Royaume elfique

Dirigeant: La radieuse Filmalia, Reine des elfes, veuve du Haut roi Maikaïon, fille de Mador et son conseil.
Politique intérieure: Les 3 grandes maisons elfiques
Langue: Obscure (Elfique)
Population: environ 60 000 dont 24 000 à la cour elfique, 15 000 elfes sauvages dans les diverses forêts d’Illimune, 14 000 à Merelonwë et 7000 marcheurs.
Religion: Sylva(66%), Gaea( 26 %), Sibylles(6%), autres (2%)
Magie: omniprésente
Secteur militaire: 48 000 elfes
Corruption: Inexistante
Situation géographique et capitale: Cour elfique, forêt noire et Merelonwë
Économie et commerce: faible

Présentation

Il est dit que le royaume des elfes existe depuis la création de toute chose. Si on en croit les rumeurs, il aurait livré bataille à deux démons, aurait anéanti toute une races dont la connaissance de la magie n’a jamais été égalée et aurait livré des guerres millénaires à nombre de races maléfiques. Or si les elfes ne sont jamais très loquaces face à leur royaume, il n’en demeure pas moins qu’il apparaît très rapidement qu’ils éprouvent à son égard une immense fierté doublé d’une profonde nostalgie.

Il est très difficile pour un humain ou pour tout mortel de comprendre le lien entre les elfes et leur royaume. Tout au plus, peuvent-ils comprendre que le royaume existait bien avant la venue des hommes et que son domaine s’étendait sur tout Illimune, des Monts Remparts à l’est jusqu’à la mer d’Urd à l’ouest et des Montagnes Noire au sud jusqu’aux plaines gelées du nord. À travers les âges, la nation elfique a du renoncer à la majeur partie de son territoire, les humains se sont installés et ont défriché la terre pour ériger villes et campagnes. Les années de cohabitation forcée avec une race gourmande et avide de gloire ont porté le royaume du peuple immortel à se rétrécir comme peau de chagrin. Lors de la chute de la première grande nation humaine, le royaume des eldars n’existait plus que comme une promesse. Maikaïon mort, ses fils exilés, la succession revenait à sa femme Filmalia, qui endeuillée, se retira pendant plus d’un millénaire. Le royaume elfique sommeilla et lorsque l’Homme constitua les nations qui nous sont aujourd’hui familières, on crut que les différentes communautés elfes dispersées dans Illumine n’avaient pas de lien entre elles.

Lorsqu’en 749 Filmalia accepta finalement de mettre fin à son deuil, ce sont par milliers que tout les elfes d’Illimune se sont dirigés vers la cour elfique pour assister aux cérémonies. C’est durant cette période que la confédération Urdienne apprit avec surprise que dans les profondeurs de la forêt de Lancevin se trouvait plus qu’un village mais une véritable cité elfique: Merelonwë. C’est pendant leurs absence que la forêt fut conquise par les orcs et gobelins maraudant dans l’ancienne Terra-Libératis voisine. Ainsi donc, dès la réunion de la nation elfe, les anciennes armoiries royales flottent déjà au vent sur le champ de bataille.

Ailleurs, ce sont par dizaines que l’on compte les communautés elfes qui ont érigés les couleurs de leur nation sous le regard incertain des nations humaines revendiquant le territoire. Mais la logique des elfes n’est pas humaine et peu importe quelle nation revendique des frontières, le royaume elfique se limite qu’aux forêts et ne désire nul conflit, seulement de conserver ses acquis, veillant, sans tenter de provoquer une nouvelle chute de l’humanité pour accroître l’étendue des forêts, son véritable royaume.

Dirigeants

Le conseil des sages a pour fonction de conseiller la reine des elfes dans les affaires courantes de la nation. Depuis la mort de Maikaïon, le dernier roi elfique et le bannissement de ses fils, la nation elfique n’a jamais renommé aucun autre roi. La reine a repris la gouvernance de son peuple suite à une longue période de deuil de plus de 1500 ans. Le conseil des elfes est maintenant dirigé par 4 elfes qui sont parmi les plus sages de la nation elfique. Ces eldars proviennent de chacune des castes elfique. Ils ont su à travers le temps se prévaloir d’une force d’âme et de foi envers la nation elle-même. Les elfes n’étant pas de nature dominatrice ou égoïste, leur conseil se définit par une volonté de sagesse et de compassion.

Le Conseil régit l’ensemble des activités de la nation : les ressources, la diplomatie, le commerce, la défense et la justice. Le Conseil ne se réunit que très rarement en temps de paix, mais il est omniprésent en tant de guerre. Il est à noter que les vingt et un derniers siècles de guerre ont marqué le peuple elfique ainsi que le conseil qui s’est muté et s’est vu augmenter ses pouvoirs pour mieux contrôler les effectifs militaires de la nation elfique (depuis la fondation de la nation d’Illimune).

  • La radieuse reine Filmalia, détient le droit de veto sur toutes les affaires du royaume.
  • Ranalagyn, dit la renarde dorée, grande sage des elfes sauvages,
  • La noble grande sage Piodë l’immortelle siège à partir de Merelonwë,
  • Le sage Maïc, l’aîné des fils de Filmalia.

Secondé en temps troubles de chacun des 3 sages des Maisons:

  • Le noble grand sage Zalehan le prophétique de la Maison de la flèche étincelante
  • Le noble grand sage Mirael de la Maison de la flèche argentée
  • La noble grande sage Eowadrielia de la Maison de la flèche étincelante
  • Le grand sage Aliron de la Maison de la flèche ardente
  • Le noble grand sage Talyrion de la Maison de la flèche argentée
  • Le noble sage Valldyan Dellyar de la Maison de la flèche argentée
  • La sage Amalas de la Maison de la flèche ardente
  • La sage Asirend de la Maison de la flèche ardente
  • La noble sage Amadrielith de la Maison de la flèche étincelante

Lorsque l’on dit d’un membre des maisons qu’il est un grand sage, cela signifie que cet elfe est née avant l’Hécatombe d’Irmondûl (- 3 021). Par ailleurs, tous les elfes nés avant l’Hécatombe se font nommé des grands elfes, car leur âme est toujours liée à celui d’un arbre.

Politique intérieure

Physiquement, le Conseil des sages se réunit au lieu même de la création des elfes (- 7 768), au sein du Temple de Maikaïon. Le temple de Maikaïon est un lieu de culte aux dieux créateurs, l’âme même des elfes et de leur création. Ce lieu est un amalgame de constructions ciselées avec le temps et les humeurs de l’ancien roi et de sa cour. En son centre, le point central de la cité elfique, il y a un cercle fait d’arbres millénaires dont les branches s’entremêlent pour créer un toit à l’abri des intempéries. Certaines racines de ces arbres sont sorties de la terre pour se transformer en bancs pour les elfes du conseil. Un mobilier complet est issu de ces racines et de jeunes pousses savent créer un confort incomparable. Des lierres aux couleurs hétéroclites forment des murs et lorsque le temps est clément, les branches des arbres et les lierres s’ouvrent pour laisser passer des puits de lumières. Les rayons de soleil ou de la lune éclairent le conseil en temps clément tandis que des insectes lumineux éclairent le conseil dans les journées et les nuits pluvieuses. La dimension du Centre du Temple semble s’adapter aux besoins du conseil des sages comme si cet endroit possédait sa propre âme et son propre dessin.

Il est à noter qu’en 750, la Sage Tinálith de la griffe de l’ouest à quittée pour rejoindre Naïthan et Sryou avec quelques autres “élus” de Gaea.

Maisons elfiques

Chaque Maison est constituée d’un savant mélange de puissance militaire, de savoir arcanique et de sagesse divine afin de ne jamais être prise au dépourvu. De la sorte, toutes les Maisons représentent une armée aussi terrifiante que majestueuse. Chacune misant sur certains aspects clés de la société elfique. Bien que les armées de la cour présentent une grande homogénéité dans leur style vestimentaire, les attirails des elfes dépêchés hors de celles-ci varies grandement. Il n’est pas rare de les rencontrer vêtus des couleurs de la forêt, de cuirs ou parfois même des mailles les plus fines.

Le royaume ne présente dorénavant que trois Maisons. Chaque maison représente en quelques sorte une grande famille très large et elle sont subdivisées en chambres rendant hommage à la mémoire des héros de jadis. Les maisons sont un regroupement de plusieurs familles qui ont une volonté politique semblable. Les familles ne sont plus, depuis la réorganisation de la reine, qu’à titre indicatif. Il est à noter que tous les elfes, hormis les nandors font partie de ces Maisons.

Herth, Pilin misilya (maison de la flèche argentée)

  • Le noble grand sage Talyrion dirige la chambre de la Vision.
  • Le noble grand sage Mirael dirige la chambre des danselames à la mémoire du noble Uryldor.
  • Le noble sage Valldyan Dellyar dirige une chambre de haute magie à la mémoire d’Isilturing.

Herth Pilin úruva, (Maison de la flèche ardente)

  • Le grand sage Aliron dirige la chambre des Marcheurs.
  • La sage Amalas dirige une chambre de chantrelame à la mémoire de Dame Amayth.
  • La sage Asirend dirige une chambre de magie à la mémoire de Maikaïon, premier et dernier haut roi.

Herth Pilin idril, (Maison de la flèche étincelante)

  • Le noble grand sage Zalehan le prophétique dirige la chambre de la Prophétie.
  • La noble sage Amadrielith dirige une chambre d’archers à la mémoire d’Illundil le mélodieux
  • La noble grande sage Eowadrielia dirige la chambre de lanciers à la mémoire de Tyelca Heruettelen.

Elfes sauvages

Les nandors, étant plus farouche que leur congénères, ont une organisation sociale très laxiste, misant sur la liberté plus que la structure. Ainsi ils sont vaguement organisés de manière clanique, encore plus autarcique que leurs frères plus civilisés. Même s’ils sont plus indépendants que leurs frères, ces derniers ne les considèrent pas moins comme une partie intégrante de la société elfique. Ils ont en général des noms de clans liés à la nature et lorsque leur clan à suffisamment de mérite et d’honneur, un adjectif leur est attribué par les autres clans et/ou plus récemment par la reine. Le chef est porteur du titre de tout le clan. La grande sage du conseil Ranalagyn dit la renarde dorée est donc la cheftaine du clan des renards dorés.

Cercles druidique

Les cercles des druides ont pris naissance à la suite de l’arrivée des premiers hommes dans la grande forêt de Taurë Aglareb. Le culte a connu un essor particulier parmi les druides elfe gardiens du sceptre de Mortis. Ce dernier, après la première guerre contre Mortis, fut enterré sous Shermule, l’arbre sage, celui-là où les dirigeants avaient coutume d’aller se recueillir avant de prendre une décision importante. Shermule avait toujours été l’arbre coeur des druides elfique et ils se mirent de ce fait même en quête de le protéger. Ils commencèrent par aider à choisir le Clan qui s’occuperait de sa protection : le clan des ailes de feu fut choisi, et ils furent, au cours des siècles, aidés par les membres de quelques autres clans.

Mais le Sceptre était puissant et sa magie corruptrice atteignait autant l’arbre coeur que les elfes chargés de le protéger. Au fil des siècles, les gardiens furent éprouvés par des rêves de sang et devaient s’éloigner régulièrement pour ne pas succomber à l’appel du mal. Beaucoup du clan devinrent fous, il y eut également des cas de meurtres et d’assassinats au cœur du clan gardien qui tenta par tous les moyens de garder secrète cette matérialisation de leur faiblesse. Quand les premiers hommes arrivèrent, ils écoutèrent avec la plus grande attention la description qu’ils donnaient de leur Dieu.

C’est ainsi que débuta un lent enchaînement d’événements qui amènera près d’un millénaire plus tard au plus long rituel de l’histoire elfique. Un fastidieux rituel à Gaea qui sera nommé le Rituel des 77 lunes car c’est à chacune des nouvelles lunes que les druides placèrent une pierre dans l’une des plus vastes clairières de Taurë Aglareb. La cour elfique est à proximité de ce cercle de 77 pierres qui rayonnent à chaque nouvelle lune, rappelant les morts de cette grande guerre, l’avènement du démon Mortis, la protection du sceptre, la corruption des Thilians qui représente également la force, la sagesse et la dévotion des elfes envers leur devoir et leur parole. Mais, par-dessus tout, qui leur rappelle l’amour réciproque entre Gaea et le peuple elfique; amour pour lequel Gaea, fille de Golgoth, fit bien des sacrifices.

Le cercle des druides se réunit à chaque nouvelle lune. Il est composé de l’ensemble des druides qui se présentent au rassemblement. Le nombre de druides varie selon les nouvelles lunes et la présence des druides dans les alentours du cercle de pierres. Parmi les druides les plus influents, il y a le gardien du cercle, Banonnon, dit l’aigle de feu, qui voit à son entretien et quelques druides notables et très sages, tels que Jenneberiel, dit le Sanglier, Elbalaryn, dit le Cerf, et Ranalagyn, dit la Renarde dorée, grande sage du conseil . Tous les druides elfiques ont un attachement au cercle malgré la distance qui les sépare du cercle des druides. À chaque nouvelle lune, les druides elfes se joignent dans un chant ultime qui transperce le cœur des créatures d’Ottor-Kom.

Relation avec les autres peuples

Chacune des ambassades porte un nom différent, mais le conseil les identifie dans leur ensemble comme les Voix. Ce sont les membres du conseil qui nomment les ambassadeurs et déterminent leurs localisations. Les ambassadeurs sont nommés en fonction de leur sagesse et de leur connaissance du secteur. Les ambassadeurs déterminent eux-mêmes leur délégation qui est souvent issue de leur maison. Les membres du conseil laissent les mains libres aux ambassadeurs car ils conçoivent que leur sagesse et leur longévité leur permettent de prendre des décisions éclairées. À chaque solstice, les ambassadeurs communiquent avec le conseil pour les informer de leurs dernières actions. Actuellement le Sage Asirend de la Maison de la flèche ardente est toujours le responsable des relations extérieures du Conseil des Sages.

Voici la liste des ambassades et des ambassadeurs du royaume elfique:

  • Le Haut consulat elfique de l’Empire de Twyden est situé à Altembourg et son ambassadeur, l’honorable Urithrandel de la Maison de la flèche étincelante est en poste depuis l’an 573.
  • Le Salut de la Principauté d’Argyle est situé à Vozdth et son ambassadeur est Taurion dit le cerf blanc.
  • La noble ambassadrice Drilian de la Maison de la flèche étincelante est attachée aux relations avec la nation naine depuis au moins trois millénaires. Elle leur rend visite au besoin.
  • Pour la Confédération Urdienne, l’ambassade est à Lausargne et est dirigée par l’ambassadeur Fristyar de la Maison de la flèche étincelante depuis l’an 715.
  • En Khalonnie, il n’y a pas d’ambassade, mais il y a l’étrange ambassadeur Jiltar le sans Maison, un ami de la reine, qui erre selon les besoins et ce, depuis plus de trois millénaires…
  • La Griffe de l’ouest en terres de Bélénos est l’ambassade dirigée par Lyasanddur de la Maison de la flèche ardente depuis 734.
  • Au bastion, c’est Pelin’glamon de la maison de la flèche ardente qui assure les relations depuis la mort d’Iseniel en 747.
  • En Terres des brumes, c’est le vénérable Sulfor Tasare, le vent du nord qui est dépêché en cas de problèmes.

Population

Depuis la restructuration du royaume elfique, ce dernier compte environ 60 000 eldars dont environ 24 000 à la cour elfique, 15 000 elfes sauvages dans les diverses forêts d’Illimune, 14 000 à Merelonwë et 7 000 marcheurs sillonnent les chemins en quête d’aventures. Nombreux sont ceux qui pour des raisons pratiques adoptent les modes vestimentaires des contrées ou ils voyagent.

Religion

Les elfes sont des premières races, ils étaient là avant la création de plusieurs dieux. Donc, ils ont eu au cours des derniers millénaires bien des divinités qui les ont aidés. Les plus marquants furent Valliand’Ur, Sylva, Amaï’ra, Gaea et nouvellement les Sibylles.

La structure de la Porte ou du clergé de Sylva, est très différente des autres institutions elfiques, car elle possède une hiérarchie respectée et structurée. Théologiquement, la Porte enseigne les démarches et formules divines des trois Premiers:

  • Le grand sage Aliron de la chambre des Marcheurs.
  • Le noble grand sage Talyrion de la chambre de la Vision.
  • Le noble grand sage Zalehan le prophétique de la chambre de la Prophétie.

Chacun des sages fait partie intégrante des maisons afin de veiller à ce que chaque eldar reçoive les enseignements que voici:

Dogmes et préceptes

Portfolio : La Magie ordonnée, la Connaissance, la Patience, la Rationalité.

Symbole : Trois Flèches

Préceptes :

  1. Raison et Patience: L’impulsivité et la passion sont la perte de l’Ordre. L’irrationalité est pire que le mal, elle conduit au Chaos et à la destruction. L’impulsivité est la mort de la raison qui conduit alors vers le sombre chemin des viles passions. Tout est calculable et tout doit se calculer; rien n’est fortuit, ne te presse point et réfléchis.
  2. La Structure: L’Ordre est précieux, tout doit être structuré et bien géré. La désorganisation et l’anarchie sont les essences qui nourrissent Chaos. Tu te devras de combattre toutes parcelles de chaos et de répandre la connaissance, car l’ignorance est l’outil qui permet aux simples d’être pervertis.
  3. L’Arcane est Ordre: L’Art se doit d’être structuré et protégé. Tu propageras l’Art comme étant un outil pour servir les peuples et la civilisation. Décourage les fous qui croient en être le maître, ne sombre point dans l’égoïsme. Combats les filles et les fils de l’égoïste traîtresse ainsi que son influence.

(Il est possible d’avoir un document rare sur les démarches et formules divines des hauts enseignements de Sylva, il faut toutefois être considéré comme un grand prêtre de Sylva pour y avoir accès. Sur demande à l’organisation)

Cultes dans le monde

Évidemment, encore aujourd’hui, Sylva est fortement priée par les elfes. La plupart de ceux-ci résident à la Cour elfique et ont presque tous passé environ un siècle à la Porte (institution religieuse de Sylva). Théologiquement, la Porte ouvre la voie sur les trois flèches, une ardente, une étincelante et une d’argent (de là le symbole de Sylva) : la première flèche perce les limbes pour apercevoir Sylva dans sa beauté et sa miséricorde, la deuxième transporte l’âme des défunts aux confins des Limbes et la troisième est la flèche ultime que Sylva retire du cœur inerte de l’être pour chasser la peur de son âme . Il est à noter que ce ne sont pas tous les elfes priant Sylva qui font partie de la Porte. Plusieurs elfes vivant à l’extérieur du royaume se dotent d’institutions plus laxistes ou prêchent tout simplement leur foi sans l’organiser autour d’une institution.

Néanmoins, depuis 745, le culte de Sylva a connu une forte expansion à l’extérieur des frontières du royaume elfique. Avec la disparition de Céleste, Sylva est devenue la nouvelle patronne des magiciens et des arcanistes de « l’ordre” Beaucoup plus combattive que son prédécesseur, Sylva a su donner un sens à la mort de Céleste auprès de ses fidèles. Prônant l’Ordre et l’utilisation responsable et altruiste de la magie, elle a pu se frayer un chemin à l’intérieur de la plupart des universités et des cours d’Illimune (sans pousser de nations à s’y convertir officiellement). Finalement, plusieurs guerriers mettant un accent tout particulier sur la stratégie et les tactiques militaires se sont aussi tournés vers Sylva suite à son ouverture sur les races étrangères au royaume elfique. Pour eux, la déesse de la connaissance n’est pas la maîtresse des érudits courbés sur leurs recueils poussiéreux, mais plutôt l’amazone guerrière frappant le chaos là où il le faut. Ainsi vont de pair les deux identités de Sylva : la sage patronne des savants et la stratège de la guerre contre l’anarchie.

Bien que la majorité des elfes de la cour elfique grandissent dans les voies de Sylva, il est estimé que plus de 90% de la population totale du royaume elfique continue dans ces voies après l’éducation commune apportée par la Porte. Le proéminent culte druidique des elfes sauvages de Gaea(26%), les enseignements rafraîchissants et plus laxistes des Sibylles(6%), ainsi que quelques traditions shamaniques plus marginales(3%) ont aussi été observés par les sages du conseil.

Magie

Pour les eldars du royaume elfique, la magie est n’est pas source de pouvoir, mais bien une entité qui régie toutes les sphères de leur existence. Séparer un elfe du royaume elfique de la magie est similaire à mettre un poisson hors de l’eau. La magie peut sembler subtile dans la forêt noire, mais elle est omniprésente à la cour elfique. Elle est une expérience tout aussi divine que la communion avec les dieux. Tout comme les humains ont appris à utiliser les outils, les elfes eux ont appris l’utilisation de la magie. Pour eux, elle est une ressources, comme l’eau, la terre, ou les métaux, que tous se doivent de respecter et utiliser avec retenue, raison, patience, structure et ordre. Après tout, cette dernière n’est pas soumises aux mêmes aléas divins.

L’enwina durgul

La haute magie elfique est un art qui est très rarement utilisé. Certains disent que c’est de la magie rituelle, de la vieille magie ou même des chants évanescents. En réalité, elle est les trois et aucune, puisque ces concepts simplistes ne réussissent à bien définir ce qu’est réellement l’enwina durgul. Certaines légendes disent que seuls les elfes pourraient faire de la haute magie…

Secteur Militaire

Les affaires militaires sont gérées en haut lieu par le Conseil des sages. Mais sur le terrain, c’est une affaire de Maison et de chambre. Chacune des Maisons possède sa propre organisation militaire. Certaines Maisons nomment des chefs de guerre conjointement. Les elfes sont un peuple très discipliné lorsqu’il s’agit de la guerre. Si une Maison ou une chambre, sur un champ de bataille, se voit diminuée par l’ennemi, les elfes se regroupent sous un autre chef de la Maison. En général, le fait d’être un chef militaire chez les elfes est très prisé.

On peut évaluer qu’environ 20 % des elfes ne sont pas des militaires, car ce ne sont encore que des enfants ou des elfes inaptes au combat pour diverses raisons (conviction extrême, mutilation, serment, en mission éloignée, chargé d’un rituel etc.) En effet, les elfes sont formés à l’art de la guerre dès leur très jeune âge. Par contre, ils ne peuvent se rendre sur les champs de bataille que s’ils ont atteint la taille adulte qui généralement advient vers l’âge de 15 ou 16 ans. Donc, tout elfe adulte est un militaire, car sa Maison est une armée. Chaque elfe a sa place dans l’armée de sa Maison. Bien que les elfes soient réduits en nombre, il n’en reste pas moins qu’ils ont une armée de plus de 48 000 grâce au renfort de Merelonwë de 749.

Par ailleurs, les elfes n’en sont pas à leur première guerre ; il y a plus de cinq millénaires, ils ont essuyé leur première guerre avec les Thilians. En effet, les elfes, sont terrifiants sur un champ de bataille et ils le sont davantage sur leur propre territoire parmi les arbres de leurs ancêtres. Par contre, il faudra encore quelques centaines, voire des milliers d’années de paix et de prospérité pour que les elfes retrouvent leur gloire des temps anciens.

Corruption

Les elfes de la cour elfique peuvent se vanter de ne compter en leur royaume aucun représentant d’une race maléfique. Les orcs savent éviter l’endroit et aucun elfe noir n’y posera les pieds. Du moins, pas avant d’entreprendre une bataille où ils seront sûrs de sortir victorieux. En contrepartie, le sud de la forêt elfique est maintenant habité par Naithan et son peuple, communément appelé le peuple du prince renégat. Les elfes du royaume elfique voient très mal cette occupation, mais n’ont pas eu le choix de concéder de leur terre au prince suite au sommet des nations de 726 .

Il est à noter que le peuple de Naithan ne compte maintenant qu’environ 17 000 individus. Bien que majoritairement très jeunes, ils sont globalement les plus fidèles et les plus dangereux de tous les elfes du monde à ce jour. Les deux peuples n’entretiennent aucun lien. En fait, le peuple de Naithan qui se nomme lui-même « Les purs» est totalement hermétique et n’entretient aucune relation avec aucun autre peuple d’Illimune.

Situation géographique et capitale

La capitale

La cour elfique est la seule ville de tout le territoire de la forêt noire. Construite autour du premier temple de l’histoire, celui de Maikaion, les elfes s’y sont regroupés depuis des millénaires. La structure de la cour elfique est très ordonnée, bien qu’un œil non avisé pourrait en croire autrement. Tous les espaces ont été utilisés pour créer l’habitat des elfes : la cour est construite à l’intérieur et autour des arbres. Pour permettre la circulation à l’intérieur, plusieurs escaliers ont été bâtis autour de l’arbre principal du temple de Maikaïon, qui est éclairé par des flammes argentées toute la nuit. Plusieurs plates-formes sont construites autour des escaliers, servant de logement et permettant de défendre la cité contre les intrus. La cour n’a pas de porte d’entrée à proprement parler. Chacun y entre selon les aléas des multitudes de sentiers qui semblent changer selon une volonté mystérieuse…

Lieux géographiques du royaume elfique

Malgré que le royaume elfique soit un territoire considérablement plus petit que ce qu’il a déjà été, tous s’entendent pour dire que ses forêts sont toujours subtilement plus étranges, mystérieuses, voire presque magiques. Toute âme y pénétrant est inévitablement captivée par une nature plus vive, plus verdoyante que leur contrepartie non habitée par la population elfique. Ils sont indéniablement une partie capitale des écosystèmes de Taurë Aglareb, la majestueuse forêt d’antan. Voici quelques lieux notoires plus vrais que nature qui ont contribué à faire de la société elfique ce qu’elle est présentement.

Le lac de la cour elfique

Sans contredit l’un des plus beaux lacs de la forêt noire, son eau d’une pureté cristalline n’a jamais été souillée par les marches successives d’aucun démons. Bordé par la cours elfique et quelques campements d’elfes sauvages, le lac sert d’approvisionnement en eau à la cité et de moyen de communication. Il est aussi vaste que certaines mers humaines et est l’une des protections naturelles de la cour. Une légende elfique dit que c’est en regardant l’eau du lac qu’Isilthuring, fille de la lune, vit Sylva lui apparaître, vêtue d’une robe de la plus grande beauté, claire et pure comme l’eau. C’est lors de cette apparition que Sylva convainquit Maikaïon d’envoyer Isilthuring partir à la rencontre des humains.

Les collines grises

Les collines grises sont le prolongement des Monts Remparts, beaucoup plus petites que ces derniers et ne recelant apparemment aucune richesse, les nains les ont toujours délaissées, permettant ainsi aux elfes de protéger les collines. Les collines sont reconnues pour la jeunesse de leurs arbres, la forêt y est éternellement jeune dit-on. Selon les dires des anciens, c’est là que les mellyrn (mallorn au singulier), arbres de vie de chacun des grands elfes commencent leur vie. Encore aujourd’hui, les arbres des collines grises sont prélevés dans le but d’être offert en cadeaux aux nouvelles mères et transplantés par les pères, symbole de l’enfant à naître.

Firima sirë, la rivière des hommes

Firima sirë est probablement le seul moyen d’accéder à la forêt noire pour un être humain. Pas surprenant qu’elle soit gardée jalousement par les elfes de toutes confession. La rivière est la seule voie navigable d’importance de la forêt noire et sert au commerce fait par quelques rares elfes. C’est par là que les elfes voyagent la plupart du temps pour se rendre en terres de Bélénos et vers les terres humaines de l’ouest.

Le marais de Seriann

On raconte qu’autrefois le marais de Seriann était d’une grande beauté. Un immense bayou s’étendait alors sur des kilomètres, peuplé par les clans d’elfes sauvages et surmonté de gigantesques arbres millénaires. On va même jusqu’à prétendre que le marais abritait des fées. Aujourd’hui le marais est pollué par la mort et les atrocités que les passages successifs de Mortis et Irmondul ont laissés, les elfes peinent à le ramener à sa beauté initiale. On dit que c’est là qu’Irmondul a causé le plus de mal aux elfes à une époque fort lointaine.

Le mont de la lune

La seule montagne de la forêt noire, de son sommet, on dit que l’on peut voir jusqu’en Argyle au sud, Twyden à l’ouest et les terres des brumes au nord. Son nom vient de Mirodonwë, qui fût autrefois veilleur au sommet de la montagne. Jusqu’à la mort de Mirodonwë, c’est son clan qui gardait la montagne, depuis personne ne s’y est vraiment attardé.

La forêt blanche

Situé à l’extrémité nord de la forêt elfique, la forêt blanche tire évidement son nom du fait qu’elle soit enneigée la plus grande partie de l’année. Les arbres y sont plus petits mais plus robustes.

Les grottes blanches

Les grottes blanches sont situées aux pieds des Monts Remparts et furent autrefois sujet de conflits avec le peuple nain. Lieux de culte à un dieu elfique disparu l’endroit est encore gardé intact et surveillé étroitement. C’est ici que se trouve la dépouille du premier et dernier haut roi Maikaïon. Chaque Maison est appelée à fournir quelques elfes pour veiller à sa sépulture. Être envoyé aux grottes blanches est souvent vu comme un grand honneur.

La piste des nains, Silìn Slaya

La piste des nains évoque de vieilles blessures, cicatrice d’un passé déjà lointain. À l’époque où les nains et les elfes se livrèrent une lutte acharnée, la race des petits hommes commit le sacrilège de mettre le feu à la forêt. Aujourd’hui le large chemin que les nains taillèrent à travers la forêt n’est plus qu’un mince sillon à travers les bois, un sillon qui semble vouloir rester marqué à jamais.

Temple à Amaï’ra

Au plus profond de la forêt noire, il existerait toujours un temple dédié au culte de la déesse qui trahit les siens. D’une grande beauté autrefois, Ce temple serait aujourd’hui recouvert d’une végétation dense. Hérissée d’épines et tordue, la végétation parait morte mais elle garde les intrus à l’écart des maléfices de la tisseuse. On dit qu’aucun de ceux qui s’y sont aventurés depuis la chute d’Amaï’ra n’en est revenu.

Le champ des morts

C’est sur le champ des morts que s’est livré le plus grand nombre de batailles au cours de la guerre de la forêt noire. Nombre d’hommes, d’elfes courageux et de grande renommée sont morts ici. Les longs combats et la puissante magie déployée en cet endroit a transformé la forêt dense en un champ parsemé de troncs et d’arbres endommagés. Le champ des morts sert aujourd’hui de cimetière pour les elfes qui y sont morts. C’est aussi le seul endroit de la forêt noire où des humains furent enterrés.

Carnë Wendë Ehtelë, le lac de la jeune fille sanglante

Il y a fort longtemps, Carnë Wendë Ehtelë fût l’un des lacs les plus purs et les plus beaux de la forêt noire. Aujourd’hui le lac a pris la couleur cramoisie du sang versé par Ellanor, fille d’Isilthuring. Massacrée par une bande d’hommes corrompus par Mortis, on ne retrouva d’elle et de Amaï’ra Aina, la tombe de la jeune fille et l’épée du fils d’Astaldan. Le lac à l’eau scintillante près duquel ils avaient rêvé était désormais teinté de la couleur du sang d’Ellanor, espoir de tout un peuple.

Le cercle de pierre des druides

Situé à courte distance à l’ouest de la cour elfique, le cercle des druides est l’endroit où ceux-ci se réunissent à chaque nouvelle lune. Personne n’y est admis sans bonne raison et personne ne le souhaite non plus. Le cercle des druides fût créé durant le rituel des 77 lunes, un long rituel qui vit ériger 77 pierres qui rayonnent à chaque nouvelle lune, rappelant les morts de la guerre contre Mortis, son avènement la protection de son sceptre, la corruption des Thilians qui représente également la force, la sagesse et la dévotion des elfes envers leur devoir et leur parole. Le cercle rappelle aussi l’amour réciproque entre Gaea et le peuple elfique; amour pour lequel Gaea, fille de Golgoth, fit bien des sacrifices.

Taur-Sal-Semnon, la colline du Péché

La colline du péché est un rappel amer de la guerre que les elfes tinrent contre Irmondùl. Taur-Sal Semnon fût témoin d’une grande bataille durant laquelle la coalition des hommes, des nains et des elfes faillit. Les hommes faillirent les premiers, les elfes retraitèrent et les nains périrent seuls. Aujourd’hui, Taur-Sal-Semnon est recouverte d’une végétation nouvelle, preuve que les elfes savent ramener la forêt à la vie.

Adilondë et Merestraë

Les historiens urdiens savent de source sûre que l’endroit fut habité par des elfes, il y a de cela environ près de 6 millénaires. À l’époque, alors que les hommes n’avaient pas encore foulé le monde de leurs pieds explorateurs, vivaient en ces terres une large colonie d’elfes, dont les vestiges sont aujourd’hui visibles dans les ruines d’Adilondë et de Merestraë, situés à quelques lieux au sud de Solana. L’on ne connaît pas de grands détails sur ces elfes, sinon qu’ils avaient une grande affinité avec la mer, et qu’ils furent à une certaine époque, de grands constructeurs de navire. L’on croyait, jusqu’à l’arrivée des galléonites, que ces elfes étaient derrière le secret des bateaux volants. Toutefois, il est clair que les elfes se sont progressivement retirés, au terme du quatrième millénaire avant Usire Aédon, vers les -4000 ans. Les mythes les plus farfelus soutiennent qu’ils seraient partis coloniser une île dans l’ouest, mais l’hypothèse la plus probable serait plutôt que la population aurait été réduite considérablement au cours de quelques décennies par des invasions successives de créatures aujourd’hui éteintes, si l’on se fie à l’interprétation de la grande fresque de Merestraë. Suites aux affrontements de Vozdth, plusieurs orcs et gobelins rôdent maintenant abondamment dans les vestiges de ces deux forêts.

Merelonwë (la petite soeur)

Retranchée dans les profondeurs de la forêt de Lancevin se trouve Merelonwë, une cité peuplée jadis principalement d’elfes. Ce sont environ 14 000 elfes, soit moins de la moitié qui y résidaient avant le couronnement de la radieuse Filmalia, qui y sont retournés. L’autre moitié ayant préféré se joindre aux elfes de la cour elfique afin de lui redonner sa gloire du passé. Lors de leur retour en 750, après le couronnement de la radieuse Filmalia, le peuple de Piodë a trouvé sa forêt en partie occupée par des orcs et des gobelins qui y avaient élu domicile afin de s’y réfugier à la suite des affrontements de Vozdth. La cité était d’une beauté majestueuse, mais malheureusement elle fût récemment saccagée par ces orcs et gobelins. N’ayant initialement réussi qu’à reprendre moins du quart de leur forêt, ils sont en plein conflit avec les multitudes de verts présents et tout en combattant, les elfes s’efforcent de lui redonner le lustre des derniers millénaires. Ainsi donc, dès la réunion de la nation elfe, les anciennes armoiries royales flottent déjà au vent sur le champ de bataille.

Économie

Pendant la majorité de leur histoire, le commerce de la nation elfique envers le reste du monde fut très limité. Comme ils vivent de la nature et en harmonie avec elle, il y a surtout une économie de troc où les elfes s’échangent les ressources dont ils ont besoin pour vivre. Le chant, la danse, les arts et le savoir font partie de cercles d’échange au même titre que les vivres et le métal. Les elfes vivent pour la gloire de leur nation et leur maison, ils ne vivent pas pour la richesse ou le pouvoir. Les eldars se sentent toujours quelque peu obligés d’échanger avec les différentes nations qui les ont aidé durant la dernière grande guerre contre les morts-vivants.

Ils recherchent maintenant à garder contact avec les autres races maintenant que Naithan occupe le sud de la forêt noire. Les elfes ont donc commencé à commercer par l’entremise de leur nobles, mais les elfes ne conçoivent pas bien la notion de commerce et aucun marchand d’autres races n’entre dans la cour elfique. Ainsi, le rare commerce existant avec les autres nations se fait rarement à l’intérieur de la forêt noire. Les elfes considéreront l’achat de marchandise des marchands s’aventurant dans la forêt noire comme une certaine obligation mais, même s’il est assuré de vendre ses produits, se rendre dans la forêt noire pour le commerce comporte un grand risque : le temps ! Car les elfes peuvent bien passer une année avant de faire leur première offre.

Auteurs:

  • Nirnaeth Tasare de la maison de la flèche étincelante (Martin Lampron)
  • Taurion, le cerf blanc (Yanic Lamy)
  • Lyasanddur de la maison de la flèche ardente (Jinny Mailhot)
  • Pelinglamon de la maison de la flèche ardente (SimonD)
  • Jiltar le sans maison (Guillaume Bélisle)
  • Tal Ithilirion de la maison de la flèche argentée (P.V)

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