Montagnes Noires

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Une histoire des Montagnes noires Rédigée Phyrrae Aleanghym

Sommaire

Chapitre I : Introduction

L’on raconte que pour un grand esprit, il est impossible de percer les mystères du futur, l’endroit où nous allons, tant et aussi longtemps que nous ne maîtrisons pas notre passé, l’endroit d’où nous venons. La quête du savoir sur nous même, notre histoire et notre nature est ce qui nous distingue des bêtes et des animaux sans esprit. Notre puissance quant à elle, provient des dons qui nous furent offert, nous les plus méritant parmi les êtres qui marchent sous la Lune, par Amaï’ra, grande déesse toute puissante.

Toi qui fais la lecture de ces pages, sache que tu y découvriras maints exemples de grandeurs, mais aussi maintes erreurs desquelles il te faudra tirer des leçons. Ce que contient cet ouvrage est inscrit dans le sang qui coule dans tes veines, il est une partie de toi, de ton passé et de ton futur. Inspire toi de ces écris pour t’élever plus haut que tes prédécesseurs dans l’excellence qui nous est destinée

Dans ces pages tu rencontreras des ombres du passé, tu feras connaissance avec notre Reine, Mirk’dira la Quintescente, mais aussi avec nos ennemis du passé, du présent et du futur. Ta compréhension de notre histoire dictera tes réactions pour les siècles à venir, ainsi donc, prend bien le temps de t’inspirer de ce que l’encre et le parchemin peut te murmurer à l’esprit. Rappelle toi toujours qu’en ces pages tu trouveras la vérité, dans un monde qui ne chercher qu’à saper la conviction de l’excellence, à attirer les peuples qui vivent dans la perfection vers leur orbite de bassesse et de médiocrité.

Que défile devant toi la croisade des siècles, une guerre sans répit pour notre survie, notre excellence et l’honneur des dons qui nous furent confiés. Que le parchemin te révèle l’essence même de notre nation, la plus puissante et éternelle vérité qui motive ce monde : Tuer, ou être tué en retour.


Chapitre II : La faiblesse dans la complaisance

Jadis, lorsque le monde fut créé, nous vinrent au monde en tant que créatures imparfaites. À cette époque, lorsque les montagnes étaient jeunes et impétueuses, dirigeant leurs cimes vers les hauteurs pour crever les cieux, nous n’avions pas conscience de notre essence, de notre destiné ou encore de notre potentiel. Nous déambulions sous le Soleil, qui était pour nous tel un parent guidant nos pas sur ce vaste monde que nous découvrions sans relâches.

Nous fîmes la connaissance du peuple d’Argent, qui à l’époque approchait de la vérité beaucoup plus que nous ne pouvions y prétendre. Toutefois, l’histoire voulu qu’à défaut d’apporter tout son peuple à la grandeur, Fallacius Dionagor, celui des infidèles qui toucha le plus prêt à la véritable puissance, consuma ses confrères afin de propulser sa personne, son individualité, vers de sommets longtemps inégalés. Quelle erreur il fit, et il la réalisa lorsqu’il fut vaincu, seul, sans le support de ses congénères. À l’époque, nous étions apeurés par les êtres d’argent, qui étaient lentement consumés par une jalousie sans borne, un sentiment d’extrême faiblesse, face aux dieux, mais surtout face à Amaï’ra, la plus radieuse des déesses.

Nous découvrîmes la guerre dans les affres de la souffrance, et les Thilians furent d’excellents professeurs en la matière. Toutefois, leur potentiel était limité, si bien qu’en quelques décennies, nous les surclassâmes et nous poussâmes leur civilisation dans les abîmes de l’oubli. Cette guerre, qui fit pleurer à la Création des larmes de feu et de sang, marqua profondément notre développement, nous ouvrant la route de la grandeur. La confiance des eldars tressaillit, et plutôt que d’embrasser la voie de la perfection qui s’ouvrait devant nous, nous tournâmes le regard, laissant les sentiments de la faiblesse serrer nos cœurs et pourrir nos esprits. C’est ce jour là, lorsque nous foulâmes de nos pieds puissants les cendres de la civilisation thiliane, que nous fut offerte la gloire éternelle, l’accession au niveau de conscience supérieure, et comble de honte, nous le refusâmes au nom de principes qui ne tiennent pas face à la dure réalité de la vie. Il faut se souvenir qu’à cette époque, nous étions imparfaits, encore prisonniers des sentiments puérils et insensés qui étaient attisés en nous par des dieux ridicules comme Sylva et Valiandur, mais aussi par notre grande sœur, Amayth, la plus sotte des elfes. Pendant ce temps, Amaï’ra, notre déesse, attendait, nous observant, jugeant de notre valeur, de la puissance de nos esprits.

Sa douce et sybiline voie emplie de sagesse se révéla d’abord à la plus dévouée de nous tous, Mirk’Dira de la Maison du Temple, la jeune sœur de Maikéon, le Roi des Elfes. C’est elle qui nous ouvrit les yeux sur les mystères d’Amaïra et nous guida vers elle, constituant son clergé. La beauté de Mirk’dira n’avait d’égal que sa compréhension du monde mystique et des dessins d’Amaï’ra. Très rapidement, ceux qui se vouaient à la véritable foi prirent énormément d’importance dans la Cour Elfique, car soucieux de notre solidarité, nous agissions comme un grand corps, unique et puissant, à l’image parfaite des filaments qui constituent la grande toile magique.

Nous devinrent de grands tisseurs de la toile, émerveillant les eldars par nos talents et la maîtrise de notre art, éclipsant les plus belles réalisations des artistes dont les mains frêles et faiblardes étaient guidées par Sylva ou Valiandur. La jalousie s’installa dans leur cœur, une jalousie motivée par le désir de s’élever à notre hauteur et par leur incapacité à s’extirper de leur pitoyable bassesse. Comme le désir ne peut durer qu’un temps, comme le jour laisse irrémédiablement place à la nuit, nous devinrent étrangers en notre pays. Néanmoins, nous trouvions confort dans la grande toile, entité contrôlée par notre déesse étoilée, dans laquelle nous étions tous réunis.

Vint alors ce que les eldars appellent aujourd’hui les temps sombres, mais qu’il convient mieux d’appeler la période d’illumination. Pendant ces décennies, les cieux se chargèrent de colère, signe d’une épique bataille dont l’enjeu dépassait notre entendement. Alors que les prêtres ne tiraient plus aucun pouvoir de leurs prières candides, nous demeurions au sommet de notre puissance par la toile de notre maîtresse. Alors que la désolation frappait nos confrères, notre unicité et notre force se révélait à tous. Nous ne dépendions pas de là-haut, notre déesse n’avait pas fait de nous ses esclaves, mais bien ses apprentis. Nous ne passions pas de vaines heures en vénération, nous pouvions modeler notre environnement selon nos désirs, par la toute puissance de la toile. Alors qu’aux cieux, un combat sans merci se déroulait, nous ne savions pas l’honneur qui nous attendait, Amaï’ra allait avoir besoin de nous.


Chapitre III : Le don d’Amaï’ra

Chapitre IV : Nos frères et sœurs

Chapitre V : Le Roc et le Rempart

Chapitre VI : Ilhar Qu’ellar

Chapitre VII : Le sexe faible et la chute de Mir'kdira

Chapitre VIII : D’un vint plusieurs

Chapitre IX : La déchéance des hommes de pierre

Chapitre X : Le peuple d’Aganaar

Chapitre XI : La mise à l’épreuve

Chapitre XII : Les porteurs de peste

Chapitre XIII : La Profanation de Mir'kdira

Chapitre XIV : La délivrance

Chapitre XV : Le Pinnacle de l’évolution