Blivek
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Blivek
Brève présentation
Depuis près de 400 ans, les plages sablonneuses de l'île que l'on connaît sous le nom de Blivek aujourd'hui ont été arpentées par les hommes, guidés jusqu'à elles par les flots de la mer, et la brise qui tempère leur climat. Pêcheurs, marins, bâtisseurs et missionnaires y ont construit une société longtemps idyllique fondée sur des valeurs différentes du reste du monde connu. Éloignée de toutes menaces, Blivek a prospéré longtemps, en sécurité, isolée au large de la Confédération Urdienne, lovée dans la surprenante Mer d'Urd.
Depuis la création du Royaume de Blivek, en l'an 420 de l'ère post Usire Aédon, au cours de l'expédition menée par Philippe de Blivek, un noble lausargnois désireux de relancer l'ancienne colonie de Fernouailles désertée depuis près de trois décennies, les temps ont beaucoup changés.
Frappées de plein fouet par l'invasion galléonite en 730, l'île ainsi que la cité furent conquises en quelques heures, et soumises à une très brutale et violente occupation qui perdura plusieurs années. Libérée pour la première fois en 739, Blivek fut reconquise et libérée à nouveau près de 8 fois, au grand dam de la population locale, qui s'accroche malgré tout, faisant preuve d'un optimisme bien propre à cette société.
Tout en faisant abstraction des malheureux événements de la guerre, la société blivekoise est axée principalement autour des loisirs et des valeurs festives comme la légèreté, l'humour, la paix et la concorde, sans oublier la joie. Le culte de la déesse Muse est très puissant sur l'île qui adhère à sa philosophie à la lettre, de gaité de cœur.
Depuis toujours, une seule famille noble détient le pouvoir dans l'île de Blivek, et il s'agit de la famille royale, descendants direct du premier Roy, Philippe de Blivek. La lignée s'étend de nos jours, incarnée par la Reine Pénélope McGuiland de Blivek, et ses enfants, le Prince Philippe et la Princesse Guenièvre Mc Guiland. Bien qu'au fil des ans le pouvoir royal se soit érodé, il n'en demeure que la population tient la royauté en grande estime.
La vie sociétale s'exerce autour du clergé de Muse, qui possède un droit de regard sur virtuellement tout les sujets. S'exprimant sous les traits de « La voix de Muse », le clergé veille à l'application des lois et des peines, tout comme à l'organisation des festivités. Ce système à fait ses preuves avec le temps, et seul la guerre, un imprévu de taille, est venue le perturber. Malgré la présence des envahisseurs, la société blivekoise n'est pas trop affectée.
À l'été 742, l'île était de retour sous contrôle confédéré, après la révolte dites des papillons, qui chassa la garnison galléonite de l'île en leur offrant la très intéressante perspective de rejoindre la côte urdienne en compagnie des monstres marins. L'on n'a dénombré qu'un seul survivant, qui s'est échoué près du port de Cennor.
Territoire environnant
L'île de Blivek n'est pas tellement grande, si bien que l'on n'y retrouve qu'une seule et unique cité, Blivek-la-Belle, qui occupe près de 10% de la superficie de l'île. Il existe bien quelques boisés, des champs et de petites pâtures, mais rien que ne vaille réellement la peine d'être décrit tant l'endroit est un microcosme du monde connu.
Il existe dans le sud de l'île une petite péninsule, que l'on nomme Cap-Royal, qui est la propriété de la famille royale de Blivek, sur laquelle est construite le palais des vents, une magnifique demeure pour le souverain. Un compliqué système d'orgues en cristal, alimenté par le vent entrant dans des prises d'air situées un peu partout sur la structure, diffuse une mélodie agréable et sibylline. Les jardins du palais sont ouverts à tous les résidents de l'île, qui s'y massent pour écouter les amalgames mélodieux uniques produit par la brise.
Les installations portuaires de Blivek sont modernes et situées sur le versant ouest de l'île. Construites sur des bases en pierre et mortier de plus de trois cents ans, elles ont été agrandies de façon majeure à la demande de la Flotte des Valeureux, qui assure l'approvisionnement de l'île. Il semble toutefois que ces modification aient eût un effet pervers dans le choix de l'île comme base d'opération par l'armée galléonite pour leur invasion du continent, les larges quais rénovés étant parfaits pour l'entretien des navires volants.
On retrouve une très grande variété de fleurs dans la partie nord de l'île, qui font l'envie de toute la haute société urdienne. Cela d'ailleurs est exploité avec tact en un lucratif marché, sans toutefois dérégler la nature et entacher ce magnifique don de Muse et Gaea. Les habitants de Blivek emportent toujours une fleur quelconque avec eux dans leurs voyages, pour se rappeler la quiétude de la maison.
Il serait bien entendu impossible de passer sous silence les grandes plages de galet de l'île, où se prélassent de nombreux habitants sous un soleil de plomb. La baignade est possible à certains moments de l'année, sous supervision, car parfois, certains monstres marins de plus petite taille aiment s'aventurer plus près de l'île qu'à l'accoutumée.
Histoire
L'histoire de l'île de Blivek prend ses racines dans la légende. L'on raconte que jadis, y vivait un puissant esprit de la nature, Seolamë, qui dans les anciens langages perdu signifie « printemps ». C'est d'ailleurs par son action qu'aurait été crée l'île, qui servait de refuge à l'entité pendant les trois autres saisons de l'année. Un jour, l'être du renouveau fut chassé de l'île, où s'en alla on ne sait où, si bien qu'elle demeura isolée, sise au milieu de l'océan, délaissée par la création. C'est du moins ce que racontent les Chapardeurs, qui peuple l'île depuis longtemps.
L'histoire moderne de Blivek débute en 252, de façon tout à fait inusitée. Alors qu'un navire khalonnien poursuivait depuis près de deux semaines en mer un vaisseau de guerre battant le pavillon des Cyclopes de la Caverne. Depuis longtemps, les habitants de l'île du Cyclope connaissaient l'emplacement de Blivek, qu'ils utilisaient comme lieux de rassemblement lors de leurs traversés, sans jamais s'y établir. Ainsi, l'équipage du « Bold Khalonian », après avoir vu couler le navire ennemi, qui s'était arrêté pour secourir un naufragé sur un récif, aussi farfelu que cela puisse sembler, se trouva devant la découverte de cette petite île paradisiaque. Par coutume, l'on attribua officiellement la découverte au capitaine, Josh Demer McMornald, qui nota l'endroit sur sa carte, et n'en fit grand cas.
Il fallut d'ailleurs plus de cent ans, pour que la fameuse carte fasse son chemin de la Khalonnie jusqu'à la ville de Lausargne, au fil des parties de cartes et des paris perdus. Toutefois, au long de ces soirées de jeux, l'île prit une importance démesurée, sa légende gonflant à vue d'œil, puisque personne n'avait les moyens d'affréter un navire pour aller vérifier les faits. C'est donc par un brelan de cœur que le Marquis Aimé de Courcelette, un noble kolnickien, entra en possession de ce qui devait être la plus grande carte au trésor de l'Ouest du continent à cette époque. Il faut mentionner qu'en ces années, les chasseurs de trésors faisaient vache maigre, les derniers trésors perdus ayant été retrouvés depuis belle lurette. Il vendit la carte à William Sails de Lausargne, afin de repayer ses dettes de jeu. Sails était un marin expérimenté, et de surcroit, un homme influent. Après une brève visite sur l'île, il décida de monter une expédition de colonisation de l'endroit, afin d'en faire un poste de séchage et de salage du poisson.
C'est donc ainsi qu'en 358, l'île de Fernouailles fut colonisée, par l'expédition nommé « La Grande Marée ». Presque cinq cents colons vinrent s'y installer, et les produits de la bonne pêche furent répandus à Lausargne en abondance, la colonie se sentant toujours redevable à sa mère patrie. Le poste de Fernouailles prospéra pendant quatre décennies, mais au milieu des années 390, les monstres marins réapparurent en force, attirés par les bancs de poissons, si bien que la pêche devint moins bonne, et beaucoup plus hasardeuse. L'on ferma le poste, et l'on rapatria les colons. Les ambitions coloniales de Lausargne venaient d'ailleurs de s'éteindre.
L'île demeura non peuplée pendant près de vingts années, pendant lesquelles la propriété en changea de mains, passant de la famille Sails à la famille De Blivek, une noble descendance remontant jusqu'au Royaume d'Illimune. C'est d'ailleurs en 420 que Philippe de Blivek, dans des circonstances assez nébuleuses, l'on raconte qu'il aurait été sur le bord du gouffre financier, convainc les membres du clergé de Muse de financer une expédition de colonisation de l'île, que l'on dépeint alors dans les termes enchanteurs de l'île de l'Éternel-Printemps. C'est ainsi qu'il met les voiles vers Fernouailles, en partance du petit port de Dilonale après maints sacrifices pour atténuer la furie des dieux. Blivek, car c'est ainsi que l'on renomma l'île, fut fondée.
La petite île connut une rapide croissance, car elle bénéficiait d'un facteur qui était étranger à toutes les autres villes du continent, la sécurité. Il n'y avait rien contre quoi se défendre, sauf les monstres marins, et en ces années, ils ne s'approchaient plus trop des côtes. Le règne de sa Majesté Philippe de Blivek fut long et très prospère. C'est d'ailleurs grâce à lui qu'en 424, le Royaume de Blivek fit son entrée dans la Confédération Urdienne. Le premier roi de l'île s'éteignit lors de l'été des roses, en 437, et son corps fut confié à la mer après la semaine de deuil.
Fut alors couronné Alexandrine de Blivek, qui devint la première Reine de l'île, succédant ainsi sur le trône à son père en 437. Fille unique du défunt roi, la question ne se posa jamais à savoir si elle pouvait régner, puisque la monarchie de Blivek ne place pas l'un des sexe en avant de l'autre dans les filiations. C'est d'ailleurs sous le règne d'Alexandrine, dicte la Joyeuse Reine, que furent invités les Chapardeurs et les Hobbits à venir s'installer sur l'île, lui donnant la diversité raciale que nous lui connaissons aujourd'hui.
Succédèrent à Alexandrine de Blivek sur le trône une kyrielle de descendants, la lignée étant riche d'héritiers, qui régnèrent avec droiture, doigté et légèreté. La société blivekoises grandit autour de sa monarchie, qu'elle ne remit jamais en cause par ailleurs. Ce n'est qu'en 670 que l'on constata une érosion des pouvoirs royaux au profit du clergé de Muse, qui depuis l'an 604 prenait une part de plus en plus grande dans la gestion de l'île. Il ne faut pas voir cette montée du clergé de la déesse de la joie comme une compétition entre celui-ci et la monarchie, mais bien comme une lente mutation, qui représente sûrement un cycle politique quelconque.
La quiétude de Blivek fut troublée définitivement en 730, alors que l'île subit un violent assaut de la part des forces galléonites. En fait, à leur arrivée, elles furent rapidement accueillies avec des fêtes et des réjouissances, l'île célébrant des visiteurs. La réalité en fut tout autre. Les galléonites s'installèrent sur l'île, et lorsque leur présence commença à déranger, ils déposèrent la Reine, Pénélope McGuiland, et assumèrent le contrôle entier de l'île. Il donnèrent le pouvoir en récompense à un homme de Cennor, Amedeo Del Carta, qui avait, quelques mois auparavant, décidé de trahir son peuple pour se joindre aux galléonites, lors de la préparation de leur invasion.
Ainsi donc, sa Majesté la reine fut forcée de signer la déclaration qui officialisait la sécession de Blivek de la Confédération Urdienne, avant d'être mise aux arrêts et confinée dans son palais. La population était en plein désarroi devant ce coup de force, et ne savait que trop peu comment se débarrasser de l'envahisseur.
Vint en 736 une première libération, qui vit la restauration de la monarchie pendant près de trois mois, avant que les galléonites ne reviennent conquérir l'île, lors d'une nouvelle offensive. Cette fois-ci, les habitants se défendirent, et grand mal leurs en prit, car les vainqueurs se montrèrent encore plus dur envers la population de l'île, supprimant tout droit aux fêtes religieuses et aux différents festivals. Il ne se mangea pas beaucoup d'huîtres cette année-là, une premier en des siècles de colonisation.
L'île se balança ensuite de saisons en saisons entre les deux opposants de cette guerre, les forces confédérés et galléonites, si bien qu'il serait trop long de relater chaque invasion et chaque contre attaque. Toutefois, au printemps 742, eût lieu un événement particulier, que l'on nomme aujourd'hui la « Révolte des Papillons ».
Chaque année, les suivants de Muse fêtent, lors de la première semaine de mai, le retour des papillons, qui dit-on, reviennent directement du Royaume Céleste de Muse. Cette grande fête de réjouissance est l'une des plus anciennes traditions qui existe sur l'île. Chaque personne court dans rues de Blivek et ses petites prairies avec un filet pour capturer les petites créatures ailées, qu'ils conserveront en vie dans leurs maisonnettes pour y apporter le bonheur. Comme depuis l'interdiction des cérémonies de cultes, l'on ne fêtait plus cet événement marquant, la révolte grondait doucement. Cette fois-ci, la population, Chapardeurs en tête, étaient mieux préparées. L'on broda alors de jolis petits papillons sur les capes de tout ceux qui désiraient s'en prendre aux envahisseurs, si bien qu'en peu de temps, la population se rendit compte de son incroyable majorité face aux ennemis. L'on prétexta une vieille tradition fort importante, une prophétie disait-on, comme quoi la Reine devait bénir, en compagnie du « Dirigeant réel, légitime et tout puissant » l'océan vers l'Ouest, sinon les monstres marins allaient revenir, plus dangereux encore, pour engloutir l'île.
Les Galléonites étant superstitieux, et désireux d'éviter une vindicte populaire alors qu'ils venaient à peine de réduire leurs effectifs, acceptèrent de présider à la cérémonie avec la reine vieillissante. Tout au long du chemin, on leur raconta l'importance de faire cette bénédiction aux quinze années, et la tristesse qu'ils éprouvaient, ce serait sans doute la dernière bénédiction de la reine en cette occasion.
L'histoire est bien muette au sujet des événements violents qui suivirent, mais l'on sait qu'Amadeo Del Carta fut jeté en bas d'une petite falaise, et que son corps se brisa dans les rochers. Les hommes de la garnison furent fait prisonniers et conduits à Lausargne sur le navire royal, en tant que prisonnier, alors que la Reine emmena sa famille sur le continent, pour aller frapper quelques fessiers au Conseil de la Confédération. Blivek, venait encore une fois, d'entrer à nouveau dans la Confédération… jusqu'à la prochaine attaque.
Relation avec les autres peuples
Les relations entre l'île et le reste du monde connu sont généralement bonnes, si l'on fait abstraction des envahisseurs. Vivre et laisser vivre, car dans un petit paradis tel que Blivek, le temps et les histoires du continent n'ont de prises que dans l'imaginaire. Les guerres du continent ne concernent pas les gens de Blivek, du moins était-ce vrai avant 730, avant l'arrivée des galléonites. La seule raison qui justifie la levée de l'armée de l'île est la défense de cette dernière, ou alors de la Confédération Urdienne, simplement parce qu'il s'agit d'une condition pour faire en faire partie.
La ville de Blivek entretient une très bonne relation avec Lausargne entretiens une excellente relation avec les habitants de Lausargne. On demande d'ailleurs des instructeurs lausargnois pour l'entraînement de la milice et des guildes, et en retour, la ville exporte du poisson à la cité urdienne. De plus, puisqu'il existe une longue filiation historique, les habitants des deux cités se regardent avec bienveillance.
Jusqu'en 730, tous les produits importés par l'île passaient par la ville de Cennor, et presque toutes ses exportations y transitaient aussi. Malheureusement, avec la chute de Cennor, cette relation commerciale s'est interrompue. Cennor aux mains des ennemis, les blivekois se refusent à toute discussion, mais leur cœur est compatissant envers les habitants, qui subissent l'occupation tout comme eux l'ont subis.
Les relations avec la ville de Kolnick sont franchement bonnes, car elles reposent sur un passe temps incroyable chez les blivekois, la généalogie. Comme Kolnick constituent l'une des féodalités les plus complexes et anciennes du monde, les blivekois y retracent presque toujours leurs origines, dans les larges bibliothèques de la grande Hérauderie. Cette collaboration intellectuelle a forgé de très grands liens entre les deux cités.
Les relations avec la Principauté d'Argyle sont neutres, tirant sur la froideur depuis 722, année où le Prince Vladimir Brinovish a refusé de marier son fils unique, Nicholaï, avec la jeune [[Guenièvre de Blivek[[. Les habitants de Blivek en furent offusqués et considèrent les argyliens comme des gens froids et trop stricts. Ils n'approuvent pas le statut de guerre permanent de la principauté, mais les histoires qu'ils connaissent au sujet des elfes noirs les terrifient tellement qu'ils en voient la nécessité.
Les relations avec le Saint-Empire de Twyden sont très anciennes. Dès 421, un navire impérial empli de missionnaires impériaux débarqua à Blivek, afin de la convertir. S'en suivi de passionnantes discussions religieuses, qui sont encore aujourd'hui connues dans le recueil que l'on nomme « Les Chroniques de la Sourde-Oreille ». Leur tentative de conversion assura tout de moins une place de choix à Usire dans le cœur des gens. De façon générale, les blivekois apprécient les impériaux, malgré leur peu de contact, car ces derniers sont des marins hésitant. Toutefois, les nombreuses guerres de l'Empire sont désapprouvées par la populace de l'île, quoi que ce sentiment soit moindre maintenant que l'Empire et la Confédération Urdienne se sont alliés.
Les relations avec la Khalonnie sont au beau fixe, et ce depuis des lustres. Non seulement les khalonniens partagent-ils le goût de la fête en commun avec les habitants de Blivek, mais en plus, ils sont d'excellents partenaire commerciaux, la majorité du textile étant importée, via Kolnick, de Khalonnie. Par ailleurs, il y a une substantielle population chapardeur et et hobbite en Khalonnie, ce qui fait exploser leur cote de popularité dans l'île.
L'île de Blivek n'entretient pas d'autres relations diplomatiques ailleurs, n'en voyant aucune nécessité, puisque les elfes et les nains sont trop loin, dans des pays inexplorés des blivekois, et que les autres nations ignorent paisiblement les habitants fêtards de l'île. Toutefois, les galléonites sont des ennemis jurés désormais, bien que l'on ne s'empresse pas tellement d'aller les combattre, car ils reviendront, pour sûr, aussi bien couler quelques jours heureux d'ici là.
Situation politique intérieure
Le pouvoir à Blivek est essentiellement séparé entre les mains de la lignée royale et du clergé de Muse. D'un côté, la vénérable reine, Pénélope McGuiland de Blivek et ses conseillers exercent les prérogatives royales qui sont les leurs depuis toujours. De l'autre, le clergé de Muse, avec à sa tête, Antonio Villevaldi, exercent les pouvoirs dit « rémanents » un terme utilisé pour qualifier tous les fragments de pouvoir arrachés à la couronne depuis 400 ans.
Le pouvoir de Blivek est séparé entre la reine et ses conseillers et le clergé de Muse. Les deux partis sont organisés en un comité ou les décisions sont prises démocratiquement.
La reine possède cinq voix à elle-seule, chacun de ses cinq conseillers en possède une (conseiller commercial, religieux, militaire, financier et diplomatique).Le chef du clergé, « la Voix de Muse », Antonio Villevaldi, possède cinq voix et chacun de ses ménestrels (au nombre de dix) possède une voix. Chacun des ménestrel est élu par une portion de la population (divisée en district partout sur l'île) et la Voix de Muse est élue par les dix ménestrels pour cinq ans et demi. La reine quant à elle désignera un successeur dans sa famille proche (pas nécessairement son fils) peu avant sa mort. En cas de mort subite, et qu'elle n'ait pu désigner un successeur, le clergé désigne le membre de la famille royale le plus apte à prendre le pouvoir. Les conseillers du roi ou de la reine sont désignés par elle-même, parmi la population.
Les deux partis se réunissent quatre fois par semaine pour prendre les décisions politiques démocratiquement. Le clergé a bien souvent la main haute sur les décisions, mais les deux partis sont souvent du même avis, la reine étant une fervente prêtresse de Muse.
Les réunions durent en moyenne cinq heures, par tradition, tous les points à l'ordre du jour doivent être réglés avant que la réunion ne soit ajournée, ce qui, malheureusement, favorise les décisions hâtives et temporaires.
Quand une décision ne fait pas l'affaire de la population, celle-ci peut demander une consultation. Cette consultation doit être éprouvée par dix districts de l'Île par une pétition dont 50% de citoyens par secteur doivent signer. Ensuite s'ensuivra un « référendum » à la grandeur de l'Île, la décision du peuple sera finale.
Même si en théorie tout fonctionne parfaitement, une certaine relâche et lâcheté de tout planifier est d'office autant chez le clergé que dans la royauté. Souvent les décisions sont prises en pensant seulement à court terme, ou seulement à l'amusement de la population...
'Quelles sont les principales forces de pression influençant le pouvoir en place'
Le regroupement des pêcheurs, la « PEC » (Pêcheurs en comité)
La pêche étant le plus grand secteur d'activité commercial, les pêcheurs se sont regroupés en un comité. Ce comité, dirigé par des hobbits, ne cesse de réclamer des avantages sociaux pour les pêcheurs et des subventions pour une chose ou une autre, vu que la pêche est la principale source de revenue de l'Ile. Plus de 40% de la population fait partie de la PEC.
La Confrérie des Artisans et des Fermiers, la « CAF »
Le principal groupe de pression opposé à la PEC, la Confrérie des Artisans et des Fermiers regroupe les bijoutiers du diamant, des perles, les artisans du bois et des métaux ainsi que les fermiers. Ils demandent les mêmes avantages que la PEC pour les artisans de l'Ile. Environ 35% de la population appuie ou fait partie de la CAF.
La Bourse oubliée
Principale et quasi seule guilde de brigands de Blivek, ce regroupement de voleurs et de pickpockets est une légende vivante dans la Confédération Urdienne. Existant seulement sur l'Ile de Blivek, cette guilde de voleurs opère dans l'ombre depuis près de 200 ans. Bien qu'ils aillent contre la loi, ils ont une réputation de gentils brigands, car en 200 ans, aucun incident violent n'a pu être répertorié en rapport avec eux, seulement des vols silencieux et discrets et les rare fois où ils se faisaient attraper, les voleurs (presque tous Hobbits ou Chapardeurs) se rendaient pacifiquement (pour ensuite réussir de gracieuses évasions une fois dans les caves des Fiers Maçons). On soupçonne les membres de la Bourse oubliée de faire partie de d'autres regroupements politiques ou encore d'être dans l'entourage immédiat du clergé et de la royauté...
La Flotte des valeureux
La seule et plus grosse flotte navale approvisionnant l'Ile de Blivek, autant pour importation qu'exportation, quand les représentants de la flotte demandent quelque choses, il est rare que cela tombe dans l'oreille d'un sourd.
Quand ils ont demandé en 715 des installations portuaires plus appropriées pour décharger les marchandises, les travaux ont été accomplis en sept mois. Quand ils ont demandé des entrepôts pour leur équipement, cela leur fut donné sans même y penser. Si la flotte venait qu'à arrêter de desservir l'Île, personne ne sait ce qui pourrait arriver...
Depuis le Sommet des Nations, la Flotte des Valeureux gère maintenant aussi un système de traversier de plusieurs bateaux faisant la navette entre Lausargne et Blivek. Le traversier met entre quatre et sept jours pour compléter la traversée. Depuis 730, la Flotte des Valeureux s'est vue révoquée ses contrats d'approvisionnement de l'île par les Galléonites, ces contrats furent toutefois réattribués au printemps 742.
Population
L'île de Blivek est habitée par 37,000 personnes, dont seulement 3,200 personnes sont âgées de moins de 16 ans (population inactive). 33,000 de ces personnes vivent à Blivek, les autres habitants les faubourgs aux alentours et la petite campagne.
Blivek sort tout juste d'une situation de creux démographique, dû aux années de misère. La reine Pénélope sait que cela signifie que d'ici 20 ans l'île connaîtra une population trop vieille pour être efficace donc elle tente par tous les moyens d'encourager ses sujets à se reproduire, même si cela pouvait débalancer l'écosystème de l'île à cause d'une trop grande population. En ce moment, les taxes paysannes vont en fonction du nombre d'enfants; plus une famille a d'enfants, moins les taxes sont élevées pour elle, mais pour ne pas encourager les naissances de manière démesurée, après quatre enfants, les taxes ne baissent plus.
L'île de Blivek est répartie démographiquement comme suit :
- 45% d'Humains
- 25% d'Hobbits
- 20 % de Chapardeurs*
- 7% d'Elfes
- 3 % de Nains
Les Chapardeurs sont très bien acceptés sur l'île de Blivek (contrairement au reste du monde) malgré leur manière de vivre très particulière. Ceux-ci pour la plupart travaillent sur des bateaux de pêches, dans les cultures de perles mais très peu travaillent en ville car la population sait qu'il ne faut pas les laisser roder trop près des marchands...
Commerce local
Les principales cultures alimentaires de Blivek proviennent de la pêche commerciale partout autour de l'île. On y pêche en majeure partie du thon et du saumon. Le deux tiers de ces pêches servent à nourrir l'île et le reste est exporté à Lausargne et Kolnick. A terre le peu de terre cultivable de l'île sont exploité religieusement. On y retrouve des rizière, des champ de blé et de mais.
Les forêts ayant depuis longtemps disparu de l'île, la chasse est un sport de riches et on ne compte pas dessus pour se nourrir. La viande est aussi une denrée rare, qui plus souvent qu'autrement est importée de Lausargne, ce qui empêche qu'elle soit très fraîche. Par le fait même 80% de la viande importée est de la viande séchée ou salée. Les habitants de Blivek ne raffolent donc pas particulièrement de la viande.
On retrouve aussi sur l'île une mine de diamant, exploitée, aussi bizarre que cela puisse paraître, par des Chapardeurs qui s'occupent de l'extraire, de tailler et de monter le minerai en bijoux eux-mêmes.
Sur les côtes, il existe plusieurs cultures de perles. Au-dessus de l'océan, ces cultures ressemblent seulement à de grands bâtons sortant de l'eau sur une très grande superficie, avec des bateaux naviguant autour de ceux-ci. Mais si on fait comme les gens sur ces bateaux, c'est-à-dire plonger sous la mer, on verra des millions d'huîtres accrochées par des cordes à ces bâtons. Arrivées à maturité, ces huîtres sont ouvertes. Environ une huître sur 5000 donne une perle. Cette perle sera alors nettoyée puis montée en bijou pour être vendu à Kolnick. Les 4999 autres huîtres seront vendues aux marchés.
Ce commerce aussi, par sa grande popularité, permet de créer le festival de l'huître de Blivek qui a lieu tous les ans, attirant des gens de toutes la Confédération Urdienne. Ce festival dure une semaine, pendant laquelle plus d'un million d'huîtres seront mangées. Le commerce des perles est géré conjointement par les Hobbits et les Chapardeurs.
Comme dit plus haut, Blivek n'a plus aucune forêt d'importance, donc tout le bois requis pour une chose ou une autre doit être importé, la plupart du temps de Kolnick. Vu le manque de bois, les artisans du bois sont extrêmement rares et ceux-ci, vu le prix démesuré de leurs articles, sont très souvent riches et cherchent à garder le monopole de leur secteur. Par cette situation, beaucoup d'objets couramment en bois sont, à Blivek, remplacés par d'autres matériaux. Les maisons sont en pierres et les meuble sont souvent faits d'argile ou de corail spécialement travaillé.
Les objets en métaux sont rares eux aussi, mais moins chers. Il existe encore quelques filons ferreux sur Blivek, alors la situation n'est pas encore aussi critique qu'avec le bois. Depuis l'invasion de l'île, toute l'activité commerciale sert à soutenir l'armée d'occupation, où alors les réparations des aux fréquentes « libérations ». Bref, très peu d'argent va à la population.
Religion
Jusqu'en 730, Muse est la principale religion de l'Ile, mais les autres dieux sont aussi représentés sur l'Ile, bien qu'ils n'aient pas tous leur église.
- Muse : 70%
- Usire: 47 %
- Tharôs : 44%
- Gaea : 20%
- Vaul : 13%
- Golgoth : 15%
- Sylva : 8%
- Céleste : 5%
- Mak'Udar : 4%
- Ayka : 4%
Le pourcentage n'arrive pas à 100% puisque certaines personnes prient plus qu'un seul dieu.
Seul Muse et Usire possèdent des églises sur l'Ile de Blivek. Par contre, en 730, l'Église d'Usire fut incendiée et n'a toujours pas été reconstruite.. Les autres dieux et déesses possèdent des lieux de cultes allant d'une clairière pour Gaea à une caverne partiellement inondée pour Ayka, en passant par une taverne-casino pour Tharôs. Vu que la déesse Muse est l'alliée d'Ayka, le culte du sang est donc permis sur l'Ile tant que tous les participants sont volontaires, ce qui ne fait pas toujours plaisir aux suivants d'Usire.
Le clergé de Muse oblige la population à observer au moins une fois par année une journée à l'honneur de la déesse, « la Fête des enfants », qui apporte prospérité à l'Ile. Lors de cette fête, les enfants deviennent les rois de la ville et ils ont le droit de tout faire tant que l'avenir de la ville n'est pas mis en danger.
Le culte des démons est totalement illégal dans l'Ile. Une personne prise à vouer un culte à un démon est amenée en haute mer, une grosse roche avec le nom du démon gravé dessus est attachée à ses pieds avec de la corde, puis elle est jetée par-dessus bord. Si la personne remonte à la surface, c'est un signe que les dieux lui ont pardonné. Personne n'est jamais remonté à la surface, les marins faisant de très bons noeuds.
Cette pratique qui peut sembler drastique a été instaurée par les pourtant pacifistes prêtres de Muse. Selon eux, une des seules choses qui peut aller à l'encontre du bonheur de Muse est la présence de cultiste. C'est d'ailleurs la seule raison de recevoir la peine de mort sur l'île... prier un démon.
Secteur militaire
L'île de Blivek n'a pas d'armée à proprement parler, mais plutôt deux Guildes assurant l'ordre et la défense ainsi qu'une milice mobilisable rapidement.
Guilde des Fiers Maçons
À l'origine le rôle de la guilde était de bâtir les infrastructures de l'île lorsqu'elle fut colonisée en 358 par des gens de Lausargne. Avec le temps la guilde dut former de petites troupes de gardes pour empêcher les pillards de détruire le fruit de leur travail. Mais plus les années avançaient plus le travail manquait. La guilde ne voulait pas laisser aucun membre de la guilde sans travail quelconque, alors ses membres étaient alors envoyés à Lausargne pour un entraînement militaire de trois mois, et a leur retour ils intégraient des unités servant à assurer la paix sur l'Ile. Avec les années, la division armée de la guilde devint plus importante que la division des artisans, et aujourd'hui la guilde, malgré son nom, ne construit plus d'infrastructure et est la force chargée de faire régner l'ordre sur l'Ile au grand complet. La guilde comporte 200 hommes, tous humains ou hobbits, avec tout au plus une dizaine de Chapardeurs. Chaque unité comporte quatre hommes et un officier, ce qui fait un total de 40 unités. Six de ces unités sont montées à cheval (ou poney pour les hobbits) et deux de ces unités comportent un mage. Les rares criminels arrêtés sont enfermés dans les caves de la guilde à Blivek avant d'être jugés par un membre du gouvernement affecté aux affaires de lois. Chaque membre de la guilde porte un tabard jaune et noir aux armoiries de la guilde : un ours et un cerf. Les membres de la guilde portent chacun l'arme qu'il préfère, mais chacun porte à sa ceinture une épée courte avec le signe de la guilde gravée dans le pommeau.
L'Ordre de la Voile
Cet ordre est en fait une division de la guilde des Fiers Maçons qui s'est séparée pour des raisons monétaires en 682. La guilde des Fiers Maçons a jugé qu'il serait plus efficace de séparer entièrement les deux guildes. La séparation s'est fait dans le calme et les deux guildes continuent de coopérer en parfaite harmonie. L'Ordre de la Voile s'occupe de la sécurité côtière et maritime. 150 personnes en font partie.
L'ordre possède dix voiliers qui patrouillent en permanence les zones de pêche et le port. Chaque voilier a un équipage de dix hommes, tous entraînés à naviguer et aux combats en mer. Chaque homme sur les voiliers possède un arc et un sabre, et l'officier (capitaine) possède une rapière décorée de perles pour désigner son grade.
Les 50 autres personnes restent à terre en quasi-permanence et s'occupent de la sécurité dans le port. En cas de besoin, ils font aussi office d'équipage du « Tonnerre de Blivek », un galion à la fois renommé et craint dans toutes les eaux navigables d'Illimune. Ce galion est équipé d'une batterie de 20 énormes canons forgé à Lausargne et sa coque est recouverte d'acier. Malgré sa faible mobilité, ce galion a plusieurs fois, au courant des 75 dernières années, repoussé à lui seul des bateaux pirates, parfois jusqu'à trois contre un. Par tradition, le capitaine de ce navire est un mage. Les marins qui composent l'équipage sont choisis parmi l'élite de l'ordre et de la guilde des Francs Maçons. L'ordre possède aussi quelques petits quais autour de l'île pour éviter d'avoir à faire rentrer les voiliers à Blivek à tous les soirs.
La milice de Blivek
Environ un habitant de Blivek sur dix fait partie de la milice, ceci sur une base entièrement volontaire. Vu le statut assez paisible de l'île, cette milice d'environ 750 hommes et femmes manque souvent d'expérience concrète. Chaque milicien possède une épée et un couteau qu'ils entretiennent religieusement. Les miliciens et miliciennes sont tenus de se présenter à un entraînement deux fois par année d'une durée de trois jours où ils participent à des simulations de combat organisés par des experts venus de Lausargne. En cas de besoin, la méthode de mobilisation est la suivante; 30 messagers sont dépêchés aux trente officiers de la milice, ces trente officiers ont la responsabilité de prévenir chacun dix milicien prédéterminés qui, à leur tour, préviennent dix autres miliciens, jusqu'à ce que tout le monde soit sur le pied de guerre. Un exercice de mobilisation a lieu à tous les trois mois, sans que les miliciens ne soient prévenus de la date exacte. Grâce à cette méthode, l'Île peut être sur le pied de guerre en moins de 4 heures.
Les seuls combat que la milice ait jamais connu depuis sa mise sur pied furent contre quelques suivants d'Ayka ayant traversé depuis l'Île des Cyclopes. La plupart du temps, les Aykaiens ont eu la main forte sur la milice et sont repartis après moult négociations et concessions monétaires de la part du gouvernement en place. Il y eût aussi quelques combats contre les galléonites, mais rien de majeur avant la Révolte des Papillons.
