Godtakk
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Godtakk
L'histoire de Godtakk
Lorsque les démons furent créés de la malice et du vice des hommes, un démon se démarqua des autres. Ce démon se nommait Godtakk, le démon du combat et de la guerre. Lorsque les démons et les dieux entrèrent en conflit, il fut le premier sur la ligne de front, chargeant les dieux comme si cela était la seule et unique chose qu'il ait jamais voulue. Mais le savoir des mortels s'arrête là en ce qui concerne la guerre des dieux. Par contre, on sait qu'après cette guerre, Godtakk n'était plus le même. De fier guerrier, il devint un être colérique et sa rage ne s'éteignit jamais. Certains prétendent qu'un duel avec Vaul a failli causer la perte du démon, qu'il fut sauvé par Morgh lui-même et que depuis ce jour, il rumine sa seule et unique défaite au combat, jurant qu'un jour il viendra à bout de Vaul. Lorsqu'il se fut calmé un peu (ce qui prit quand même un certain nombre de siècles), Godtakk fut très surpris de se trouver à l'intérieur d'une sphère du Chaos. Les cultistes de Godtakk apprirent ensuite, par l'entremise du lien ténu qui les unit à leur maître, que Zachrine et Kaalkhorn avaient trompé Godtakk lors de la guerre. Bien que personne ne sache exactement le fond de l'histoire, depuis ce jour, Godtakk jura une haine sans borne aux suivants de ces deux démons . Il tenta maintes fois de se venger, mais Zachrine et Kaalkhorn se protégeaient bien et évitaient tous les pièges du démon. Après de nombreuses tentatives de vengeance, Godtakk entra dans une rage d'une violence incroyable nourrie par ses échecs. Encore à ce jour, sa rage ne s'est point éteinte. Il ne parle plus; il ne fait que grogner, il est devenu le dieu de la rage. Sa colère est infinie.
Ses suivants
Ses cultistes sont rares, dangereux et ravageurs. Contrairement aux cultistes de Morgh, ils ne sont pas rusés et ne reculeront pas devant un combat même si celui-ci est à un contre vingt. « Suivants » est un mot plus approprié pour parler de ses cultistes, car il est très rare de voir de vrais cultistes de ce démon. Réussir à le servir assez longtemps sans mourir au combat dans un excès de violence est assez difficile.
Ses armées sont plutôt constituées de guerriers sanguinaires ou de berserkers qu'il préfère de loin. Ils ne vivent pas très longtemps, car ils foncent sans réfléchir sur des armées trop nombreuses et ils meurent au combat, mais jamais sans causer de très lourdes pertes dans les rangs ennemis.
C'est pour cette raison que Godtakk est le moins puissant des démons au niveau de la magie. Attention cependant : moins puissant ne veut pas dire moins connu. Il est au contraire le plus connu des démons dans le monde des mortels; il y existe simplement moins de suivants pratiquant sa magie. S'il est le plus connu, c'est sûrement dû au fait que son culte est le plus ouvert et le moins subtil. Il est plus facile de remarquer un fou de guerre qui crie son nom en fonçant vers vous qu'un simple fou qui vénère Vestrial, seul dans sa cabane au fond de la forêt.
Godtakk et Bélénos
En Bélénos, Godtakk est extrêmement populaire. Beaucoup d'orcs le vénèrent au lieu de vénérer Morgh . Comme ces terres sont reconnues pour leur violence et leurs carnages, il est normal que Godtakk soit aussi populaire dans ces contrées. Par ailleurs, comme il n'est pas rare de voir des berserkers sur ces terres, le nombre des suivants de ce démon de la violence se multiplie. Or, si vous allez en Bélénos, il ne serait pas étonnant qu'une attaque de fous de guerre survienne alors que vous vous promenez gentiment sur la route et encore moins que ce soit des suivants de Godtakk l'enragé.
Récit sur Godtakk
Extrait des bibliothèques de Vodzt, récit de l'exploration d'un tombeau par le prince Alexandru en 201 après Usire, tombeau où son père Vladimir 1er avait perdu la vie l'année auparavant.
"...Deux jours plus tard, l'orage éclata. Il était d'une violence telle que même les plus courageux parmi les chevaliers éprouvaient un malaise. Ils descendirent les escaliers qui menaient sous terre et entrèrent dans un complexe dont une partie des souterrains s'étaient effondrés... Le décor n'était que destruction et désolation : des cadavres disloqués aux os parfois réduits en poussière, des objets fracassés, tout était réduit en miettes... Puis, ils arrivèrent à une salle encore plus délabrée où tout le plancher était jonché d'os brisés... En son centre se dressait un enfant au regard fou et au rictus malveillant qui grognait comme si l'enfer déchaînait tous ses cris... Seul un mince cercle de flammes bleues les séparait... Puis la troupe chargea la créature avec des cris belliqueux : " Vive Argyle! "... "
Il ne fallut que quelques coups d'épée et le prince fut seul face à la créature, résistant désespérément, tentant trouver une ouverture. Toutefois, la rage de l'enfant était quasiment incontrôlable, une fureur telle qu'aucun mortel ne puisse l'imaginer... La main du prince fatigué laissa échapper son épée... Le coup de grâce semblait vouloir s'abattre à cet instant lorsqu'un bras puissant retira le prince du cercle de flammes et, s'avançant dans les flammes, l'elfe regarda la créature tout en disant:
" Regarde créature infâme, je suis venu mettre fin à tes propres souffrances. Avant de le rejoindre, dis à ton maître que celui qu'il déteste plus que tout autre est venu lui renvoyer son pion... "
Sur ce, l'elfe fit apparaître une épée scintillante à son poing et combattit la créature... La créature chargea, enragée, donnant un déluge de coups que l'elfe, avec concentration, parait les uns après les autres. Il ne lui suffit toutefois que d'une feinte qui déjoua la créature aveuglée par son désir de déchiqueter... Et se tournant vers le prince, l'elfe lui redonna son épée en lui disant:
" Va-t-en, mortel. Tu n'as plus rien à faire en ces lieux. Ton père est vengé. Ta résistance fut héroïque pour un mortel, mais pars avant que tout ceci ne soit plus... "
