Drenshaad
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Drenshaad
Drenshaad est une cité des Montagnes Noires très peu peuplée en relation avec sa superficie. La cité contient 1150 elfes-noirs, tous enfants des 9 familles nobles, soit directement du même nom, soit d’une famille vaincue et annexée à son arbre généalogique ou soit d’une fille de matrone ayant fondé sa propre famille et changé de nom pour faire naître sa propre branche de l’arbre généalogique.
Les 9 familles nobles sont :
- Les Dreaaks
- Les Fralmë
- Les Izmaaks
- Les Tuelsaïs
- Les Zhymvears
- Les Shootuin
- Les Hermanors
- Les Staelms
- Les Vishansra
Les autres familles sont affiliées à ces noms majeurs lorsque vient le temps d’exprimer ses opinions politiques et au moment de la prise de décisions pour la cité.
La hiérarchie sociale va comme suit :
- 5eme échelon :les cueilleurs/agriculteurs/cuisiniers et les nurses (pour la majorité des mâles)
- 4eme échelon : les artisans, forgerons, tailleurs
- 3eme échelon : les guerriers, les chasseurs et les pilleurs
- 2eme échelon : les sorciers, les guérisseurs, les alchimistes et les cultistes qui ne sont pas chefs de famille
- 1er échelon : les matrones de famille et leurs conseillers
400 esclaves de « races inférieures » travaillent pour la cité. 100 des esclaves sont des orcs de guerre, les autres sont aux travaux forcés.
Pour qu’un individu change d’échelon, son ascension doit être approuvée par le conseil. Il doit ensuite exécuter ou faire disparaître, sous l’ordre du conseil, le « maillon déficitaire de la chaîne » de l’échelon qu’il vise intégrer. Cette cible sera désignée en fonction d’un échec ou d’un esprit peu réceptif ou autres causes ayant provoquer la désapprobation de quelqu’un d’important. Si un citoyen en assassine un autre, il doit trouver un moyen de compenser la perte de cet individu pour la cité. Cette règle est en cours en partie à cause du petit nombre d’habitants ayant les privilèges accordés par leur classe sociale. Les citoyens sont traités comme des numéros, certes, mais des numéros de grande valeur, un meurtre sans l’assentiment du conseil est très rare.
Chaque échelon est hiérarchisé selon les résultats d’un individu à certaines épreuves qui inciteraient à le croire douer dans ce qu’il fait ou non. Le troisième échelon est dirigé par une guerrière, une chasseuse et un pillard qui définissent le rang hiérarchique des elfes-noirs faisant partie d’escouades qui leur sont attitrés.
Pour que le conseil soit considéré comme ayant donné son assentiment, au moins 5 matrones de familles doivent avoir donné leur approbation. Un citoyen reconnu coupable de meurtre d’un concitoyen n’ayant pas les ressources nécessaires pour compenser la perte se voit contraint au rang d’esclave, à des châtiments corporels ou pire selon l’humeur du membre du conseil jugeant sa cause.
Le rôle d’un pilleur d’une escouade de Drenshaad est d’effectuer des raids sur des proies faciles d’une cité plus prospère et de rapporter les richesses à la communauté sans laisser d’indices pouvant mener à l’accusation. Le secret et l’art d’effacer les preuves est une partie intégrale du code de vie des pilleurs qui se doivent d’effacer les preuves des gains dérobés aux autres cités pour enrichir Drenshaad puisque Drenshaad les renient et les abandonne en cas de réprimande de la ville victime des vols. En certaines occasions, les citoyens du 3eme échelon forment des brigades qui attaquent les caravanes et vendent leurs occupants en esclaves à des cités plus lointaines et rapportent les richesses à la cité. Un elfe-noir d’une autre cité ne fait pas partie de l’unité de Drenshaad et est souvent considéré comme une menace potentielle. Il est très déconseillé à un citoyen du 3eme échelon de dissimuler des gains de pillage pour lui-même, les conséquences étant choisi par une noble et étant toujours atroces. Il est interdit aux citoyens de regarder le visage d’une noble sans que celle-ci l’ait préalablement ordonné. Le 3eme échelon sert de milice aux ordres des échelons supérieurs.
La raison de sa position politique est la faible population de Drenshaad en comparaison avec les autres citées d’elfes-noirs avoisinantes. En apparence et dans l’esprit des citoyens ordinaires, Drenshaad est un peuple où règne un esprit de communauté encadré par un système autoritaire stricte et où les habitants ne s’appartiennent pas vraiment mais sont propriété des nobles dirigeants la famille à laquelle ils appartiennent et où les aspirations personnelles sont mal vues, voir oppressées. Un citoyen de Drenshaad n’existe pas vraiment, il est comme un membre d’un être plus important : la cité dont la tête pensante est le conseil. Il en va tout autrement dans la politique des familles qui tentent toujours d’agrandir leur influence dans la cité, ce qui nuit beaucoup à l’émancipation de la citée qui demeure faible en comparaison avec ses voisins avec qui les relations diplomatiques sont empreints d’une fausse soumission.
Les unions servant à la procréation seulement sont choisies par les matrones de famille dans le but d’avoir la progéniture le plus efficace possible, même si les résultats ne prouvent pas vraiment le bien fondé d’une telle pratique.
À leur naissance, les enfants elfes-noirs de Drenshaad sont enlevés à leurs géniteurs pour être confiés à l’escouade des nurses qui s’en occupent jusqu’à leur 4eme année, ce temps venu, ils doivent passer une épreuve qui définira à quel échelon de société ils seront préparés. Les enfants sont nommés à partir de ce moment par un nom en rapport avec leur futur métier. Les instructeurs des apprentissages sont pour la plupart des elfes-noirs qui tentent de se faire oublier ou qui ont été mutilés qui enseignent aux enfants ce qu’ils doivent savoir pour remplir leur rôle pour la cité. Les maîtres instructeurs le font souvent après un châtiment pour payer leurs dettes, la mort leur étant refusée, le parti plaignant jugeant le supplice insatisfaisant comme rétribution.
La seule exception à cette règle sont les enfants femelles des Matrones dirigeantes qui sont pris en charge par le culte pour en faire des nobles.
Pendant la guerre contre les hommes-rats, Drenshaad a été contrainte d’offrir ses troupes aux forces elfes-noirs. Les rumeurs veulent que plusieurs elfes-noirs, surtout des mâles, se soient détournés de leur démone qui paraissait agonisante. Ainsi certains autres démons, notamment Kaalkhorn, seraient venus piger dans ses fidèles. En état de siège, les matrones ont préféré regarder ailleurs et les cultes demeuraient discrets, mais lorsque le vent changea de côté et que la victoire semblait presque certaine, Amaï’ra demanda la constitution d’une équipe spéciale formée par toutes les personnes soupçonnées d’hérésie pour aller en mission de raid terrestre pour prouver leur foi. La brûlure de l’astre maudit serait leur punition et le carnage l’offrande pour l’impossible rédemption.
Auteur
Jean-Philippe Richer