Le Comté de Champagnol

Note:  Le comté de Champagnol devrait devenir un duché d’ici un an (Sauf si mobilisation des joueurs contre.) Il comte présentement deux comtés.  Mais tentera de grandir en rognant les comtés innocupés a Sanschênes et de Ter-de-Ké.  Un duché pas très important certes, mais qui donnera une plus grande prestance a Amaury qui se dit duc, mais ne l’est pas officiellement selon les règles en vigueur à Bélénos.  Il devrait créer une petite vile dans le comté des Hautes-Terres.

Valeurs :

Mérite: Le sang n’a que peu de valeur, là où les prouesses et l’expérience permettent l’ascension sociale. Les Champagnolais savent reconnaître ceux qui se montrent dignes, peu importe leur statut, noble ou roturier, tant qu’ils soient des Bélénois méritants. La majorité des titres et fonctions sont renouvelables pour maintenir la légitimé. Même les nobles doivent faire leurs preuves.

Liberté : Chacun a droit à la liberté et à la protection des autorités comtales pour autant que les lois champagnolaises sont respectées. La liberté de culte déiste est importante pour les Champagnolais, mais ils se montrent intransigeant avec les cultistes et leurs collaborateurs. Également, roturiers et nobles sont égaux face à la loi, les Champagnolais n’apprécient pas les privilèges.

Humilité : La majorité des Champagnolais sont de petits paysans ou artisans, des travailleurs humbles. Même la majorité des nobles doivent participer à l’effort. Les Champagnolais sont proche de la terre, ils apprécient la vie champêtre et simple.

Solidarité : La communauté se construit et se maintient avec l’entraide, les habitants sont liés par un contrat mutuel sacré. Il faut avoir à cœur la coopération et la compassion de ses compatriotes. Se battre pour ses pairs.

Autonomie : Bélénos est un pays capable de s’autogérer. Il faut soutenir les vulnérables et la communauté, elle, doit être forte et indépendante. Bélénos ne doit pas céder aux volontés impérialistes et étrangères, pas plus que ses localités ne devraient vivre sous le joug d’un tyran qui centralise trop le pouvoir.

 

Géographie :

Le comté de Champagnol est situé au nord du comté de Francourt (secteur d’Hyden) et au nord-est des Grands-Moulins. Au nord se situe le comté des Hautes-Terres, sans comte, qui fut annexé suite à la coalition de ses barons qui se sont joins au nouveau comté indépendant. Le comté est surtout développé le long de la Rivière Bulstrod au sud, qui sépare le comté du secteur d’Hyden, puis au nord-est à proximité de la Forêt Noire, ainsi qu’aux alentours du seul Bourg du comté, Chastel-Blanc, situé en son centre sur une colline rocheuse. Le comté est surtout constitué de landes avec peu ou pas de reliefs, tandis qu’au nord dominent les taillis et les bosquets qui annoncent la Forêt Noire.

Ressources et lieux physiques 

La région profite beaucoup de la rivière Bulstrod au sud, le long de laquelle des fermes et des plantations se succèdent. Les grandes plantations esclavagistes du régime de Dagoth ont désormais soit été mise en commun par des paysans, soit divisées et redistribuées entre petits propriétaires terriens.

Au nord-est, les bosquets et les taillis aux abords de la Forêt noire offrent peu de bois d’œuvre, mais une grande abondance et diversité en plantes et en produits forestiers. Beaucoup de ces anciens bosquets furent brûlés ou coupés sous Dagoth, alors la région repousse lentement mais surement sous la protection de druides autarciques.

Sinon, Chastel-Blanc offre également un foyer aux artisans et aux marchands dans la région. Une route commerciale en provenance de Taurë Ilfirin traverse le comté jusqu’à Chastel-Blanc. Cette route offre de nouvelles opportunités économiques régionales.

Population 

La région de Champagnol, incluant les Hautes-Terres, représente environ 6000 habitants à l’hivers 768. Mais l’arrivée d’Amaury, la libération de Chastel-blanc, la guerre aurélo-daggaroise et les opportunités économiques de la région ont provoqués l’arrivée de migrants qui pourrait faire grimper la population à 8000 d’ici la fin de l’année 768. La grande majorité de la population reste agglomérée au bourg de Chastel-Blanc et ses alentours, mais il y a tout de même quelques hameaux de paysans le long de la rive Bulstrod au sud. Quelques camps et bivouacs sont aussi présents au nord-ouest, dans les bosquets et taillis, surtout des herboristes et des forestiers cohabitant avec les druides.

La population champagnolaise est constituée presque seulement d’humains. Il y a bien quelques nains, regroupés dans un quartier artisan à Chastel-Blanc, mais leur présence est minime. Les quelques elfes sont quant à eux surtout présents au nord-est à la frontière avec la Forêt Noire, en nombre marginal également.

Structures et lieux importants :

Le comté de Champagnol reste un territoire en développement, dont la plupart des activités gravitent autour de son principal bourg, Chastel-Blanc. Néanmoins, suite à la révolte, la région connait une effervescence et une croissance.

Chastel-Blanc

Il s’agit de la seule grande ville du comté, dominant la région. Autrefois un krak des chevaliers aédonites du Pénitent, la fortification fut conquise par les Galléonites, les Gaïens et les Aykiens venant du Nord et de la défunte Éclipse d’Airain. L’endroit deviendra alors la capitale de l’ancienne Terra Homines. Avec la conquête de Dagoth, Chastel-Blanc devint la ville principale du comté de Champagnol. L’été 766 fut marqué par une révolte à Chastel-Blanc. En effet, les Vigiles, un regroupement de déistes ayant tout perdu sous le régime daggarois, organisèrent une révolte dans la ville avec l’aide d’hydenois, notamment le Talion. Ces forces de libération vinrent en aide à la comtesse Gaelle Flore pour libérer sa ville.  Après la révolte et sa victoire, Amaury, qui était venu prêter main forte à la libération, épousa Gaelle et devint avec elle suzerain du comté libre de Champagnol.

Le bourg de Chastel-Blanc s’étend sur une colline rocheuse, probablement seul relief de toute la région. Au sommet, une petite citadelle abrite entre ses murailles le cœur politique et religieux de la ville, notamment le beffroi, le donjon, le manoir des suzerains mais aussi une grande cathédrale, joyau architectural et historique de Bélénos. Nous ne connaissons pas ses constructeurs ni ses origines, laissant beaucoup de légendes circuler sur sa nature. Durant la période aédonnite du Pénitent, la cathédrale fut convertie en lieu saint aédonnite, alors qu’après la conquête galléonite la cathédrale fut convertie en autel à Galléon, les croix des clochers furent remplacées par des croissants de lune. Sous Gaelle, après la conquête de Dagoth, les croissants furent retirés et les clochers restèrent préservés sans ajouts. Gaelle fit ajouter des autels dédiés aux divinités à l’intérieur, afin que la Cathédrale soit déiste en général et non le monopole d’un seul culte. La cathédrale est composée également d’une librairie de copistes, d’archives, d’une grande salle de réception à banquet et des espaces de méditation. D’autre part, la cour intérieure de la citadelle abrite un bosquet sacré dédié à Gaïa, préservé depuis Terra Homines par Gaelle, elle-même vouant un culte à Gaia.

Autour de la petite citadelle, la ville se déploie en quelques quartiers artisans, avec des boutiques et des échoppes dans les rues étroites. Chaque quartier autogère ses préoccupations quotidiennes en assemblée de quartier exclusives aux habitants (familles patriciennes). Cette partie urbaine est elle aussi protégée par une enceinte fortifiée. Un baraquement organise les milices, chaque quartier se relaie la vigie et les veilles de nuit, service auquel tous les habitants doivent contribuer. Un faubourg se forme en dehors de cette dernière enceinte. Sa croissance a augmenté depuis la révolte et la libération de la ville. Une foire marchande se dresse à l’entrée.

Des fermes encerclent la ville, notamment les anciens vignobles esclavagistes sous Dagoth qui furent soient collectivisés ou redistribués entre petits propriétaires terriens.

Harvesbourg

Situé au sud de Chastel-Blanc, non loin de la rive Bulstrod, il s’agit d’un petit hameau villageois et du grenier à grain de Champagnol. Le village fut fondé sous Terra Homines, on lui donna son nom en l’honneur du patriarche galléonite défunt de l’ancienne Cohorte d’Airain.

Depuis la libération de Chastel-blanc, ce petit village renaît. C’est un centre d’entraînement où se réunissent les milices paysannes mensuellement. Elle possède donc en périphérie un camp d’entraînement permanent qui anime le village. La vie politique est assez démocratique, une assemblée d’habitants à lieu à chaque année pour décider ensemble et faire élire un conseil d’échevins chargé de l’intendance. Toutefois, en raison de son importance logistique (greniers à grain) et militaire (milices), le maréchal et l’intendant de Champagnol sont souvent présent ou envoient des bureaucrates avec des directives comtales. Gaelle et Amaury veulent en effet garder un œil administratif sur le village tout en préservant son autonomie qu’apprécie la population locale.

Baronnie des Prés-Cieux

Située au sud-est, c’est l’une des rares baronnies de Champagnol encore sur pieds suite à la révolte, notamment parce que son baron, Robert IV de Champagnol, était l’un des fomenteurs de la révolte de Chastel-Blanc et celui qui organisa la coordination des forces de libération, en tant qu’émissaire des Vigiles. Il parvint à récupérer ses anciennes terres et cesser son exil qui perdurait depuis la conquête de Dagoth.

La baronnie est constituée du domaine des Champagnols, une ancienne famille de souche bélénoise, près d’un hameau principal au centre de la baronnie : Sainte-Ortie. Deux grandes familles peuplent Sainte-Ortie, soit les Poires-Violettes et les Navets-Dandelions, chacune vivant de son côté respectif d’une route de terre séparant la baronnie en deux au nord et au sud.

La baronnie a une réputation de protecteur, avec ses chevaliers errants et épées liges offrant leur service pour protéger les cultivateurs et les caravanes de Champagnol.

C’est aussi le seul lieu en Champagnol où il y a une école de magie, du moins elle est en construction. C’est le mage des Vigiles, Horace Poire-Violette, qui en demanda la construction au baron Robert IV. Elle fut érigée sur un ancien moulin à l’abandon de la baronnie qui servit de base à la nouvelle tour de magie.

Politique :

Situation politique intérieure 

La région de Champagnol a vécu plusieurs transformations politique au fil du temps. Passant d’une théocratie sous l’alliance de Solèce à une méritocratie sous Terra Homines, elle devint féodale et esclavagiste après la conquête de Dagoth. La révolte à Chastel-Blanc provoqua de nouveau un changement de culture politique chez les locaux. Nombreux sont les paysans pacifistes de Champagnol, mais toutefois une classe d’artisans émerge à Chastel-Blanc et revendique de nouveaux droits. La noblesse, formée surtout de démonistes ou sympathisants sous Dagoth, est en chute libre dans le comté. La révolte provoqua donc un affaiblissement de la féodalité. Les Champagnolais ont à cœur la décentralisation politique et l’autonomie. Ils apprécient l’équilibre du pouvoir, un pouvoir collégial qui met l’accent sur la coopération entre les diverses classes sociales.

Ainsi, une stèle fut mise dans la cour intérieure de la citadelle de Chastel-Blanc, avec une nouvelle charte de droit gravée à même la pierre de la stèle. Il s’agit d’un ensemble de lois fondamentales auxquelles tiennent beaucoup les Champagnolais. C’est avec cette charte que fut abolie le servage, l’esclavage et les privilèges juridiques aux nobles. En voici les principaux éléments :

  1. Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.
  2. Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude.
  • Toute personne a droit à la liberté d’un culte déiste, quel qu’il soit.
  1. Chaque peuple a droit de disposer de lui-même et a droit à l’autodétermination.

 

Le régime comtal champagnolais – La fédération des cantons

Le régime politique de Champagnol est divisé en trois paliers de pouvoir, chacun ayant un territoire administratif et des responsabilités qui lui sont propre.

  • Le premier palier de pouvoir est local, il s’agit des communes (hameaux et villages). Des assemblées d’habitants (il faut être résidents de la commune depuis un certain temps et être un adulte) ont lieux une fois par année pour prendre des décisions communes et élire un conseil d’échevins (ou de bourgmestres pour Chastel-blanc) pour un mandat de deux ans. On parle de petites agglomérations de 30 à 200 habitants. Tout le monde se connait ou presque dans la commune. Cette démocratie participative est donc une possibilité technique. Ce palier gère les choses du quotidien.

 

  • Le second palier est régional, il s’agit des cantons. Les échevins locaux se réunissent en conseil au quatre ans pour élire un bailli parmi eux pour un mandat de quatre années. Ce palier gère les enjeux régionaux, économiques, intercommunaux et sert de relais entre l’autorité comtale et les communes.

 

  • Le troisième et dernier palier est comtal, il s’agit du comté de Champagnol, ainsi que les Hautes-terres annexées. L’autorité est détenue par le Comte seul, il délègue cependant des tâches à des administrateurs, nominés par lui-même. Ces derniers forment le conseil comtal, disposant d’un maréchal (militaire), d’un sénéchal (justice), d’un intendant (fiscalité), d’un chapelain (religion) et d’un chancelier (diplomatique/politique). Le Comte est élu à vie par une assemblée des baillis cantonaux qui vont débattre pour élire le prochain comte après le décès ou l’abduction du précédent. Plusieurs critères sont pris en compte pour être éligible au statut de comte, notamment la noblesse, les racines bélénoises (famille patricienne), le prestige de la famille ou de l’individu, les qualités de gouvernant et surtout la légitimité vis-à-vis le petit peuple qui doit admirer et faire confiance à son nouveau comte. C’est la seule fonction politique qui exige d’être noble en Champagnol. Il n’est pas impossible d’anoblir un roturier si le meilleur candidat n’était pas noble, mais la chose a peu de chance d’arriver. Il est à noter que la fonction de compte est souvent partagée au sein du couple comtal, puis que l’assemblée de baillis peut autant élire un comte qu’une comtesse à la tête de Champagnol.

En somme, le plus bas palier à un caractère populaire, alors que plus on monte dans les paliers de pouvoir, plus ce caractère devient aristocratique. Les nobles ne sont guère plus dans ce système que des propriétaires terriens disposant de quelques domestiques et d’une meilleure qualité martiale. Ils sont donc en général les plus aisés, les plus éduqués et forment le cœur de l’armée champagnolaise, mais sans plus. Mais évidemment, ils sont quand même très impliqués dans les affaires publiques et sont majoritaires dans tous les titres, magistratures et fonctions. Les vieilles familles patriciennes se font souvent compétition pour les meilleurs titres, de ce fait le métier d’héraut est très populaire en Champagnol car ces spécialistes de l’héraldique et de la généalogie peuvent donner une légitimité et un prestige aux familles. Le savoir généalogique est une richesse culturelle et sociale que les Champagnolais chérissent beaucoup.

Actuellement, la fonction de Comte est occupée par Amaury, sa femme Gaelle est la comtesse et les deux se partagent le pouvoir.

Structure du pouvoir

  1. Palier communal : conseil d’échevins élus au deux ans, le conseil gère les affaires quotidiennes des communes.
  2. Palier cantonal : un bailli élu par les échevins communaux au quatre ans, gère les affaires régionales et intercommunales, ainsi que le commerce.
  • Palier comtal : un compte ou une comtesse élu à vie par les baillis, il ou elle gère l’armée comtale, la diplomatie, la justice et la fiscalité.
    1. Conseil comtal (nommés par le comte):
      1. Maréchal : administration militaire
      2. Chancelier : affaires étrangères
  • Sénéchal : administration juridique
  1. Chapelain : gestion des cultes déistes
  2. Intendant : administration fiscale et intendance

Politique extérieure

Champagnol est encore un État jeune sur la scène géopolitique, puisqu’il vient tout juste d’obtenir son indépendance. Pour cette raison, ses relations externes sont encore à clarifier et sa politique extérieure à définir. Mais déjà depuis le sommet de Chastel-blanc, Champagnol a déjà définit certaines lignes directrices.

Avec l’Aurélius :

D’abord, Amaury est un successeur légitime à la couronne de Penthièvre en Bélénos. Ce qui signifie, qu’il est un direct concurrent à l’autorité de Dame Marussia en Aurélius. C’est là déjà une première ligne géopolitique de Champagnol : une concurrence s’accentue entre le comté indépendant et le Royaume de l’Aurélius à l’Ouest. Une course s’amorce en ce sens entre les deux pour libérer le plus de communautés possibles de l’emprise de Dagoth et démontrer sa légitimité aux yeux des Bélénois déistes.

Avec Taurë Ilfirin :

À l’Ouest, en direction de l’ancienne Griffe de l’Ouest, se situe un autre potentiel concurrent déiste : Taurë Ilfirin. Il est évident que le monarque elfique Nostrum recherche à étendre ses territoires à l’est pour récupérer les anciennes terres de la Griffe de l’Ouest et rétablir le pont forestier avec la Forêt Noire où réside la Cour elfique. Champagnol représente un obstacle à ses yeux, un petit territoire indépendant qui le gêne dans cette ambition. Ceci est d’autant plus vrai qu’Amaury est un galléonite, divinité ayant souvent incité ses disciples à développer un certain mépris envers les non-humains tels les elfes. Même si Amaury affirme ne pas être ce genre de galléonite, les elfes de Taurë Ilfirin se montre sceptique et prudent à son égard. Amaury de son côté n’apprécie guère de voir un monarque absolu elfe gouverner des hommes sur un aussi grand territoire de Bélénos.

Avec le Royaume de Dagoth :

En ce qui concerne le Royaume de Dagoth, Champagnol est ouvertement en guerre avec lui. Une trêve diplomatique a été tentée lors du sommet de Chastel-blanc, mais l’évènement s’est soldé en échec avec une trêve entre déiste seulement jusqu’au printemps et le régent Xobar a quitté les lieux avec frustrations. Depuis, toute communication diplomatique a été coupés entre les deux États et Xobar maintient une grande rancune envers Amaury. Cependant, Amaury n’a ni l’armée ni les ressources pour engager directement l’armée de Xobar, ce qui le force à conserver une posture défensive pour conserver ses acquis et se concentrer sur une petite expansion bien mesurée où il pourra concentrer ses faibles ressources. De son côté, Xobar a davantage intérêt à disposer de ses ressources plus à l’Ouest où sont les véritables menaces à son territoire, c’est-à-dire l’Aurélius et Taurë Ilfirin. Quoiqu’il en soit, Champagnol est à la frontière avec la baronnie de Syptosis, où est la forteresse de Syptosis, le fort G et l’arène, trois repères démonistes qui représentent une menace à la frontière.

Pour cette raison, Amaury et Gaelle n’ont pas négligés la frontière sud et ont fait ériger une ligne de tours de guet le long de la rive Bulstrod d’Ouest en est, formant une frontière assez étanche avec un système routier rudimentaire pour rendre plus efficace les messagers. Chaque tour possède un système de feu d’alarme et de cloche pour s’avertir mutuellement de la présence d’ennemis. Des messagers partent alors pour Chastel-blanc prévenir les autorités. Ce système frontalier est jumelé à une rotation de milices à la frontière. Leur seul objectif est de ralentir la traversée ennemie en attendant les renforts des troupes régulières de Chastel-blanc. Il devrait permettre une réduction des raids sur les fermes au sud et décourager une invasion directe par Xobar.

Militaire

Le comté ne dispose pas d’une grande force militaire. Gaelle a sous ses ordres pas plus de 200 hommes d’arme, tandis que les Hautes-terres n’ont rien du tout. L’arrivée d’Amaury et de ses Galléonites ont ajoutés à l’armée champagnolaise environ 500 épées liges. L’essentiel des forces champagnolaises est donc des miliciens de réserves.

Les milices champagnolaises

En premier lieu, il y a les milices des métiers qui sont regroupées en compagnie selon les métiers et guildes afin d’encourager le sentiment d’appartenance et la cohésion (par exemple, les tisserands ont leur corporation et forment un peloton à part entière). Ces milices sont surtout urbaines et sont souvent mieux équipées et mieux entraînées en raison de leur meilleure fortune.

En second lieu, il y a les milices paysannes, provenant surtout des landes rurales et qui forment un peloton par canton.

Tout habitant permanent, qu’importe son sexe ou son statut, doit servir dans la milice entre 16 et 60 ans.

Les miliciens sont pauvrement équipés, vêtus souvent de jacques et de casques rudimentaires. L’arsenal est dominé par les armes d’hast, souvent des outils agricoles convertis en arme. Par contre, certains artisans étant mieux nantis, il reste que la variété existe au sein des miliciens. Ces miliciens « de qualité » sont surtout ceux dont disposent les milices communales de métier.

Chastel-Blanc est d’ailleurs le quartier-général de la Guilde des Pavesiers, une association regroupant les meilleurs miliciens qui ont décidés de continuer le métier des armes après leur service. La fortune de ces artisans permet d’acquérir de bons équipements et des arbalètes – ou de les fabriquer – et leur temps libre de s’entrainer mensuellement entre compagnons. Voyant des opportunités, ils se sont regroupés pour offrir leurs services. Leur nom vient du fait qu’ils sont souvent munis de pavois artisanaux, magnifiquement peint. Ils sont reconnus pour vouer un culte surtout à Mak’Udar, dieu des artisans et de la protection.

Les forces paramilitaires

En outre, un phénomène perdure depuis la révolte de Chastel-Blanc. Des cellules rebelles opèrent une campagne de représailles envers les démonistes qui se cachent et leurs collaborateurs. Mais plus largement aussi contre les « impérialistes », en d’autres termes les étrangers non-bélénois qui recherchent le pouvoir. Certains parlent d’une justice alternative associée à un mouvement folklorique. Il n’est pas rare que l’on retrouve des cadavres dans des fossés ou même des corps pendus exposés à l’entrée des villes et villages, témoignage d’une force informelle qui sévit en Champagnol et qui échappe à l’autorité officielle. Les forces comtales ont quelques peu délaissés ce mouvement sans intervenir, d’abord parce qu’elles n’en ont pas suffisamment les moyens mais aussi pour s’éviter la colère du peuple et d’être accusé de protéger des démonistes. On raconte donc que malgré la petite armée de Champagnol, si un étranger venait à envahir le comté il pourrait bien être surpris, une force de résistance pourrait émerger de ces organisations criminelles.

Commerce :

Champagnol dispose d’une économie d’abord rurale, centrée sur la récolte des céréales et de la vigne. C’est la vie champêtre et humble qui prédomine. Mais cela tend à changer, alors que Chastel-Blanc est en pleine expansion. Des quartiers d’artisans se forment dans les bourgs, les rues sont bondées de boutiques, d’échoppes, d’auberges et d’ateliers. Ceci est d’autant plus vrai que la nouvelle route commerciale en provenance de Taure Ilfirin génère du commerce et nourrit l’expansion.

D’autre part, les bosquets et taillis du nord-est permettent la culture de nombreuses plantes et herbacées, brefs produits forestiers. Ceci encourage des forestiers à s’établir dans la région pour y cueillir ces variétés, tant qu’ils soient en mesure de collaborer avec les druides locaux. Puisque les arbres doivent être préservés selon les druides, les forestiers cherchent des moyens créatifs pour produire des richesses forestières tout en préservant la nature.

Religion :

La religion dans le comté de Champagnol est dominée numériquement par le culte à Gaïa, car la majeure partie de la population est paysanne et cultive la terre. Ces paysans ne sont pas des fanatiques, ils se contentent seulement de fêter la moisson au solstice d’été en offrant quelques offrandes à Gaïa. D’ailleurs, le bosquet sacré à Gaïa de la citadelle de Chastel-Blanc est très important à ce niveau dans le culte offert à la déesse. Gaelle Flore, comtesse de Champagnol, est elle-même une gaïenne. Néanmoins les choses changent, surtout depuis l’arrivée d’Amaury et du retour des exilés de Terra Homines qui lui sont loyaux, tous galléonites en majorité.

Par contre, cela ne signifie pas que Gaïa ou Galléon sont les seuls cultes, ou qu’ils sont dominants politiquement. La liberté de culte déiste est en effet une coutume importante de la région. En général, tous vénèrent Gaïa durant la moisson, participant aux offrandes à son nom, puis à d’autre moments les villageois se tournent vers Mak’Udar pour célébrer leur travail, ou vers les Sybilles durant les carnavals, ou bien encore vers Galléon durant les compétitions.

D’ailleurs, une communauté aédonnite persiste dans le comté de Champagnol depuis le Pénitent, nombreux sont ceux qui habitent dans un quartier de Chastel-blanc, notamment des maçons qui entretiennent la cathédrale. On peut donc dire que Champagnol est assez diversifié en terme de culte aux dieux.

Festivals et célébrations :

Anniversaire de déification de Galléon – 20 mai : interdite sous l’administration daggaroise, le retour d’Amaury a permis à cette festivité de renaître depuis l’ancienne Terra Homines. Elle se résume à une semaine de compétitions sportives, surtout en athlétisme, en lutte, en pugilat et en escrime.

Fête de la moisson – Solstice d’été (20-21 juin) : C’est le moment où on fête en l’honneur de Gaïa, une tradition forte en Champagnol où l’économie rurale domine. Pendant deux à trois jours entourant le Solstice d’été, on vénère la déesse mère et des offrandes lui son fait. Gaïa est toujours celle qui accorde les bonnes récoltes.

Célébration de la libération de Chastel-Blanc – 11 Août : Il s’agit de quelques jours de festivités et de célébrations entourant l’évènement de la révolte de Chastel-Blanc du 11 août 767 qui rendit sa liberté au peuple de Champagnol. C’était la fin de la tyrannie daggaroise.

Les Sybillines – équinoxe du printemps (20 mars) : C’est la grande fête des Sybilles, moment auquel règne une ambiance de festivité et de carnaval. Des amphithéâtres en bois et en toile sont érigé pour l’occasion, pour tenir des pièces de théâtre et des spectacles de musique folklorique, ainsi que des foires où les habitants peuvent ainsi venir de partout assister aux divers spectacles, souvent costumés, et acheter des produits exotiques.

La fête du travail – 1e septembre : Fête organisée en l’honneur de Mak’Udar, pour une journée les travailleurs ont fériés, la tradition voulant que les travailleurs se réunissent dans les tavernes pour fêter leur réalisation professionnelle. Il y a parfois des concours d’artisanat, d’ingéniosité et d’innovation, où les artisans et « bricoleurs » se rassemblent.