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    Shataï

    Dirigeant: Lao-Chang-Xi, empereur de Shataï
    Politique intérieure: Monarchie féodale
    Langue: Shataïgo
    Population: Inconnue
    Religion: San-Yu-Jian (75%), esprits (20%), autres (5%)
    Magie: La magie arcanique est rare alors que les moines sont nombreux.
    Secteur militaire: Inconnue
    Corruption: faible
    Situation géographique et capitale: Shataï est entourée par une mer qui s’étend à perte de vue à l’est, au nord et au sud. À l’ouest l’empire est bordé par un immense mur nommé Kuroïkabe.
    Économie et commerce: Shataï est complètement isolé du reste du monde sont économie interne est riche et équilibré. Les rares expéditions commerciales provenant de l’ouest qui arrivent à Shataï sont des événements exceptionnels.

    Présentation

    L’empire de Shataï est une contrée lointaine et mystérieuse. Forte de plusieurs milliers d’année d’histoire, d’une bureaucratie sophistiqué et de croyances qui lui sont propre, cette nation est une source de curiosité pour les peuples de l’ouest. Les caravanes en provenance de l’est doivent traverser les steppes désolées, un voyage périlleux qui les rend peu nombreuses.

    Géographie

    Shataï tel qu’il est ou a déjà été peut être divisé en trois grandes régions. La première est la partie du continent aujourd’hui couverte par l’Empire. Il s’agit de la péninsule qui forme l’extrême Est du continent d’Illimune. Elle couvre un territoire presque aussi grand que l’Empire de Twyden depuis que celui-ci a perdu le sud de son territoire aux forces Galéonites. Sa seule frontière, à part la Mer de l’Est qui en borde le Nord, l’Est et le Sud, est Kuroïkabe, le Mur Noir qui protège l’Ouest de Shataï en coupant le continent en deux du Nord au Sud.

    Cette région constitue la majorité de Shataï et est, en général, simplement appelée Shataï. C’est là que se trouve le Palais Impérial et le Trône de Jade ainsi que le volcan Kamakura, probablement la plus grande montagne à l’Est des Monts Remparts. La majorité de la population de Shataï y vit et les plus grandes villes de l’Empire (Satrang, Mikaï, Sobong et Kathaï) s’y trouvent aussi.

    L’empire est très diversifié géographiquement. On y trouve beaucoup de plaines, de grands cours d’eau, quelques grandes baies, d’impressionnantes chaines de montagnes et de vastes forêts.

    La seconde grande région est le Shimanokuni, le Pays des Iles. Composé de 45 iles majeures et de centaines de plus petites, le Shimanokuni a une population bien moins grande que la partie continentale de l’Empire mais abrite une très grande diversité culturelle. La plus connue des iles, Hinotenoshima, l’Ile de Feu, abrite le seul autre grand volcan de Shataï. C’est la seule des très grandes iles où il y a une aussi forte activité volcanique mais un très grand nombre des petites iles sont d’origine volcanique et très instables géologiquement.

    La dernière grande région ne fait aujourd’hui plus partie de l’Empire. L’Ouest de l’ancien Empire s’étire de Kuroïkabe jusqu’à la grande faille nommée Megurushi, la Marque. C’est un étendu aussi grand que l’Empire continental actuel qui fit partie de Shataï au temps de la Première Dynastie. Abandonnée aux créatures des steppes depuis plus de 2500 ans, cette région est aujourd’hui aussi sauvage que le reste des steppes. Il y a probablement des traces de l’Empire au temps de la Première Dynastie sous le sol poussiéreux de cette région mais ce n’est pas un endroit où il est vraiment facile de les chercher…

    Langue

    La langue de Shataï est appelé le Shataïgo et est considérée comme une seule langue bien qu’elle contienne une multitude de dialectes très variés. Les seules langues à part entière de l’orient existent sur certaines iles isolées du Shimanokuni.

    Politique et loi

    Shataï est organisé en une monarchie féodale héréditaire supportée par le système bureaucratique le plus élaboré du monde. L’Empereur est maître absolu. Bien qu’il possède un très grand nombre de conseillers et de ministres qui gèrent chacun une facette de l’Empire, quand l’Empereur prend une décision, personne ne peut légalement l’empêcher.

    L’Empire est trop grand pour être gouverné directement par l’Empereur. Les diverses régions sont donc confiées à des seigneurs appelés Daimyo. Ceux-ci ont un pouvoir presque absolu dans leur domaine mais sont constamment sous l’œil de bureaucrates se rapportant au Trône de Jade. Un Daimyo qui n’arrive pas à diriger sa région de façon efficace ou qui travaille contre les intérêts de l’Empereur verra ses décisions renversées par décret impérial. L’Empereur peut légalement, retirer le titre d’un Daimyo à sa guise ou nommer qui il veut à ce même titre.

    La politique extérieure de Shataï est très peu développée. Dû à l’isolation de l’Empire, ses contacts avec les autres nations sont minimaux. Le gouvernement recevra un ambassadeur qui se présente au Palais Impérial mais ses chances de rencontrer l’Empereur ou d’établir des relations solides permanentes sont presque nulles. Shataï a longtemps été considéré par son peuple comme l’ensemble du monde civilisé. Tous savent aujourd’hui que ce n’est pas le cas mais ils ne sont pas encore vraiment prêts à s’intégrer à la communauté de l’Ouest. Même s’ils s’ouvraient plus sur l’occident, la grande distance ferait en sorte qu’ils ne pourraient probablement pas vraiment s’y intégrer avant des décennies, voir des siècles.

    À la base, la loi de Shataï est simple. Le Daimyo décide de tout à moins que l’Empereur en décide autrement. Par contre, les décisions quant à ce qui est légal et ce qui ne l’est pas ont déjà été faites et consignées à des codes de lois très élaborés que la bureaucratie fait respecter. Ces lois peuvent varier d’une région à l’autre, particulièrement dans le Shimanokuni mais la base reste toujours la même puisqu’elle doit être approuvée par le Trône de Jade.

    La loi qui surprend en général le plus les occidentaux est l’interdiction de porter ou posséder des armes pour tous sauf l’Armée Impériale et les Samouraï qui sont au service des Daimyo. Mais il s’agit d’une mesure essentielle au maintient du pouvoir Impérial et de l’ordre à Shataï.

    Croyances

    Les dieux prennent beaucoup moins de place dans la culture de Shataï que dans celle de l’Ouest. La figure principale de la mythologie est San-Yu-Jian, le Grand Dragon Céleste qui est en fait une autre manifestation de Golgoth. Il est respecté et honoré virtuellement partout en Shataï, mais pas de la même façon qu’on vénère les dieux en occident. Il n’y a virtuellement pas de prêtres de San-Yu-Jian. Ceux qui lui sont dévoués vénèrent sa philosophie plus que son nom.

    D’autres dragons font partie de la mythologie de Shataï mais la majorité de ceux-ci ne se sont pas manifestés depuis très longtemps. On ne sait avec certitude s’ils sont des manifestations de dieux connus sous un autre nom ou simplement de très puissantes et très magiques créatures. Il est aussi possible que certains de ces dragons aient été des dieux qui ont péri pendant la Guerre des Dieux.

    Par exemple, certains croient que Fushichô était en fait une manifestation de Vaul, Galléon ou même Tharôs. Mais ce sont surtout les occidentaux qui tentent d’appliquer ce qu’ils connaissent à la mythologie de Shataï qui se soucient peu de ces détails. Pour les gens de l’orient, Fushichô est Fushichô. Que les occidentaux le connaissent sous un autre nom ou pas n’est pas vraiment important pour eux.

    Le concept de démon est aussi très différent à Shataï. Les démons connus à l’Ouest y exercent bien sûr une influence même si leur nom n’est pas connu. Mais pour les orientaux, il y a beaucoup plus de choses qui sont considérées comme des démons. Plusieurs morts-vivants, monstres, hommes maléfiques ou autres forces malveillantes sont aussi appelées démons. Ils sont seulement de force différente. L’existence de tous ces types de démons est un fait de la vie auquel on ne peut rien. Les hommes ne tentent pas de tous les détruire, seulement d’être affectés par eux le moins possible.

    À Shataï, les philosophes ont une place bien plus importante que les prêtres. Les hommes tentent de comprendre les enseignements des dragons par la méditation et la contemplation. Il n’y a pas d’institution religieuse comparable à l’Église d’Usire à Twyden. Par contre, il y a un grand nombre de monastères où les moines apprennent à vivre selon l’enseignement des dragons ou selon une philosophie prônée par un grand philosophe.

    La majorité des exceptions à cet état de choses se trouve dans les îles du Shimanokuni. Là, les cultures très diversifiées ont donné naissance à un spectre de croyances extrêmement variées.

    Sur certaines îles, des moines semblables à ceux du reste de l’Empire adoptent une philosophie légèrement différente alors que sur d’autres îles, un ou des dieux sont vénérés et des rituels totalement différents sont pratiqués. Ces dieux sont presque assurément les mêmes qu’à l’Ouest mais sous d’autres noms et d’autres formes. Il y a même une région du Shimanokuni où la population prie un panthéon entier et croit que l’âme d’un défunt est retournée sur la Terre en une forme déterminée par la vie qu’elle a menée.

    Magie

    À Shataï, on appelle Wu Jen ceux qui pratiquent les arts arcanes. Leur connaissance de la magie est semblable à celle des mages, leurs homologues occidentaux. Le langage runique qu’ils utilisent est aussi presque identique. C’est un fait étrange puisqu’aucun contact historique entre les deux côtés du continent ne semble expliquer cette similitude. Il est possible que cela vienne du fait que cette connaissance ait été donnée aux deux peuples par les mêmes dieux ou simplement du fait que les deux peuples aient découvert les symboles qui canalisent naturellement les forces magiques.

    Malgré l’importance de l’écriture dans la culture de Shataï le nombre de Wu Jen est relativement petit comparé à la population totale de l’Empire. Les orientaux qui cherchent à maîtriser un pouvoir le cherche habituellement en eux plutôt que dans un livre.

    Cela nous amène à la forme de magie la plus répandue en Shataï, celle des moines. Ces hommes et ces femmes réussissent par la discipline, par la méditation et par un entraînement autant physique que spirituel à développer un pouvoir venu de l’intérieur même de leur être.

    Il y a bien sûr quelques personnes qui maîtrisent des pouvoirs qui leur sont donnés par un dieu mais, comme mentionné plus haut, ce sont des cas isolés et rares.

    Économie

    Bien qu’il y ait quelques îles du Shimanokuni où d’autres monnaies sont utilisées, la seule monnaie officielle de Shataï est le Shaï. Les pièces sont en général faites de cuivre ou de bronze. Il y eut même un temps où elles étaient simplement faites de fer. Ce qui donne la valeur au Shaï est le fait qu’il a une valeur reconnue par le système bureaucratique de Shataï sur l’ensemble de son territoire.

    Le pouvoir d’achat du Shaï en relation avec les autres monnaies du monde est pratiquement nul. En effet, puisque fabriquées à l’aide d’un métal commun, les pièces ne valent rien en tant que telle. Et pour un occidental, faire le trajet allé retour pour changer son argent à Shataï ne vaut jamais le coût.

    Les seuls liens économiques entre Shataï et les autres nations passent par d’occasionnelles expéditions commerciales. Ces expéditions sont normalement des initiatives isolées de marchand du Mohit ou d’Illimune et le haut niveau de risque qu’elles impliquent fait en sorte qu’elles restent rares…

    Races

    Shataï est une terre d’Humains. Le peuple en est composé presque exclusivement et la majorité des orientaux n’ont jamais rencontré un être intelligent qui n’était pas Humain. Évidemment, l’ouest de l’Empire est confronté aux Orcs, Gobelins, Trolls, Géants et autres monstruosités mais ce sont des créatures sauvages et destructrices. Les histoires parlant d’elfes, de nains, de Petites-Gens et d’autres créatures civilisées sont souvent perçues simplement comme des légendes. Les gens les plus cultivés savent par contre que ces histoires ont été vérifiées et plus le temps passe, plus cette connaissance s’étend au peuple, surtout grâce aux occasionnelles visites de membres de ces races venus de l’occident.

    Dans l’ouest de l’Empire, quelques hommes-rats ont été domestiqués par des hommes de l’Empereur. Le contrôle qu’ils en ont est loin d’être total mais ils ont prouvé leur utilité en tant que troupes de front et diversions pour diminuer le nombre de vies humaines perdues contre les barbares de l’ouest. À Shataï, les hommes-rats sont normalement vus comme une race animale, pas comme des êtres conscients.

    Il est probable que certaines des races plus communes en Illimune soient représentées dans certaines iles isolées du Shimanokuni. Si c’est le cas, elles vivent en petites communautés et ne possède pas de nations.

    Dernière mise a jour effectué par Michaël Vidal-Lessard (Mike V.)