Valeurs du royaume


Les valeurs que prônent et que cultivent le pouvoir politique aurélois et les instances structurelles du royaume sont des valeurs qui tendent à maintenir en vie un idéal chevaleresque en perdition un peu partout à travers Illimune. L’éducation, considérée comme un mécanisme important dans le processus de transmission de ses valeurs, est dispensée au peuple dans l’optique de le faire adhérer à ces hauts principes qui articulent la société bien balisée qu’est le Royaume d’Aurélius.

  • Noblesse : Les dieux ne nous ont pas faits égaux. Ainsi, il appartient aux meilleurs de protéger les autres. Cette valeur est dans le sang et instaure ainsi l’ordre social voulu par les dieux. Celui qui s’est vu placé au-dessus des autres se doit d’agir avec honneur et sagesse.
  • Honneur : Les Aurélois sont braves et fiers en tout temps. Ils se doivent d’inspirer le respect et la confiance par leur comportement honorable.
  • Foi :Les Aurélois sont pieux et dévots, reconnaissants de tous les dieux honorables d’Illimune. Ils savent qu’il est de leur devoir de réaliser la volonté divine sur terre et de combattre les hordes du Mal et du Chaos.
  • Fidélité : Les Aurélois sont fidèles à leurs serments; ils honorent leur seigneur et les exigences de l’esprit chevaleresque. Ils s’engagent à protéger leurs vassaux; ils jurent de travailler pour le peuple, de protéger les familles, ainsi que ceux qui dépendent d’eux avec honneur, constance et courage.
  • Vaillance : Un Aurélois ne se laisse jamais abattre, il est tenace et peu importe les obstacles qui se présentent devant lui, il cherchera le moyen de les surmonter. Il persévère dans l’adversité avec vaillance.

Géographie

Le Royaume d’Aurélius couvre tout l’ouest bélénois, des provinces impériales du Yarbrield et de Varrop jusqu’au fleuve Maxence. Il s’étend au sud sur les anciens territoires de la Confrérie Markelus et de Bran Wor’ge Quarth – terres appartenant au Conclave Impérial avant leur invasion par les Aurélois et avant la disparition du reste du Conclave sous le règne de Daggoth. Ses nombreuses ressources en assurent la prospérité.

Frontières et territoires

Le Royaume est bordé à l’ouest et au nord par le Saint Empire de Twyden. La frontière naturelle avec l’Empire est constituée de collines reconnues sacrées par les Tweeds. Au nord-est et à l’est, le Royaume est délimité par le fleuve Maxence. Au-delà se trouvent la Cité-État d’Eseldorf, la Griffe de l’Ouest et les anciennes terres de Gudrun, occupées par une société galléonite. Au sud, c’est une nouvelle fois l’Empire qui délimite le territoire, mais aussi le Royaume de Daggoth au sud-est, le Roi nemesis ayant conquis des terres qui appartenaient au Conclave Impérial. Les collines du sud du Royaume étaient autrefois disputées par les Amaï’s de Bran Wor’ge Quarth. Ceux-ci ont été chassés, mais on soupçonne leur présence dans les souterrains. Il n’est donc pas rare que les Aurélois du sud aient à combattre des menaces diffuses comme celle des Amaï’s ou celle des sbires de Daggoth. La ville la plus au sud est Cendrecourt, et la ville la plus au nord est Fort Drake. La ville la plus orientale est Novanadej, située en bordure du fleuve Maxence.

Le milieu du Royaume est parcouru par la rivière Aurélius, la rivière dorée, qui provient de Twyden au sud-ouest et remonte vers le nord-est en encerclant la capitale, Héodim. L’Aurélius termine son chemin en se jetant dans le fleuve Maxence qui longe Port-nouvelle Espérance avant de traverser le Yarbrield. Bordé de collines à l’est, au nord et au sud, le Royaume est en fait une vallée fertile où coulent l’Aurélius et la Maxence. Ces rivières assurent le commerce au travers le Royaume, mais aussi avec l’extérieur, quand la politique le permet. Le Royaume est également traversé de part en part par la célèbre Route du Roy.

Le Royaume est divisé en trois duchés, eux-mêmes divisés en comtés et en marches. Chaque comté et marche ont un nombre variable de baronnies. La structure du Royaume est féodale, les petits seigneurs portant allégeance aux grands seigneurs, qui eux-mêmes portent allégeance à la Reine.

Ressources et lieux physiques

Grâce à sa position privilégiée et aux deux rivières qui le traverse, le Royaume d’Aurélius bénéficie d’une agriculture riche et variée et d’un couloir commercial exceptionnel quand il n’est pas entravé par toutes sortes de circonstances. La prospérité du Royaume est ainsi facilement explicable. L’Aurélius bénéficie également d’élevages importants et de quelques mines dans les collines qui bordent la vallée.

Population

Avec 105 000 habitants, le Royaume des Aurélois a une population similaire à celle du Royaume de Daggoth. Il a également une forte urbanisation.

Les Aurélois constituent certainement le peuple libre le plus diversifié des Terres de Bélénos. Contrairement à d’autres seigneuries et malgré l’alliance avec la Bastide, les Aurélois ne sont aucunement xénophobes et acceptent volontiers les étrangers dans toutes les couches de la société, dans la mesure où ceux-ci participent au rêve d’unification du pays. Il y a donc de nombreux Bélénois (de plus d’une génération), des Impériaux, des Urdiens, des Khalonniens, des Argyliens et des Nordiques. Il y a quelques exceptions à cette ouverture : par exemple, les démonistes, mais aussi les Galléonites, qui sont toujours vus avec mépris et méfiance.

Quant aux Bélénois du Royaume, la plupart sont d’origine impériale étant donné la proximité avec l’Empire. Plusieurs sont des descendants des colons arrivés en 675 et de leurs escortes (notamment les La Trémoille les Durance). Ces familles sont donc intégrées à Bélénos depuis trois générations. Le Royaume compte néanmoins d’autres Bélénois de plus ancienne souche, notamment à Vertalia qui remonte à six ou sept générations. De plus, les grands mouvements de population causés par la guerre des faux prophètes ont bénéficié grandement à l’Aurélius, puisque le Royaume a toujours été considéré, malgré tous les bouleversements qui ont ponctué les deux dernières décennies, comme un lieu relativement sécuritaire et stable. Nombre de réfugiés bélénois en provenance des autres seigneuries ont établi résidence dans l’Aurélius lors de la guerre des faux prophètes et de la conquête de Daggoth.

Structure du royaume et lieux importants

Étant donné la prospérité du Royaume, sa population est fortement urbanisée et compte de nombreuses villes d’importance. Comme mentionné plus haut, le Royaume d’Aurélius est divisé en trois duchés, eux-mêmes divisés en quelques comtés. Chaque comté contient un nombre variable de baronnies. À moins d’avis contraire, les lieux importants et les villes ne sont pas forcément sous le contrôle d’un baron et sont administrées par les comtes et les comtesses, qui peuvent décider à tout moment d’octroyer cette charge à un baron ou une baronne.

Le duché d’Héodim

Duché qui couvre tout le milieu du Royaume, il est aussi le plus important. En effet, le Duché d’Héodim est le siège du pouvoir de l’Aurélius. Il est dirigé par la Reine elle-même, qui ajoute à ses titres celui de duchesse d’Héodim. La capitale du Duché, Héodim, est aussi celle du royaume.

Le Duché d’Héodim est divisé en trois comtés.

Le comté d’Héodim :

Le comté d’Héodim est dirigé par le noble comte Dagon, ancien maire de Librebourg en Hyden. Dagon a été anobli par la Reine pour ses actes de bravoure pendant la guerre contre les faux prophètes. Il s’agit de l’un de ses plus proches conseillers. Il gouverne la cité d’Héodim avec intelligence et finesse. Il s’assure également des bonnes relations avec la citadelle de Golgoth.

Lieux importants :
  • Héodim : La cité d’Héodim a toujours été le cœur battant de l’Aurélius. Véritable phare culturel et commercial, son rayonnement ne date pas d’hier. Dans les temps les plus chaotiques de Bélénos, cette ville a toujours représenté un havre de paix et de stabilité. Héodim est la capitale du Royaume, elle a une population de plus de 35 000 habitants et sa position stratégique en fait le carrefour commercial le plus important de Bélénos, même si dans les dernières années, avec le blocus impérial et le règne de Daggoth, les temps sont plus durs.Au sein de cette remarquable ville se retrouvent plusieurs institutions importantes du Royaume. En premier lieu, on y retrouve évidemment les plus hautes instances politiques du Royaume, pour la plupart installées au palais d’Héodim, où se réunit la Cour de la Reine. L’intendance du palais est assumée par Elladane Belov, un membre du Cercle des Indulgents. Ensuite, on retrouve dans la ville la célèbre université d’Héodim, toujours officiellement dirigée par la Grande Sagesse de l’Aurélius, la duchesse Nessa Dubrouillard, mais de plus en plus concrètement prise en charge par son neveu, le vice-recteur Soran Windrider Laiho. Puis, il y a aussi dans la ville un immense et réputé hôpital tenu par la Faction des soins et dirigée par le prieur Saprion, qui fut nommé duc de Solèce en exil par le Reine. Finalement, on retrouve à Héodim le bosquet de Gaïa de la duchesse douairière, la veuve d’Amédée, dame Heikki. Bien que le culte de Gaïa connaisse un accueil mitigé dans le Royaume, la prophétesse Heikki porte une vision de Gaïa qui est apprécié de la noblesse auréloiseHéodim a les allures d’une métropole. C’est une belle ville dont la plupart des bâtiments sont faits de pierres, et qui comportent plusieurs grands jardins. Des gardes portant des uniformes d’apparat patrouillent régulièrement les rues pour assurer l’ordre public. Comme Héodim est très fréquentée par une noblesse effervescente, les clivages sociaux sont bien visibles entre le peuple et les élites. Cependant, un contrôle adéquat des ressources – Héodim connaît des impôts assez élevés –, une bonne redistribution de la richesse et une judicieuse mise à profit des talents et de la force de travail de chacun permettent à tous, même au plus petit travailleur, de mener une vie acceptable. La Reine s’appuie sur le comte Dagon pour veiller à ce que tous soient satisfaits de leur sort.
  • La Cathédrale de Golgoth : La Cathédrale de Golgoth est une impressionnante prouesse d’architecture et d’ingénierie qui se situe sur les rives de l’Aurélius, en face d’Héodim. Édifiée et dirigée par l’Ordre du Zénith, éminente organisation golgothienne, elle échappe un peu aux lois communes du Royaume. La Reine et le comte Dagon ont pris l’habitude de traiter avec le Zénith comme si c’était une entité jouissant d’une certaine indépendance, malgré sa présence si près d’Héodim. Cela crée parfois quelques frictions, mais en général, les deux partis se satisfont de cet état de fait. La Cathédrale de Golgoth est ceinte par un bourg et quelques terres fertiles qui relèvent de sa juridiction. En tout et pour tout, cela représente environ 2 000 habitants, dont un nombre considérable de suivants de Golgoth. C’est l’endroit qui regroupe le plus grand nombre de membres de l’Ordre du Zénith et c’est de là que les principales expéditions destinées à lutter contre les faux prophètes et contre l’avancée de Daggoth ont été et sont toujours organisées.

Le comté de Hautlangeois :

Le comte de Hautlangeois est Frédéric de Nilthimer de la Trémoille. Celui-ci succéda à son père, Xavier de Nilthimer de la Trémoille, qui partage maintenant la retraite bien méritée du comte Guillaume II de la Trémoille, en tant que seigneur de Hautlangeois et patriarche de la famille la Trémoille. Cette prestigieuse famille compte également parmi ses rangs le duc d’Anlwick, Perudir Varovich de la Trémoille.

Lieux importants :
  • Hautlangeois: Siège originel de la famille de La Trémoille, cet important bourg contrôle le commerce et le trafic sur la Route du Roy. Il s’agit donc d’une ville commerciale très animée, où les échanges sont florissants, et qui prospère sous l’œil vigilant et bienveillant des La Trémoille. Hautlangeois reçoit annuellement les célèbres Foires des Sybilles, un événement rassembleur et haut en couleurs. On rencontre à Hautlangeois une grande diversité de population que les voyageurs viennent enrichir périodiquement. L’idéal chevaleresque de la famille en place fait de la ville un endroit privilégié pour la formation des écuyers et des chevaliers. La famille La Trémoille a été de tout temps proche du pouvoir d’Héodim, qu’il ait été détenu par Lanfranc, par Amédée ou par Marussia. Ils sont considérés dans les plus loyaux vassaux de la couronne. Hautlangeois est une ville riche et stable, même en temps de blocus, et on y frappe la monnaie du royaume. La population totale est autour de 3 500 âmes.
  • Le poste frontalier du Roy : À l’ouest de Hautlangeois, sur la route du Roy, se trouve un petit poste frontalier avec le saint Empire de Twyden. Si autrefois les lieux étaient très animés et achalandés, possédant même leur propre marché public, depuis la guerre des prophètes, il pèse sur l’endroit une tranquillité forcée. Le blocus imposé par l’Empire ne s’est pas adoucit malgré la fin de la guerre, ce qui demeure incompréhensible jusqu’à ce jour. Les paysans des environs doivent maintenant faire parvenir le fruit de leurs cultures jusqu’à Hautlangeois pour pouvoir vendre.

La marche de Sélarnes :

Le marquis de Sélarnes est le guerrier saint et vétéran du Bastion et d’Hyden Conall Lawrence Frost McMornald. Aédonite de renom, il est également le confesseur de la Reine qui le tient en très haute estime.

Lieux importants :
  • Vertalia: Ville agricole située sur la rive du fleuve Maxence, elle est reconnue pour être un important lieu de piété aédonite. Vertalia bénéficie de riches terres fertiles qui permettent de prolifiques cultures de céréales et de légumes. L’économie locale est surtout agricole en raison de ces terres favorisées par la nature et par le passage du fleuve. Sur le territoire de Vertalia se trouve l’abbaye de saint Guelthier, fondée par le champion d’Usire Y. le Rouge, un conseiller de la Reine récemment nominé au titre de baron de Vertalia. L’abbaye de saint Guelthier, en plus d’accueillir des moines aédonites qui s’occupent de travaux agricoles et de l’enseignement des lettres, est aussi le lieu d’où opère l’Ordre des ailes d’Usire. Cet Ordre fut fondé quelques années auparavant et a pour objectif de former des chevaliers dans la foi d’Usire. Grâce à la présence de ces chevaliers dans la ville, Vertalia s’est construit une lice et a commencé à tenir des tournois de chevaliers deux fois par année. La population de Vertalia est environ de 1 200 habitants.
  • Haureville : Haureville est une citadelle dotée d’impressionnantes fortifications qui se trouve sur les rives du fleuve Maxence, en face même du Royaume de Daggoth et de la Cité-État d’Eseldorf. Il s’agit bien évidemment d’une ville fortement militarisée, une ville bastion, toujours sur le qui-vive et mobilisable très rapidement. La principale activité de la ville, en dehors de la défense, est l’élevage et l’entraînement de chevaux de guerre. Les cavaleries d’Haureville, tant lourdes que légères, ont une réputation redoutable. Le baron d’Haureville est le Vigilant Alexandru Brostov, voix d’Usire. La population de la ville, en comptant les garnisons militaires, est approximativement de 3 000 âmes.

Comté de Boursicot (14 000)

Le comté, autrefois un des secteurs les plus proéminents de l’Alliance de Solèce, soufra de son annexion au royaume de  Dagoth.  Négligé pendant une bonne décennie, son déclin se fit au profit de  Solèce la capitale. N’ayant pas de route menant directement à la ville mère le comté à du s’organisé pour faire prospéré les baronnies. Faragon Noirfenouille fut nommé comte à la suite de la guerre des faux prophètes et est gardé prisonnier depuis sa défaite face aux armées Auréloises.

Lieux importants : (à travailler)

  • Pistaguer L’ancienne métropole de l’Alliance de Solèce fut l’une des premières cités de l’Alliance à tomber sous l’emprise de Dagoth, puisqu’aucun affrontement n’eut lieu dans cette ville, la vieille architecture de style impériale fut conservé intacte. De vieilles familles aédonites tiennent encore leur manoir, davantage par respect pour leurs ancêtres que pour autre chose. Malgré tout, ces familles réussissent à tirer leur épingle du jeu et leur grand moyen les rend plutôt influent dans la cité. Le fait qu’il n’y ait eu aucun investissement immobilier depuis l’arrivée de Dagoth amène toutefois la cité à se détériorer petit à petit. Une grande rivalité économique est née entre Pistaguer et Solèce. Bien que l’argent y coulent à flot et que les visiteurs soient nombreux, leur très grande criminalité et la corruption qu’elle amène lui empêche de se distancer de manière nette de Solèce. La ville instable compte 11 000 habitants. Insolite : La dernière secte existante des priants de prophète fous est basé à Pistaguer.
  • Fort Jasperie : Le fort Jasperie étais un ancien fort du conclave Impérial. Maintenant occupé par le baron Crick Nakamura, il s’occupe qu’aucune incursion d’Éseldorfs soit menée à terme. Le fort de Jasperie est sans doute un des endroits les plus dangereux des terres de Bélénos., vue la proximité avec les territoires libres ainsi que l’Aurélius. Dû à son inhospitalité, le fort Jaspérie compte 1000 résidants.
  • Fort Suaïo : L’attaque de Dagoth contre le conclave impérial marqua beaucoup le territoire de la région. Certains fort furent complètement abandonnés et redistribués à d’autres communautés. C’est en 754 que la dernière caravane arrivant de Shataie est entrée en Bélénos. La plupart des voyageurs ne sachant pas trop où aller demandèrent refuge au Roi. Dagoth leur légua donc un fort nouvellement conquérit au sud du comté de Jade. Lorsque les arrivants découvrirent la désolation de l’endroit, plusieurs partirent se réfugier au Royaume de l’Aurélius et s’installèrent à Novanadej. Les autres déjà installés et confortables sous la protection de leurs semblables prirent goût à l’endroit. Ils fondèrent donc une petite communauté du nom de Suaïo. Avec les années, la communauté grandissante finit par récolter quelques mohitiens et comporte maintenant 1000 habitants permanents, la plupart priant des démons tels Noctave et Chaos.

Le Duché de la Roselière :

La duchesse de la Roselière est dame Nessa Dubrouillard, éminente archimage et Grande sagesse de l’Aurélius. Ce dernier titre – unique dans le Royaume – lui confère une aura de grandeur et de respectabilité. C’est elle qui est, entre autres, investie de la tâche d’octroyer aux ducs et duchesses la bénédiction des arcanes pour leur titre. La duchesse Nessa s’apprête toutefois à prendre sa retraite et en ce sens, elle forme sa fille Florence pour lui succéder.

La marche de Maillence :

La marquise de Maillence est dame Isabelle de Méricourt, un chevalier redoutable qui n’en est pas à ses premiers faits d’armes. Pour cette raison, elle fut désignée pour surveiller la frontière nord du royaume et pour avoir la charge des trois points névralgiques les plus septentrionaux de l’Aurélius.

Lieux importants :
  • Gué de Maillence : Le Gué de Maillence est le fief où habitent la duchesse de la Roselière et sa famille. Ville d’une taille modeste – environ 1 500 habitants –, elle chevauche la rivière Aurélius là cette dernière atteint son niveau d’eau le plus bas. Les terres de Maillence sont donc des milieux humides propices à la pousse de certaines plantes plus rares. Ces plantes sont d’ailleurs utilisées dans la concoction de certains éléments alchimiques et dans la fabrication de parchemins de haute qualité. On dit que la duchesse elle-même s’intéresse en personne au développement de cet aspect du commerce du Gué de Maillence.
  • Fort Drake : Fort Drake est une place fortifiée qui se situe non loin de la fourche du fleuve Maxence, là où naît la rivière Aurélius. C’est, depuis la fondation d’Héodim, une baronnie dirigée par la famille Durance. Au fil des ans, les barons Durance durent composer avec les expéditions galléonites de Gudrun ou des Terres des Brumes qui tentaient ponctuellement d’aller piller les rives du fleuve Maxence. Aujourd’hui, un accord avec les Galléonites permet à ces derniers de circuler sur le fleuve sans être inquiétés par les garnisons de Fort Drake, ce qui n’est pas sans créer un peu de grogne. Les occupants de Fort Drake, malgré leur tendance aykienne, portent une méfiance ancestrale et méritée envers les fervents du premier dieu des hommes. Néanmoins, les soldats des Durance continuent leur inlassable vigie du nord du Royaume. La baronnie de Fort Drake représente environ 2 000 âmes.
  • Asterling : La petite ville d’Asterling est surtout connue pour abriter depuis environ une dizaine d’années l’ordre des Hospitaliers de Méricourt. Les Hospitaliers de Méricourt recueillent en leur sein les enfants qui n’ont ni parents, ni foyers, et les forment pour être chevaliers ou prêtres. Pendant la guerre des prophètes, l’orphelinat de Méricourt fut détruit. Les chevaliers à sa tête prirent avec eux les volontaires parmi les moins jeunes de leurs protégés, et évacuèrent les enfants en direction d’Asterling pendant qu’ils partaient affronter vaillamment les illuminés. Isabelle de Méricourt – les orphelins, une fois nommés chevaliers, prennent le nom de Méricourt – avait à peine quatorze ans quand elle se porta volontaire pour se battre pour son pays. Les horreurs qu’elle vit pendant la guerre l’endurcirent et lui façonnèrent un tempérament d’acier. Quand finalement la paix revint sur le Duché, au bout de plusieurs années, Isabelle avait naturellement pris la tête des Hospitaliers de Méricourt. Pendant l’absence des aînés de l’ordre, les orphelins avaient été pris en charge par le bailli d’Asterling, qui les avait logés dans une vieille église qu’ils avaient entièrement restaurée. Les chevaliers, à leur retour, furent charmés par les lieux et par le travail qu’y avaient mis leurs apprentis. Ils décidèrent donc d’en faire le lieu de leur ordre. Autrement, Asterling compte environ 1000 habitants.

Le comté d’Ardast :

Le comté d’Ardast est géré par le comte Aurel ainsi que sa femme Ophélie de Rosenglade, tous deux d’abord reconnus comme mages et érudits bien avant leurs titres de noblesse, dirigeant en parallèle l’Université locale avec un grand succès. Leurs personnalités en apparence opposées – l’optimisme et l’intensité d’Ophélie, et la sagesse et le calme d’Aurel – donnent en fait un grand équilibre à leur gestion. Si la rumeur veut qu’il y ait eu par le passé des tensions entre les dirigeants d’Ardast et la nouvelle Reine, bien peu laisse croire que ce soit toujours d’actualité.

Lieux importants :
  • Ardast : La cité d’Ardast fait bien peu parler d’elle en dehors d’un contexte académique. Fondée en 750 et habitée par 3 200 citoyens, c’est une ville à vocation d’abord universitaire qui attire bien plus de mages et d’étudiants que de marchands. La population change assez rapidement, comme on peut s’y attendre d’une cité estudiantine. Son développement est la lubie des deux mages qui la dirigent, qui développèrent une architecture en pentagramme. Chacune des pointes est dédiée à un culte respecté dans la cité, c’est-à-dire Sylva (on retrouve dans ce secteur un pavillon axé sur le développement scientifique de l’Université), Gaea (un jardin laissé aux soins des druides de passage, il commence à ressembler à une forêt miniature), Golgoth (par la bonne entente du comte avec le Zénith), les Sibylles (par la bonne entente de la comtesse avec la Compagnie de la Lyre) ainsi qu’Ayka. En son centre, se trouvent l’Université et la tour de la Bibliothèque. La réputation de la cité ne vient toutefois ni de cette singulière construction, ni des sorts qui enchantent ses murs – bien que l’hymne-même soit une litanie arcanique, – mais bien des recherches et congrès de l’Université d’Ardast. Ayant gagné le statut de principale institution arcanique d’Aurélius pour son implication et sa vision de l’arcane, l’Université bénéficie d’un très bon financement de la part des hautes instances auréloises, et travaille depuis de nombreuses années en partenariat avec l’Université d’Héodim. Il est à noter qu’il y a quelques rivalités entre les Universités d’Ardast et d’Andrave, dû à leurs valeurs divergentes. La teneur ou le sérieux desdites rivalités varient selon les témoignages, toutefois, et pour certains ce n’est qu’à la blague. L’institution, ainsi que le nom d’Ardast en général, est encore à ce jour associé à une importante attaque sur une Université du Conclave Impérial, ce qui laisse planer le message que la nécromancie n’y est sous aucun prétexte acceptée.
  • Aster : Aster est une ville modeste qui se trouve sur les rives du fleuve Maxence, en face de la Griffe de l’Ouest. Elle a été fortifiée en toute hâte à l’approche de l’armée des faux prophètes, mais la vocation première de la ville n’a jamais été militaire. L’orgueil des habitants d’Aster se situe effectivement à un tout autre niveau. C’est une ville fleurie qui tient son nom de la fleur d’aster, une jolie petite fleur jaune et mauve très facile à cultiver. On trouve des centaines de variété de fleurs dans la ville, certaines sauvages, d’autres cultivées. Aster est dotée d’une haute tour qui domine son bourg et qui est couverte d’une plante grimpante. Pendant la saison estivale, cette plante fleurit est donne un aspect idyllique à la vieille tour de pierres. Il y a environ 800 citoyens à Aster. Cette ville est présentement dirigée par le comte et la comtesse d’Ardast, qui encouragent les initiatives visant à faire rayonner la ville fleurie de l’Aurélius.

Le comté de la Bastide :

Le comté de la Bastide s’articule autour de la ville du même nom. Il est dirigé par la comtesse Bénédicte Delavigne, une femme de caractère qui s’assure sans manquer à son devoir que le Royaume d’Aurélius ne perde pas de vue le bien-être et l’avenir des Bélénois.

Lieux importants :
  • La Bastide : Le comté de la Bastide est le siège des dignitaires de la Cause bélénoise associée au mouvement du Souffle du peuple. Plus modérés que la plupart des révolutionnaires du Souffle du peuple, qui ne souffrent ordinairement pas les distinctions sociales telle que la noblesse, les dirigeants de la Bastide considèrent que la Cause ne peut s’offrir le luxe de se marginaliser en refusant d’aller chercher des appuis chez les seigneurs. Ainsi, à la suite de négociations avec feu le duc Amédée, la Bastide avait rejoint le Duché d’Aurélius. Aujourd’hui encore, la ville est un symbole puissant dans l’esprit de ceux qui rêvent d’un Bélénos dirigé par un Bélénois. Après la retraite du comte Baptiste Delavigne, c’est sa fille Bénédicte Delavigne qui devient comtesse de la Bastide. Il va de soi que la population de la Bastide, chiffrée à environ 3 600 personnes, reste composée d’idéalistes bouillants qui portent en eux l’espoir d’un pays bélénois. Les campagnes qui entourent la ville servent principalement à pourvoir aux besoins des habitants du comté, qui voudraient tendre vers le principe d’autarcie.
  • La Bibliothèque du Tome : Dans la ville de la Bastide, on retrouve la Bibliothèque du Tome, une institution qui ambitionne d’offrir à tous, jusqu’au plus humble paysan, une éducation de base. Il s’agit, selon les dires des dirigeants, d’une mesure essentielle pour que chacun puisse faire des choix éclairés quant à sa condition sociale. Le Tome a vu le jour à Hyden, là où ont débuté ses activités. En un temps record, ils ont rapatrié un grand nombre de connaissances et de documents sur les sujets les plus divers et obscurs. Quand les faux prophètes se sont mis à avancer vers Hyden, ils se sont repliés à la Bastide. La directrice du Tome est Leonora du Moulin et le chef chercheur est Pheobrus du Moulin.

Le Duché d’Anlwick:

Le duc d’Anlwick est le seigneur Perudir Varovich de la Trémoille. Au service de l’Aurélius depuis au moins une vingtaine d’années, Sir Perudir a su peu à peu gagner la confiance de tout un chacun et s’élever à son titre actuel, qui fait retomber encore plus de gloire sur son illustre maison, les La Trémoille. Sa discrétion, son sens politique et son ingéniosité en font un atout pour le Duché d’Anlwick, qui est le plus disparate et le plus exposé aux menaces extérieures du royaume.

Le comté de Markelus:

Le comte de Markelus est Raphaël Bardet, qui préfère être désigné sous son titre arcanique : Aurore. L’Aurore Raphaël Bardet a voulu honorer la mémoire de son ancien seigneur, Markelus Vorokhev, en conservant le nom de celui-ci pour désigner le territoire qui est désormais sous son contrôle. Le comté de Markelus jouit d’une autonomie un peu plus grande que les autres comtés du royaume. C’est également le comté le plus hétérogène de l’Aurélius et il faut une grande habileté pour parvenir à conjuguer toutes ses forces.

Lieux importants :
  • Andrave : Andrave a toujours été synonyme de mystère, de puissance arcanique et d’érudition. Cette ville souterraine a été la capitale de la Confrérie Markelus, avant qu’elle ne soit envahie par les Amaï’s qui tuèrent le Grand Thaumaturge Markelus. Grandement éprouvée par ces rudes années de guerre et par la perte de leur seigneur, la Confrérie, libérée par l’armée auréloise, choisie d’unir de nouveau son destin à celui de ses anciens alliés. La présence menaçante de Daggoth, qui resserrait son emprise sur l’Est, était suffisante pour convaincre les Markeliens de la nécessité de l’union. L’Aurore Raphaël Bardet, l’un des plus proches conseillers de Markelus, prit naturellement la place laissée vacante par son seigneur à la tête de la ville. Il négocia de façon serrée une certaine autonomie pour les anciens fiefs de Markelus, jugeant qu’il était naturel que le lieu de la plus haute érudition soit au-dessus de certaines lois plus… terrestres. La magie arcanique à Andrave a toujours été un signe de distinction sociale et de supériorité. Les maîtres des arcanes qui s’y trouvent sélectionnent avec soin leurs élèves, faisant de leur enseignement un véritable privilège. Cette vision de la magie ne concorde pas tout à fait avec celle du Royaume, généralement plus démocratique, mais Bardet préféra préserver la pureté des talents qu’il élevait, plutôt que de baisser ses standards pour le seul bénéfice d’avoir un appui financier plus conséquent de la part de la couronne. Les habitants d’Andrave sont tous citadins, puisque la ville se trouve sous terre. Andrave exploite de grandes mines de métaux précieux, ce qui lui permet de se relever tant bien que mal des affres de la guerre. C’est une ville magique qui transpire d’une énergie que tous les magiciens savent ressentir; quelque chose de mystique, de puissant, flotte là-bas. Andrave compte aujourd’hui près de 3000 habitants.
  • Dum’Badar: Cité naine dans les Collines Hurlantes, elle est majoritairement habitée par des nains (c’est d’ailleurs la seule ville naine de Bélénos). La ville est dirigée par le clan Babar et par son patriarche, Logan Badar. Dum’Badar, à l’instar d’Andrave, accepta d’intégrer l’Aurélius après les années de guerre, bien qu’elle n’ait pas particulièrement été touchée par celle-ci. Logan Badar jugea cependant préférable de ne pas s’exclure de cette alliance renouvelée. Il affirma avec philosophie que les temps n’étaient pas bons pour s’isoler. Avec raison, puisque l’horizon est encore à la guerre, et que lorsqu’une nation est occupée à se défendre elle-même, il est peu probable qu’elle perde de son énergie à venir au secours de son voisin. Les nains de Dum’Badar ont d’excellents liens avec leurs voisins magiciens, puisque ceux-ci, sous la gouverne de Markelus, avaient bouché les tunnels des Amaï’s dans leurs territoires. Cependant, ils aiment bien entretenir avec eux une saine compétition, puisque les deux peuples, après tout, excellent dans leur art respectif. Dum’Badar est une ville minière digne des talents nains en architecture et en ingénierie. Elle compte environ 1 000 habitants, en grande majorité de la race naine. À l’image du peuple qui l’occupe, Dum’Badar est une ville industrieuse et festive.
  • Novanadej : Novanadej est née des cendres d’un petit village sans prétention qui fut le théâtre d’un véritable massacre lors de l’invasion impériale. La faiblesse des défenses auréloises, causée par la guerre des faux prophètes, ne laissa aucune chance à la garnison dégarnie qui gardait le pont reliant les deux rives du fleuve Maxence à cet endroit. Pris par surprise, soldats et paysans du village connurent tous une fin tragique et ignoble aux mains décharnées des morts-vivants. Les nécromanciens profitèrent de tous ces corps sans vie pour grossir les rangs de leurs armées et poursuivre leur route vers le cœur de l’Aurélius. Quand la guerre prit fin, il n’y avait plus âme qui vive dans les environs de ce village depuis belle lurette. Or, arriva un beau jour, de l’ouest, une caravane d’hommes et de femmes originaires du Mohit et du Shataï qui prétendaient rejoindre les contrées de leurs ancêtres. Ils déchantèrent vite en arrivant à l’orée des territoires de Daggoth : au-delà du pont, les terres semblaient sauvages et dangereuses. Ils furent refoulés sur les lieux du village dévasté. En attendant de trouver une solution, ils prirent leurs aises; aussi avaient-ils avec le temps construit plusieurs petites maisons quand une troupe arriva pour consolider la frontière. Informée de leur colonisation, la Reine Marussia, alors duchesse, leur offrit la permission de rester sur cette terre, qu’ils avaient nommé Novanadej, s’ils s’engageaient à participer à la défendre. La caravane comptait peu de combattants, mais ses membres offrirent, en échange de la protection fournie par le comte local, de financer les opérations militaires et la mobilisation des forces armées en cas de problème. La population de Novanadej est d’environ 1 500 habitants et on y retrouve une communauté d’origine shataïenne et une communauté d’origine mohitienne.

Le marquisat de Cendrecourt :

La marche de Cendrecourt couvre tout le sud du royaume et représente un point névralgique dans la défense de l’Aurélius contre le Roi Daggoth. Elle doit son nom au fait qu’une bonne partie de ses territoires ont fait les frais de la politique de la terre brûlée quand la guerre avec le Conclave a pris fin. Le marquis de Cendrecourt est Cliff Iziris, un proche conseiller de la Reine, reconnu pour ses talents de stratège et de général d’armées.

Lieux importants :

  • Cendrecourt : Cendrecourt est la forteresse la plus importante du marquisat. Elle appartenait autrefois au Conclave Impérial, mais elle a été restaurée et confiée au marquis Cliff Iziris, qui organise de cet endroit toute la défense du sud de l’Aurélius. En sa qualité de véritable rempart et de vigie contre toute invasion en provenance du sud du royaume de Daggoth, c’est une ville essentiellement militaire. Forte de ses 5 000 habitants, pour l’essentiel des soldats et leur famille, Cendrecourt est un lieu très hiérarchique et ordonné. Le marquis de Cendrecourt tient la population en alerte constante : il connait bien l’ennemi ainsi que les méthodes auxquels qu’il pourrait être appelé à déjouer. Outre les soldats, on retrouve à Cendrecourt énormément de réfugiés qui fuient les territoires de Daggoth. Ceux-ci sont toujours accueillis avec bonté et après quelques vérifications de routine, ils sont autorisés à monter vers le nord, s’ils ne souhaitent pas joindre les armées. L’une des particularités de cette ville forteresse est sans conteste la personnalité colorée du marquis qui donne une touche particulière à l’ambiance des lieux. Cliff Iziris partage son temps entre la cour d’Héodim et Cendrecourt, mais il a quand même instauré une tradition curiale en son propre château. Aussi il n’est pas rare que se réunissent, dans la grande salle d’audience du château, troubadours et poètes, ainsi qu’une jeune noblesse effervescente. Ponctuellement, des événements culturels sont tenus et ouverts au grand public, afin de distraire les habitants de Cendrecourt de leur quotidien bien réglé et bien hiérarchisé.
  • Castelnau : Castelnau fut fondée elle aussi sur les ruines d’une ancienne ville impériale, sous l’impulsion de la troupe militaire connue sous le nom de la Phalange de Castelnau. Cette troupe, à l’instar de plusieurs membres du Cercle des Indulgents, était arrivée d’Hyden avec les dernières caravanes d’évacuation, mais s’était immédiatement dirigée vers le sud du Duché pour rentrer à Valaine, où elle avait un fief. Lors de l’invasion impériale, ces soldats étaient donc déjà en premières lignes. Ils ont mené une guerre d’escarmouches, d’embuscades et de harcèlement contre les nécromanciens et les Amaï’s dans le but de ralentir l’armée ennemie le temps que le duc Amédée rassemble la sienne. Leur bravoure et leur ténacité ne passèrent pas inaperçues et ils se virent immédiatement promettre par le duc, à son arrivée, des récompenses à la hauteur de leur dévouement, récompenses dont ils pourraient jouir dès la fin de la guerre. Quand la poussière fut finalement retombée et que l’autorité seigneuriale voulut tenir sa promesse, les vaillants combattants exprimèrent le désir de continuer à défendre le sud du royaume. Avec le soutien de l’autorité seigneuriale, ils établirent donc une colonie militaire non loin des frontières du royaume de Daggoth. Un château impérial en ruines fut restauré et devint la demeure du baron Florent et de la baronne Esmée du Castelnau. Puis, le baron de Valaine, Vitale Carderonne, l’un de leur ancien compagnon, a établi une route commerciale entre les deux villes et a financé la reconstruction du bourg. Castelnau se spécialise dans l’entraînement de « phalanges », une formation militaire privilégiant le maniement de la lance, et de troupes de support composées d’arbalétriers. Les deux phalanges les plus renommées sont dirigées respectivement par les commandants Figol et Asulf. La religion aédonite prend une grande place à Castelnau, sous l’égide de son évêque, Agostino Giordani, bien que la religion ne soit pas un critère discriminatoire dans la ville. Finalement, par l’initiative de la baronne, la maîtrise de l’herboristerie est devenue l’une des marques de commerce de Castelnau, cette science étant fort utile dans des situations d’urgence et dans les zones de guerre. La ville qui prospèrent compte maintenant 2500 habitants.
  • Calande : Calande est une forteresse plus mineure bâtie sur les ruines d’une ancienne ville d’Amaï’s. Lorsque les nouveaux colons prirent possession des lieux, ils prirent soin de boucher tous les souterrains, par crainte du retour sournois de leurs ennemis. Les fortifications de Calande sont essentiellement composées d’immenses pieux de bois massif. Les habitants de la petite ville, au nombre de 1 200, sont des gens très superstitieux qui pratiquent un certain nombre de rites à l’attention des dieux, afin que ceux-ci les protègent des menaces amaï’s. Ils tiennent même une cérémonie annuelle pour commémorer la destruction de l’ancienne seigneurie elfe noire, Bran Wor’ge Quarth. Calande tient une garnison de taille moyenne qui est à la disposition du marquis de Cendrecourt. Outre cette activité militaire, on fait dans cette ville la production de certains éléments alchimiques et de parfums qui sont ensuite vendus essentiellement à Héodim.
  • Bran Wor’ge Quarth : Bran Wor’ge Quarth est un lieu de désolation. La ville fut détruite et ses terres tellement ravagées que plus rien n’y pousse depuis plusieurs années. Il y a eu une fois une tentative de colonisation, mais après une série de disparition et d’événements étranges, les survivants se sont enfuis sans un regard en arrière. Aujourd’hui, les lieux ont la réputation d’être hantés, et toute personne saine d’esprit les évite avec soin. Les seigneurs des alentours se doutent bien que les mystères de cet endroit résident dans le fait que les Amaï’s y ont encore accès d’une manière ou d’une autre, mais ces derniers n’ont jamais été aperçus. Seulement, tous ceux qui passent par là sans prendre de précautions disparaissent et on ne les revoit plus. Quelques fois, des armées furent envoyées afin de fouiller les ruines de fond en comble, mais elles n’ont rien trouvé et rien n’a été tenté contre des troupes suffisamment imposantes. Quoi qu’il en soit, Bran Wor’ge Quarth frappe l’imaginaire des Aurélois du sud.

Le comté des Collines Hurlantes :

Le comte des Collines Hurlantes est Gaspard Farnèse, un riche négociant qui a su se démarquer pendant les années de guerre qui ont affaibli et appauvri l’Aurélius. Fin renard, il a réussi à maintenir la fortune de sa famille tout en fournissant aux armées auréloises vivres et fournitures pour mener à bien la reconquête des territoires qui avaient été perdus contre le Conclave. Tout un chacun s’accorde pour dire que Farnèse est rude en affaires, mais que quiconque qui le convainc de l’intérêt d’un projet est promis à un succès flamboyant.

Lieux importants :
  • Paldisio : Paldisio est une ville au décor paradisiaque, juchée dans les montagnes. Destination très prisée par la noblesse auréloise, elle a la réputation d’offrir aux visiteurs le bénéfice de se reposer dans un endroit sécuritaire et majestueux. On dit que c’est une ville où l’air pur permet de recouvrer la santé. Grâce à son achalandage fortuné et noble, Paldisio est une ville extrêmement prospère. De plus, c’est à cet endroit qu’a été retrouvée la fameuse couronne de Penthièvres, la couronne de la lignée des Rois et Reines de Bélénos, ce qui laisse supposer que le tombeau de Rotimus se trouve non loin de là. Depuis cette découverte, beaucoup de fouilles ont été entreprises dans les grottes et les monts qui entourent la ville. La rumeur dit que déjà, plusieurs artefacts mystérieux ont été trouvés. Outre ces activités, Paldisio possède plusieurs élevages de chèvres de montagne et de moutons. La ville compte environ 2 000 âmes et est en pleine expansion. C’est dans cette ville que le comte des Collines Hurlante y a établit domicile.
  • Sardeyne : La ville de Sardeyne se trouve sur un plateau dans les Collines Hurlantes. Au sein de cet environnement rocailleux et abrupt prospère donc une cité qui jouit d’une situation géographique lui permettant de faire des cultures. On retrouve donc à Sardeyne de nombreux champs de coton et des arbres à soie. Cela fait en sorte que la principale activité économique de la ville est en lien avec le travail du textile. Les tisserands de Sardeyne ont une renommée qui dépasse les frontières. La cité est dirigée par un conglomérat de marchands qui en assure la prospérité et l’essor économique. Il y a 1 500 habitants à Sardeyne.
  • Valaine: Avant les guerres qui ont secoué le règne d’Amédée, Valaine était la ville la plus au sud du royaume. C’était un bastion militaire fortifié et un point de défense stratégique. Aussi, c’est la première ville à avoir été mobilisée lors de l’invasion du Conclave. Cela plongea la cité dans une longue période d’instabilité tant politique qu’économique. N’aurait été de l’habileté légendaire de Sir Ghoran Carderonne, la cité aurait probablement sombré dans le chaos. Cependant, les années de guerre épuisèrent le seigneur, qui n’était plus dans sa première jeunesse. Quand les choses se furent calmées, il désigna son neveu, Vitale Carderonne, à la tête de la ville et au titre de baron. Le jeune noble prometteur fait aujourd’hui honneur à l’héritage de son oncle en assurant à Valaine un rayonnement dans le royaume. Évidemment, avec l’expansion de l’Aurélius vers le sud, Valaine n’est plus située à une frontière sensible et l’expertise militaire qu’elle possédait a migré vers la marche de Cendrecourt. Cependant, elle a conservé sa force économique et le baron Vitale a souhaité préserver l’implication de son fief dans la défense du royaume. Il a, entre autres, financé l’établissement d’une route pavée entre Valaine et Castelnau, où sont postés ses anciens compagnons. Il aime à dire qu’un homme de sa qualité doit pouvoir se déplacer dans le royaume sans salir ses bottes. La ville de Valaine produit principalement de la laine, du fromage, du lait et de la viande, mais c’est aussi un carrefour commercial important. Il y a environ 3 000 habitants à Valaine.

Politique :

Le très noble Royaume de l’Aurélius est dirigé par la fleur de la noblesse militaire des Terres de Bélénos. Ce sont ces valeureux héros, qui ont livré combat contre les forces du mal, qui rendent justice et assurent la prospérité des Aurélois.

Situation politique intérieure

Le Royaume est divisé en de nombreux fiefs où règnent les nobles garants de la paix. La plus importante est bien sûr la Reine et duchesse des Aurélois, Marussia. Viennent ensuite les deux autres ducs, Nessa Dubrouillard, duchesse de la Roselière, et Perudir Varovich de la Trémoille, duc d’Anlwick. Puis, dans la hiérarchie suit les marquis et les comtes, les marquis ayant des moyens militaires conséquents et étant en charge de protéger les frontières sensibles du royaume. Chacun a sous sa dépendance nombre de barons qui se partagent les terres d’un comté ou d’une marche. Ces barons ont droit de justice sur les terres dont ils assurent la protection. Toute doléance leur est d’abord adressée. S’ils ne peuvent trouver un arrangement satisfaisant, la cause est portée en appel au marquis ou au comte, puis au duc, qui sont l’ultime recours juridique. Les barons sont également ceux qui doivent maintenir l’ordre et lutter contre les brigands et autres malfrats. Lorsqu’un coupable est condamné à mort, ce sont les comtes et les barons eux-mêmes qui mènent l’exécution, comme l’ancien duc Lanfranc lorsqu’il décapita Herold le Galléonite en 743.

En échange de ces terres dont ils jouissent, les barons, les comtes et les ducs doivent aide et conseil à la Reine. C’est-à-dire qu’ils répondent à son appel lorsqu’elle les convoque à sa cour et qu’en cas de guerre, ils lui doivent le service militaire. Les multiples barons aurélois ont sous leurs ordres des chevaliers et vavasseurs (seigneurs terriens) qui doivent suivre leur baron à la guerre lorsque la Reine le commande. Ces liens réciproques entre les seigneurs et leurs vassaux sont noués durant la cérémonie de foi et d’hommage où l’assermenté reconnaît qu’il est « l’homme » de son seigneur et qu’il fait serment de fidélité sur les reliques divines.

Pour les décisions majeures du Royaume, la Reine convoque toujours le Conseil des Pairs réunissant les ducs, les marquis, les comtes et les barons, mais aussi d’autres personnalités notoires du Duché. C’est ce sage Conseil qui décide par exemple de l’entrée en guerre du Royaume ou de l’ouverture des routes commerciales.

Sous le règne de la Reine Marussia, cependant, une pratique étrange et contestée à couvert a fait son apparition. Celle-ci a en effet conservé des liens puissants avec les hommes et les femmes qui l’ont accompagnée à son retour dans l’Aurélius, ces hommes et ces femmes qui ont connu Hyden. Elle en a nommés plusieurs à de très hauts postes dans le Royaume, ce qui en a fait sourciller plus d’un, mais en plus, ils forment tous ensemble une sorte de groupe, appelé le Cercle des Indulgents, qui gravite en permanence autour de la personne royale. Plus qu’aucun autre conseiller ou noble de la Reine, ils savent ce qui l’anime, ils connaissent ses espoirs et ses aspirations pour le royaume. Ils semblent aussi anticiper ses désirs et prennent une liberté dont plusieurs s’offusquaient dans les débuts. Cependant, cette réticence s’est estompée en bonne partie avec le temps, puisque ces importants individus, ayant fait leurs preuves pendant la guerre des faux prophètes et la guerre du Conclave, ont continué à faire leurs preuves et à se montrer d’une efficacité redoutable après l’établissement de la Reine dans son titre. Aujourd’hui, nul ne remet en doute ouvertement leur présence auprès de la Reine, tant elle est devenue naturelle. Le nom de ce regroupement date de l’époque où la Reine et les personnalités marquantes d’Hyden parcouraient l’Aurélius pour combattre les faux prophètes. Ce nom fait référence au fait que ses membres ont à cœur les valeurs de pardon, de bonté et de compassion, mais que ces valeurs peuvent parfois se concrétiser en l’application de mesures fermes ou définitives – toujours dans un esprit de justice et de commisération.

Les membres connus du Cercle des Indulgents sont : Perudir Varovich de la Trémoille, la duchesse douairière Heikki, le comte Dagon, Cliff Iziris, l’intendante Elladane, Oxine des Mille Voyageurs, Bastien Hohenhoff, le vigilant Alexandru Brostov, le marquis Conall Frost MacMornald, le duc en exil Saprion et le baron Y. le Rouge.
Le couronnement

La légitimité de la souveraine de l’Aurélius et de Bélénos vient de la couronne de Penthièvres, dont elle est la gardienne. La lignée des Penthièvres est la lignée des Rois et des Reines de Bélénos, lignée que l’on croyait éteinte depuis des siècles, mais qui a refait surface quand le seigneur Lanfranc a épousé la duchesse Anne-Sophie de Penthièvres.
GRADES, TITRES, NOBLESSE

Le Royaume suit une stricte hiérarchie féodale militaire de droit divin. Cette structure est dynamique et il est possible d’y monter ou d’y descendre. Les principaux moyens d’ascension sont l’anoblissement, la chevalerie, la sainteté (guerrier ou mage saint), l’archi-arcanisme, les mariages ou l’adoption. Une fois un titre atteint, il vient avec des privilèges et obligations de plus en plus importants qui sont héréditaires.

  • Reine
  • Duc
  • Marquis
  • Comte
  • Baron
  • Chevalier
  • Bachelier
  • Vavasseur
  • Citoyen
  • Non-citoyen

Les familles nobles actuelles

La noblesse est partagée par un cercle privilégié de grandes familles dans l’Aurélius, tous représentent celle-ci à leur façon. Chacune de ces familles s’élargit également à sa façon au gré des naissances et des adoptions. Il n’est d’ailleurs pas rare que les personnages les plus en vue de l’Aurélius courtisent ces grandes familles afin d’en devenir les dignes membres et représentants. Tous n’y ont cependant pas accès, chaque famille gardant jalousement ses propres jardins secrets. Voici un bref aperçu des familles nobles du Royaume, celles qui ont des ramifications ou une importance particulière dans le paysage politique. Certains nobles majeurs ne sont pas présents dans cette liste, généralement en raison de l’absence actuelle de ramifications dans leur lignée.

Les Tournaye de Penthièvres: La famille argylo/bélénoise de Tournaye de Penthièvres est issue du mariage du seigneur Lanfranc de Tournaye et d’Anne-Sophie de Penthièvres. Ces deux illustres personnages sont maintenant retirés au Bastion. Leur fils aîné, le prince Amédée, est mort dans la guerre contre le Conclave, et leur deuxième fils, Amaury, est présentement en exil. Leurs deux filles cadettes, Sybille et Aude, n’ont jamais été intéressées à la chose politique. C’est le seigneur Lanfranc qui avait anobli Marussia en lui demandant son nom – de Tournaye. C’est grâce à cela qu’elle a pris la tête de la famille régnante de l’Aurélius et qu’elle prétend au trône bélénois. Loyaux et honnêtes, les Tournaye de Penthièvres sont également réputés pour leur sens du politique et un certain machiavélisme bien argylien. Territoires: Royaume d’Aurélius.

Les Carderonne: riche famille marchande urdienne qui a développé les Collines hurlantes en 743-44. Ses membres sont d’habiles négociants. Le baron Vitale Carderonne est maintenant à la tête de la famille. Territoires: Valaine.

Les Durance: famille impériale qui s’est démarquée par ses faits d’armes en Bélénos. Les barons Durance sont reconnus pour leur courage sans limite et leur sens de l’honneur inégalé. Territoires: Fort Drake.

Les Dubrouillard: Famille née du mariage entre l’archimage Nessa Dubrouillard et du baron et chevalier Baptiste, deux héros du secteur Hyden. Nessa Dubrouillard a récemment été élevée au titre de Grande sagesse de l’Aurélius et duchesse de la Roselière. Elle apprend présentement à sa fille, Florence Dubrouillard, les rouages de l’administration et de la politique pour que cette dernière puisse la remplacer à la tête de la famille et du duché de la Roselière. Territoires: Duché de la Roselière.

Les Méricourt: Les Méricourt forment une famille d’orphelins qui a été fondée par l’hospitalier Philippe de Méricourt. Aujourd’hui, c’est la marquise Isabelle de Méricourt qui dirige l’orphelinat et la famille. Les orphelins sont élevés dans les principes de la chevalerie et sont formés très jeunes au combat. Territoires: Comté de Maillence.

La Trémoille: L’une des plus anciennes familles en Aurélius, grands amis des autorités auréloises et fervents porteurs de la cause auréloise, ses membres sont aussi d’ardents défenseurs de la foi aédonite. La famille La Trémoille bénéficie de deux figures majeures aujourd’hui : le comte Frédéric de Nilthimer de la Trémoille et le duc Perudir Varovich de la Trémoille, le premier assurant la fonction de patriarche de la famille. Territoires: Comté de Hautlangeois et Anlwick.

Les Delavigne : Dirigée par la comtesse Bénédicte Delavigne, la famille Delavigne est la toute première famille qui a été anoblie par le nouveau duc Amédée. Le nom « Delavigne » est un nom très répandu dans Bélénos, car c’est une famille ancestrale et originaire des terres. Ses ramifications sont assez nombreuses et on retrouve une grande influence de leurs membres dans le Souffle du Peuple. Toutefois, les Delavigne qui suivent le comtesse Bénédicte ont choisi de prêter allégeance à la Reine Marussia au nom d’un Bélénos bélénois. Territoires : Comté de la Bastide.

Les Farnèse : Famille de commerçants prospères, elle s’est illustrée par son appui matériel et monétaire lors de l’invasion du Conclave. Depuis, elle demeure un incontournable dans le négoce du Royaume. Le comte Gaspard Farnèse est le patriarche de la famille qui compte de nombreuses branches. Territoires : Comté des Collines Hurlantes.

Commerce

Grâce à sa frontière avec le Saint Empire, le Royaume d’Aurélius a toujours bénéficié d’une prospérité commerciale inégalée pour une seigneurie bélénoise. Cependant, les quinze dernières années ont vu l’imposition d’un blocus impérial. Quand les relations sont bonnes, le Duché profite des prix les plus bas pour toutes les denrées impériales et urdiennes, mais pour le moment, d’autres solutions durent être trouvées pour éviter le déclin. Une attente avec les Galléonites du nord permet aux commerçants aurélois d’utiliser le fleuve Maxence en toute quiétude – c’est-à-dire sans craindre la menace de Daggoth – pour acheminer des marchandises un peu partout sur le continent, ce qui assure pour le moment une relative prospérité au royaume. Autrement, les territoires de l’Aurélius sont en eux-mêmes assez riches (fertiles et plein de ressources) pour que l’impact du blocus ne se ressente pas trop dans la population, mais cela demande une habileté de gestion beaucoup plus importante que sans le dit blocus.

À la suite de la migration de population vers l’Aurélius, migration causée par la guerre des faux prophètes, la Hanse d’Hyden, dirigée par sir Ulrich du Piémont, a installé une grande partie de ses activités dans l’Aurélius, établissant plusieurs comptoirs ici et là et développant un réseau de caravanes à l’intérieur des lignes. Ainsi s’ajoute à l’économie des grandes villes ces initiatives qui renforcent le commerce du Royaume.

Militaire


Tout noble baron de l’Aurélius se doit d’assurer la défense de ses dépendants et ses terres. Ainsi, il organise la levée de troupes, leur entraînement et s’attache de vaillants mages et chevaliers à sa mesnie. C’est son droit de ban. Chaque baron est donc le commandant de sa propre troupe et il est de son devoir de les mener à la victoire. Les armées des marquis aurélois sont donc constituées de ces troupes seigneuriales. Alors que les barons fournissent chevaliers et mages, chaque bonne ville doit également fournir des troupes à son seigneur. Celles-ci sont surtout constituées d’archers, arbalétriers, piquiers et de clercs (notamment en provenance du très saint bourg de Vertalia). Quant aux fertiles campagnes auréloises, ses habitants fournissent le reste de la soldatesque, coutiliers et fantassins légers. La plupart des armées peuvent être mobilisées assez rapidement par les marquis, qui sont ceux qui ont d’abord et avant tout le prérogative de la guerre.

Les courageux combattants aurélois sont sous l’ultime commandement de le Reine, qui peut lever l’Ost royal. C’est à ce moment que les barons, sous le commandement de leurs marquis, mènent leurs chevaliers, archers et piétaille à la guerre contre les viles forces démoniaques ou hérétiques.

Religion

Contrairement aux autres seigneuries, le Duché d’Aurélius est très tolérant envers toutes les divinités hormis Galléon, encore considéré comme un envahisseur étranger. Le culte principal est celui d’Usire, mais les autres dieux ne sont pas considérés comme inférieurs. Le culte d’Usire diffère donc grandement de celui de l’Empire ou de Solèce et c’est l’ordre de saint Guelthier qui domine.

Des lieux de culte de la plupart des divinités se retrouvent un peu partout à travers le royaume. Il y a deux exceptions notables. Les lieux de culte de Galléon sont interdits. Les Galléonites en eux-mêmes ne sont pas chassés à proprement parler, mais ils sont très mal vus. Ensuite, le culte de Gaïa est très peu représenté dans les territoires très urbanisés de l’Aurélius. Il ne se retrouve pratiquement qu’à Héodim, sous l’égide de la duchesse douairière Heikki, et à Ardast, au sein de l’université.

Les Sybilles sont à l’honneur à chaque année pendant la foire des Sybilles qui se tient à Hautlangeois, bien que ce ne soit pas un culte bénéficiant d’un énorme rayonnement dans le royaume. Le culte d’Ayka est assez présent, surtout chez les seigneurs guerriers, et on dit que la Reine a un immense respect pour cette déesse, malgré sa foi aédonite. Quant à Golgoth, il bénéficie d’un culte non négligeable, qui est cependant concentré à la Cathédrale de Golgoth. Sylva est une déesse très respectée partout dans le royaume, en raison de la place importante qui est donnée à la magie arcanique et à l’érudition dans les divers lieux de savoir de l’Aurélius. Finalement, Mak’Udar est très présent à Dum’Badar, où vit un peuple de nains, mais il est aussi invoqué un peu partout, puisque les Aurélois accordent beaucoup d’importance à leur travail et aux fruits qu’ils en tirent.

Magie

La magie arcanique est un savoir hautement prisé et encensé dans le Duché. La Grande sagesse de l’Aurélius, l’archimage de renom Nessa Dubrouillard, dirige d’ailleurs la prestigieuse Université d’Héodim, qui accueille un grand nombre d’aspirants mages, et le comte et la comtesse d’Ardast ont fondé il y a près de deux décennies une université aujourd’hui resplendissante et rayonnante qui est vite devenue un joyau du royaume. Finalement, la ville d’Andrave, lieu par excellence de l’élite arcanique, attire toujours l’attention par les mystères dont elle entoure ses études poussées.

Fêtes

  • Les principales célébrations sont celles autour des tournois organisés sur le Champ de Vaul. Ces tournois sont tenus au début de la belle saison, pendant les foires et juste après les récoltes.
  • Les foires commerciales sont également dédiées aux Sibylles, protectrices des marchands; elles sont parsemées de fêtes et carnavals.
  • Saint Guelthier est honoré pour son martyr à la date de sa mort, le 8 juillet. Après les fêtes dédiées à Usire, c’est la fête la plus importante des Aédonites de l’Aurélius.
  • Le 5 août est le Triomphe d’Héodim dédié à la mémoire des batailles de Vertalia et de Maillence, qui se sont toutes deux déroulées à cette date.
  • Le 12 mars est désormais reconnu comme jour du couronnement de la Reine et est maintenant considéré comme une célébration.

Relations avec les autres territoires

Royaume de Daggoth : Hostile – Daggoth est vu comme le nemesis du royaume d’Aurélius. C’est un fervent de Chaos et par là, il est honni par ses voisins. Il est également vu comme une menace inquiétante, car il possède un immense territoire et une puissance effrayante. Fait important à noter, à l’intérieur du Royaume de Daggoth se trouve la Redoute, maintenant contrôlée par les célèbres Nakamura. Des rumeurs quelque peu fumeuses prétendent que la Reine, avant de quitter Hyden, a eu des contacts avec cette famille, mais tous ignorent de quelle nature ils furent et s’ils persistent.

Griffe de l’Ouest : Neutres – Il y a très peu de contacts entre les deux seigneuries. Les relations sont donc neutres par défaut, puisqu’elles sont quasi inexistantes.

Eseldorf : Neutres/Tendues – Il n’y a jamais eu de grand amour entre les deux sociétés, surtout à cause des grandes divergences d’opinion sur la magie arcanique. L’Aurélius accorde une place de choix au développement du savoir arcanique. Le renfermement de la cité pendant les dernières années renforce la suspicion à son endroit, mais considérant le climat géopolitique actuel, l’Aurélius ne s’inquiète pas de ce qui se trame à Eseldorf.

Le Royaume du nord : Neutres/Tendues – Une collaboration un peu forcée a été établie avec le Royaume galléonite du nord. En effet, pour faire face au blocus impérial, les Aurélois se sont vus obligés de négocier avec eux pour circuler sans crainte sur le fleuve Maxence. En effet, ce fleuve, frontière naturelle avec le Royaume de Daggoth, était très propice aux embuscades navales en provenance des seigneurs du nemesis. En permettant aux Galléonites de l’utiliser pour aller mener des raids – évidemment ailleurs qu’en Aurélius –, les bateaux marchands aurélois peuvent aujourd’hui bénéficier de la protection des Galléonites. Outre cette entente consentie avec une certaine mauvaise grâce, il y a peu de contacts entre les deux nations. On dit que l’héritier en exil, le prince Amaury, se trouve en ce royaume


HISTOIRE DE L’ÈRE PRÉCÉDANT LA VENUE DES FAUX PROPHÈTES

Nommé en l’honneur du fleuve qui le parcourt, le très noble et divin royaume a une histoire complexe ponctuée d’alliances, de ruptures et de guerres. Il fut fondé en 745, sous l’appellation de Duché d’Aurélius, par l’alliance éphémère du comte Lanfranc d’Héodim et du Grand thaumaturge Markelus Vorokhev, qui avaient uni leurs territoires pour consolider leurs forces et leurs valeurs. Néanmoins, cette heureuse entente n’était pas appelée à durer, et quelques années plus tard seulement, le seigneur Markelus fit sécession et refit de ses terres la Confrérie Markelus. Le Duché d’Aurélius demeura tout de même un duché sous la prétention à la couronne bélénoise du jeune successeur et fils aîné du duc Lanfranc, Amédée de Tournaye.

La noble histoire des hauts faits du Royaume d’Aurélius est intimement liée à celles de ses valeureux dirigeants et de leur implantation dans le dangereux territoire bélénois.

Les origines

En l’An de Grâce 731 après l’Aédon, la Régence argylienne de Syptosis déclara Bélénos comme un voïvodat argylien. Or, de nombreux groupes implantés en Hyden s’opposèrent à un tel acte de tyrannie et implantèrent courageusement la Résistance bélénoise. Ironiquement, celle-ci comptait un jeune noble argylien imbu de justice et de liberté, sir Lanfranc. Ce dernier, reconnut de par la loi à titre de noble de Bélénos par le Bastion bélénois, décida de créer un véritable ordre de chevalerie bélénois, comptant en ses rangs aédonites, vaulistes, mages, Bélénois, Argyliens, Urdiens et Impériaux dédiés à affranchir Bélénos de l’esclavage. C’est ainsi que s’implantèrent enfin les idéaux chevaleresques et nobiliaires dans le chaos des terres bélénoises.

Pendant la juste lutte contre Sryou, le régent d’Argyle, la Résistance organisée autour de Lanfranc eut aussi à faire face aux méprisables invasions galléonites de 734. Le passage de Galléon laissa Bélénos politiquement et militairement fragile. De fait, ce sont ces groupes d’envahisseurs qui décidèrent perfidement de tirer partie de la situation et de débuter la sanglante Guerre des seigneurs (734-741).

Pendant ce terrible conflit, la Résistance se concentra vaillamment sur l’ancienne capitale d’Héodim afin d’en défendre la population et sir Lanfranc fut choisi chef de ce qui devint progressivement le comté d’Héodim.

Héodim noua rapidement des liens avec son voisin nouveau venu, le remarquable archimage Markelus Vorokhev, qui venait d’installer sa Confrérie dans les Collines Hurlantes. L’union des efforts des seigneurs Lanfranc et Markelus dans leur lutte contre les elfes noirs qui investissaient ces montagnes rapprocha les deux seigneuries.

Naissance d’un duché

Au cours des années, les guerres et les conflits se succédèrent au milieu des tromperies et des trahisons de certains autres seigneurs bélénois. Quelques revers subis par Héodim et la Confrérie poussèrent les dirigeants de chacune des seigneuries à chercher une solution pour redresser la situation. Or, depuis l’arrivée de Vorokhev en Bélénos, les deux seigneuries avaient toujours entretenu des relations amicales. L’union des seigneuries était la seule voie à suivre face aux menaces extérieures grandissantes.

C’est donc en octobre 745 que le comte rencontra Vorokhev à Hautlangeois, fief des La Trémoille. Ils se mirent d’accord sur l’union des deux peuples. Vorokhev accepta de reconnaître Lanfranc duc des deux seigneuries réunies.

Les mois suivants furent consacrés à consolider les frontières. L’un des premiers grands événements de la seigneurie fut la célébration du sacre ducal à Héodim. Lors du solstice d’hiver 745, journée où la Lumière triomphe des ténèbres envahissant, eut lieu une investiture ducale dans l’opulence et la richesse de la luxueuse cathédrale d’Héodim. Devant l’assemblée des nobles, des mages, des chevaliers et des commerçants les plus prestigieux des deux seigneuries, le comte des Héodois, sir Lanfranc, et son épouse Anne-Sophie de Penthièvres, furent conduits jusqu’à l’autel avec leurs enfants. Vorokhev les attendait avec le diadème ducal. Rendu sur place, Lanfranc se tourna face à l’assistance et leur demanda solennellement :

« Peuples de l’Aurélius, acceptez-vous mon humble personne comme votre duc, choisi des Dieux et de la Toile magique pour vous protéger et vous apporter la prospérité? »

Unanimement, l’assistance répondit favorablement, tant les frères Durance, dame Nessa Dubrouillard, sir Xavier de Nilthimer, sir Ghoran, dame Marussia von Karajan que les frères Rufo, Luther Valgoris et Grégoire Bronas, illustres Markeliens. Ainsi acclamé par son peuple, le comte s’agenouilla devant Vorokhev et les prêtres des divinités reconnues dans le duché. Ces derniers bénirent tous le diadème ducal tenu par Vorokhev. Ensuite, l’évêque d’Usire Ormidas et le célèbre Valdis Lovoth prirent la regalia avec Vorokhev et l’emportèrent au-dessus de la tête de Lanfranc, prononçant ces mots à l’unisson :

« Aujourd’hui nous vous sacrons Duc des Aurélois par la Grâce divine et arcanique d’Illimune. »

Ils ceignirent alors sir Lanfranc du diadème ducal. Ce fut ensuite au tour de son épouse Anne-Sophie de Penthièvres, descendante de l’illustre lignée bélénoise de Penthièvres, dont les origines remontent au premier royaume de Bélénos (avant l’avènement de l’Aédon), de recevoir le diadème de la duchesse. À nouveau accueillie par trois Vivats, la famille ducale traversa la nef sous une rangée d’honneur. Parvenue à l’extérieur devant le peuple en liesse, elle fut accueillie triomphalement et le duc décréta des célébrations d’une semaine. C’est ainsi que naquit le noble Duché d’Aurélius.

Les années troubles et l’âge d’or (746-751)

Fort de l’alliance des deux puissants seigneurs, de sa prospérité et de sa position enviable dans le paysage bélénois, le Duché d’Aurélius semblait appelé à un fameux destin. Toutefois, Bélénos la chaotique réserve souvent d’amères surprises, autant à l’homme le plus commun qu’au plus grand des seigneurs. C’est à l’été 746 que les choses commencèrent à se gâter pour les aspirations du duc Lanfranc, car c’est cette saison qui a vu arriver en Bélénos le seigneur Damien de Lanteigne, celui qui avait été désigné en 725 par le Sommet des Nations afin d’être l’un des régents de Bélénos. En plus d’avoir soulevé la controverse et la grogne de ceux qui voulaient voir un véritable Bélénois à la tête de Bélénos, le jeune Lanteigne, à son arrivée, semblait bénéficier de l’appui implicite de l’Empire de Twyden. Il avait été accueilli à bras ouverts par l’Alliance de Solèce, dont il devint le gardien. Le duc Lanfranc, qui aspirait à ce qu’un jour, son fils, héritier de la lignée de Penthièvres, devienne le Roi de Bélénos et qu’ainsi un Bélénois règne sur le pays unifié, reçut cette nouvelle avec beaucoup d’amertume, d’autant plus que presqu’immédiatement, les relations de l’Aurélius avec l’Empire et Solèce se sont refroidies considérablement.

L’année 747 devait apporter une déception supplémentaire et d’autant plus insupportable pour le duc, car ce fut au tour de l’Argylien Iouri Andropovich Kirov, le second régent, d’entrer en Bélénos, réclamant franchement, pour sa part, ce qui lui revenait de droit en regard des ententes du Sommet des nations.

L’arrivée de Kirov créa des tensions au sein même de l’Aurélius. Le Grand Thaumaturge Markelus, étant lui-même d’origine argylienne, lui réserva un excellent accueil, ce qui n’était pas pour plaire au duc Lanfranc. Or, certains nobles markeliens voyaient d’un très bon œil l’intérêt d’Argyle pour ce pays morcelé qu’était Bélénos, d’autant plus que leur loyauté pour Lanfranc avait toujours été assez superficielle; elle allait d’abord à leur propre seigneur, Markelus. Malgré ces tensions, les deux seigneurs continuèrent un moment à œuvrer de pair.

Cependant, face au retour en force d’Argyle, cette même nation dont il avait combattu la régence en 731, le duc Lanfranc conclut qu’il était temps pour lui de tirer sa révérence et de laisser place au règne d’un duc purement bélénois, son fils, le prince Amédée. Ce dernier, en effet, aurait l’avantage d’analyser la situation politique d’un œil neuf et sans une aigreur héritée du passé. Le duc Lanfranc partit donc pour la Forteresse Delacroix, au Bastion, à l’aube de 748, suivit de quelques nobles et de la duchesse Anne-Sophie de Penthièvres.

Toutefois, cette transition dans le pouvoir ne pouvait se réaliser sans heurts : le seigneur Markelus avait certes porté allégeance à Lanfranc, mais il répugna, ce dernier parti, à reporter cette allégeance sur un jeune homme qui n’était à ses yeux qu’un enfant et qui, de ce fait, n’était certainement pas apte à diriger les terres mieux que lui. Conforté dans ces pensées par l’Aurore Raphaël Bardet, qui jugeait impensable qu’un seigneur des arcanes aussi prestigieux et érudit que Markelus se soumette à l’autorité d’un enfant qui n’avait encore rien accompli de sa vie, le Grand Thaumaturge refusa catégoriquement de réunir le conclave des sages essentiel au sacre d’un duc, privant ainsi momentanément le jeune successeur de son titre. Le prince Amédée prit cette défection comme une grave insulte, et il décida de répliquer en nommant sa marraine Nessa Dubrouillard, archimage de renom, Grande sagesse de l’Aurélius et en lui demandant de réunir elle-même le conclave. La cérémonie put donc avoir lieu avec les bénédictions de la plupart des plus grands mages et érudits de Bélénos; manquaient à l’appel, évidemment, le seigneur Markelus et ses nobles. Ces derniers, offusqués que l’on ait pu se passer ainsi de leur assentiment, quittèrent en masse la Cour d’Héodim et proclamèrent leurs territoires indépendants de ceux de l’Aurélius. L’alliance qui avait été conclue entre le duc Lanfranc et le Grand Thaumaturge Markelus se dissolva abruptement et les deux partis furent au même titre offensés par les actions de l’autre. Le Duché de l’Aurélius perdit la moitié de ses territoires, alors que Markelus proclama comme ses terres toutes les collines allant jusqu’à Valaine. Privé d’une partie de son héritage, mais assez sage pour ne pas sombrer dans une guerre stérile, le duc Amédée accusa le coup et laissa Markelus s’arroger cette partie du territoire, préférant travailler à rallier à sa cause les gens de la Bastide. Il réussit d’ailleurs avec brio la négociation de l’intégration des territoires de la Bastide au Duché de l’Aurélius, riche alors d’un nouveau comté.

Le règne d’Amédée se stabilisa tout au long des trois premières années de son avènement. Le duc se maria avec l’illustre prophétesse de Gaïa, Heikki. Son influence sur son peuple était plus grande que jamais et l’Aurélius rayonnait tant en Bélénos qu’à l’étranger de par sa structure stable et son accueil courtois et chaleureux. On appela ces trois années « l’âge d’or » du Duché.


Histoire de l’ère succédant la venue des faux prophètes

Le grand bouleversement et l’ascension du Roi nemesis (751 – 756)

Malheureusement, Bélénos la chaotique réserve toujours les surprises les plus terribles.

La terreur se répandit telle une traînée de poudre à travers tout Bélénos, alors que les faux prophètes amassaient leurs armées. On assista à un exode sans précédent alors que l’Alliance de Solèce tombait en 751 et que l’écrasante masse de fanatiques avançait sur les terres, balayant tout sur son passage. L’Aurélius, solide comme le roc, fut perçu comme un refuge pour les populations affolées. Les réfugiés furent accueillis par le Duc qui demanda à ce que tous les hommes et les femmes en mesure de se battre suivent un entraînement sommaire et joignent ses armées pour affronter le pire. D’Hyden arriva avec les dernières caravanes d’évacuation une impressionnante délégation. L’ambassadrice d’Amédée et favorite de Lanfranc, dame Marussia von Karajan de Tournaye, rentrait au bercail accompagnée de son amie de toujours Elladane Belov, du prophète d’Usire Alexandru Brostov, du champion Y. le Rouge et de ses ailes d’Usire, du guerrier saint Conall Frost et du maire de Librebourg Dagon. Venaient également avec elle la quasi-totalité de la Faction des soins d’Hyden, dirigée par l’éminent prieur Saprion, les marchands de la Hanse d’Hyden avec sir Ulrich du Piémont, et quelques individus notables tels que Oxine des Mille voyageurs, ainsi que Bastien Hohenhoff, le dernier assermenté diplomatique d’Hyden. Un individu controversé accompagnait également la délégation : l’ancien général repenti de Syptosis Cliff Iziris, dont la sinistre renommée avait dépassé les frontières d’Hyden.

Lorsqu’ils parvinrent à Héodim, le duc Amédée et la duchesse Heikki les reçurent immédiatement. On dit qu’il s’en suivit une discussion très animée de plusieurs heures, dans la discrétion de l’une des salles de réunion du duc. On ne sut que par la suite, lorsque la chose devint officielle, que dame Marussia, Sir Perudir Varovich de la Trémoille et une bonne partie des nouveaux arrivants étaient investis de la mission de parcourir le Duché et d’aller à tous les endroits où l’urgence de la lutte contre les faux prophètes exigerait leur soutien et leurs talents. On savait les Hydenois pour la plupart combattifs et plein de ressources. Ils ne déçurent pas les attentes pendant les longs mois de guerre qui affligèrent le Duché et bientôt tous ces noms acquirent une renommée enviable dans la seigneurie, synonymes de dévouement, de courage et d’ingéniosité. On les connut dès lors sous l’appellation du Cercle des Indulgents.

La guerre contre les faux prophètes dura près de quatre ans. Quatre années rudes et sans merci, où l’espoir semblait décliner à mesure que le Duché s’affaiblissait. On racontait qu’à l’Est, le demi-démon Daggoth faisait main basse sur les terres dévastées des anciennes seigneuries; Solèce, la Redoute, etc., et qu’il avançait en vainquant sans mal les armées des faux prophètes, mais ce n’était pas dans l’Aurélius que cette nouvelle allait réjouir qui que ce soit. Or, pendant ce temps, l’épuisement du Duché, dû à cette longue lutte, ne pouvait passer inaperçu. Au sud, les démonistes du Conclave Impérial, n’étant pas affectés par les dérèglements de la magie divine, jetèrent un regard gourmand sur les territoires de l’Aurélius, quelque peu dégarnis de leur défense habituelle. De la sombre Caltagrad émergèrent nécromants et morts-vivants et des profondeurs de Bran Wor’ge Quarth émergèrent les redoutables Amaï’s; à l’aube de 754, ils s’unirent pour fondre sur le sud de la seigneurie, sachant qu’ils ne rencontreraient pas une résistance suffisante pour les empêcher de semer la mort et pour les empêcher de s’arroger ces territoires tant convoités. De fait, grâce aussi à l’effet de surprise, ils s’enfoncèrent dans le sud des terres avec une facilité effarante, brûlant, pillant et massacrant tout sur leur passage. La nouvelle de l’invasion créa une panique sans précédent dans les populations qui fuirent en masse l’inexorable avancée impériale. Le prince Amédée fut rapidement informé dans la débandade du sud. Il réunit immédiatement tout ce qu’il pouvait de forces vives et s’en fut à la rencontre des envahisseurs, bien déterminé à les refouler hors de sa seigneurie. Ses généraux les plus compétents le suivirent, les Durance, les La Trémoille, les Méricourt, ainsi que le Cercle des Indulgents. Les deux armées se heurtèrent l’une à l’autre avec une violence inouïe, animées d’une haine ancienne et redoutable, et déterminées, chacune, à l’emporter. Le Duc Amédée lui-même prit part aux combats, s’illustrant sur le champ de bataille comme les plus grands héros de guerre. Malheureusement, cela lui fut fatal. Le Jour Sans Fin, le prince tomba sous la lame d’un Amaï. Les témoins vécurent comme au ralenti cette tragédie, puis redoublèrent d’ardeur pour se porter au secours de leur seigneur. Ils parvinrent jusqu’à lui avec force difficulté, mais il était trop tard. Le seigneur Amédée de Tournaye de Penthièvres, duc des Aurélois, comte d’Héodim et prince de Penthièvres avait déjà succombé à sa blessure. L’armée retraita prudemment, emportant son corps, mais rien ne put être accompli pour le sauver. La magie divine, erratique depuis l’apparition des faux prophètes, fit défaut à l’Aurélius, condamnant le seigneur à demeurer dans la mort. Une cérémonie fut accomplie dans les landes défigurées par la guerre, avec toute l’armée auréloise pour témoin, puis un détachement rapatria le corps du duc à Héodim.

Le jeune frère d’Amédée, Amaury, se retrouva propulsé dans le rôle de seigneur de guerre qui lui revenait en raison de la mort de son frère. Il avait à peine vingt ans, et les attentes envers lui étaient écrasantes. Il ne s’était jamais tellement intéressé aux affaires de l’État, et encore moins aux questions militaires. Il avait certes reçu les enseignements de la chevalerie, mais il ne s’était pas attendu à se retrouver dans cette situation critique, en position de pouvoir. La transition se fit avec grande difficulté et nombre des généraux furent mécontents du déroulement des choses. Heureusement pour le jeune Amaury, à peu près au moment où Amédée trouva la mort, le Roi Daggoth (celui-ci s’étant autoproclamé à ce titre) donna le coup de grâce aux armées des faux prophètes et décida d’envahir le Conclave Impérial, qui refusait de se soumettre de plein gré à son autorité. Dans un certain sens ironique, c’est cet événement qui sauva l’Aurélius. Se voyant en péril, le Conclave retira immédiatement ses troupes de l’Aurélius. Seule exception : les Amaï’s. Ceux-ci, se voyant abandonnés par leurs alliés, se rendirent bel et bien à l’évidence que la poursuite de l’invasion était impossible. De plus, devant la promesse d’Amaury de les exterminer tous jusqu’au dernier pour venger la mort de son frère, ils faisaient face à une férocité redoublée de la part de leurs adversaires. Ils entreprirent donc un repli stratégique vers la ville d’Andrave, ne résistant pas au désir de porter un dernier grand coup aux forces divines. Andrave, de plus, était une ville souterraine, donc un accès privilégié pour rejoindre les tunnels de Bran Wor’ge Quarth. Dans un tour de force inimaginable, les Amaï’s réussirent à pénétrer dans Andrave et à y faire des ravages considérables. L’armée auréloise, dirigée par Amaury, vint à la rescousse de son ancien allié Markelus, entrant à son tour dans la ville. Cependant, de mauvaises décisions tactiques d’Amaury firent en sorte que Markelus, malgré les renforts, se retrouva isolé avec une poignée de protecteurs; le petit groupe se fit massacrer par les Amaï’s. La bête mort du Grand Thaumaturge Markelus aurait pu, de l’avis de plusieurs, être évitée si les Aurélois avaient eu un seigneur de guerre d’expérience à leur tête. Malgré cette tragédie, les Amaï’s furent repoussés dans leurs tunnels et Andrave fut libérée. Les Markeliens jurèrent allégeance à Amaury et lui remirent la couronne de Penthièvres, qu’ils avaient en leur possession.

Avec cette victoire coûteuse sur les Amaï’s, la guerre prit fin. L’Aurélius reprit possession de son territoire, agrandit par celui de Markelus. Ils entrèrent à Bran Wor’ge Quarth et trouvèrent la ville désertée (certainement, les Amaï’s avaient été avertis de l’avancée de l’armée). Amaury appliqua la politique de la terre brûlée sur les lieux et dans certains autres territoires appartenant jadis à Bran Wor’ge Quarth abattant par le fait même les tunnels qui reliait la ville à la surface. En 756, la situation était entièrement rétablie, même si les cœurs restaient lourds des horreurs de la guerre. Amaury et son armée rentrèrent enfin à Héodim après près de deux ans d’absence de la capitale.

Pendant ce temps, au sud de Bélénos, le Roi Daggoth vainquait le Conclave Impérial et obligeait Caltagrad à lui prêter allégeance. Progressivement, il assit son pouvoir sur tout l’Est de Bélénos, à partir du fleuve Maxence. Même s’il semblait savourer le chaos qu’il induisait volontairement ici et là dans son royaume, son pouvoir bénéficiait d’une puissance et d’une stabilité inquiétantes. Il ne semblait pas vouloir, pour le moment, faire de mouvements vers le Duché d’Aurélius, mais il induisait une inquiétude non exagérée à ses voisins de l’ouest.

L’avènement de la Reine solitaire (756-766)

C’est donc en 756 que l’Aurélius put enfin commencer à remettre de l’ordre dans tout ce qui avait été bouleversé pendant ces cinq années de guerre cruelle. La question de la succession d’Amédée, qui était mort sans donner de descendance à la duchesse Heikki, devait être réglée. Le seigneur Lanfranc avait eu quatre enfants : Amédée, Amaury, Sybille et Aude. Amaury était l’héritier légitime, mais il avait éprouvé de grandes difficultés à s’imposer lors de la guerre, et plusieurs seigneurs éprouvaient des doutes quant à sa capacité à prendre la place de son frère. Certains prétendaient que sa jeunesse excusait ses décisions désastreuses, mais il s’en trouvait pour dire que le seigneur Amédée avait son âge quand il avait accédé au pouvoir. Amaury lui-même ressentait un grand malaise par rapport à ses capacités à diriger la seigneurie; il était sensible aux critiques qu’il recevait et qui le blessaient. Il savait que c’était là son héritage, mais il s’assombrissait à l’idée que les nobles de son père et de son frère puissent le trouver indigne d’en prendre possession. Quant aux deux filles, elles avaient toutes deux entamé d’ambitieuses études, respectivement à l’université d’Héodim et à l’université d’Ardast, et avaient toujours nourri l’ambition de briller dans l’art arcanique. Elles rejetèrent avec dédain les tentatives de certains nobles de les intéresser au pouvoir politique, assurant que cela ne les intéressait pas et arguant avec raison qu’il était du devoir d’Amaury de prendre les choses en main. Quant à la veuve d’Amédée, la duchesse douairière Heikki, sa nature et ses convictions ne la portaient pas à vouloir assumer les responsabilités du titre de seigneur de l’Aurélius.

Néanmoins, malgré que selon toute logique le pouvoir devait revenir au jeune Amaury, les choses traînaient en longueur, pendant que le Conseil des Pairs tergiversait, qu’Amaury hésitait, et que la seigneurie était en train de se scinder doucement entre diverses factions qui proposaient des solutions différentes. Ce flottement politique dura jusqu’en 760, menaçant la stabilité fragilisée de l’Aurélius. C’est à ce moment que l’idée vint pour la première fois sur la table. Les descendants survivants du seigneur Lanfranc et de la dame de Penthièvres ne s’intéressaient pas au pouvoir, ou craignaient de s’en saisir et de l’assumer. C’est Sir Perudir Varovich de la Trémoille, appuyé par la duchesse douairière Heikki, la veuve d’Amédée, qui proposa pour la première cette audacieuse solution au Conseil des Pairs. Le seigneur Lanfranc avait jadis accordé sa confiance et son nom à une femme d’influence qui avait servi avec fidélité et habileté ses seigneurs pendant de longues années. Tous la connaissaient, du nord au sud, et de l’est à l’ouest, dans le Duché. D’une certaine façon, Marussia von Karajan de Tournaye pouvait être considérée comme la sœur adoptive des enfants de la lignée de Lanfranc. Si Sir Perudir et la duchesse douairière avaient tenté de convaincre leurs Pairs qu’il y avait là une certaine légitimité pour la dame de prétendre au pouvoir, la plupart eurent une réaction mitigée face à la suggestion. Cependant, Amaury s’offensa hautement de l’idée. Il ressentit comme une trahison que l’on puisse l’envisager et il entra dans une colère mémorable, qui rendit tous les nobles inconfortables par la puérilité des paroles qu’il proféra. Il menaça de quitter les terres pour aller trouver ailleurs ce qui lui faisait défaut ici : la gloire et la reconnaissance. Le lendemain, il était parti. Cela causa toute une commotion. On envoya des cavaliers parcourir l’Aurélius pour le retrouver, en vain. On envoya ensuite des espions dans tous les coins de Bélénos. La rumeur fut rapportée que le jeune homme s’était réfugié chez les Galléonites du nord.

Le Conseil des Pairs avait bien tenté d’étouffer l’affaire le temps que le garçon soit retrouvé et rapatrié, mais la nouvelle se répandit rapidement dans toute la seigneurie : il n’y avait plus de prétendant sérieux pour diriger le Duché, Amaury avait abandonné son peuple. Des campagnes et des fiefs de la petite noblesse s’élevèrent alors des voix qui, de plus en plus nombreuses, réclamaient Dame Marussia à la tête de la seigneurie. La principale intéressée eut vent de la chose et s’apprêta à rejeter du revers de la main une telle folie. Cependant, son entourage, connu sous le nom du Cercle des Indulgents, mit une ardeur sans précédent à la convaincre qu’il fallait absolument que quelqu’un prenne le pouvoir, avant que Daggoth ne décide de profiter de la faiblesse politique de l’Aurélius pour l’envahir. Une personne devait rassembler et unir les Aurélois, avant que les fossés qui se creusaient entre les différentes factions ne puissent plus se combler, sans quoi le Duché courait droit à sa perte. Marussia fut sensible à de tels arguments et alla à la rencontre du Conseil des Pairs, poussée par le Cercle. Elle exposa à cette assemblée, avec simplicité, qu’elle pouvait opérer un tel travail de réunification si le Conseil des Pairs lui confiait le pouvoir. Cependant, elle les avertit que l’opération ne fonctionnerait pas si elle n’était pas entièrement investie des pouvoirs et responsabilités du titre de duchesse : la moindre faille, la moindre hésitation, permettraient de nourrir la division et les choses, au lieu de s’améliorer, pourraient s’envenimer. Pendant plusieurs mois, le Conseil des Pairs délibéra, sentant bien la cohésion du Duché s’effriter à mesure que le temps passait. Enfin, ils décidèrent d’accéder à l’idée insolite qui avait été portée la première fois par Sir Perudir et Dame Heikki. Certains firent la demande pressante à Marussia de rappeler Amaury de son exil pour l’épouser afin de se donner un peu plus de légitimité. Elle refusa catégoriquement : Amaury était encore un gamin, il n’avait pas encore réellement vécu et elle n’avait nulle envie de se remarier. Cependant, s’il advenait qu’il revienne un jour en Homme fait, capable et enfin digne de succéder à son frère, elle lui rendrait son héritage.

Au printemps 762, Marussia fut sacrée duchesse des Aurélois. Les réticences qu’elle avait entretenues la première fois qu’on lui avait fait part de cette possibilité semblaient totalement évanouies. En acceptant sa charge sous la pression du peuple, de son entourage et du Conseil des Pairs, elle avait décidé d’assumer pleinement ses pouvoirs et responsabilités. Le titre exigeait de faire preuve de force et de fermeté, et c’est ce qu’elle offrit à la face du monde à partir du moment où elle fut consacrée. Le temps des hésitations était terminé, il était trop tard pour revenir en arrière.

Les premières années du règne de la nouvelle duchesse furent consacrées entièrement à la consolidation des territoires et à l’aplanissement des relations entre les nobles du Duché. Elle fit plusieurs nominations, notamment parmi le Cercle des Indulgents, ce qui ne plut pas à tous. Toutefois, chacun se montra compétent dans ses nouvelles fonctions, n’offrant aucune prise réelle à la critique. Le Conseil des Pairs tenta à quelques reprises d’aller à l’encontre de ses décisions, mais elle leur montra avec diplomatie qu’elle ne plaisantait pas quand elle avait exigé un pouvoir complet et incontestable.

Au-delà du fleuve Maxence, pendant ce temps, le Roi Daggoth gagnait en puissance et en arrogance. Non seulement il se prétendait Roi en son Royaume, mais il commençait à réclamer pour sien le titre de Roi de Bélénos. Cela pouvait non seulement être perçu comme une menace pour l’Aurélius, mais en plus, c’était une insulte suprême au rêve de Lanfranc, qui voulait voir Bélénos uni sous la gouvernance d’un Bélénois digne de ce titre. Lentement, les nobles aurélois conçurent la conviction qu’il fallait répondre à cette insulte. Le Roi de Bélénos ne pouvait être qu’Aurélois et de confession divine. L’Aurélius avait une duchesse, Bélénos allait donc avoir une Reine. Après tout, l’Aurélius détenait, jalousement gardé dans le palais d’Héodim, la mythique couronne de Penthièvres, la couronne des anciens souverains de Bélénos.

La duchesse Marussia s’opposa vigoureusement à cette idée folle jusqu’en 766. À cette date, elle avait terminé son travail de consolidation et le Duché était de nouveau aussi prospère qu’il pouvait l’être dans un contexte de blocus de la part de l’Empire de Twyden (ceux-ci avaient eu peur des faux prophètes gangrenant Bélénos et n’avaient pas rouvert leurs frontières depuis le début de cette guerre). C’était une évidence que la prochaine étape était combattre l’usurpateur Daggoth afin de libérer les populations qui lui étaient soumises, de libérer Solèce, et toutes ces villes qui étaient sous le joug du Roi nemesis. Or, pour faire accepter une telle entreprise et les risques qu’elle comportait, il fallait que le combat soit entrepris au nom d’une cause rassembleuse et légitime : celle d’un pays nommé Bélénos qui pouvait être unifié sous la bienveillance d’un souverain unique. Le peuple se prit vite de passion pour l’idée, et l’entourage de la duchesse Marussia la pressa d’agir en ce sens.

Le 12 mars 766, Marussia coiffa la couronne de Penthièvres et devint la Reine de Bélénos, avec une moitié de territoire à reconquérir.

La Reine, depuis les quinze dernières années qui avaient vu son ascension progressive jusqu’à son ultime consécration, refusa toujours de se marier pour consolider ou pour légitimer son pouvoir, malgré tous les conseils qui la pressaient d’agir de la sorte. Cela lui valut le surnom de « Reine solitaire ». Chaque fois que quelqu’un abordait le sujet en sa présence, elle répétait qu’elle avait déjà fait un désastreux mariage politique et qu’elle ne répéterait pas l’expérience, d’autant plus que cela scinderait le pouvoir et pourrait créer des dissensions. Il se trouva quelques personnes pour dire qu’en réalité, elle attendait le retour de quelqu’un qui avait disparu bien des années auparavant, quelqu’un qu’elle avait connu à Hyden et qui probablement n’en avait pas réchappé. Elle ne fit pas attention aux rumeurs. Elle était également une Reine solitaire au sens où elle avait été amenée à renier son seul enfant. Victor Alexandre Offgen, un garçon issu de son mariage catastrophique avec le noble Markelien Théodore Offgen, avait été enlevé à sa mère dès son plus jeune âge par Offgen. Marussia ne le retrouva que lorsque les armées auréloises libérèrent Andrave. Cependant, le garçon, alors âgé de huit ans, avait été élevé dans une telle haine de sa mère qu’il refusa de la suivre. Les années avaient passé et malgré les nombreuses tentatives de Marussia pour rétablir la situation, le jeune homme s’était toujours montré froid et distant. Ce n’est qu’en 762, quand elle devint duchesse, que Victor Alexandre commença à avoir de meilleures dispositions. Immédiatement, le Cercle des Indulgents fit valoir à Marussia que son fils n’était en réalité qu’attiré par le pouvoir. Quelques jours plus tard, la duchesse, arborant un visage poignant de douleur, annonçait publiquement qu’elle niait à son fils le droit de lui succéder, ce qui la laissait sans succession. Le jeune homme retourna sans tarder à Andrave et n’adressa plus jamais la parole à sa mère.