Cités de l'Ordre
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| Cités de l'Ordre | |
|---|---|
| Dirigeant | Le Triumvirat |
| Population | 20 000 |
| Religion | Galléon, Ayka, Usire et Mak'Udar |
Sommaire |
Les Cités de l'Ordre
Enracinées au coeur de Bélénos, les cités d'Eseldorf, de la Bastide et d'Halvard sont devenues depuis la fin de la guerre des seigneurs des forces civilisatrices au milieu du chaos. Unis depuis 745 en une ligue de citées-états du nom des "Cités de l'Ordre", les dirigeants de ces villes n'ont jamais caché leurs réelles intentions : Vaincre l'anarchie et trouver l'unité par la force, le travail, le nationalisme et la discipline. Pour eux, le Bien et le Mal ne sont que des illusions pour les faibles. Au final, seul l'Ordre assure la survie de l'Humanité.
Provinces
- Grand Duché - Eseldorf - Duché de Gudrun
Histoire
Initialement, la ligue des Cités de l'Ordre était divisée en trois grandes seigneuries indépendantes entretenant les unes avec les autres des liens idéologiques indéniables : le Duché de Gudrun, Eseldorf et le Grand Duché. Ce n'est qu'après plusieurs années de développements et de difficiles tractations que ces trois régions consentiront à former, en 745, les Cités de l'Ordre.
Les trois cités
Le duché de Gudrun fut créé à l'origine par l'immigration de nombreux habitants de la Terre des Brumes vers 739. Accompagné de près de 3000 hommes, Osulf du clan Arksson, avait pour tâche première d'établir une colonie en Bélénos et de se rapprocher des cultes religieux locaux afin de répondre à deux questions théologiques existentielles. La première de celles-ci était fort troublante et se posait depuis le retour de Galléon comme dieu : pourquoi les dieux nordiques, connus pour s'intéresser à leurs fidèles de la Terre des Brumes, ne répondaient-ils plus aux prières? La seconde, beaucoup plus délicate, devait servir de guide aux hommes du Nord : Advenant le non-retour des dieux nordiques, qui devait-on vénérer? C'est sur cette quête des dieux que fut donc créée la ville d'Halvard, centre du duché de Gudrun. Malheureusement pour Osulf, ses capacités de dirigeant ne furent jamais à la hauteur de la tâche et, après avoir commis de nombreuses erreurs politiques (Ex : S'auto-proclamer roi et envoyer de nombreux hommes à la mort à Pontcaric), il fut renversé en 744 par le chef actuel du duché, Hutgaart du clan Dragsson. Sous son règne, le culte à Galléon allait gagner en importance tandis que les rudes traditions guerrières du Nord allaient reprendre leur place dans le coeur des Gudrunais.
Pendant ce temps, plus à l'Est, en plein centre de Bélénos, se développait à un rythme effréné la bourgade d'Eseldorf. Initialement de taille fort modeste, la ville était en fait un village centré autour des activités d'un regroupement de Roses noires en provenance de l'empire de Twyden. Déjà, en 731, la grande nation aédonite avait jugé nécessaire d'arrêter les pratiques religieuses extrêmes et cruelles qui s'y déroulaient en envoyant l'Inquisition. Bien que les inquisiteurs exterminèrent une majorité des Roses noires, certaines survécurent et établirent, avec l'aide de la population locale, la Congrégation. La Congrégation prit rapidement le contrôle des opérations de la ville, le Maire n’étant qu’une marionnette utile et docile. Les disparitions douteuses se multipliaient, les exécutions publiques étaient quotidiennes et on jetait en prison pour simple soupçon. Éventuellement la position de maire fut abolie et c’est avec grande joie que la population acclama la nouvelle Feld-Maréchal d’Eseldorf, Maximilienne de Francbourg. Sous les directions de l'ancienne Rose noire, Eseldorf prospéra devînt rapidement -les célèbres BC-E aidant- le bastion de l'ordre et de la discipline en Bélénos.
Finalement, entre les territoires des deux précédentes seigneuries, naquit en 743 le Grand Duché dont le centre est encore appelé "le Bastide". Résultat des efforts révolutionnaires du groupe ultra-nationaliste du "Souffle du peuple", le Grand Duché s'est voulu dès sa création la terre d'accueil de tous les Bélénois de souche ou de coeur se sentant opprimés par les politiques étrangères et extérieures à la région chaotique. Bien que le patriotisme bélénois qui y a cours varie fortement d'un individu à un autre (certains habitants prônant l'extermination des étrangers, d'autres la cohabitation amicale), la politique générale sous le Maroquinier -mystérieux dirigeant masqué- en est une d'assimilation et d'intégration des non-Bélénois. Afin de supporter ce désir, il a d'ailleurs mis de nombreux efforts depuis quelques années à propager un ancien dialecte bélénois à mi-chemin entre le tweel moderne et l'ancien tweel (allant même jusqu'à fréquemment surnommer la Bastide "Castello della Victoria dei Franchi"). En 745, le Grand duché était donc une seigneurie naissante, vive d'espoirs.
Le sommet des Forts
Vers la fin de l’automne 745, le paysage géopolitique du Nord de Bélénos commençait à changer radicalement. Dans la parcelle de la Forêt noire bélénoise, la Griffe de l’Ouest se réorganisait massivement afin de tenir compte des différentes réalités qui la composaient. Tout près de là, les trois grandes seigneuries aédonites de la région –Le Fief Marniet, la Confédération d’Orion et l’Armée du Pénitent- fusionnaient afin de former une seule alliance massive et soudée. Finalement, plus au Sud, les elfes noirs et les nécromants entreprenaient d’instances pourparlers afin d’édifier ce qui allait devenir le Conclave impérial, une menace incroyablement sombre pour tout Bélénois priant de dieux.
Cependant, ce qui poussa les Cités de l’Ordre à ne constituer qu’un seul front uni fut l’arrivée massive d’exilés en provenance de l’Éclipse d’Airain, seigneurie galléonite et aykienne du Nord-Est. Effectivement, à la mi-novembre, une horde d’orcs Rakashans d’une taille inégalée enfonça les lignes de la seigneurie galléonite et entreprit de raser et de massacrer tout ce qui s’y trouvait. Percevant la menace imminente, la vaste majorité des habitants de l’Éclipse d’Airain décidèrent de fuir vers d’autres seigneuries afin de poursuivre leur combat plus efficacement. Dès lors, dans les semaines qui suivirent, Halvard, Eseldorf et, dans une moindre mesure, la Batisde commencèrent à voir arriver à leurs portes des flots d’immigrants fiers et disciplinés. Cependant, leur refuser l’accès étant impossible considérant leurs allégeances, il était inconcevable de les accepter à bras ouverts sans conditions.
À la demande de la Feld-Maréchal d’Eseldorf, Maximilienne, se tînt donc le 21 décembre 745 à Eseldorf le « Sommet des Forts » visant à réunir en un seul lieu les plus hautes autorités concernées par cette nouvelle problématique. Ainsi se rencontrèrent donc Hutgaart Dragsson, , le Maroquinier, Robert Delavigne (Chancelier du Grand Duché), Annabella Sagürta (Matriarche de Galléon de l’Éclipse d’Airain), Salieri Montasquie (Patriarche d’Ayka de l’Éclipse d’Airain) et, bien sûr, Maximilienne. Les discussions parfois animées s’étalèrent sur près de six heures, laissant ultimement les participants sur un constat préoccupant : entre les elfes de Sylva et Gaea au Nord, les Aédonites expansionnistes à l’Est et les démonistes au Sud, la survie des véritables fidèles de l’Ordre, de la Force et de la Nation était menacée. À la fin de la journée, il fut décidé de poursuivre le sommet le lendemain afin de trouver des solutions à ce problème criant.
Le Sommet des Forts se poursuivit ainsi pendant près de cinq jours, incluant toujours davantage de diplomates et de fonctionnaires appelés pour l’occasion. Plus les discussions progressaient, plus il devenait concevable de former une seule grande nation partageant des idéaux communs déjà présents dans les diverses cités concernées. Devant l’enthousiasme de plus en plus flagrant des dirigeants en présence, une seule voix se faisait méfiance, voire réticente ; celle du Maroquinier. Déjà plutôt froid par rapport aux galléonites et aux aykiens de par ses allégeances aédonites, le parrain du Grand Duché craignait manifestement de perdre l’esprit de la révolution bélénoise dans une éventuelle fusion seigneuriale. Néanmoins, il reconnaissait que la présence de la Bastide parmi cette union allait constituer un poids considérable dans la défense et la promotion des véritables Bélénois un peu partout dans les autres cités concernées.
À la fin de la cinquième journée de négociation, une entente fut conclue. La Bastide, Eseldorf et Halvard allaient former une seule et même seigneurie prenant le nom de « Cités de l’Ordre ». La direction de cette nouvelle entité serait laissée à un triumvirat des seigneurs de chaque cité qui se chargerait d’établir les politiques générales à appliquer. Un nouvel organe administratif, le « Ministère de l’Ordre » serait constitué pour l’occasion par la réunion de nombreux fonctionnaires approuvés. Quant aux immigrants de l’Éclipse d’Airain, leur intégration pacifique sur les terres des Cités de l’Ordre serait chapeautée par Annabella Sagûrta, Salieri Montesquie et une cohorte de fonctionnaires laissés à leur discrétion. Dans l’ordre, la discussion et l’honneur fut ainsi créée une nouvelle et puissante seigneurie.
Cependant, dès que l’entente fut signée par les principaux dirigeants seigneuriaux, un premier événement surprenant vînt en troubler les premiers moments. Dès qu’il eût apposé sa signature sur le traité initial, le Maroquinier se tourna vers l’assemblée du Sommet et remit publiquement son titre de « Parrain du Grand Duché » à Robert Delavigne, son chancelier ami. Comprenant la nécessité pour son peuple du Grand Duché d’enfin vivre en paix après des décennies de lutte pour la liberté, le Maroquinier ne pouvait lui-même accepter d’abandonner la lutte pour l’indépendance bélénoise. Il chargea donc Roberto de veiller aux intérêts de la nation bélénoise au sein de la nouvelle ligue, puis quitta vers la Bastide où il allait retrouver ses plus proches camarades de bataille pour un nouveau combat ailleurs en Bélénos.
Géographie
Frontières et territoires
Les Cités de l'Ordre sont situées en plein coeur de Bélénos, leurs frontières touchant la quasi-totalité des autres seigneuries. Entièrement traversées par la rivière Maxence (voie navigable permettant d'ailleurs des échanges commerciaux rapides entre les villes), les régions de la seigneurie bordent au Nord la Griffe de l'Ouest, au Sud-Ouest le Duché d'Aurélius, au Sud-Est le Conclave impérial et au Nord-Est l'Alliance de Solèce. Par cet emplacement stratégique dans la vie bélénoise, les Cités de l'Ordre s'autoproclament fréquemment "Phare de la Civilisation" en Bélénos. Effectivement, chacune de ces seigneuries représentant une certaine menace pour la stabilité et la paix générale (selon les autorités concernées), les habitants des Cités de l'Ordre maintiennent une vigilance constante sur ceux qui les entourent.
En ses propres frontières, bien que les échanges intérieurs soient fort libres entre les cités du Triumvirat, trois grandes délimitations perdurent et assurent une gestion plus régionales du territoire. En partant de l'Ouest vers l'Est, on retrouve ainsi les cités-états d'Halvard, de la Bastide et d'Eseldorf. Fortement centralisées chacune à leur façon, ces villes contrôlent leurs secteurs respectifs. Malgré les nombreuses contraintes issues de l'entente d'unification, chaque dirigeant peut donc gérer à sa façon sa propre population et lui faire accepter les lois générales.
Ressources et lieux physiques
À voir avec le système économique.
Population
Généralités
Peuplées par approximativement 20 000 âmes, les Cités de l'Ordre ne connaissent que très peu de diversité raciale. Prônant déjà une certaine ségrégation avant l'unification, chacune des régions de la seigneurie était majoritairement, voire entièrement, composée d'êtres humains. Avec l'arrivée d'une masse considérable de Galléonites en provenance de l'Éclipse d'Airain, ce mépris envers les "non-humains" n'a pu que s'accentuer pour atteindre des sommets inégalés dans tout Bélénos.
Ainsi, à ce jour, on ne dénombre aucun habitant "officiel" elfe, demi-elfe ou hobbit dans la seigneurie. Certes, ceux-ci ne sont pas totalement absents de la région, mais, parmi leurs quelques représentants, aucun ne détient de droits citoyens. Sans être des esclaves de nom, ils sont néanmoins perçus comme des "ressources sacrifiables" susceptibles d'être implantées ou déplacées des terres au gré des politiques nationales. Que ce soit en raison de leur propension à la vénération de dieux définis comme "faibles" (Sylva et les Sibylles entre autres), de leur manque de force physique ou de leur tendance vers la magie arcanique corruptrice, toutes les raisons sont bonnes pour justifier leur exclusion.
Les seuls individus non-humains faisant exception à cette règle sont les nains. Premiers protégés et favoris de Mak'Udar, le dieu du travail et de la force, ceux-ci jouissent d'un grand respect des cités d'Eseldorf (pour leur esprit travailleur), d'Halvard (pour leur esprit guerrier) et de la Bastide (pour leurs prouesses architecturales). Pour ces diverses raisons, il fut décidé, malgré un certain désaccord des autorités galléonites, d'offrir à membres de la race naine le statut de citoyen au même titre que n'importe quel Homme.
Villes
Les Cités de l’Ordre sont, comme leur nom l’indique, des regroupements avant tout urbains. Ainsi, malgré la part non-négligeable de leur population résidant hors des enceintes des villes sur des terres agricoles ou forestières, l’ensemble des pouvoirs est concentré entre les mains des autorités des cités.
La première agglomération en superficie et en importance de la seigneurie est la Cité Grise d’Eseldorf. Située sur une île au confluent des rivières Maxence et Rahcal, elle est devenue au cours de la dernière décennie l’un des plus grand centre urbains de Bélénos, allant même jusqu’à concurrencer Héodim en taille. Sous le contrôle direct de la Congrégation et de sa chef, Maximilienne, Eseldorf ne connaît que peu le crime et la dissension. Effectivement, une longue tradition de répression, de persécution des marginaux et de rééducation des déviants a engendré une atmosphère de peur propice à l’ordre et à la discipline. Finalement, au-delà de sa position géographique idéale pour le commerce, Eseldorf est surtout connue pour être le lieu de réforme des divers criminels capturés un peu partout au sein de la seigneurie. Nul malfrat, d’Halvard et à la Bastide, ne souhaite être envoyé dans l’une des célèbres « centres de réforme » de la Cité grise.
Plus à l’Ouest, sur les bords de la rivière Maxence et à la vue des forêts de la Griffe de l’Ouest, se tient la Bastide, dernière née des grandes cités bélénoises. Après la conquête du Grand Duché par le Maroquinier, la Bastide fut fondée en guise de foyer pour tous les véritables Bélénois de souche. Aujourd’hui, la ville est toujours en construction, mais ses quartiers grandissent sans cesse à l’ombre de sa grande cathédrale vouée à Usire en son centre. Aux pieds de celle-ci, la Grande Foire marchande attire les voyageurs de toutes les seigneuries environnantes. Ironiquement, malgré le fort nationalisme bélénois en vigueur dans la sélection des habitants de la Bastide, les voyageurs et visiteurs sont quant à eux chaleureusement accueillis. La Grande Foire, place publique financée par la famille Corciano, tient ainsi lieu de vitrine non seulement pour la cité, mais aussi pour l’ensemble du peuple bélénois originel. Suite au départ récent du Maroquinier pour d’autres horizons, la ville est sous le contrôle direct du chancelier Robert Delavigne (aussi surnommé Roberto Della’Villanichi).
Halvard, dernière cité d’importance dans la seigneurie, se situe quant à elle au cœur de l’ancien duché de Gudrun. Après sa conquête par les forces rebelles d’Hutgaart Dragsson en 744, la ville est devenue le symbole de la chute d’Osulf le Minable, ancien « roi » des Nordiques en Bélénos. Bien que la reconstruction de la cité soit sur le point d’être achevée, celle-ci peine toujours à acquérir un rôle de premier plan sur la scène bélénoise. La raison de cette situation, au-delà des événements historiques récents, est que les hommes du Nord –même établis depuis maintes années en la région- sont par nature peu enclins à la centralisation. Néanmoins, avec les réformes entreprises par Hutgaard à son arrivée sur le trône (la chambre des Chefs), les divers clans de la région doivent de plus en plus fréquemment se rendre en Halvard afin de débattre de leurs positions. Cette nouvelle réalité contribue fortement à améliorer le dynamisme de la ville.
Politique
Situation politique intérieure
Les Cités de l’Ordre se veulent avant tout une ligue de cités-états indépendantes appliquant sur leurs territoires respectifs des lois communes. Des trois grandes agglomérations –la Bastide, Eseldorf et Halvard- sont envoyés un représentant (normalement le dirigeant légitime) siégeant au Triumvirat, le plus haut organe décisionnel de la seigneurie. Bien que celui-ci ne se réunisse que rarement et en des lieux variables, les politiques qui y sont adoptées à l’unanimité sont alors immédiatement envoyées vers le Ministère de l’Ordre, une organisation extrêmement structurée constituée de fonctionnaires en provenance des trois grandes cités.
Lorsque les fonctionnaires du Ministère ont en mains les directives du Triumvirat, ceux-ci sont envoyés parmi les clans, quartiers ou organisations locales afin de les appliquer comme il convient. La venue d’un fonctionnaire du Ministère est toujours signe de changement pour ceux qui se doivent de l’accueillir, leurs ordres étant gage de vérité. Ainsi, même si certains responsables régionaux répugnent parfois à appliquer des orientations venues de ces hauts-fonctionnaires, aucun n’oserait sérieusement les contredire et s’y opposer. Si une telle éventualité venait à se présenter, la loi prévoit d’ailleurs un procès pour haute-trahison envers la seigneurie, chose qui se termine normalement par une exécution publique plus ou moins sanglante. Toutes ces raisons expliquent pourquoi ces fonctionnaires sont si soigneusement choisis parmi l’élite des représentants des Cités de l’Ordre. Pour le citoyen n’ayant aucun contact avec les hautes autorités –voire les grandes chefs- des villes, les chances d’acquérir ce titre sont quasiment nulles. L’Officier général, grand coordonateur du Ministère de l’Ordre, est présentement Richard Larmant, ancien édile des affaires internes d’Eseldorf.
Finalement, par rapport à la gestion locale de chacune des cités, le tout est laissé à la discrétion de chacune des administrations. Ainsi, hormis quand un fonctionnaire du Ministère se présente, ce sont les bureaucraties et gestionnaires traditionnels qui se chargent du maintien de l’ordre et de la prospérité.
Grades, titres et noblesse
La position des Cités de l'Ordre face à la noblesse est fort ambivalente en ses fondements. D'un côté, les autorités des trois cités reconnaissent la pertinence d'une élite forte et structurée chargée d'organiser la société en vue d'un idéal. Cependant, tous sont conscients des aléas de l'hérédité, un noble sage et vertueux pouvant donner naissance à un enfant vicieux et corrompu. Après tout, combien de fois l'Histoire a-t-elle vu de grands rois engendrer des tyrans? Ces tristes épisodes ne peuvent donc pas être oubliés et il serait inconcevable de fonder une seigneurie ordonnée sur une hérédité imprévisible.
Néanmoins, les nobles reconnus en d'autres nations ou seigneuries sont fort estimés dans l'administration des Cités de l'Ordre. Ainsi, même s'ils ne disposeront pas des mêmes avantages qu'en une autre contré féodale, ils disposeront d'une position privilégiée face à la bureaucratie, étant par le fait même préférés au "commun des mortels". Par exemple, un aristocrate tweel sera en bonne position en Eseldorf afin d'obtenir un poste de licteur, ou encore un jarl des Terres des Brumes pourra beaucoup plus rapidement se faire entendre comme conseiller d'Hutgaart en Halvard.
Sinon, par rapport aux autres grades et titres accessibles au sein de la seigneurie, ceux-ci varient en fonction de la région où l'on se situe. Une seule organisation transcende les frontières des cités : le Ministère de l'Ordre. Bien que l'admission à cet organe politique soit extrêmement ardue, devenir un "fonctionnaire du Ministère" s'avère un honneur hors-du-commun (mais aussi lourd en responsabilités).
Relations avec les autres peuples
Les Cités de l'Ordre sont aussi exigeantes envers leurs partenaires diplomatiques qu'envers leur propre population. C'est pour cette raison que leurs ententes ne sont pour la plupart que commerciales, les autres seigneuries n'étant pas suffisamment "fiables" pour entretenir des traités d'alliance permanents avec elles. On peut ainsi diviser les autres régions bélénoises en deux grandes catégories du point de vue des Cités de l'Ordre : Les ennemis à exterminer, puis les suspects.
Du côté des ennemis à exterminer, on retrouve, bien évidemment, toute seigneurie acceptant en son sein les races maléfiques et les adorateurs de démons. Tout être rattaché aux démons étant nécessairement un fervent du chaos, il est du devoir de tout être civilisé de s'y attaquer avec ardeur et détermination. Quiconque refuserait de reconnaître cette responsabilité des êtres civilisés devra être perçu comme un ennemi lui aussi. Pour le véritable gardien de l'Ordre, celui qui ne combat pas le chaos y contribue.
Toute autre seigneurie actuelle en Bélénos est suspecte. Certes, on reconnaît que la plupart ont de bonnes intentions. Par exemple, le duché d'Aurélius recherche clairement l'amélioration de l'humanité par son élitisme nobiliaire. Ou encore, l'Alliance de Solèce vise une forme d'Ordre absolu par l'unification de tous les Hommes preux sous une même bannière. Toutefois, chacune a ses torts et ses faiblesses qui, éventuellement, les mèneront vers leur propre destruction. Qu'il s'agisse de leur tolérance envers les dieux faibles, la magie arcanique, Golgoth ou les races inférieures, toutes sont gangrénées par un mal sournois dont elles ne désirent guère se départir. Ainsi, s'il est envisageable d'entreprendre des projets communs avec ces seigneuries, il est impossible de s'y rattacher de façon permanente tant qu'elles n'auront pas nettoyé leurs propres souillures.
Commerce
À voir avec le système économique.
Secteur militaire
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les Cités de l'Ordre ne disposent guère d'une armée permanente vouée à la défense du territoire. Chaque cité dispose plutôt d'une police interne chargée de faire respecter les lois et édits du Triumvirat. En temps de guerre, ces gestapos d'élite peuvent être néanmoins mobilisées sur le front, leur entraînement militaire prévoyant ce genre de situation.
Depuis l'unification des Cités de l'Ordre, le système policier d'Eseldorf s'est donc répandu dans le reste de la seigneurie. Organisés en BC-X (Brigade Correctionnelle, suivi d'un "E" pour Eseldorf, "G" pour Gudrun ou "B" pour Bastide), ces corps policiers sont constitués d'individus spécialement entraînés et éduqués à appliquer l'idéologie des Cités. On retrouve donc désormais plus d'une centaine de ces BC un peu partout dans la seigneurie, chacune étant issue d'une formation rigoureuse en Eseldorf. Il est toutefois important de noter que cette même formation a considérablement modifiée suite à l'adhésion de Gudrun et du Grand Duché au principe des Brigades Correctionnelles. Désormais, on y retrouve des instructeurs provenant de toutes les régions de la seigneurie chargés d'instruire les "étudiants" sur des aspects bien particuliers de l'idéologie en place (nationalisme, discipline, art de la guerre, etc). Bon nombre d'anciens soldats de l'Éclipse d'Airain ont d'ailleurs joint les Brigades Correctionnelles dans l'espoir de réparer les erreurs ayant pu permettre leur échec antérieur face aux Rakashans au Nord.
Religion
La théologie des Cités de l'Ordre est fort particulière en Bélénos, voire en Illimune tout entier. Plutôt que de s'intéresser à la personnalité de chacun des dieux et du désir souvent prosélyte et monolithique de leurs cultes, les Cités de l'Ordre mettent l'accent sur la relations qu'entretiennent les déités avec les idéaux de l'Ordre. Peu importe qu'une déité soit un dieu ou un démon : ce qui importe, c'est la tendance de l'entité à agir en faveur de la structure et de la civilisation. Bien que cette hiérarchie varie en intensité à entre les diverses villes de la seigneurie, une trame fondamentale demeure : La distinction entre les dieux forts, les dieux faibles et les démons.
Bien évidemment, tout démon se doit d'être rejeté. Non pas en raison des ambitions de chacun de ces forces maléfiques, mais plutôt parce que ces dernières font fondamentalement partie du Chaos originel et que leur nature les pousse assurément à l'action destructrice et égoïste. À ce niveau, les Cités de l'Ordre ne font guère exception face aux autres contrées civilisées de Bélénos.
C'est par rapport aux dieux que la perception de la seigneurie est radicalement différente de celle de ses homologues. Seuls les dieux forts (Usire, Mak'Udar, Ayka et Galléon) se doivent d'être vénérés. Indépendamment des conflits qu'ils peuvent naturellement éprouver entre eux, ces déités sont toutes des participants actifs dans le combat pour l'Ordre. Non seulement ils veillent à transformer le monde pour le mieux (Unir l'humanité, assurer la prospérité par le travail, etc...), mais ils ont tous en horreur l'anarchie et le désordre. Quant aux autres divinités (Sylva, les Sibylles et Gaea), celles-ci sont jugées faibles par leur inclinaison à valoriser l'arcane, la frivolité ou la soumission à la nature. Ce qu'un fervent et une société doivent donc rechercher, c'est la force de transformer son monde et de lutter pour lui, non demeurer passifs face aux assauts du chaos. Il est important de noter qu'avec l'arrivée massive d'immigrants de l'ancienne Éclipse d'Airain, les cultes à Ayka et à Galléon ont grandement gagné en puissance dans la seigneurie.
Quant à Golgoth, son statut est fort discuté au sein des Cités de l'Ordre. Assurément perçu comme un dieu faible, les érudits se questionnent toutefois sur son statut réel de divinité. Devant sa longue inaction face à Chaos et aux démons, pourrait-il être considéré comme un être mi-dieu, mi-démon? Pire encore, serait-il la fenêtre du chaos sur ce monde, attirant les faibles d'esprit à l'admirer afin de lentement détourner ceux-ci vers le maléfice? En tous les cas, la vénération de Golgoth est mal vue, voire interdite, dans l'ensemble des Cités de l'Ordre.
Magie
Un édit général du Triumvirat fut prononcé dès la création de celui-ci à la fin de l'année 744 au sujet de l'arcane. Il fut déclaré que sur l'ensemble du territoire des Cités de l'Ordre, la magie arcanique se devait d'être contrôlée, encadrée et découragée au maximum. Les moyens utilisés pour y parvenir pouvaient varier en fonction des régions, mais toutes se devaient de dépister les mages et de les dissuader de pratiquer leur "art". Ainsi, alors qu'en Eseldorf les mages sont littéralement inexistants (leur persécution étant désormais connue de tous), en Gudrun, ils sont plus fréquemment mis au banc de la société, parfois interdits d'accès aux lieux publics, parfois surveillés tels des criminels.
Les raisons derrière ce mépris de l'arcane sont nombreuses : tendance des mages à se tourner vers la maléfique nécromancie, la moralité douteuse de plusieurs pratiquants, la lâcheté déshonorable inhérente à certains sorts et, surtout, le fait reconnu depuis la fondation d'Eseldorf que l'utilisation de la Toile magique affaiblit les dieux (qui en dépendent). Peu importe l'explication invoquée, il est reconnu que le mage moyen est un danger public menaçant l'ordre général.
Fêtes
Liens, guildes, confréries et autres institutions notables
Valeurs de la seigneurie
- La quête de l'Ordre : Le monde est fondamentalement ordonné et compréhensible. Il faut chercher à comprendre le monde afin de mieux le contrôler. Lorsque ce sera fait, il sera possible de prendre les moyens nécessaires pour assurer la destruction de tout ce qui contrevient à cet Ordre suprême.
- Force et puissance : Le fort est celui qui est apte à agir sur ce qui l'entoure. Seuls ceux qui peuvent y arriver doivent être respectés. La puissance du corps et de l'esprit doit donc être recherchée et entretenue. Ce qui est faible et qui n'a pas l'audace de rechercher la puissance doit être repoussé, voire éliminé.
- Nationalisme : Le multiculturalisme apporte la division et l'incompréhension. Une seule devise doit mener nos entreprises : un peuple, une race, une vision. En Bélénos doivent régner les Bélénois. Tous doivent se soumettre à cette prérogative.
- Discipline : Diriger ou obéir, chaque individu doit prendre un rôle et le combler. Rien ne doit être laissé au hasard et, une fois qu'une tâche a été accordée, elle doit être accomplie. Chacun doit s'acquitter de ses responsabilités afin que tous travaillent à l'unisson tel un faisceau.
- Respect des dieux forts : Les dieux forts doivent être vénérés et respectés. Tous ceux leur nuisant doivent être éliminés ou contrôlés : priants de dieux faibles, Golgothiens, mages et démonistes.