directeur de la Faction des Soins

    Lyna de Vertecolinne, vous allez trop loin!

    En un article publié en mai, page 21 du feuillet d’Hyden, vous avez osé qualifier la mission de ma maison de jeu «d’appel au vice»! Vous avez clamé que mes invités de marque avaient perdu davantage que ce qu’ils avaient gagné lors de ma soirée. Malheureusement pour votre rigueur journalistique, vous auriez dû savoir qu’à la fin de la dite soirée tous les profits de la maison de jeu ont été distribués généreusement parmi nos convives. Aucun profit n’a été fait par ma guilde et je peux vous garantir que mes invités étaient tous en excellente condition financière à leur départ.

    En page 19 d’un article publié en Juin, vous traitez les fils de la Lumière de Tyrans sans foi ni loi pour une opération menée en la Porte des brumes. Lyna, de dire que Les Fils de la Lumière n’ont pas la foi c’est dire qu’il n’y a pas d’arbres en une forêt, ou d’eau en un lac. Les Fils de La Lumière sont composés d’uniquement deux choses, et ce sont justement la foi et la loi. La Porte des brumes, tout le monde le sait, est constamment fréquentée par des individus louches. Qui sait ce qui s’est réellement passé lors de cette fatidique attaque? Selon moi, seul les Fils le savent, mais ils ont mieux à faire que de publier leurs opérations et de faire gloire de leurs victoires.

    Je ne suis pas contre la liberté de parole Lyna de Vertecoline, mais de là où je viens, il y a des conséquences pour ceux qui propagent des ragots. Étant un honnête et noble homme d’affaire, je ne m’abaisserai pas jusqu’à mettre votre tête à prix, mais je dois admettre que si quelqu’un vous arrachait la langue et venait la lancer à mes pieds, je devrais faire de gros efforts pour ne pas récompenser cette personne de quelques centaines de chads.

    Lordred Godrickson

    Lettre de nouvelles Impériales

    Chers citoyens et citoyennes d’Hyden, je tenais à commencer la présente lettre par des remerciements officiels en mon nom et en celui des Forces impériales pour le support que vous nous offrez. Nous avons beau être des forces entraînées de l’empire, nous comprenons, par les enseignements d’Usire, que c’est dans l’union et l’entraide que réside la vraie force. C’est pourquoi nous sommes reconnaissants envers vos citoyens qui nous offrent leur support. J’aimerais aussi porter à l’attention des priants d’Usire l’importance de faire une prière à Sainte-Gabrielle et à Saint-Jacques avant chaque repas. Si vous ne les connaissez pas, lisez ce qui suit cela raconte leur histoire.

    «Frère et sœur nés dans un milieu modeste, Jacques et Gabrielle œuvraient humblement dans les cantines mobiles des armées du jeune Empire naissant. Un jour, le régiment de Jacques et Gabrielle vit ses réserves de nourriture infestées par de la vermine envoyée par le démon Azaroth alors qu’ils étaient en plein milieu d’une étendue désertique. Toute la troupe était menacée de famine. On raconte que Jacques et Gabrielle se mirent alors à agiter leurs marmites, puis que des dizaines et des dizaines de litres de soupe et de ragoût en jaillirent. Nuit et jour, pendant plus dix jours, ils agitèrent incessamment leurs marmites, assurant ainsi la survie des 30 000 hommes qu’ils accompagnaient, qui purent poursuivre leur mission. Au bout des dix jours, Jacques et Gabrielle tombèrent de fatigue, auréolés. Soulevés par une lumière aveuglante, ils furent portés vers Usire.»

    Pour terminer, je voulais partager avec vous l’horreur qui eut lieu lors de la dernière lune. Nous avons appris avec dégoût que les Galléonites de l’arène, ces barbares sanguinaires, étaient tombés encore plus bas dans leur folie. Ils ont fait des sacrifices humains de priants de Gaea afin de gorger l’arène de leur sang. Le but avoué de ce rituel inhumain était de convertir la zone de magie afin qu’elle appartienne à leur dieu dément et brutal. Décidément les Galléonites sont loin de représenter ce qu’il y a de meilleur dans l’humanité. Priants de Gaea et autres personnes de bon sens, je vous conseille de les éviter!

    Père Grégoire De Latour,
    Vigilant du Temple et Aumônier des Forces Impériales

    Entrevue avec Blanche de Fornost, sur vous savez quoi…

    Après plusieurs refus à nos journalistes réguliers, la mère supérieure a enfin accepté de répondre à nos questions.

    L : Mère supérieure, à votre arriveé en ces terres, qu’avez-vous pensé du village d’Hyden et de ses habitants?

    B : Bien que les gens en apparence me semblent sympathiques, j’ai rapidement constaté les péchés dont ils ne se repentaient guère. Ce fut d’une grande déception de ne point les voir aller à la confesse, faire pénitence et continuer tout bonnement leur vie sans regrets.

    L : Y avait-il des gens de vertu qui vous ont convaincue de leur droiture?

    B : Effectivement, j’ai découvert un modèle de vertu, un homme tout aussi simple que vertueux. Nous avons rapidement développé ce que je croyais être une amitié profonde, une niche d’espoir dans ce pays de chaos et de déception. Mais ce pays s’est rattrapé et m’a montré sa déception. Je persiste à croire que je resterai vertueuse et je me trouverai un nouveau modèle de droiture qui ne pourra me décevoir de nouveau.

    L : Allez-vous tenter quelque chose pour raccommoder les liens d’amitié ?

    B : Il les a brisés lui-même, en prétendant qu’il n’était pas mon ami autant que j’étais son ami. Il a osé dire que je n’étais pas particulièrement son amie, mais que je n’étais que son amie au même titre que tous les autres Impériaux. Je m’égare … en quoi vous vous intéressez à mes histoires d’amitié, n’est-ce pas futile après toutes les batailles et le sang des pauvres égarés que nous avons versés? Par Usire, nous nous repentons de ces massacres et je pleure encore pour les familles des défunts.

    L : Cela montre le côté humain de la mère supérieure que beaucoup oublie. Une rumeur circule à ce sujet en Hyden, vous et un contingent des forces allez quitter les terres pour un temps.

    B : Ce n’est pas une rumeur, nous nous rendons en Altembourg pour rencontrer les Cardinaux. J’espère pouvoir discuter avec l’honorable Constance de Havres et me confesser une fois de plus devant elle. Elle saura nous guider toutes et tous avec ses sages paroles.

    L : Et que faites-vous de Charlemagne? Vous êtes contrainte de voyager avec lui.

    B : Je n’ai jamais nommé Charlemagne? Où prenez-vous vos informations?

    L : Tout le village est au courant de votre ancienne amitié avec Charlemagne. Je compatis d’ailleurs avec vous, ce ne doit pas être évident d’être obligée d’être en sa compagnie après toute cette histoire.

    B : Ma fille, il y a des enjeux beaucoup plus importants actuellement en Illimune que cette histoire d’amitié perdue. J’ai assez confiance en son jugement pour qu’il se repentisse devant ses pairs et fasse pénitence. Il est un paladin de l’Empire après tout.

    L : J’en déduis que vous lui avez déjà pardonné son indélicatesse?

    B : Vous êtes de quel journal dont?
    Lyna de Vertecolline

    La mère supérieure rejetée, entrevue avec Charlemagne

    L : Charlemagne, comment avez-vous rencontré la mère supérieure la première fois?

    C : Je crois que c’était au village d’Hyden. Je ne me souviens plus des circonstances exactes, mais il est fort probable qu’elle m’ait été présentée lors d’une de mes rencontres politiques avec l’ambassadeur des Forces Impériales, Antoine de Brionne.

    L : À ce moment, saviez-vous qu’elle avait de l’intérêt pour vous?

    C : De l’intérêt pour moi? De quelle sorte d’intérêt parlez-vous? Personne ne m’a jamais signifié que la mère supérieure pourrait s’intéresser à moi d’une quelconque manière que ce soit, outre nos relations amicales et politiques bien sûr.

    L : Comment avez-vous compris qu’une sincère amitié semblait vous lier à elle?

    C : Pour moi, toute amitié est sincère. Du moment que j’ai confiance en quelqu’un, je considère cette personne comme mon ami. Et je crois avoir beaucoup d’amis.

    L : Comment pensez-vous que la mère supérieure se sent face à votre refus?

    C : De quel refus parlez-vous? La mère supérieure ne m’a rien demandé que j’aie refusé. J’essaie toujours d’accommoder les gens proches de moi et je n’ai pas souvenir d’avoir dit non à une quelconque demande. Si vous parlez du choix que la Cardinale impose à ses Roses noires, ce choix n’est pas mien. Je ne me plie qu’aux ordres d’Usire. Ni la Cardinale des Roses noires, ni le Patriarche d’Orion, ni le Président d’Hyden, ni le Pape n’ont d’autorité sur moi.

    L : Allez-vous tenter quelque chose pour raccommoder les liens d’amitié?

    C : Je ne crois pas que les liens soient brisés. Usire veille sur ses suivants et d’une manière ou d’une autre, nous sommes tous liés. Il est normal que des tensions puissent survenir entre différentes personnes, mais les voies d’Usire nous enseignent que l’unité est plus forte que la discorde.

    Lyna de Vertecolline

    Message de la maison Feng

    Bon peuple d’Hyden, laissez-moi vous remercier de vous attarder à lire ces lignes. Peut-être sont-elles écrites sur une vulgaire feuille de papier, mais j’ose espérer qu’elles sauront transcender ce support pour vous aider à voir l’état de la gouvernance hydennoise. Je ne remets ici nullement en doute la valeur et la volonté de faire des personnes en place, mais on ne peut se cacher que la gestion des affaires internes laisse à désirer. N’imaginez-vous pas ma surprise lorsque le président du conseil m’a candidement annoncé qu’il n’avait levé aucune taxe depuis de nombreuses lunes? Le tout alors que la totalité des marchands avec lesquels j’ai eu l’honneur de discuter de taxation se disent complètement prêts à payer pour une gouvernance efficace du territoire! Savez-vous, concitoyens d’Hyden, que depuis le début de ce cycle, la milice n’aurait jamais été payée n’eut été des efforts financiers des entreprises Feng et d’autres marchands soucieux de voir Hyden protégée? Et je ne vous parle que d’une seule des calamités qui pourrait échoir si la situation perdure. Imaginez-vous Hyden sans la milice, laissée aux hasards des attaques des créatures maléfiques qui rôdent?

    Il est temps de se lever et de demander à ce que Hyden ne soit plus gérée comme le village paysan qu’elle fut jadis, mais bien comme le centre de commerce qu’elle est devenue. Les entreprises Feng ont proposé un projet de loi qui, suivant les modèles shataiens, s’est avéré trop complexe pour le conseil d’Hyden, incapable de statuer sur un cadre légal pour le territoire. Je vous le demande, ne soyez pas inactifs, Hyden pourrait devenir un important centre de commerce, et c’est par l’action de ses citoyens qu’elle y arrivera. Je vous invite à venir en discuter avec moi, tout en profitant des plaisirs qu’offre la maison Feng.

    Cordialement,

    Drax Feng

    Feuillet d’Hyden Septembre 747

    Marniet redoute son peuple

    Le Loup du Bastion, Nikolaus Marniet, celui qui dans son jeune temps chevauchait aux côtés des héros de l’Est, est désormais confiné à l’intérieur des murs de la Redoute, son ultime forteresse. Loin de s’estomper, la colère du peuple du Fief Marniet a culminé en juillet, alors que les paysans aédonites s’emparaient des places-fortes de la seigneurie. Ne subsistait que Boisé-Profond, la cathédrale-forteresse des zélés usiriens de Saint Khalaad, qui finalement a rejoint le camp des mutins au début du mois d’août.

    À l’heure actuelle, les rebelles s’agglutineraient autour de la Redoute afin d’y demander la destitution finale de leur ancien duc. Bien que ce rassemblement ait toutes les apparences d’un siège en bonne et due forme, nul n’ignore que la capitale de Marniet ne tombera probablement aux mains d’un ennemi aussi peu organisé. Effectivement, depuis des années déjà, il est de connaissance commune auprès des stratèges bélénois que le siège du pouvoir ducal, construit sur le modèle de la forteresse Delacroix au Bastion, peut soutenir un assaut structuré des mois durant.

    Devant cette impasse, le second de Damien de Lanteigne, Rickard McThobins, s’est offert à la mi-août comme médiateur entre les révoltés et le duc Marniet. Fort de l’appui du peuple et de plusieurs nobles du Fief dévoués à l’Aédon, il s’affairerait présentement à préparer une rencontre diplomatique susceptible de pacifier la scène politique du centre bélénois. Tous espèrent que la diplomatie permettra de résoudre ce qui autrement se terminera dans un bain de sang.

    Henry Poldier

    Retournement à Chastel-Blanc

    Les articles annonçant la fin de la bataille pour Chastel-Blanc ont dû être remisés une fois de plus. Enfermés depuis près de trois semaines à l’intérieur des quartiers généraux du Cercle de la Foi pure à Chastel-Blanc, les défenseurs galléonites ne donnaient plus cher de leur peau au début du mois d’août. Or, il semblerait que Galléon ait enfin daigné donner sa bénédiction à ses loyaux guerriers.

    Depuis la reprise quasi-totale de la ville, les partisans de l’Alliance de Solèce stationnés à Chastel-Blanc étaient aux prises avec de petits contingents de pillards du Nord, de brigands aux manières colorées et d’orcs interceptant les ravitaillements alliés et sabotant les stocks d’armes. Les guerriers de Lanteigne, débordés par ces multiples ennemis à contrôler, durent diminuer leur surveillance des assiégés. Grâce à cette diversion, le 28 août au midi, les portes de la commanderie des Galléonites s’ouvrirent afin de laisser passer trois défenseurs portant chacun un vieux parchemin finement scellé. Initialement, les quelques soldats aédonites montant la garde crurent que les visiteurs impromptus portaient l’annonce d’une possible reddition et allèrent à leur rencontre. D’un seul geste calme et posé, les Galléonites déroulèrent leurs parchemins et entamèrent à l’unisson la lecture de leur contenu. Ce n’est que trop tard que les alliés de Solèce présents réalisèrent que les mots incompréhensibles qu’ils écoutaient avec perplexité n’étaient pas un ancien dialecte de Deus Patrès, mais l’obscur langage arcanique Après un ultime « Galléon bless tù! », trois vagues d’énergie destructrice déferlèrent sur les pauvres Usiriens présents alors que les trois « émissaires » de Galléon s’évaporaient dans l’air. Le reste des défenseurs galléonites entreprirent enfin une sortie et, profitant du chaos causé par l’événement, repoussèrent leurs adversaires dans les quartiers Sud de la ville.

    En ce début de septembre, le sort de Chastel-Blanc est toujours incertain. On rapporte que la guerre rangée habituelle aurait laissé place à une guérilla urbaine sanglante des plus confuses. Selon toute vraisemblance, le vainqueur de cet interminable combat aura comme butin une cité dévastée où les vivants devront côtoyer le souvenir des innombrables fidèles qui y laissèrent leur vie.

    Henry Poldier

    L’Ordre divisé

    Définitivement, les Cités de l’Ordre semblent sur le point d’imploser sous le poids de leurs propres différences idéologiques.

    Hutgaart Dragson, jarl de la province de Gudrun à l’intérieur des Cités de l’Ordre, est finalement sorti de son mutisme et s’est prononcé en faveur des revendications d’Annabella Sagürta, matriarche de Galléon en Bélénos. Par cette prise de position, le chef d’Halvard abandonne officieusement sa place à l’intérieur des Cités de l’Ordre. Des rumeurs parleraient même d’un possible mariage entre les deux dignitaires, ragots qu’Annabella s’est empressée de démentir en rappelant qu’un mariage n’ajouterait absolument rien à sa perfection actuelle. L’automne qui approche laisse donc deviner la renaissance de l’Éclipse d’Airain en Gudrun. Une nouvelle terre d’accueil pour les Galléonites, les Aykiens et les adorateurs d’une Gaea intransigeante verra donc surement le jour sous peu

    Plus à l’Est, à la Bastide, le chef de la cité traditionnellement vouée au Souffle du Peuple, Robert Delavigne, a officiellement proclamé le 2 septembre que la Bastide abandonnait la lutte révolutionnaire prônée par le Maroquinier. Selon la famille régnante des Delavigne, cette cause anarchiste serait néfaste pour la prospérité de Bélénos et il faudrait plutôt tourner la page sur le passé teinté de terrorisme de la Bastide pour regarder vers un futur plus « civilisé ». Selon nos sources, Robert Delavigne multiplierait les rencontres avec sir Dempsey de Vertalia, chevalier aurélois de la Fleur-de-lys partageant ses frontières avec la Bastide. Des tractations auraient cours afin de trouver une échappatoire aux Cités de l’Ordre, visiblement vouées à disparaître. Par conséquent, une intégration de la Bastide au duché d’Aurélius semblerait de plus en plus attrayante. Toutefois, on raconte que tous les Delavigne ne seraient pas chauds à l’idée d’une telle fusion et que certains envisageraient de reprendre la lutte aux côtés du Maroquinier.

    Enfin, du côté d’Eseldorf, les récents événements aux frontières de la Griffe de l’Ouest (voir notre article intitulé « Tragédie à la Griffe ») auraient soulevé l’ire de la Congrégation et de Maximilienne elle-même. L’éventualité de représailles contre les habitants de la Forêt noire semble être le ciment unificateur qui permettra à la population de la cité grise de survivre à la dissolution possible des Cités de l’Ordre. Comme l’Histoire nous le rappelle si bien, il n’y a rien de mieux qu’une bonne guerre pour effacer les doutes de l’esprit d’un peuple en émoi!

    Coulter Desforts

    Évasions à Pontcaric

    Les hurlements à l’honneur de Galléon, du « patriarche » et de l’Éclipse d’Airain ont retenti dans les rues endormies de Pontcaric lors de la nuit du 4 septembre. Profitant des ténèbres et de la faible garde présente dans la région, une troupe d’une vingtaine de Galléonites connue sous le nom de « Cohorte d’Airain » s’est infiltrée dans les prisons de la ville orionite afin d’en libérer les captifs. Effectivement, depuis la reprise de Pontcaric par les représentants d’Orion il y a de cela près d’une décennie, la localité accueille la plupart des prisonniers politiques et religieux de l’Alliance de Solèce. Par conséquent, nombre de Galléonites et d’Aykiens incarcérés depuis plusieurs années croupissaient toujours dans ces camps de réforme.

    Cependant, avec les divers conflits embrasant l’Alliance de Solèce, Pontcaric avait été dégarnie d’une bonne partie de ses défenseurs. Il fut donc aisé pour les attaquants de pénétrer à l’intérieur des prisons de la ville pour ouvrir les geôles de leurs confrères de foi. Parmi les chanceux à avoir été libérés, on peut compter Vicinius Lombre, ancien archos de l’Éclipse d’Airain réputé pour sa gigantesque carrure et son caractère implacable. Avant d’être capturé par la compagnie des Éperviers, bataillon de la Confédération d’Orion, Lombre se faisait un devoir de mettre à mort les « faibles » corrompant la race humaine. Selon les récits des survivants de l’Éclipse d’Airain, il aurait personnellement exécuté, alors qu’il était en poste, près de deux cents Usiriens et « hommes médiocres ».

    Le célèbre chevalier de l’Ordre d’Orion et ancien exarque de la Confrérie d’Orion en Hyden, Charlemagne Del’Gado, présent lors de l’assaut, aurait été retrouvé inconscient dans l’une des geôles de la prison. Après avoir été réanimé par les secours, il soutint qu’en plus de Vicinius, c’était près d’une centaine de prisonniers qui avait pris la clé des champs.

    Coulter Desforts

    Le prince face aux dieux

    Le prince Brinovish d’Argyle fait aujourd’hui face à sa plus importante épreuve en tant que suzerain des terres de l’Est. Après d’interminables préparations de la part des hordes d’Hargrash, l’assaut sur Vozdth a débuté le 5 septembre dernier à l’aube. Dans un concert de déclenchement de balistes et de mangonneaux, les pillards orcs et gobelins ont entrepris de battre en brèche les défenses de la capitale argylienne. Lors un vibrant appel aux armes prononcé parmi ses propres hommes ébranlés par la fureur de leurs ennemis, Brinovish a rappelé la puissance d’Argyle et son rôle dans le concert des nations. Ainsi s’exprima-t-il en partie :

    « Nous sommes les héritiers de l’antique Royaume d’Illimune, les porteurs de la flamme noble des Argylii, les soldats de l’Humanité! Usire, Ayka ou Vaul, que nous importe? C’est notre détermination qui est mise à l’épreuve aujourd’hui, non notre piété. Les créatures qui ont osé souiller nos terres de leur présence périront et seront les preuves macabres de la gloire de notre patrie. Car notre unité éblouira l’Aédon! Car notre fureur fera rougir Ayka! Car notre victoire fera frémir Vaul! »

    Le reste du discours ne nous est guère parvenu, celui-ci ayant été enterré dans le vacarme des cris et des acclamations. Si le moral des troupes argyliennes se maintiendrait depuis le début des combats, les voyageurs rapportent que l’organisation des forces d’Hargrash jumelée au génie militaire des stratèges d’Auldo permettrait aux assaillants d’affaiblir graduellement les défenses de Vozdth. Ce ne serait qu’une question de temps avant que les légions vertes ne puissent lancer la charge finale sur les murs de la cité assiégée.

    Aurélia Nanthier

    Asdalan libéré

    Le duc Lanfranc de l’Aurélius a une fois de plus volé au secours de gardien du Bastion en libérant la forteresse d’Asdalan des quelques troupes orcs qui l’occupaient depuis juin. Depuis plus de deux mois, l’arrière-garde des armées d’Hargrash tenait en respect la poignée de protecteurs d’Asdalan –menés par le Lion d’Asdalan et le jeune homme assimilé à Vaul- dans les plus hauts étages de la première forteresse du Bastion. Cette situation peu enviable laissait présager la défaite éventuelle des derniers héros de l’ultime rempart de la civilisation.

    Nous savions qu’une force bélénoise avait quitté les terres à la fin du mois de juillet, mais nous en ignorions l’ampleur et la destination exacte. Pourtant, le 23 août au midi, une colonne d’une centaine de cavaliers héodois, menés par le duc Lanfranc, le baron Grégoire Durance et le chevalier Pérudir Varovich dit Delacroix de la Trémoille, a puissamment chargé le contingent d’orcs assiégeant la place-forte. Malgré l’âpreté de la bataille et la perte de nombreux chevaliers aurélois, les Verts survivants fuirent l’endroit avant le coucher du Soleil. Immédiatement, Lanfranc ordonna la réparation des immenses portes de la forteresse et en sécurisa le périmètre. Depuis ce moment, on rapporte que Lanfranc entretiendrait de longues discussions avec le Lion d’Asdalan et son mystérieux compagnon guerrier.

    Le succès de cette opération de sauvetage est par ailleurs fort étonnant. Effectivement, avec les milliers d’orcs s’agglutinant aux pieds des murs de Vozdth, nous aurions été mesure de penser que l’escouade de chevaliers aurélois aurait été interceptée sur la route. Pourtant, tel ne fut pas le cas. Cela semblerait donc confirmer la théorie selon laquelle Hargrash souhaiterait à tout prix faire tomber Vozdth au détriment de toutes les autres considérations.

    Aurélia Nanthier

    Proclamation de Filmalia

    Cette proclamation nous est parvenue directement de la Cour elfique et aurait été remise à de multiples feuillets et journaux de tout Illimune.

    Enfants de Golgoth, vaillants de Mak’Udar et élus des Sibylles, au nom du peuple de la Grande Marcheuse, je vous salue. Je suis Filmalia, grande sage du noble conseil de la Cour elfique et épouse du premier et dernier roi des Eldars, Makaïon. D’innombrables vies d’hommes ont germé et se sont flétries depuis que j’ai posé les yeux sur ce monde pour la première fois. Mon existence fut vouée au maintien de la pureté de nos forêts et de nos traditions. À de multiples reprises, hommes, nains et autres créatures ont éprouvé le tranchant de ma lame et la vivacité de mes flèches. Pourtant, en ce jour, je ne vous en tiens pas rigueur. Le peuple des Eldars ne vous en tient pas rigueur.

    Sous les bienveillantes augures de Sylva, héritière de la noblesse du défunt Valliand’Ur et de l’arcane d’Amaï’ra la déchue, les Eldars aideront l’Ordre à se rétablir à l’intérieur de ce qui fut autrefois le royaume d’Illimune. Par notre sagesse et notre art, nous aiderons la cité blanche à se reconstruire. Par nos arcs et notre agilité, nous libérerons le joyau de l’Est de ses oppresseurs. Enfin, par notre savoir et notre piété, nous apporterons dans ce monde la parole de Sylva, fille de Mador, porteuse de l’Ordre sacré.

    Réjouissez-vous, nations d’Illimune, car vous serez témoins de ce que nul avant vous n’a observé. Les Eldars viendront à vous, la main tendue en signe d’amitié et de générosité, et ils vous offriront leurs lumières ancestrales et divines. Puissiez-vous accepter cette offre d’alliance envers les ténèbres et cheminer avec nous vers un monde d’arts, de beauté et d’éternité.

    Filmalia de la Maison noble du Temple,
    Grande Sage et fondatrice du Conseil de la Cour elfique
    Gardienne de la Lumière des Eldars
    Veuve du premier et dernier haut-roi Makaïon

    Tragédie à la Griffe

    Les rixes entre les bûcherons des Cités de l’Ordre et les adorateurs de Gaea de la Griffe de l’Ouest ont atteint de nouveaux sommets au début du mois de septembre. À de nombreuses reprises, les deux seigneuries ont tenté de se persuader mutuellement du bien-fondé de leurs demandes, mais les négociations semblent avoir tout bonnement échoué. D’un côté, l’industrie d’Eseldorf, développant le pouvoir insoupçonné de la vapeur, exige toujours plus de combustible. De l’autre côté, les adorateurs de Gaea, assurant la sacralité de leurs bosquets, refusent de voir la Forêt noire être privée de sa flore. C’est donc autour de cet enjeu –la coupe d’arbres dans la Forêt noire- que se sont déroulés les tragiques événements de septembre.

    Comme à l’habitude, le 3 septembre au matin, l’équipe de bûcherons de Filiard Duchêne, entrepreneur forestier du village eseldorfien de Jolie-bois, a pris la route vers son lieu de coupe à la lisière de la Griffe de l’Ouest. Le lendemain, les travailleurs n’étaient toujours pas revenus de leur besogne quotidienne, ce qui inquiéta fortement Paula Duchêne, sœur du chef d’expédition. Quelques habitants de Jolie-Bois partirent alors à la recherche des disparus et firent la macabre découverte. À l’orée de la forêt gisaient les corps décapités des bûcherons. Non seulement avaient-ils été démembrés avec une violence inouïe, mais leurs viscères semblaient avoir été cruellement dévorées. Ce qui restait des pauvres travailleurs fut rapporté dans les Cités de l’Ordre afin d’être inhumé selon les rites à Mak’Udar.

    Selon les habitants de la région, ce crime odieux serait imputable aux hommes-lézards rôdant dans les environs. De nature bestiale et imprévisible, ils auraient déjà menacé à de multiples reprises les voyageurs fréquentant le secteur (en plus d’en avoir assommé plus d’un par surprise). Face à cette révélation, la Congrégation d’Eseldorf offre désormais une généreuse récompense en chads à quiconque lui fera parvenir des peaux de ces créatures et promet de faire du commerce de bottes de lézards un nouvel axe de son économie.

    Simon de Rynh

    Coup de filet à Lavakhnir

    Peter Ritter, cabaliste de la Grande loge de la Hanse de Ghosrom à Lavakhnir, a finalement été arrêté dans son manoir de la cité franche le 1er septembre dernier. Accusé formellement par le Poing de Fer –la guilde armée de Lavakhnir- d’avoir participé à l’enlèvement, la mutilation et l’extorsion de Fergus Godrickson, commerçant associé à la guilde des Porions, Peter Ritter a enfin été appréhendé. Disparu depuis le mois de juin, Godrickson avait été retrouvé –la main tranchée- à la fin du mois de juillet. En raison d’une puissante amnésie l’ayant empêché de témoigner initialement contre Ritter, aucune accusation n’avait pu être portée contre le cabaliste. Toutefois, récemment, la mémoire semblerait être revenue au marchand et il aurait saisi le Poing de Fer de procéder à l’arrestation de son ravisseur supposé.

    Cependant, alors que Peter Ritter, préalablement mis en chaîne par son escorte judiciaire, se dirigeait vers la mairie de Lavakhnir afin d’y subir son procès préliminaire, une foule de curieux s’amassa à l’intérieur du faubourg de Slad-Zénon, quartier dans lequel s’était engagée la procession. Sans que l’on ne sache trop pourquoi, des mendiants commencèrent à s’infiltrer à l’intérieur du défilé de gardes et, en l’espace de quelques secondes, des combats se déclarèrent entre les membres du Poing de Fer et les citoyens confus. Lorsque ceux-ci s’estompèrent, Peter Ritter avait disparu en compagnie des deux mercenaires chargés de sa surveillance.

    Saram Poing de Fer, dirigeant de la guilde, avoue ignorer où se trouverait présentement le fugitif. Sans avoir mis la tête de Ritter à prix, il a déclaré que les portes de Lavakhnir lui étaient désormais closes et qu’un éventuel retour de sa part se solderait par une « magnifique mise à mort ».

    Aurélia Nanthier

    Invitation à la Fosse!

    Bonne populace de Bélénos,

    Vous qui êtes en quête de sensations fortes et de spectacles susceptibles de satisfaire vos besoins les plus primaux, la magnifique cité de la Fosse s’ouvre à vous! Située au cœur de l’idyllique marais de Seriann, la capitale du royaume de Dagoth constitue la destination rêvée pour les vacanciers en manque d’exotisme. Recevez les soins des meilleurs masseurs et serviteurs du Palais de Velour, distinguée demeure du renommé Xobar Xan Zxenxen. Acclamez les glorieux gladiateurs de l’arène de la Fosse, là où les guerriers de légendes acquièrent une renommée immortelle. Participez à notre festival seigneurial du petit troll graissé, occasion de rencontre des meilleurs coureurs de Bélénos. En somme, venez vivre votre vie pleinement!

    Afin de vous accompagner vers nos frontières, de nombreux représentants touristiques ont récemment été mandatés par le bon seigneur Dagoth d’aller à votre rencontre. Issus des meilleures universités de la Fosse, ces représentants ont vigoureusement démontré leur attachement envers leur petite patrie et sauront chaleureusement vous la transmettre. Ceux-ci sauront vous convaincre, nous en sommes persuadés, de venir visiter nos attractions et, qui sait, d’enfin vous établir définitivement en nos terres. Nous espérons donc vivement vous accueillir cet automne! Et n’oubliez surtout pas : La Fosse, c’est plus qu’un trou!

    Foulfar le Coquin,
    Directeur de l’Arène de la Fosse,
    Organisateur touristique du roi Dagoth

    Les spectres s’endorment

    Les spectres qui ont tant fait frémir les enfants lors des dernières semaines semblent enfin avoir été renvoyés dans leur monde mystérieux. Alors que ceux-ci déambulaient sans gêne dans les rues désertées des villages bélénois et dans les forêts ténébreuses, de glorieux héros hydenois invoquèrent une brume épaisse qui attira à elle les défunts et les ramena dans leur domaine lointain. Selon les spiritistes rencontrés récemment, le voile séparant les mondes serait de nouveau étanche et nous n’aurions plus à craindre une invasion aussi menaçante que celle que nous avons connue en août.

    Néanmoins, nous ne pouvons que nous inquiéter des étranges messages que colportaient ces revenants. En dehors de leurs obsessions personnelles, tous semblaient murmurer ponctuellement le nom d’Elvondil, du « sorcier » et même d’une supposée « clé d’unité ». La plupart des courageux qui les croisèrent ne purent recueillir davantage d’informations toutefois, les fantômes semblant vider violemment leurs interlocuteurs de leurs énergies. Pourtant, si nous faisons des liens entre les événements de l’été qui s’achève, tout laisse croire qu’un vaste plan est sur le point de se concrétiser : les spectres, les demi-elfes, une obscure magie elfique, les ombres… Votre humble journaliste a l’intuition que de grands changements s’opèreront sous peu.

    Simon de Rynh

    Chers Bélénoises et Bélénois,

    J’ai aujourd’hui de grandes nouvelles à vous annoncer quant aux développements des actions observées en août dernier. Voilà que les chapardeurs sous la bannière de Yiorek Marny, Grand Chapardeur de la Terre des Contrastes, auraient quitté les rangs de la défense de la Griffe de l’Ouest pour rejoindre ceux des chapardeurs déjà présents en Khalonnie. Si bon nombre de Galléonites furent stoppés à la frontière de la seigneurie grâce à l’appui des dits chapardeurs, nombreux furent les groupes Rasmussen ayant déferlé au travers de la Griffe de l’Ouest lorsque la confusion fût semée par des pilleurs voulant ramasser leur lot de richesses.

    Pour ce qui est des déplacements de masse de chapardeurs, tout semble peu à peu s’expliquer. Probablement par innocence, ceux-ci ont établi un campement sur le bord de la mer là où s’érigeait il y a quelques siècles Taewald la maudite. Là où aucun Khalonnien digne d’esprit n’oserait s’aventurer, mes recherchistes s’affairèrent, à mettre à faire la lumière sur les actions bien étranges des êtres roux. Ainsi, selon mes collaborateurs, environ 1 500 chapardeurs de toutes sortes seraient aujourd’hui réunis en ces lieux et s’affaireraient à construire des bateaux de pêche qu’ils décoreraient du symbole des Sibylles, de la silhouette des Grands Chapardeurs présents ou encore d’icônes d’épées ou de boucliers. Toutefois, il fût encore difficile d’obtenir des réponses de la part d’un chapardeur. Un campement de forces impériales aurait aussi été érigé non loin, juste en dehors des limites de l’ancienne ville déchue et comporterait environ 500 soldats. Quelques bateaux de guerre impériaux auraient été dépêchés pour l’occasion. Là où les chapardeurs restaient muets, les forces impériales se firent un plaisir de répondre à certaines de nos questions. Il fut confirmé que la destination du voyage était Blivek, mais la raison du dit voyage semblait varier selon la personne qui nous répondait. En bref, les forces impériales auraient pour mission de reconstruire l’église d’Usire détruite par les forces galléonites ayant établi un conseil de guerre sur l’île paradisiaque et isolée qu’est Blivek. Nous vous ferons part des développements cet hiver.

    Charles le Roux,
    Correspondant spécial du Feuillet d’Hyden
    Membre de l’Observatoire des affaires chapardesques

    Est-il vrai?

    Suite à notre article dans le Feuillet d’Hyden le mois dernier, divers lecteurs et lectrices nous ont envoyé des questions concernant les chapardeurs. Partager nos savoirs est en fait l’un des objectifs de notre mandat et voilà pourquoi nous répondons aujourd’hui à quelques-unes de ces questions.

    Les chapardeurs sont-ils tous stupides?

    Contrairement à ce qui semble être perçu par la majorité, les chapardeurs ne sont pas stupides. Certes, la proportion de personnes stupides est plus élevée dans leurs rangs qu’auprès d’humains ou d’elfes, mais la majorité semble atteindre des niveaux de capacités intellectuelles intéressants. En fait, là où certains voient de la stupidité, il est souvent question d’insouciance. Par exemple, un chapardeur qui ne réagit pas à une insulte a de fortes chances de l’avoir comprise, mais se moque tout simplement de l’opinion que pourrait avoir une tierce personne de lui-même.

    D’où viennent les bébés chapardeurs?

    Diantre! Je ne crois pas qu’il soit approprié pour moi de parfaire ici l’éducation sexuelle de la clientèle du feuillet d’Hyden. Disons que tout laisse à croire que la méthode de procréation ne diverge pas de celle employée par les humains. Ce qui est surprenant par contre, c’est de réaliser que bon nombre de chapardeurs semblent ignorer la réponse à cette question, comme quoi plusieurs passeraient à l’acte lorsque saouls et ne s’en rappelleraient plus par la suite.

    Pourquoi volent-ils?

    Un chapardeur ne comprend pas le concept de vol. En fait, les chapardeurs vivent dans des sociétés basées sur la commune et ne donnent que très peu de valeur aux biens matériels comme l’argent. Ils empochent souvent de petites fortunes simplement par attrait pour les choses brillantes et finissent par perdre leurs gains l’on ne sait trop où.
    Continuez de nous envoyer vos questions et nous vous répondrons selon nos capacités.

    Ragnak Redneck
    Relations publiques de l’Observatoire des affaires chapardesques

    Récompense

    Nous recherchons pièces de monnaie portant gemme en leur centre. La récompense donnée ira jusqu’à un quart de supplément que la valeur de la pièce, peut-être plus selon la pièce. Demandez Arthorius Sylaki à l’Académie Hétanique, dans le village de Hyden.

    Reward

    Looking for coin that have gem in the center. Reward will be given, as up to a quater more, than the value of the coin, can be more depending of the coin. Look for Arthorius Sylaki, at the Académie Hétanique, Hyden Village.

    Apprenez l’art du parchemin

    Vous êtes de ceux qui ne peuvent pas faire de parchemin et qui aimeraient pouvoir en faire? Passer à l’auberge du Juste Millieu et demandez la personne qui recherche des élèves!

    Ellewen

    L’avenir de l’Humanité…

    Vous me connaissez peut-être au village d’Hyden, on m’appelle Luna et je tire le tarot. J’y suis plutôt douée et on revient souvent me consulter pour divers problèmes. Mais ce message n’est pas là pour publiciser mes services.

    Lors de la quatrième Lune de l’été, un tirage que je fis me trouble encore et j’ai donc décidé de vous le partager. On me posa cette question : Quel est l’avenir de l’Humanité? Les cartes répondirent comme suit :

    Passé : Le Diable [XV] / renversé : Prudence devant l’adversaire
    Présent : La lame sans nom (La Mort) [XIII] / droit : Un grand passage
    Futur : Sept de coupe / renversé : Repli sur la solitude

    Pour le passé, la plupart des hommes font effectivement preuve d’un minimum de prudence face à leurs ennemis… Ou peut-être, dans ce cas-ci, ceux qu’ils CONSIDÈRENT comme des ennemis?

    Même si cette carte n’est pas à prendre au premier degré, quand le présent a dévoilé ses couleurs, je ne pouvais m’empêcher d’avoir un mauvais pressentiment… Quel est ce « grand passage » annoncé par les cartes dans lequel l’Humanité se trouve actuellement? Un passage décisif de l’histoire de l’Humanité sans doute… Passage dans lequel je crains que certaines têtes tombent…

    Et que dire de l’avenir? L’Humanité se repliant sur la solitude… La vision qui m’est venue, est celle d’une Humanité éloignée des autres races, emmurée dans ses villes, loin, peut-être, des verts, mais également des elfes, des nains, des chapardeurs… Je fais alors un lien avec la carte du passé et je crains pour le futur…

    Est-ce vraiment ce à quoi ce « grand passage », où l’Humanité est maintenant engagée, nous destine? Est-ce vraiment là ce que les hommes veulent? Est-ce là un avertissement?
    Peut-être devrions-nous tous y réfléchir…

    Un dernier salut

    Le début du mois d’août vint porter un terme aux affrontements violents dont Hyden fut le théâtre depuis le début du printemps. C’est la haine, invincible car cultivée avec soin par les deux antagonistes centenaires, qui a triomphé dans tous les cœurs. Que peut l’Homme seul devant l’immensité et l’inexorabilité de la Guerre? Je salue solennellement mes vieux adversaires impériaux, avec un respect sincère et le regret de ne pas avoir trouvé la voie de l’amitié avec un plus grand nombre d’entre eux. Ils se sont battus jusqu’à en perdre leur dernier souffle, avec au visage cette beauté qui transfigure l’Être qui se tient le pied ferme devant la Mort; une pâle beauté qui dévoile l’Homme alors qu’il est à la fois si vulnérable et si invincible, comme il ne peut l’être que lorsque son destin s’accomplit. Je leur dois cette dernière reconnaissance, à ces hommes et à ces femmes inébranlables, malgré leur inimitié, car ce sont eux qui ont finalement vengé la mort des miens. Pour cela, j’ose leur dire merci.

    Galléonites, il est acceptable de se réjouir de la victoire, mais il ne l’est pas de se réjouir des morts qui en jalonnent le chemin. Le mépris ne sied pas aux vainqueurs, comme l’ingratitude ne sied pas aux spectateurs passifs. Nier la valeur de vos adversaires, c’est nier la vôtre même, car il n’y a pas de Gloire à gagner si vous refusez votre considération à vos ennemis.

    Je prie pour que les âmes de ces braves trouvent la Lumière.

    Marussia von Karajan de Tournaye, dame des Offgen.

    Un Baker en Hyden

    Bonne gens et citoyens du Bourg Franc d’Hyden,

    Moi, Siméon Baker, cousin et associé des très célèbres frères Baker, sera parmi vous pour cette magnifique lune du mois de septembre. Mes collègues notaires, comptables et juristes et moi-même avons entendu de drôles de choses à propos du centre de notre magnifique seigneurie libre. En effet, il y aurait des rumeurs de nombreux mariages célébrés sans même la présence d’un officiel pour justement… officialiser le tout. Nous entendons parler également que plusieurs décisions importantes ne sont même pas mises sous forme de documents officiels et notariés. Nombre de propriétés ne seraient même pas officialisées par un avis ou un titre de propriété. Il va donc sans dire qu’il faut rectifier tout cela. Nous ne pouvons permettre du laxisme en notre cher Bélénos. Montrons l’exemple et soyons impeccables tant au niveau administratif que politique.

    C’est donc pour ces quelques raisons que je serai parmi vous. Si vous vous demandez si ce que vous faites est légal, c’est probablement que ce ne l’est pas. Mais, je serai là pour vous le dire et ensuite vous aider à corriger le tir. Si vous souhaitez que vos finances soient reconnues comme légales et enregistrées, sans aucune évasion de taxes, je suis là pour vous. Si vous désirez vous assurer que votre patrimoine familial soit légué à la bonne personne (chose pratique en une zone au taux de mortalité élevée) je suis là. Bref, pour avoir l’esprit en paix et être aux normes, cherchez moi au village d’Hyden.
    Les tarifs sont à discuter individuellement selon la tâche.

    Au plaisir de faire affaire avec vous, peuple de cette belle nation,

    Siméon Baker, notaire, comptable et juriste de la très célèbre et reconnue famille Baker.

    Bal masqué

    À Hyden cette année se déroulera une coutume importée de Blivek : le nouvel an des Sybilles!

    Sous la forme d’un bal masqué, nous vous invitons à vous joindre à nous pour célébrer l’arrivée de ces merveilleuses déités dans le Panthéon Céleste. Musique, danse et, surtout, la fameuse Galette des Sybilles seront à l’ordre du jour. Venez nombreux à la brunante samedi!

    Amandine Marny
    L’Église des Sybilles d’Hyden

    Vente de fin de saison

    Chers artisans de la belle région de Hyden. Tout au long de l’été, La Hanse a accumulé pour vous un impressionnant inventaire dans le but de vous servir rapidement et efficacement. Avec l’arrivée de la saison froide, il est maintenant temps pour nous de liquider cet énorme et encombrant inventaire par une vente de fin de saison sans précédent.

    Tout doit être vendu!

    Matière première pour forge et Alchimie ; plus vous achetez, plus vous économisez!

    10 Éléments pour 30 chads!
    50 Éléments pour 140 chads!
    100 Éléments pour aussi peu que 250 chads!

    Éléments réactifs :

    Achetez-en un à 300 chads, puis un second à 250 chads et un troisième à 170 chads! Du jamais vue!

    Les objets en argent sont aussi en solde! Pour une lune seulement, mettez la main sur nos éléments d’argent pour aussi peu que 42 chads le paquet de trois!

    Venez en profiter au comptoir de La Hanse, cette vente n’est bonne que pour une lune et ce jusqu’à épuisement des stocks. Premier arrivé, premier servi!

    La Vente de fin de saison de La Hanse, c’est une fois par année et c’est maintenant que ça se passe.