Lausargne
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Lausargne
Mis à jour : 9 Août 2008
Brève Description
Située sur les berges de la rivière Falswick, veillant jalousement depuis près d'un demi millénaire sur les eaux calmes du Delta de la Misaine, la cité fortifiée de Lausargne se dresse fière et droite, juchée sur ses bases de pierre, la plus occidentale des citées du continent. Une puissante activité règne en ses murs, qui résonnent et portent en écho les nombreux bruits de bottes défilant et les ordres aboyés avec autorité. Une brume perpétuelle entoure la cité rustique, comme si elle était sise dans un éternel matin, avant une quelconque bataille épique, au cœur d'une humidité parfois étouffante, parfois rafraîchissante.
De nombreuses embarcations vont et viennent de part et d'autre de la rivière, entre les domaines seigneuriaux et les institutions citadines, déplaçant une grande population qui s'est développée au fil des décennies en l'absence de ponts reliant les deux rives. Non pas que les Lausargnois soient mauvais constructeurs, loin de là, mais ils ont plutôt à coeur une optimisation des défenses naturelles de leur cité. Ainsi donc, les allées ne sont larges que de 4 hommes, et serpentent dans la citée afin de n'offrir qu'une maigre ligne de tir pour des archers. Les maisons, dont le toit plat constitue une plate-forme d'archer idéal, sont collées les unes sur les autres, ne laissant de places qu'à de rares ruelles. Dans cet entassement urbain se démarque un style architectural très particulier, qui frappe l'œil du visiteur. Les flancs des bâtiments sont d'un blanc immaculé, parsemée de lourdes boiseries qui donne une apparence rustique, mais propre à la fois. L'espace à l'intérieur des murs est rarissime, et ainsi, les bâtiments sont construits de façon pratique, minimisant les pertes de surface et les extravagances.
La cité est dirigée par la lignée baronniale des Delacroix, et le Baron actuel, Auguste Delacroix, est un homme tirant sur la cinquantaine, autoritaire mais approuvé de tous. Il dirige sa cité comme une véritable armée, dans laquelle tous ont une fonction de responsabilité envers les autres citoyens et leur sécurité. Dès l'âge de sept ans, les enfants passent une série de tests visant à déterminer leurs aptitudes. Ceux démontrant des qualités martiales sont jumelés à un soldat lausargnois, et vivent en sa compagnie pendant neuf ans, apprenant de ce dernier les rudiments du combat. Les autres, sont répartis comme apprentis dans les différents ateliers de la ville, où alors envoyés aux champs comme manœuvres.
Chaque citoyen ayant accomplis dix ans de service dans l'une des branches de l'armée Lausargnoise se voient remettre une épée forgée du fer Lausargnois, symbole du dévouement à la cité. Cette épée est remise à l'état lors de la mort de son propriétaire, qui la transmet à un autre citoyen méritant, où la donne à la famille du défunt en tant que plus grande distinction posthume. Les familles comparent souvent leur dévouement au nombre de « lames familiales » possédées, chiffre qui après 500 ans d'histoire, dépasse rarement la demi-douzaine.
Pour faire partie du Haut Commandement de l'armée lausargnoise, il faut posséder un titre de noblesse local, en plus d'être un fidèle reconnu de l'Église de Vaul où d'Usire. Cette mesure a pour but de favoriser une meilleure cohabitation entre les membres du haut commandement, mais surtout, à attirer sur la cité les bénédictions du dieu de l'honneur et du dieu de l'humanité. Toutes les décisions relatives à l'administration de la cité sont prises par le Baron, ainsi que trois membres de la noblesse locale choisis par l'assemblée Nobiliaire de Lausargne, et un tribun, élu par le peuple. Les mandats sont renouvelables aux six ans, sauf en temps de guerre. En cas de décès, l'héritier du tenant du mandat se voit confier son remplacement jusqu'à terme.
Pour assurer la protection de l'état, une milice permanente est toujours en patrouille. Chaque citoyens Lausargnois doit sept jours de service par années à la milice, afin que les effectifs en demeurent élevés. Les armes sont interdites sur la rue, sauf pour les nobles, les officiers militaires et les miliciens. Les autres citoyens sont priés de conserver leurs armes chez eux, et les étrangers doivent se délester de ces dernières à l'entrée de la ville, au poste de garde. Ces mesures facilitent un climat de paix et de concorde qui aide grandement au commerce, si bien que la ville ne compte presque pas de pauvres ou d'indigents, ces derniers étant recueillis par les monastère aédonnites et traités avec respect et dignité.
La ville est tranquille, car la justice locale est très autoritaire, mais équitable. Il existe très peu de punitions autres que le fouet, le bâton, le pilori et l'exil, les lausargnois se refusant à la peine de mort, pour ne pas déshonorer leurs épées du sang des criminels. Bien souvent, l'exil est mortel, car de nombreuses bêtes sauvages rôdent dans les plaines environnantes. Les exilés, marqués au fer rouge, ne reçoivent de pitié de personne dans la région, tels les parias qu'ils sont. Toutefois, la justice lausargnoise est lente dans son processus, car de longues enquêtes doivent prouver la culpabilité hors de tout doute de l'accusé. Les « fouineurs », enquêteurs professionnels, tentent par tous les moyens de s'assurer qu'un innocent n'est pas puni.
Le peuple lausargnois est très généreux et courtois avec les étrangers, pour peu que ces derniers acceptent de collaborer avec les autorités de la ville et d'aider la société de leurs moyens pendant leur séjour. Les Khalonniens ne sont pas bienvenus, tout comme les adorateurs du démon où alors les troubles fêtes, casseurs en tout genre.
Territoire environnant
Le territoire reconnu comme étant de jurisdiction lausargnoise s'étant vers l'Ouest jusqu'à la mer d'Urd, à la hauteur du Delta de la Misaine. Vers le nord, sur la Route de Vampa, jusqu'à la colline que l'on nomme Roque-Croix. Sur quinze lieues vers le sud, de l'autre côté de la rivière Falswick, jusqu'aux abords de Bois-Bateaux, et finalement, sur dix-huit lieues à l'est, sur la route de Coronia, jusqu'au poste de traite des chasseurs de loups.
Le territoire lausargnois est un curieux amalgame de collines, de plaines, de marécages et d'étendues rocailleuses, ce qui rend difficile toutes culture sauf sur les berges de la rivière Falswick, sur lesquelles se retrouvent la majorité des exploitations agricoles, organisée sous formes de rangs, regroupées en seigneuries.
Histoire
La fondation de la ville de Lausargne remonte au troisième siècle après Usire Aédon, vers l'an 230. Alors que les orcs semblaient plus occupés à ravager le sud du continent, de nombreuses familles de Kolnick, qui subissait une population trop grande pour ses récoltes à l'époque, votèrent pour monter plus au nord, afin de fonder une cité portuaire qui permettrait de nourrir Kolnick en poisson frais. En tout, l'on sélectionna soixante familles, menées par le Baron Grégoire d'Ailhaud Delacroix, qui partirent au printemps 230 vers le Nord, afin d'établir la cité de Lausargne entre le delta de la Misaine et les ruines de l'antique forteresse de Laùs.
Au tout début, la jeune cité ne se dota que d'une petite milice, les menaces étant peu nombreuses mis à part les féroces loups qui parcouraient les landes avoisinantes. Ce manque de sérieux en matière de sécurité fut rapidement puni, alors qu'en 237, après la débâcle du Pont de Fals, le cité tomba sous le joug des Cyclopes de la Caverne, un regroupement de bandits aykaiens venus d'on ne sait où, qui utilisèrent la cité comme base d'opération afin de lancer de nombreux raids en Khalonnie et dans le jeune empire de Twyden. Le baron Grégoire fut fait prisonnier et enfermé dans une propriété recluse située à quelques lieues de la cité, au beau milieu de nulle part, sous bonne garde.
L'administration de la ville naissante par les Cyclopes de la Caverne fut désastreuse, eux qui ne se souciaient aucunement des habitants. La révolte gronda pendant quelques mois et elle éclata au grand jour le quatrième de juillet 241, alors que l'on fêtait l'ouverture des docks de Lausargne, situés dans un port créé à quelques lieues de la ville. Pendant que le chef des envahisseurs, Rhakzar le Sublime dict l'œil inspectait les nouvelles installations, il fut poussé à la mer par le jeune Arthur de Dénéré, Seigneur de la Veuve, qui s'agrippa à lui tout au long de leur descendant dans les eaux salées de la mer d'Urd, les conduisant vers une noyade certaine. La révolte éclata au grand jour, la noblesse menant l'assaut contre les Cyclopes de la Caverne si bien que la cité fut libérée. Depuis cet événement historique, qui marqua la mort de plusieurs jeunes hommes de la basse noblesse, la famille de Dénéré est tenue en haute estime par toute la société Lausargnoise et son port porte désormais le nom de Dénéré-de-la-Veuve.
La cité repris rapidement de l'expansion, si bien qu'en 308, le mur d'enceinte de la cité fut terminé, largement construit à partir de matériaux prélevés dans les ruines de la forteresse de Laùs, puisque ces ouvrages de pierre coûtent une fortune. Le mur sera toutefois élargi en de maintes occasions, pour abriter la croissance d'une ville dynamique.
Vers la fin de la décennie des années 350, attirés par les nombreux bancs de poissons et par le développement de navires pouvant s'éloigner avec plus d'assurance des côtes, des marins de la cité mirent le pied sur l'île de Fernouailles, située vers l'Ouest, qui en viendra à être connue sous le nom de Blivek. L'emplacement idéal de l'île, ainsi que ses larges plages en font un endroit propice à fumer et saler le poisson, réduisant les longs allers-retours entre les bancs de pêche et les docks lausargnois. L'on fonda donc la guilde des Fiers Maçons, composée de nombreux descendants des constructeurs du mur d'enceinte, afin d'aller jeter les bases d'une colonie forte à Fernouailles.
La petite colonie de Fernouailles prospéra un temps, faisant la richesse de Lausargne, jusqu'à ce que les monstres marins s'habituent au fil des décennies, à la présence des navires, ces gigantesques repas marins. Ainsi donc, avec la disparition de plus en plus de navire de pêche, la décision fut prise de rapatrier les colons, et la colonie fut désertée en 392. Les habitants de Fernouailles fondèrent pour la plupart le village de Lesteval, où leur descendance réside encore à ce jour.
C'est d'ailleurs en cette même année qu'eurent lieux les négociations de Nouancé, une petite abbaye près de Kolnick, entre le Baron de l'époque, Angelo Delacroix, et une délégation kolnickienne menée par Manuel Fontana, le père de la Confédération Urdienne. Après d'âpres discussion sur la nécessité de collaborer de façon plus poussée, en un temps où de grandes nations consolidaient leurs bases, à l'exemple du Saint-Empire de Twyden et de la Principauté d'Argyle, il fut convenu de créer un état commun entre Kolnick et Lausargne, mais avec une forte concentration des pouvoirs dans les deux villes, plutôt que dans un palier administratif commun. La confédération urdienne était donc ainsi née. La formule connaîtra un grand succès, si bien que Cennor et Shagot joignirent la confédération en 398.
Il ne se passa que très peu d'éléments notables dans l'histoire de Lausargne au courant des trois siècles qui suivirent. Elle étendit peu à peu son hégémonie sur les villages du nord, et sa structure nobiliaire et militaire se développa largement pour devenir la complexité que l'on connaît aujourd'hui. C'est en 501 que l'armée fut réformée, la profession de soldat devenant un métier qui n'était plus rémunéré par la ville, mais bien par des employeurs privés, le soldat-mercenaire étant toutefois membres d'une organisation qui régissait la profession.
Le système démontra une grand efficacité au niveau des finances de la ville, et sa faiblesse inhérente n'apparue pas avant 724, alors que Lausargne connue la défaite de façon honteuse et débâclée lors d'un conflit militaire avec la Khalonnie, au sujet de l'exploitation du fer dans la Vallée des Murmures. De grandes consultations furent menées sur le principe du soldat-mercenaire et l'on annonça la création d'une armée nationale pour 734. Malheureusement, les événements qui nous sont connus aujourd'hui ont empêchés la réalisation de ce projet. L'invasion galléonite de 731 se produisit alors que l'armée lausargnoise était en pleine réforme, ce qui n'inspirait guère confiance face aux événements à venir.
Lors du Sommet des Nations, la ville de Lausargne s'engagea à la construction de la forteresse Delacroix au Bastion, ainsi qu'à jouer un plus grand rôle dans le monde politique. Toutefois, ces grandes ambitions vidèrent les coffres de la cité, qui due rapidement s'en désengager, dans un silence qui se voulu le moins visible possible.
En 739, avec le retour de Blivek, officiellement du moins, dans la Confédération, les autorités de Lausargne ont fait serment de poursuivre le combat jusqu'à ce que toute la confédération soit libérée du joug oppresseur et tyrannique des galléonites. La reconquête se fait toutefois attendre.
Relations avec les autres peuples
Les lausargnois sont un peuple très ouvert face aux autres cultures, pour autant que ceux qui leur rendent visite se plient à leurs lois. L'on cherchera souvent à tester les compétences guerrières des nouveaux arrivant afin d'enrichir les techniques lausargnoise. Les habitants de la confédération sont considérés comme des frères, et reçus avec les honneurs familiaux.
La vie est assez dure dans le nord, si bien que les habitants de Lausargne ont développés une grande affinité avec les impériaux aédonites et les argyliens. Apporter avec soi le récit d'une bataille épique entre Argyle et Twyden est gage d'une belle soirée au coin du feu, et la l'amitié des hôtes. Les lausargnois sont friands d'histoires militaires et de contes à ce sujet, ce qui rend leurs relations avec les membres de ces deux pays très amicales
D'un autre côté, les khalonniens ne sont pas les bienvenus à Lausargne. Puisque les politiques de la Confédération sont assez ouvertes face à la Khalonnie, ses ressortissants peuvent loger à l'Auberge de la Grenouille Folle, un endroit miteux situé non loin de la cité, en bordure des marécages. Depuis le conflit de la Vallée des Murmures, il n'y a presque plus de khalonniens qui viennent à Lausargne, ceux de passage préférant aller tester l'hospitalité de Tastevin plus au nord.
Les seuls individus interdits de séjours à Lausargne sont les hommes du Nord, puisque par le passé, ils ont pillés la cité à quelques reprises. Tout homme du nord aperçu dans un rayon de trois lieues autour de la cité peut-être librement abattu en guise de représailles. Le fait que les hommes du nord commerçaient librement avec Cennor et le font toujours est un autre grand irritant pour la ville de Lausargne. Il existe aussi une forte inimité envers les Dorgonais, qui sont souvent incompris, et dont la protection assurée par le vieux mage fait rager les fiers Lausargnois.
Situation Politique Intérieure
La politique interne à Lausargne est toute militaire et centralisée autour de la personne du Baron de Lausargne. Ce dernier possède le dernier mot sur toutes les situations et sa lignée n'a jamais failli à défendre la cité et ses habitants. Le baron Delacroix est un homme sévère et autoritaire, mais aussi empli de justice et soucieux du bien être de ses habitants. Comme ce dernier siège au Conseil de la Confédération, une structure d'organisation a été mise en place pour pallier à ses absences.
Le conseil baronnial, formée de trois nobles et d'un tribun élu par le peuple, prend les décisions relatives à l'administration de la ville, qui sont avalisés par la suite par le Baron lui-même. En guise de contrepoids, les décisions d'ordre militaire sont prises par le général des armées de Lausargne, qui relève lui aussi du Baron.
Il n'y a que peu de critique face au pouvoir à Lausargne parce que les habitants savent que le système politique fonctionne bien et sied à la cité. Toutefois, les déboires militaires sont traités avec grande honte, si bien qu'une vague de contestation s'est fait entendre suite à la défaite contre les khalonniens en 724. Sinon, le crime de sédition est chose commune et se solde souvent par une condamnation d'un mois aux champs, afin que l'air de la campagne et les dangers de l'éloignement rafraîchissent l'esprit du contestataire et lui rappelle pourquoi il fait bon vivre dans la cité.
Il existe toutefois quelques forces qui font pression sur le pouvoir politique dans la cité de Lausargne, la première demeurant la religion. Comme les Lausargnois sont très pieux, l'Église possède beaucoup de contrôle sur le pouvoir en place, en la personne du Grand Prêtre d'Usire, Massimo Franca, qui est aussi depuis 735, le général des armées lausargnoises. De plus, les instances supérieures de la Confédération Urdienne tentent souvent d'adoucir la rigueur des mesures lausargnoises, qui sont parfois en porte-à-faux avec les politiques urdiennes. Toutefois, le tout se fait très subtilement, car Lausargne abrite une population fière, qui ne s'en laisse jamais imposer.
Situation politique extérieure
C'est le Baron de Lausargne qui préside aux destinées de la politique extérieure de la cité, et ce, sans interruption, depuis la révolte des docks en 241. Fort diplomate, Auguste Delacroix semble avoir réparé les dommages causés par son père, Nestor Delacroix, qui était de nature plus frondeuses. Jamais ne hausse-t-il le ton, sauf si l'on attaque le prestige de son peuple où de sa lignée. Politiquement, il est très apprécié dans le nord du continent, car à chaque année, à l'automne, il fait un grand voyage dans les régions avoisinantes, sauf la Khalonnie, afin d'aller renouer l'amitié avec les dirigeants locaux et leur offrir des cadeaux, simples mais sincères.
Population
La ville de Lausargne abrite une population d'environ 51,000 âmes, en ces murs mais aussi dans les domaines seigneuriaux tout autour. Comme l'espace dans les murs de la cité est restreint, le peuple vit agglutinés contre les murailles, dans des faubourgs qui ses sont constitués avec le temps, où alors sur les vastes domaines seigneuriaux du Sud de la rivière Falswick. Près de mille personnes résident à Dénéré-de-la-Veuve, le port de Lausargne, situé à une demi-journée de marche de la cité.
L'on dénombre environ 75% de la population comme humaine, 7% est demi-elfe, 5% elfique, 8% naine et 5% hobbite. Cet amalgame bigarré tient bien la route, compte tenu que chaque personne qui vit à Lausargne apporte quelque chose d'utile à la cité. La fraternité Lausargnoise est donc très grande, et elle transcende les races jusqu'à un certain point.
Commerce Local
Le port de Lausargne demeure la plus grande installation portuaire de la Confédération Urdienne et même de l'Ouest du monde connu. Bien que la ville de Cennor, en Confédération Urdienne Libérée soit en train d'agrandir son port afin de rivaliser avec celui de Dénéré-de-la-Veuve, rien n'est encore joué. Cette position maritime confortable permet aux Lausargnois de commercer avec les nations environnantes, si bien que des navires battant pavillons de la cité baronniale sont régulièrement aperçus remontant le fleuve Riverdale, où alors dans de lointains ports argylien, mais jamais au-delà.
Dernièrement, une nouvelle mine de fer fut découverte non loin du petit village de Vampa, ce qui permet à Lausargne de relancer ses ateliers de fabrications d'armes, bien qu'elle doive encore importer du précieux minerai en provenance de la Khalonnie, via Kolnick, afin de satisfaire à la demande explosive. L'atelier du forgeron Khalim Assile fabrique des armes de qualité qui se sont rapidement répandues dans tout le nord du continent, jusqu'au lointain bélénos.
Attirés par les installations portuaires et l'accueil chaleureux de la population, la flotte des Valeureux s'est installée à Lausargne, si bien que la ville possède un excellent moyen d'augmenter sa capacité de transport des marchandises vers les cités côtières de tout le continent. Toutefois, une grande partie des profits commerciaux passent dans la militarisation mais surtout, dans l'importation de nourriture, alors que les terres avoisinantes ne sont pas très fertiles ni propices à l'agriculture. Une certaine production de bovins et de volailles, en plus de la pêche, viennent toutefois racheter la situation.
Religion
La ville de Lausargne possède deux religions officielles, soient celles d'Usire et de Vaul. En plus de ces cultes, trois religions sont tenues en estime toute particulière, soient celle de Tharôs, de Sylva et de Mak'Udar. Les autres religions sont permises, mais ne possèdent pas de lieux de culte officiel, parfois de petits autels dans des maisons privées.
Un recensement volontaire des croyances, réalisé en 738 lors de la réorganisation du calendrier festif de la cité, a démontrer les tendance suivantes au niveau de la pratique religieuse.
Usire : 87% Vaul : 79% Tharôs : 43% Muse : 19% Sylva : 5% Mak'Udar : 4% Golgoth : 3% Gaea : 9% Ayka : 0,5% Céleste : 18%
Dans la cité, il n'y a que des temples dédiés à Usire et Vaul, répartis dans les différents quartiers. Une imposante cathédrale de la religion aédonite fut construite en l'an 462, suite à un large financement de la part du Saint Empire de Twyden. Le bâtiment, de pierres blanches, possède une allure rigoureusement militaire. Les cultes tenus en estime possèdent pour leur part de nombreuses petites chapelles, disséminées dans la ville et les territoires environnants.
Le culte des démons est strictement interdit à Lausargne, comme dans toute cité qui se respecte dans cette partie du monde. Les adorateurs de démon qui sont surpris sur le fait sont transpercés de bas en haut par une lance, et plantés debout aux portes de la ville, afin d'informer ceux qui arrivent de rebrousser chemin, si jamais ils étaient de ce type peu fréquentable.
Secteur Militaire
Depuis 501, la défense de la cité de Lausargne est assurée par des armées de mercenaires, bien souvent des citoyens de l'endroit, engagés par la cité. Ce système de soldat-mercenaire est relativement moins couteux qu'une armée professionnelle mais il s'en trouve aussi moins efficace, comme l'a démontré la débâcle de la Vallée des Murmures. Il existe toutefois, en plus de la milice d'environ 500 hommes, quatre grandes coteries mercenaires.
Les Faucons, commandés par Gilenas Dutrèfle, Seigneur de Pompignac (500 hommes)
Cette coterie est formée de 500 archers très entraînés qui sont versé dans deux styles de combat. Le style classique, soit en rangée derrières les lignes de fantassins, mais aussi le style elfique, soit une tactique mobile d'embuscades dans la forêt. Tout les faucons sont égaux, seulement dix personnes possèdent le titre de faucon-prédateur, faisant office d'officiers. Chaque unité de 50 hommes, les « volées », possèdent leur propre faucon-prédateur. Chaque archer est équipé d'une armure de cuir clouté, d'un arc long de type Kolnickien, de 2 carquois de 20 flèches, d'une épée courte et d'une dague. C'est en observant le vol du faucon en piqué, en forme de flèche, que la coterie s'est adjoint ce nom.
Les Goélands, commandés par Alastor Piedsecs, Sieur de la Misaine (305 hommes)
Cette coterie est formée de 305 marins entraînés au combat naval et à la navigation. Ils possèdent 5 navires rafistolés, bien équipés pour le combat. Chaque embarcation possède 10 canons ainsi qu'une baliste, et 50 hommes d'équipage : le capitaine, deux prêtres, un magicien, 20 personne qui s'occupent des canons et des rames lorsque le vent est faible, et 16 hommes de ponts qui s'occupent de toutes autres tâches. Le nom goélands vient du fait que les oiseaux semblent accompagner ces mercenaires où qu'ils aient. Ils sont d'ailleurs toujours employés, la flotte des Valeureux requérant leurs services pour la protection de marchandise très souvent.
Les Merles, commandés par Arthur de Nagan, Seigneur de Chantecoq (520 hommes)
C'est l'une des plus anciennes coteries de mercenaires. L'origine de son nom est perdue depuis des décennies, mais il demeure toujours, par tradition. Il s'agit d'un régiment d'infanterie formé de gens courageux et solidaires. Combattant en deux lignes, les soldats de la première sont équipés de larges boucliers qu'ils tiennent à deux mains, ainsi que d'un glaive en cas de problèmes. La seconde ligne combat à l'abris avec de longues lances, trois javelines, et une épée courte. Les soldats des deux lignes sont jumelés ensemble, formant de redoutables duo. Pour chaque groupement de 50 hommes, il y a deux officiers, issus de chacune des deux lignes.
L'Ordre de l'Épée, commandé par le Baron Auguste Delacroix (100 hommes)
Ces mercenaires constituent la garde personnelle du Baron de Lausargne, mais aussi la concrétisation de son rêve le plus cher. Cette cavalerie lourdes, souvent appelée les Chevaliers de la Croix, sont de pieux combattants d'Usire et de Vaul. Équipés d'une lance d'arçon, d'un écu, d'une épée longue et d'une armure de plate complète, complétée par un tabard aux couleurs de Lausargne, soit le bleu serti d'or, ces chevaliers se déplacent à dos de chevaux purs-sang, élevés dans les plaines argyliennes et importés à grands frais.
Éléments notables
Les bandits de grands chemins sont nombreux dans la région de Lausargne. S'ils ont oubliés leurs ambitions de prendre d'assaut la ville depuis la défaite de Garth le Borgne et de sa bande en 609, il ne demeure pas moins que les voyageurs solitaires seront troublés par ces malandrins. On estime leur nombre à environ 2,400, dont 35% d'humains, 20% d'orcs et 45% de gnolls. Ces viles êtres sont réunis en petites bandes nomades qui se déplacent constamment.
La noblesse est très répandue dans la cité de Lausargne, si bien qu'une vaste assemblée, le domaine Nobiliaire, sert à régir les relations de noblesse, les droits, les devoirs et l'avancement de cette caste privilégiée. La Hérauderie de Lausargne, qui décerne les titres de noblesse, sur recommandation du Baron, est très active, et reconnue dans toute la Confédération pour la qualité de ses recherches généalogiques.
Les bateliers de la Falswick sont un regroupement de rameurs de canots et de barques, qui assurent le transport sur la rivière Falswick, entre les domaines seigneuriaux et les différents quartiers de la cité. Comme cette dernière n'a pas de ponts, et n'entretiens que peu de route, la véritable voie de transport demeure la rivière. Ces vaillants hommes assurent un service de qualité et rapide, pour quelques piécettes. Il est toutefois à prévoir qu'un trajet à contre-courant coûte généralement 20% plus cher.
Il existe par ailleurs une taxe douanière de 10% pour tout marchand étranger commerçant dans la cité. Les citoyens de Lausargne paient un impôt unique de 5% de leurs revenus chaque premier juillet de l'année, le jour du sou, comme on l'appelle. Les mercenaires ainsi que la Flotte des Valeureux sont exemptés de tout impôt, en remerciement pour les grandes sommes qu'ils rapportent à l'état.
Les nombreuses promesses émises par le Baron Auguste Delacroix lors du Sommet des Nations d'Illimune se prouvèrent plus difficile à réaliser que l'on ne l'eut imaginé. La forteresse Delacroix au Bastion connu de nombreux retards et tentatives de sabotage, et à elle seule, elle draina les finances de la ville qui dût emprunter pour la compléter. De ses nombreuses responsabilité, Lausargne se rétracta à son rang de cité-état, ne désirant plus se doter de devoirs incombant aux grandes nations, n'en ayant pas les moyens.
Auteur : Dave McMahon
Idées : Jean-François Dubois, Dave McMahon